Le silicium organique

Une excellente analyse publiée sur le site: http://www.sante-naturelle.info/Dossier-LE-SILICIUM (mais qui est hors ligne)

Le silicium organique semble être une pièce maitresse de notre organisme et plus particulièrement des os, des tendons, de la peau, des ongles et donc des sabots. Mais aussi du système nerveux!

Pour bien comprendre son importance il faut s’être penché sur la bio électronique de Vincent et l’effet Kervran, dont je parlerais dans un autre article.

L’article est très long, y a pleins d’infos. Faut y aller par approche successives! (perso. c’est le genre de truc que je peux lire d’une traite en quelques minutes.)

Je suis heureuse de vous présenter un dossier que m’a préparé un ami pharmacien sur le silicium. En effet, il m’a semblé nécessaire de faire un point scientifique sur le silicium et notamment le silicium organique suite à des recherches que j’ai effectué, notamment sur Internet. Cet apport me semblait manquer.

1. ASPECTS GÉNÉRAUX DE L’ÉLÉMENT SILICIUM (SI)

1.1. Physicochimie de l’élément silicium Le silicium est un métalloïde de masse atomique = 28.

Il occupe le n°14 dans le classement périodique des éléments.

Le silicium appartient au même groupe de la classification que le carbone, avec lequel il a donc des points communs, notamment la tétravalence (c’est-à-dire la capacité de former 4 liaisons covalentes), mais il se comporte en fait différemment.

Le carbone forme des liaisons covalentes fortes, ce qui donne une stabilité aux molécules organiques. Le silicium forme des liaisons covalentes plutôt faibles, ce qui donne une certaine labilité à ses dérivés. De ce fait, dans les laboratoires de chimie organique, il est utilisé comme transporteur de radicaux qu’il peut céder à une chaîne carbonée (molécule organique).

Les dérivés solubles du silicium ont une souplesse de transformation qui explique certaines de leurs propriétés spécifiques.

Le silicium s’associe difficilement aux autres métaux (excepté l’aluminium).

À l’état naturel, on trouve toujours le silicium sous forme oxydée. Il a une forte affinité pour l’oxygène dont il est un puissant fixateur. La silice et les silicates cèdent très difficilement leur oxygène.

1.2. Solubilité du silicium

La solubilité est une condition indispensable à l’activité biologique.

Les dérivés du silicium sont peu solubles. Leur solubilité est liée à l’abondance des groupements Si – OH et leur accessibilité à l’extérieur de la molécule. En leur absence totale comme dans le quartz, la dissolution est pratiquement nulle.

La silice subit dans l’eau une faible hydrolyse qui aboutit à la formation d’acide orthosilicique Si(OH)4, faiblement acide et stable à pH neutre. Cette molécule est la forme de transport du silicium dans le milieu naturel, qui permet sa présence dans l’eau.

L’acide silicique (qui est en fait l’acide monosilicique), comme la silice a tendance à se polymériser formant de l’acide disilicique (OH)3 – Si – O – Si – (OH)3 puis trisilicilique, puis des acides oligosiliciques (association de quelques molécules) qui deviennent finalement polysiliciques (association de nombreuses molécules). Ils augmentent alors la viscosité du milieu et s’agglomèrent, devenant insolubles.

1.3. Dérivés du silicium

Le Silicium à l’état pur est rare. On le trouve sous diverses formes que l’on peut répartir en trois familles :

1.3.1. Silicium minéral cristallisé

Il s’agit de composés oxydés : la silice (SiO2) et silicates (SiO44- ; SiO4H3- ; SiO4H22- ; SiO4H3-)

La silice n’est jamais pure, elle est toujours associée à divers composants métalliques qui entrent dans la structure et font la diversité des formes.

Les silicates sont des anions qui se lient à divers cations métalliques (sodium, potassium, magnésium…) Silice et silicates se polymérisent spontanément en polymères très denses.

1.3.2. Silicium minéral soluble : l’acide silicique

En milieu liquide, les dérivés minéraux du silicium sont en équilibre avec des formes solubles, les acides siliciques, en particulier Si(OH)4 appelé acide orthosilicique.

La neutralisation de l’acide par un métal alcalin (Na, K, Mg…) donne un silicate.

La proportion de forme soluble est toujours faible en rapport à la proportion qui reste insoluble. L’acide silicique réagit avec le groupe amine des protéines et le groupe ester phosphate des phospholipides. Le silicium peut ainsi s’incorporer dans certaines protéines et réagir avec les structures membranaires.

1.3.3. Silicium organique

On parle de silicium organique dès lors que l’une au moins des liaisons covalentes de l’atome de silicium implique une molécule organique carbonée :

Silanol : R3 – Si – OH Silane-diol : R2 – Si – (OH)2 Le radical R est généralement du méthyl Silane triol : R – Si – (OH)3 Les végétaux sont capables de synthétiser le silicium organique, mais en quantité faible. On peut en trouver à la surface des grains de sables où il peut se former à partir de la silice par action de microorganismes.

Les dérivés organiques du silicium organique sont particulièrement solubles dans l’eau. Ils apprécient le milieu acide et supportent un pH légèrement alcalin. En milieu plus fortement alcalin, ils peuvent précipiter. Ils sont très réactifs avec le verre, les métaux. Ils sont sensibles au chaud, au froid, aux chocs thermiques et à la lumière.

