Parage d’herbage, parage naturel, parage physiologique, parage ….. et formation !

Chacun y va de son commentaire et même certains particuliers s’y mettent !

Dire « il faut que » mais en se basant sur quoi?

Sur une expérience personnelle? Sur la lecture d’un livre? Sur le suivit de 4 chx pendant 2 ans?

Que font ces chevaux? Ballades? Courses? Cours? Compétitions?

Ou s’agit-il qu’ils marchent confortablement?

On est tous d’accord, pour le dernier cas, n’importe qu’elle technique fait l’affaire même un parage d’herbage.

C’est pourquoi on ne voit encore PAS de chevaux faire de la performance pied nu, en France, ou alors cela se compte sur les doigts des 2 mains. (Et ils ne s’en ventent pas ! car montré du doigt, ils sont au centre des regards et sujet à des quolibets… à l’affût du moindre souci permettant de se rassurer dans son ignorance)

Tout comme on voit des milliers de chevaux faire de la performance ferrée, il est évident que le cheval a une énorme capacité à subir les problèmes locomoteurs sans trop sans s’en plaindre.

Mais les FAITS sont là ! Les chiffres du CIRAL sont parlant, ainsi que cette thèse sur les éliminations en endurances. Les boiteries sont la 1ere causes de consultations au CIRAL et la 1er cause de problèmes toute disciplines confondus !  Bien entendu, jamais la ferrure n’est remise en question…

On peut donc « bricoler » le pied nu tout comme les MF bricolent avec leurs prothèses métalliques.

Bricoler dans le sens où on fait sans trop savoir ce qu’on fait, ni pourquoi, ou plutôt pour des mauvaises raisons ou ignorance, tout simplement.

La maréchalerie traditionnel est une telle aberration qu’on se demande comment cela peut continuer malgré les avancés technologique majeurs qu’on peut voir en ce début de 21e s.

La technique est la même depuis l’antiquité!

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Le pied nu, lui est une évolution des soins aux sabots mais à été mis en place par des MF et des vétos qui se basaient sur leurs connaissances de bases et ont essayé de trouver dans le cheval sauvage le modèle qui pourrait étayer leurs science.

Le souci, c’est que la vision mécaniste des vétos est celle là même qui a conduit au ferrage. Au moyen âge, ce sont les hippiatres qui ferraient et ont commencé à mettre en place les traités de « mareschalerie ».

Les MF du mouvement pieds nus, ont bien entendu cette vision mécaniste mais en plus choisis la voie du cheval sauvage.

Pourquoi cela pose problème?

Le pied du cheval sauvage [PEUX] ne pas être sain au sens strict du terme. Il est FORGE par le milieu qui l’accueil. On peux donc retrouver des problèmes issus des conditions du milieu: aridités, cailloux, humidité, promiscuité et abondance ou manque de nourriture etc. autant de facteur qui vont influencer le pied dans un sens ou dans un autre.

Les pathologies ne tardent pas!  Les parois épaisses de plusieurs centimètres peuvent provoquer des inflammations des tissus internes en devenant trop rigide quand les chevaux sont soumis à des déplacements trop longs sur des terrains trop durs, les poneys bloqués sur des îles à la végétation luxuriante ont développé de la fourbure et pourtant ils étaient en milieu sauvage et libre, mais dans un espace devenu trop exigu.

Le mythe du cheval sauvage qui vit 50 ans à fait long feu… Les conditions de vie sont trop rudes. Le milieu de vie idéal est la steppe et pas les « rocky » mountain… les chevaux féraux souffrent d’une compétition perdu d’avance avec les gouvernements et les agriculteurs.

Les pieds durs à broyer du caillou sont à mon sens une erreur, car un pied de cheval n’est PAS FAIT pour broyer du caillou. Les dernières études de [url=http://www.wildhorseresearch.com/]Brian Hampson.[/url] en parlent clairement, les chevaux sont soumis à rude épreuves et leurs pieds souffrent. L’étude n’a d’ailleurs pas vraiment fait le lien entre les problèmes de pieds et le fait que les chevaux ne sont plus vraiment libre de choisir leur environnement mais plutôt poussé là où il reste un peu de place…

POURQUOI ?