1.4. Présence du silicium dans l’environnement

Le silicium est très abondant dans la nature, c’est le deuxième élément après l’oxygène, représentant 28% de l’écorce terrestre.

On le trouve abondamment dans le monde minéral, où il joue un rôle structurant essentiel (comme le carbone dans la matière organique). On le trouve également chez les végétaux et les animaux où il occupe une place secondaire, le plus souvent liée à la structure ou à la protection.

1.4.1. Règne minéral

On le trouve sous forme cristallisée de silice ou silicates complexes.

silice : sable, silex, quartz, pierres précieuses… silicates ou aluminosilicates sont des molécules plus ou moins complexes associant le silicium, l’aluminium, l’oxygène, à des métaux alcalins (Ca, Mg, K…), abondants au niveau de l’écorce terrestre.

1.4.2. Règne végétal

Les plantes puisent le silicium dans le sol. On le retrouve sous deux formes :

- une forme insoluble correspondant à la polymérisation de l’acide silicique. On trouve ces polymères au niveau de l’épiderme où ils jouent un rôle de consolidation de la structure.
- une forme soluble, constituée d’acide silicique non polymérisé souvent associé à des glucides ou des protéines (formant donc des dérivés organiques du silicium).

Les fonctions du silicium dans la plante sont multiples : métabolisme, protection vis-à-vis d’agents infectieux ou d’éléments toxiques, croissance. Il intervient également dans la structure, donnant à la fois solidité et souplesse.

Certaines plantes sont riches en silicium : La prêle, l’ortie, le bambou… mais sont pauvres en silicium organique, peu abondant dans leur composition et facilement éliminé par  » lessivage  » du fait de son hydrosolubilité.

1.4.3. Règne animal

Le silicium est retrouvé dans certaines carapaces. Chez les mammifères et en particulier dans l’organisme humain, il est présent en quantité notable avec un rôle structurant mais surtout fonctionnel, permettant l’élaboration de structures.

1.5. Utilisation industrielle du silicium

Le silicium et ses dérivés possèdent des propriétés intéressantes (transparence, solidité, conductivité, piézo-électricité) et ses applications artisanales et industrielles sont nombreuses.

- matériaux de construction (à partir su sable)
- verre (contient plus de 60% de silice)
- silicone
- pneus, semelles, céramiques, étains, abrasifs…
- composants d’appareillages divers
- composants électroniques (semi-conducteurs), cellules photovoltaïque…

A noter la silice amorphe (E551) et divers silicates (E552 à E559) sont des additifs alimentaires anti-agglomérants qui facilitent l’écoulement des matières pulvérulentes.

1.6. Métabolisme du silicium en biologie humaine

1.6.1. Répartition du silicium dans l’organisme

La fixation du silicium par l’organisme commence dès la vie fœtale au niveau du cerveau, des muscles et de la rate, avant de se diversifier vers d’autres organes.

Le corps adulte contient en globalité environ 7 grammes de silicium, ce qui le place, comme le fer (4 grammes) en situation intermédiaire entre les minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore) et les oligoéléments.

Il existe sous forme minérale (acide silicique) et sous forme organique, incorporé à des macromolécules. Dans le sang, on en retrouve environ 5 mg/l, majoritairement sous forme libre, non liée à des protéines.

Le silicium est présent à différents niveaux de la structure cellulaire : nucléole, mitochondrie, réticulum endoplasmique, centrioles (initiateurs de la division cellulaire). On le trouve aussi au niveau des membranes où il est un acteur des fonctions membranaires.

Sa répartition est inégale dans les tissus. Il est abondant dans :

- le tissu conjonctif qui assure la jonction, le soutien et la souplesse,
- le tissu cartilagineux,
- la peau et les phanères,
- le tissu lymphoïde,
- le poumon et les glandes surrénales.

On le trouve principalement dans les zones de croissance et de régénération.

1.6.2. Molécules biologiques incluant le silicium

Les dérivés solubles du silicium (acide silicique) ont la capacité d’établir des liaisons hydrogènes notamment avec l’azote et l’oxygène. Ils peuvent donc réagir avec les molécules organiques azotées et/ou oxygénées.

Certaines molécules ont un lien important avec le silicium, présents dans la consolidation de leur structure et/ou catalyseur de certaines enzymes de leur biosynthèse.

Parmi ces molécules :

Des protéines fibreuses dont le collagène : rigide et inextensible qui est la protéine la plus abondante de l’organisme, constituant essentiel des tissus conjonctifs, avec une teneur élevée en glycine, proline et hydroxyproline.

l’élastine : souple et élastique, abondante dans le tissu conjonctif jaune que l’on retrouve notamment au niveau du poumon, des parois vasculaires et de la peau.

Des glycoprotéines de structure, les glucosaminoglycanes et polyuronides dont l’acide hyaluronique (polymère d’un disaccharide associant l’acide glucuronique et le N acétyl glucosamine), abondant dans les articulations où sa fonction est essentielle.

Des Phospholipides membranaires sur lesquelles les dérivés du silicium sont fortement adsorbés par des liaisons hydrogènes et ioniques.

1.6.3. Besoins et apports

Les besoins quotidiens sont généralement évalués entre 15 à 40 mg par jour, ce qui correspond aux apports d’une alimentation habituelle. Du fait des carences observées malgré ces apports, certaines sources affirment que les besoins sont supérieurs. En fait, ils sont difficiles à évaluer, du fait de l’assimilation variable. Il y a en effet une grande différence entre ce qui est consommé et ce qui est réellement assimilé au niveau digestif (premier seuil) et ce qui arrive effectivement au niveau des cellules et du tissu conjonctif (2e seuil). Le silicium est apporté sous forme soluble dans l’eau et sous forme colloïdale à partir des végétaux. Les dérivés organiques ne sont pas présents dans l’alimentation. Une extrapolation à partir de travaux chez l’animal estime les véritables besoins (en silicium biodisponible) entre 2 et 5 mg par jour. Ces besoins réels ne sont pas toujours couverts par les apports du fait d’une faible assimilation.

1.6.4. Assimilation du silicium

Elle est très variable selon les formes et est globalement faible. Selon les travaux de Yokoi et Enomoto, parmi les formes minérales, seul l’acide silicique en monomère et oligomère peut franchir la barrière intestinale et donc avoir une activité biologique. Les polymères sont donc dénués de toute activité biologique.

Le taux d’assimilation des diverses formes minérales dépend de la proportion de forme soluble de la nature des dérivés : acide monosilicique, oligosilicique, ions silicates associés à divers minéraux…. Il est généralement compris entre 1 et 10% et diminué par la présence de fibres.

Les dérivés organiques du silicium ont un mode d’absorption différent des formes minérales. C’est une assimilation directe par diffusion, avec une efficacité supérieure à 70%, d’autant plus importante qu’il n’y a pas de mélange avec le bol alimentaire.

1.6.5. Élimination du silicium

Le silicium non absorbé est éliminé par les selles. Cette perte avant absorption est d’autant plus importante que le repas est riche en fibres. Le silicium assimilé par l’organisme est éliminé en partie par l’urine. Cette élimination est importante (jusqu’à 50% de la quantité assimilée) pour le silicium minéral qui circule sous forme libre dans le sang. Une autre partie entre dans la composition des cheveux et phanères et sort du pool disponible.

L’élimination urinaire est fonction des apports. Une partie du silicium minéral assimilé est immédiatement éliminée. Cette élimination permet également d’évacuer un éventuel surplus. En cas d’apport très faible, elle se maintient à un certain seuil entraînant ainsi une diminution du capital. C’est ce qui conduit à une déplétion progressive de l’organisme en silicium.

1.6.6. Diminution avec l’âge

On sait que la teneur corporelle en silicium est étroitement liée au degré de vieillissement (naturel ou conjoncturel) et diminue de façon irréversible, cela a été observé et vérifié expérimentalement.

Cette diminution du silicium présent dans l’organisme est en partie physiologique, les zones de croissance et de régénération où il abonde sont importantes dans l’enfance et l’adolescence et deviennent plus rares ensuite. Les besoins ne sont plus les mêmes et la quantité de silicium fixé par l’organisme baisse.

Mais il y a aussi une diminution du silicium disponible avec baisse de certaines capacités fonctionnelles de l’organisme et installation d’un terrain favorable à certaines maladies.

Les apports ne diminuant pas, c’est la difficulté de l’organisme à assimiler les formes minérales de silicium qui est à l’origine de cette diminution régulière et continue, liée au processus de vieillissement.

Différentes études ont montré qu’il y a décroissance importante des taux de silicium, notamment au niveau de la peau et des artères entre la maturité sexuelle et la fin de vie. Cette diminution peut atteindre 80% dans certaines zones de l’organisme.

L’assimilation est dépendante de l’âge, mais aussi du sexe. La femme assimile mieux le silicium que l’homme jusqu’à la ménopause. Cet avantage disparaît ensuite, comme celui de la protection cardiovasculaire. L’influence d’un facteur hormonal est donc évident.

1.7. Propriétés et fonctions biologiques du silicium

Le silicium est nécessaire à de nombreuses activités physiologiques. Sa présence permet le bon fonctionnement de certains métabolismes et la mise en place de structures moléculaires. Nul besoin pour cela qu’il soit présent en grande quantité, mais en quantité suffisante.

La présence nécessaire du silicium pour la biosynthèse de certaines molécules comme le collagène, l’élastine et l’acide hyaluronique influence donc tous les tissus où ces substances jouent un rôle important : tissu conjonctif en général, et plus particulièrement les cartilages, les os, la peau et le système immunitaire. On sait aujourd’hui que le silicium active des fibroblastes qui assurent la synthèse de substances fibreuses indispensables au bon fonctionnement du tissu conjonctif.

De nombreux rôles sont connus, mais tous les mécanismes ne sont pas élucidés. On sait notamment que le silicium intervient dans la constitution des os, des cheveux, des ongles, des cartilages, de la peau. Son rôle est plus catalytique que constitutif, bien qu’il entre dans la composition de certaines structures. C’est un initiateur de croissance et régénération.

1.7.1. Tissu conjonctif

Le silicium permet la formation de collagène, d’élastine et de glycoprotéines de structure. Il y induit ou régule la multiplication des fibroblastes et favorise la formation de protéines fibreuses (représentées principalement par le collagène et l’élastine). Ces fibres sont responsables de la souplesse et l’élasticité du tissu conjonctif. Ce tissu est abondant dans l’organisme où il a un rôle de jonction et de soutien.

1.7.2. Croissance osseuse et minéralisation

L’os est un tissu conjonctif hautement différencié, riche en collagène et glycoprotéines.