Parce qu’ils sont forgé par le milieu. Le milieu dicte sa loi et les tissus y répondent afin d’y résister. Pour ce qui est des cailloux, il faudra multiplier la protection afin d’éviter les blessures des tissus mous (corion de la sole et de la fourchette) et donc avoir de la paroi et de la sole très épaisse ce qui se fera au détriment de la capacité du pied à utiliser l’énergie de la locomotion et pourra provoquer un manque de croissance des cartilages, une atrophie de la fourchette et des problèmes de tendons. [Je corrigerais depuis, en expliquant que les poulains soumis à un environnement trop rudes, voient leurs pieds réagir comme ils peuvent…]

Le génie de la pédicurie équine appliqué c’est de comprendre le fonctionnement du pied de cheval. PAS du pied de cheval vivant dans les cailloux… ni du pied du cheval ferré. Malgré tout, qui peux le plus, peux le moins et en partant du début on arrive à comprendre pourquoi le fer ne pourra pas fonctionner bien longtemps et pourquoi le pied du cheval sauvage n’est pas forcément adapté aux conditions de vie domestique moderne. [j’ai compris depuis, qu’il est improductif de chercher à « imposer » un modèle précis rapidement, mais que c’est bien en développant les structures internes qu’on peux lentement arriver à un pieds qui finalement pourra avoir une certaine ressemblance externe avec des pieds d’un cheval férale]

Si on recherche l’harmonie des fonctions on doit avoir l’harmonie des structures. Le but étant de mettre en place des stratégies qui permettront aux différentes parties du pied de se développer chacune sans fonctionner au détriment de l’autre. On doit garder la bonne proportion.

Le parage au final n’est qu’un outil, le PHW un autre, le spectrum ou échelle de notation du pied, encore un autre et les ballades en mains sur le bitume encore un autre etc… [ et les pads, et les boots encore d’autres!] La pédicurie équine appliquée va au delà du simple parage.

Certains, vont appeler ça du blabla… facile! On critique avant tout ce qu’on ne comprend pas, et surtout ce qui ne vas pas dans le sens de la masse ou de la pensée commune du moment.

Quand le « parage naturel » est arrivée, ce fut pareil… et on lisait « ça marchera pas », c’est complètement ésotérique, c’est Américain donc c’est nul, aucun cheval ne peut travailler pied nu etc…

UFM formation parage

Aujourd’hui, c’est acquis, on sait, que le pied nu est une solution viable et pérenne. MAIS COMMENT?

Les MF ne voulant pas s’y mettre parce que ça remets toute leurs vie en question [edit de début 2014, certains ont changé leurs fusils d’épaule et se proclament maintenant pareurs depuis toujours!], ils traînent largement les pieds. Alors on va lire à droite à gauche.

A l’époque moi je lisais les articles de PCN qui n’était que des copies des publications de Pete ramey.

Puis y a eu le livre de Strasser « un pied sain pour un cheval sain » et le livre de Ramey SEUL publication EN  FRANÇAIS sur le sujet à l’époque…

Et on a « bricolé » !

Vous, moi, bidule et même Machin on est tous passé par de l’apprentissage autodidacte laborieux et complètement empirique.

L’empirisme, voilà le vrai problème. Et tous les pionniers du pied nu sont passés par là. (Tous les pionniers tout courts en fait…)

Le génie de KC Lapierre a été de ne justement pas regarder le pied de manière mécanique. (Si je recule la pince ça va moins tirer sur le fléchisseur profond… » Etc.) Mais avec une vision systémique.

Quand je vois dire « Bla Bla » et pseudo formation, les bras m’en tombent… Ignorance, déni, intox.

Je ne suis même pas en colère car devant tant d’ignorance on ne peut qu’être triste pour ceux qui racontent cela !