Les carences en silicium induites expérimentalement chez l’animal montrent un défaut de croissance osseuse et des malformations. L’analyse détaillée de la composition de l’os montre une présence abondante de silicium dans la bordure ostéoïde de l’os en formation, là ou le rapport calcium/phosphore est faible. Elle diminue ensuite jusqu’à disparaître lorsque l’os est mature, avec un rapport Ca/P plus fort correspondant à l’hydroxyapathite, structure définitive de l’os (travaux de Carlisle).

Il est évident que le silicium est impliqué dans la formation de la trame osseuse et de la calcification. C’est un stimulant du processus de minéralisation, quelle que soit la teneur en calcium disponible. Une autre propriété du silicium, via sa forme minérale soluble, l’acide silicique, est de neutraliser l’aluminium qui a une action néfaste sur le processus de minéralisation et qui est incriminé dans la maladie d’Alzheimer En se fixant préférentiellement au niveau de la bordure osseuse de l’os, l’aluminium s’oppose à la calcification.

1.7.3. Les cartilages

L’étude sur des cartilages embryonnaires montre que leur croissance est liée à la présence de silicium. Cette croissance est corrélée à la teneur en collagène et glucosaminoglycanes. Le silicium entre dans ces structures et catalyse en particulier la prolyl-hydroxylase indispensable à la biosynthèse du collagène. L’arthrose traduit une involution du tissu cartilagineux, un tissu particulièrement riche en glycosaminoglycanes (dont la chrondroïtine sulfate) dépendantes du silicium.

1.7.4. Paroi vasculaire

Les parois artérielles contiennent de grandes quantités de collagène et d’élastine synthétisées par des fibroblastes.

Le silicium qui intervient dans la synthèse et l’arrangement des fibres d’élastine, de collagène et de mucopolysaccahrides y est donc essentiel.

Il s’oppose à la peroxydation lipidique (lipopéroxydation) avec diminution de la production de malonaldéhyde, un dérivé toxique formé lors du stress oxydatif et qui est utilisé comme marqueur de la lipoperoxydation. E

n améliorant la souplesse de la paroi artérielle, le silicium est un excellent protecteur artériel vis-à-vis des lésions athéromateuses. Cela a été observé et vérifié par expérimentation sur l’animal (travaux de Loper). Il permet également, en augmentant la souplesse des artères, un effet bénéfique sur l’hypertension.

Le taux de silicium dans les parois artérielles diminue avec l’âge, et ceci, d’autant plus qu’il y a des lésions athéromateuses. Les analyses de la composition d’artères saines, faiblement lésées et fortement lésées par l’athérome l’ont clairement montré.

1.7.5. Revêtement cutané et phanères

La peau est constituée d’une couche externe : l’épiderme, et d’une couche interne : le derme et de l’hypoderme, qui assure son irrigation et son soutien. L’épiderme et les phanères sont des tissus kératinisés qui ont un rôle de protection. Le derme est un tissu conjonctif qui a un rôle vivant de soutien.

Le silicium intervient aux deux niveaux :

- couche interne : il y a une relation entre la souplesse de la peau, son épaisseur, l’absence de ride, sa facilité à cicatriser et son contenu en silicium. La capacité fonctionnelle de la peau est donc dépendante du silicium.

- couche externe : le silicium se concentre dans la peau et encore plus dans les ongles, poils et cheveux. Il contribue à la solidité et à la grande résistance des tissus kératinisés. On a observé des teneurs faibles lorsque la kératinisation est incomplète (Psoriasis, dermatose exfoliative) et des teneurs élevées en cas d’hyperkératinisation. Il prévient la chute des cheveux et dans certains cas, favorise la repousse.

Il est évident que le vieillissement cutané est corrélé à une baisse de silicium, et cela a été mis à profit par certains produits cosmétiques (enrichis en diverses formes de silicium).

1.7.6. Cicatrisation

La cicatrisation est un processus de régénération mettant en jeu le tissu conjonctif. Elle se fera dans de meilleures conditions s’il y a suffisamment de silicium disponible.

1.7.7. Inflammation Immunité et hormones (action sur les médiateurs)

L’action anti-inflammatoire du silicium a été observée. Il intervient sur le métabolisme des cytokines, les facteurs clef de ce processus. Diverses observations ont montré que la présence de silicium est nécessaire au bon fonctionnement du système immunitaire et du système endocrinien, du fait probablement de son action sur certains médiateurs.

1.7.8. Appareil respiratoire

Les poumons ont tendance à fixer du silicium présent dans les poussières de l’air. D’autre part, le tissu conjonctif jaune, riche en élastine est abondant dans les poumons. On connaît le lien entre silicium et élastine, mais il n’y a pas de données actuellement sur les conséquences d’une carence en silicium sur la fonction respiratoire.

1.7.9. Métabolisme des graisses

L’utilisation du silicium en cosmétologie a révélé ses propriétés sur le tissu adipeux. L’accumulation d’adipocytes entraîne une modification du tissu conjonctif avec rupture des fibres élastiques, une prolifération des fibres de collagène qui cloisonne cette nouvelle structure et une compression du système vasculaire avec baisse d’irrigation, donc de drainage.

Le silicium intervient à deux niveaux :

- au niveau extra cellulaire en diminuant l’activité de la lipoprotéine lipase circulante, il diminue la captation d’acide gras par les adipocytes, qui sont donc ralentis dans leur prolifération.

- au niveau intracellulaire en activant la lipolyse (via l’AMP cyclique), ce qui facilite la fonte des adipocytes.

1.8. Silicium et vieillissement

Le vieillissement cutané est une partie du processus global de vieillissement dans laquelle interviennent divers facteurs comme l’hérédité, les stress oxydatif, la glycation des protéines et de dégénérescence de la matrice fonctionnelle (tissu conjonctif).

Les soins préventifs apportés au cours de l’existence peuvent retarder le phénomène. Il se traduit par un affaiblissement de la tenue de la peau, une pâleur avec émergence d’un réseau veineux qui devient apparent. Les fonctions sensorielles sont amoindries. La peau perd de sa douceur et les rides apparaissent. Les cheveux perdent de leur éclat et chutent…

Le derme, tissu conjonctif qui nourrit la peau joue un rôle primordial dans ce processus.

La matrice extracellulaire constituée de fibres de collagène et d’élastine, ainsi que de glycosaminoglycanes confère à ces tissus des propriétés mécaniques et aussi de régulation de l’activité métabolique. Elle organise en fait l’ensemble du tissu cutané.

Connaissant l’importance du silicium dans le métabolisme du collagène, de l’élastine et des glycosaminoglycanes, il est évident que la carence favorise le vieillissement cutané.

Le vieillissement ne se manifeste pas qu’au niveau cutané.

On le retrouve au niveau articulaire (avec le phénomène d’arthrose) osseux (avec une tendance à l’ostéoporose), et dans la baisse du potentiel de l’organisme, conduisant à une diminution des performances et une fragilisation vis-à-vis des maladies.

Le silicium n’est bien évidemment pas le seul facteur en cause, mais la corrélation entre les effets biologiques du silicium et les organes et fonctions principalement touchés par le vieillissement montre clairement son implication dans ce phénomène.

 

  RÉCAPITULATIF DES PROPRIÉTÉS DU SILICIUM

 

- Contribue à l’architecture et l’élasticité du tissu conjonctif et est donc essentiel à la formation et à la régénération de la peau, des articulations, mais aussi des ongles, des cheveux.

- Contribue à la calcification osseuse

- Contribue à la cicatrisation

- Maintient la flexibilité des vaisseaux et protège les artères du risque cardio-vasculaire.

- Améliore le fonctionnement du système immunitaire

- Améliore le fonctionnement endocrinien

- Protège vis-à-vis de l’inflammation

- S’oppose à la prolifération de tissu graisseux

- Protège contre les effets néfastes de l’aluminium (au niveau de l’os et du cerveau)

- Protège contre le vieillissement des tissus

Il est bien évident que le silicium n’est pas la substance miracle capable de résoudre tous les problèmes cités, qui sont toujours multifactoriels. Dans la mesure où il est directement impliqué dans les processus en cause, sa présence sera toujours bénéfique, et d’autant plus efficace qu’une carence préalable est impliquée dans le processus pathologique.

1.9. Aspects énergétiques et vibratoires du silicium

En dehors des activités observées, expliquées biologiquement et vérifiées par l’expérience, il a été décrit par diverses sources concordantes des propriétés du silicium qui se manifestent sur un plan plus subtil, au-delà de ce qui peut être observé et mesuré aujourd’hui. Nous sommes là dans un domaine d’hypothèses qui méritent l’intérêt car elles peuvent expliquer les propriétés générales du silicium.

1.9.1. Au niveau des potentiels membranaires

On connaît de mieux en mieux le rôle primordial de la membrane plasmique qui maintient des compositions chimiques différentes de part et d’autre d’elle-même, créant un gradient, c’est-à-dire une différence électrique et chimique entre le milieu intracellulaire et le milieu extracellulaire. Les dérivés du silicium ont une souplesse de structure et des propriétés électriques qui permettent d’ajuster le potentiel membranaire, permettant d’optimiser le fonctionnement de la cellule. Lorsque ce potentiel est déséquilibré, ils permettent de le rétablir et de restaurer une activité optimale des membranes.

Selon certains travaux, l’état vibratoire de la cellule qui est lié au potentiel de membrane est perturbé dans certaines maladies chroniques.

Si on accepte cette hypothèse, on comprend comment le silicium peut s’associer efficacement au processus de guérison dans ces maladies.

1.9.2. Au niveau de la transmission d’informations

Le silicium est utilisé en informatique pour ses propriétés conductrices et on peut s’interroger sur sa capacité à transmettre des informations biologiques.

On retrouve cette capacité à transmettre l’information en agriculture biodynamiqe : La silice entre dans la composition des préparations utilisées pour dynamiser la terre.

Selon Rudolf Steiner, le silicium est un intermédiaire nécessaire pour que les informations présentes dans le champ énergétique puissent être opérationnelles sur le plan organique. Selon cette hypothèse, il permet donc la morphogenèse des organes et tous les processus de régénération.

Cette hypothèse ancienne s’accorde tout à fait au rôle d’initiateur de structure qui a été démontré depuis.

Dans l’un de ses ouvrages, Daniel Kieffer l’exprime en ces termes : « apporter du silicium à l’organisme, c’est rétablir et nourrir l’esprit de forme, c’est optimiser tous les phénomènes naturels propices à une solide incarnation et à l’autoguérison. »

2. LES APPORTS ALIMENTAIRES

2.1. Sources alimentaires du silicium

Le silicium est apporté par l’alimentation, en particulier les céréales complètes (principalement dans leur partie externe et particulièrement le riz), de nombreux fruits et légumes, les eaux minérales (en proportion très variable), le vin, la bière… Les produits animaux sont pauvres en cet élément.