Il est clair que les infos ne filtrent pas, que pour l’instant peu de monde va aux stages, (et pourtant depuis le 1er en Mars 2009, ils sont TOUS pleins…) et que les chevaux repris en mains ont quelques mois de soins avant d’avoir des résultats significatif en compétitions. (Malgré que ça commence)

Alors les esprits s’agitent, les mots fusent,  et ont critiques à tout va quelque chose que l’ont ne connaît absolument pas. Pourquoi ? Par frustration, ignorance, vanité et égoïsme.

La pédicurie équine appliquée est une évolution du parage naturel et permet d’aller plus loin, de soigner mais surtout de prévenir les pathologies locomotrices les plus courantes car maintenant mieux comprises. [et aujourd’hui, Pete Ramey développe son propre courant de compréhension du fonctionnement du pied et a, à mon sens, rattrapé KC…]

Faire en sorte que Kiki soit « confortable » dans ses pieds, on peut tous y arriver, mais comprendre les mécanismes de la fourbure, ou remettre un pied déformé en équilibre dynamique, réhabiliter un syndrome naviculaire ou traiter une grosse infection, ça s’apprend. Et ça ne s’apprend pas en 3 jours en payant 80 euros (par jours…). On va pas chercher des recettes de cuisines, on va définir précisément ce qu’est le pied et comment et par quoi il est fait, comment il fonctionne, ce qui influence sont état et ce qu’on peut mettre en place pour améliorer son fonctionnement globale et pas simplement avoir une fourchette de telle taille ou une paroi à un angle de 42°…

La formation nous apprend à savoir pourquoi et pas seulement à savoir comment.

Et quand on commence à comprendre, on découvre que effectivement non seulement Lapierre pourrait ne pas avoir tord, mais que en plus il pourrait avoir raison ! Je sais, ça fait mal, ça coûte cher, ça demande d’être motivé et de pouvoir juguler son égo et ces connaissances mais au final, tout ce qui paraissait flou et inconnu est parfaitement logique et démontrable.

Le pied du cheval sauvage n’est PAS toujours un bon modèle, [en fait, aucun modèle n’est un bon modèle… ]

La ferrure n’est pas un mal nécessaire… [c’est juste une solution mécaniste simple sans prise en compte des conséquences sur l’organisme du cheval]

4 réflexions sur “Parage d’herbage, parage naturel, parage physiologique, parage ….. et formation !

  1. Beaucoup de pseudo pareurs équins vantant le pied de mustang ne réalisent pas que des chevaux vivant dans un environnement différent des mustangs auront besoin de pieds différents!

  2. pourquoi toujours parler de ferrures puisqu’il s’agit de » pieds nus » , pourquoi toujours se justifier « pieds nus  » par rapport au pied ferré ,pourquoi toujours comparer marechalerie et parage dit « naturel » , puisque l’esprit est différent ? Quand on parle pied nu , on a pas a parler maréchalerie….si ce n’est peut etre que pour le parage qui est différent …

  3. Ben moi je suis prête à parler de tout, même des dents et des oreilles si ça peut avoir un lien quelconque (ou pas). Des pieds, je ne sais que ce qu’on dit partout, mais je vais m’attaquer à ton blog.

    Je n’ai pas de grandes connaissances, mais j’ai lues des choses pertinentes qui m’ont fait décider que je ne veux pas que mon futur cheval soit ferré, je n’ai pas envie de (me laisser) faire les choses, « parce qu’on a toujours fait comme ça ». Mais, je ne veux pas faire du tord à mon futur cheval. J’ai du mal à trouver des articles pertinents et complets sur les pieds nus, certains livres sont impossibles à trouver (en français en plus). Mais ça ne me dérange pas de mettre la main à la pâte, si c’est pour le bien de mon cheval.

    A ce que j’ai vu j’ai de la lecture qui m’attend, je reviendrai plus tard ^^

  4. Pingback: Stress … aire ! | Podologie équine ... libre.

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