Parmi les plantes : la prêle, le bambou et les orties sont riches en Silicium. Dans la prêle, il semble mieux assimilé grâce à la présence d’une proportion de dérivés organiques.

Le silicium alimentaire se trouve donc sous forme minérale insoluble peu assimilable et sous forme soluble plus ou moins assimilable.

2.2. Carences

2.2.1. Origine

Le phénomène de carence est complexe.

Du fait de la diminution physiologique des besoins et de l’assimilation avec l’âge, il est normal qu’on trouve moins de silicium chez une personne âgée.

Mais il semble bien que cette diminution ait dépassé aujourd’hui les limites physiologiques. Des observations attentives ont montré que les consolidations de fractures sont aujourd’hui plus lentes qu’elle ne l’étaient il y a quelques décennies.

Si on regarde l’évolution alimentaire des pays occidentaux, la carence devient évidente. Les sources habituelles : enveloppes de céréales, fruits et légumes de qualité, eau de source… ne sont plus présentes. Les céréales sont raffinées, les fruits et légumes sont peu abondants et de qualité insuffisante, l’eau courante est systématiquement floculée par l’aluminium qui élimine une grande partie des silicates…

L’équilibre des besoins et des apports, fragile du fait de l’absorption difficile du silicium minéral, est vite rompu et se creuse, à un point tel que l’alimentation ne peut plus suffire à le rétablir.

2.2.2. Conséquences

La carence en silicium favorise l’athérosclérose, l’hypertension, les troubles ostéo-articulaires et diverses dégénérescences liées à une qualité défaillante des composants du tissu conjonctif. Elle s’accompagne d’une diminution de certaines capacités fonctionnelles.

2.3. Excès

L’alimentation ne peut être la raison d’un excès de silicium. Lors d’un apport massif, les excès sont éliminés par le rein.

Un excès ne peut donc peut donc venir que d’une insuffisance rénale qui ne permet plus l’élimination suffisante.

2.4. Cas particulier de la silicose

La silicose, due à l’inhalation de poussières contenant de la silice, tout comme l’asbestose (due à l’ingestion d’amiante) est une conséquence de la taille particulière des particules, qui génère une réaction inappropriée du système de défense, avec une réaction inflammatoire chronique néfaste pour les poumons.

3. DU SILICIUM MINÉRAL AU SILICIUM ORGANIQUE

3.1. Historique des silanols

3.1.1. Norbert Duffaut

Spécialiste du silicium et des organosiliciés à l’université de Bordeaux, il réussit à la fin des années 1950 la synthèse d’une molécule de silicium organique, stabilisée par l’acide salicylique puis par l’acide citrique, dénommés alors DNR (Duffaut Norbert Remède).

Il montre que cette forme de silicium est bien assimilable par l’organisme et permet de reconstituer les réserves.

De nombreuses expérimentations sont effectuées sur l’homme et l’animal montrant une grande efficacité. Quelques médecins hospitaliers acceptent d’expérimenter le DNR et leurs résultats sont concluants, mais il n’y a pas de suite.

Duffaut et ses collaborateurs se heurtent rapidement au rejet du monde médical officiel, qui refuse généralement les innovations qui ne parviennent pas du circuit officiel incluant la recherche médicale et l’industrie pharmaceutique.

 

  3.1.2. Loïc Le Ribault

 

Géologue de formation, il est l’un des premiers utilisateurs en France du microscope électronique à balayage avec lequel il étudie les grains de sable.

Il observe que certains grains de sables sont entourés d’une pellicule de silice, puis il montre que celle-ci est due à l’action conjuguée de certains microorganismes et de conditions physicochimiques rencontrées dans leur milieu sédimentaire.

En essayant de mettre ces dépôts en solution, il constate une nette amélioration de son eczéma au niveau des mains. Il confirme ensuite les propriétés de sa préparation par diverses expérimentations avec l’aide d’amis médecins. Il sera montré plus tard que les solutions obtenues contiennent un pourcentage important d’organo-siliciés.

Au cours de cette phase de recherche, Loïc Le Ribault perfectionne sa préparation qu’il nommera, se plaçant à la suite des composés de Duffaut, G3 (3e génération).

3.1.3. Collaboration entre Duffaut et Le Ribault (1982 à 1993)

Les deux hommes se rencontrent au cours d’une manifestation scientifique à Bordeaux en 1982 et choisissent de travailler ensemble sur le silicium organique.

Ils élaborent alors une molécule de synthèse, le G4 ou DNV (Duffaut Norbert Virus), obtenue par ajout d’hyposulfite de sodium qui se révèle efficace sur les infections virales.

Ils poursuivent leurs essais en essayant de faire reconnaître l’efficacité du silicium organique par le milieu médical mais se heurtent toujours au même refus.

En 1985, ils déposent un brevet international pour protéger les applications du DNV.

En 1993, Norbert Duffaut est retrouvé mort et l’enquête conclut à un suicide.

3.1.4. Poursuite des recherches par Le Ribault (après 1993)

Après la disparition de Norbert Duffaut, Loïc Le Ribault poursuit les recherches et la promotion du silicium organique.

Toutes les préparations mises au point jusqu’alors ne sont conçues que pour une utilisation par voie cutanée.

En 1994, il met au point une nouvelle molécule de la même famille que les précédentes, mais buvable et selon lui encore plus efficace.

Il la nomme G5 ou OS5 (Organo Silicié 5e génération). Il ne s’agit plus de silanol ou de silane-diol, mais de monométhyl silane triol en solution aqueuse.

Rapidement, le G5 devient très connu dans le monde médical alternatif, et de nombreux médecins et autres thérapeutes commencent à l’utiliser.

Après avoir divulgué par la presse l’état de ses recherches sur le G5, il rencontre divers ennuis avec la justice, subit un emprisonnement et se réfugie finalement en Irlande en octobre 1998. Il y crée avec des amis une structure appelée LLR-G5 Ltd, qui fabrique le G5 sous son contrôle personnel et expédie le produit dans le monde entier.

3.2. Les différentes formes de silicium, solubilité et assimilation

3.2.1. Le silicium minéral insoluble

Il existe sous forme cristallisée dans le monde minéral. Le silicium minéral libère de faibles quantités d’acide silicique (ou silicates) solubles que l’on retrouve par exemple dans les eaux de sources. Ce silicium est assimilable, dans les proportions habituelles du silicium minéral (< 10%).

3.2.2. Le silicium colloïdal

Dans les plantes notamment, les dérivés minéraux du silicium peuvent former des colloïdes en suspension dans l’eau. Il ne s’agit pas d’une véritable solubilité mais d’une dispersion dans le liquide.

Le silicium colloïdal libère dans le tube digestif de faibles quantités d’acide silicique (ou silicates) solubles, assimilable dans les proportions habituelles du silicium minéral (< 10%).

3.2.3. Le silicium organique

Il a été défini et décrit au paragraphe 1.2.3.

C’est la seule forme véritablement soluble.

Les molécules de silicium organique, tout comme l’acide silicique, peuvent se polymériser et précipiter. Cette réactivité est inhibée par la présence d’acides aminés qui créent autour de la molécule un encombrement suffisant pour empêcher cette polymérisation.

Cette protection diminue quand la concentration augmente. Du fait d’un mécanisme d’absorption passif non limité, la biodisponibilité est importante.

3.3. Structure et particularités du Méthyl Silanetriol

3.3.1. Origine

Les dérivés organiques du silicium ont été synthétisés par Norbert Duffaut en Laboratoire, puis isolés par Loïc le Ribault à partir de grains de sable. Mais une production abondante de cette forme naturelle par cette méthode d’extraction est irréaliste.

Il y a aujourd’hui différentes préparations dont les origines sont souvent mystérieuses.

La possibilité d’obtenir un silicium organique en faisant agir des microorganismes sur du sable est théoriquement possible, mais il paraît difficile par ce procédé d’obtenir un produit purifié pouvant être mis en solution rigoureusement titrée.

Le méthylsilanetriol fabriqué par synthèse suivant la rigueur de l’industrie pharmaceutique fournit des solutions pures et parfaitement titrées, permettant des préparations dont on connaît précisément la teneur en silicium.

La configuration de la molécule est exactement la même que celle des formes naturelles. Il n’y a pas dans une telle structure, de possibilité de configuration différente (comme pour la vitamine C) qui donne à la forme synthétique des propriétés différentes de la forme naturelle.

3.3.2. Structure

La molécule de (mono) méthyl silanetriol est constituée d’un silicium tétravalent avec trois liaisons alcool (- OH) et une liaison méthyl

CH3 I HO —– Si —– OH I OH

3.3.3. Solubilité

De ce fait, il possède une polarité hydrophile (- OH) permettant une bonne solubilité dans l’eau et une polarité hydrophobe (CH3) avec une affinité pour les graisses et un passage possible à travers le film protecteur de la peau.

3.3.4. Hydratation

Le méthyl silane triol ne peut se stabiliser qu’en fixant plusieurs molécules d’eau. On ne le trouve que sous forme liquide.

Cela peut d’ailleurs entraîner une certaine confusion sur la proportion réelle de silicium organique dans une solution à x%. On peut en effet considérer le % de silicium, de méthylsilanetriol ou de méthylsilanetriol hydraté. Le % réel de silicium est très différent dans les trois cas.

3.3.5. Précipitation par polymérisation

Lorsqu’il est suffisamment dilué, le méthyl silane triol associé aux acides aminés ne se polymérise pas et donc ne précipite pas, ce qui garantit sa très grande biodisponibilité.

Ceci n’est vrai que dans certaines proportions. Une étude rigoureuse des travaux de Duffaut conduit à choisir une concentration maximale de 0,03% pour garantir cette absence de précipitation.

3.3.6. Réactivité

C’est une molécule très réactive, permettant au silicium d’entrer dans diverses structures organiques. Cette réactivité est essentielle à son activité biologique.

3.3.7. Affinité pour les fibres

Le silicium organique à une forte affinité pour les fibres alimentaires végétales. S’il est ingéré en même temps, sa biodisponibilité intestinale diminue de manière importante.

3.3.8. Conservation

Même en solution à 0,03%, le méthyl silanetriol reste fragile.

Il ne doit entrer en contact ni avec le verre, ni avec le métal. On doit éviter de l’exposer à de trop grandes chaleurs et au froid. Sa température idéale de conservation est autour de 15-20°. On doit aussi éviter l’exposition à la lumière.

En résumé, la solution de méthyl silane triol doit être conservé à température ambiante, dans un flacon opaque, bouché et elle doit être dosée directement avec le bouchon lors de son usage.

3.3.9. Propriétés biologiques

Les dérivés organiques du silicium ont un mode d’absorption digestif différent du silicium minéral qui permet une assimilation efficace, supérieure à 70%.

D’autre part, ils ont une meilleure capacité à rejoindre les tissus et s’y fixer que le silicium minéral qui est soumis à une importante élimination rénale.

4. APPLICATIONS DU SILICIUM ORGANIQUE

Les nombreuses implications du silicium dans divers métabolismes et dans la structure de molécules essentielles du tissu conjonctif et la grande fréquence des carences expliquent facilement les effets bénéfiques de son apport en préventif mais aussi en soutien du terrain dans de nombreuses situations pathologiques.

Voici les applications les plus courantes :

4.1. Au niveau de la peau

On sait que le taux de silicium diminue avec l’âge et que cette diminution au niveau de la peau va de pair avec son vieillissement.

Son action est de trois types :

1- cytostimulante par activation de la croissance des fibroblastes avec augmentation de la synthèse du collagène et de l’élastine. Cela redonne une certaine tonicité et atténue les rides.

2- hydratante : à plusieurs niveaux, notamment en restaurant la structure du derme ce qui augmente sa capacité de rétention d’eau.

3- antioxydante, en protégeant les lipides membranaires de l’attaque oxydative.

Les applications sont nombreuses :

- aide à la cicatrisation
- psoriasis (l’exemple de Loïc le Ribault est parlant)
- autres pathologies cutanées : eczéma, acné…
- brûlures et coups de soleil
- vergetures
- rides et autres signes de vieillissement
- chute de cheveux
- ongles cassants
- Etc.

4.2. Au niveau des articulations

L’action bénéfique au niveau des articulations est une des propriétés majeures du silicium organique, particulièrement au niveau de l’arthrose.

Il y a également un effet lors des arthrites, notamment du fait des propriétés anti-inflammatoires.

Il y a en Afrique du Nord une tradition qui consiste à enterrer dans le sable les personnes atteintes de rhumatismes. Quand on sait que le sable est recouvert d’une pellicule de silicium organique (travaux de Le Ribault), cela peut s’expliquer…

4.3. Au niveau de l’os

Le silicium est un facteur essentiel de l’ossification, il oriente le calcium vers la minéralisation osseuse et la dissolution des calcifications de tissus mous.

Les applications sont les suivantes :

- problèmes chroniques de déminéralisation (après correction du terrain acide si nécessaire), notamment le déchaussement dentaire.
- consolidation de fracture
- ostéoporose

4.4. Au niveau des parois vasculaires

Le silicium favorise la synthèse des composés qui donnent à la paroi sa souplesse, notamment l’élastine.

Les taux considérablement abaissés de silicium dans les parois artérielles athéromateuses montrent son importance dans ce phénomène.

Les applications sont artérielles et veineuses :

- prévention des accidents vasculaires
- artérite
- insuffisance veineuse (varices)

4.5. Cellulite

Du fait de son action sur les adipocytes, à la fois extra et intracellulaire, le silicium organique s’oppose au développement du tissu adipeux et favorise une régénération du tissu conjonctif qui corrige le relâchement des tissus. Ces actions efficaces ont une juste place dans un programme minceur.

4.6. Prévention du vieillissement

Les causes du vieillissement font actuellement l’objet de plusieurs hypothèses.

La diminution progressive du silicium dans l’organisme et son cortège de conséquences en font un facteur essentiel de ce phénomène.

Que cette baisse soit la cause ou une conséquence d’un mécanisme plus général, il est évident qu’une complémentation en silicium restaure des fonctions diminuées par le vieillissement et permet donc de ralentir le processus.

4.7. Autres applications

D’autres applications du silicium organique sont parfois citées, sans avoir fait l’objet d’études les validant. C’est l’expérience dans ce cas qui sert de critère d’évaluation.

Du fait de ses propriétés anti-inflammatoires, de sa restauration des tissus conjonctifs, de l’action stimulante sur le système hormonal et le système immunitaire, il est évident que le silicium organique peut entraîner une amélioration dans de nombreuses circonstances.

Dans le cadre de maladies dégénératives comme le cancer, certaines observations sont encourageantes, mais il n’y a pas aujourd’hui de preuves directes d’une efficacité. Toutefois, si on accepte l’hypothèse selon laquelle il y a dans les proliférations tumorales une perturbation des potentiels de membrane et si on admet l’action du silicium à ce niveau, l’effet bénéfique est évident, mais nous sommes là dans le domaine des hypothèses.

5. DIVERSES FORMES DE SILICIUM ORGANIQUE

5.1. Lotion à application cutanée

5.1.1. Composition

Il s’agit dans ce cas d’une simple solution de méthyl silanetriol. Pour connaître la teneur précise en silicium, il faut savoir exactement le % pondéral de méthylsilanetriol SiCH6O3 de la solution (et non pas le % de méthylsilanetriol hydraté, ou le % du complexe méthylsilanetriol acides aminés). On peut ainsi en déduire la quantité réelle de silicium contenue dans le flacon et dans une dose telle qu’elle est définie.

Une solution à 0,03% contient :

- 300 mg de méthylsilanetriol par litre
- 3 mg de méthylsilanetriol par dose de 10 ml
- environ 0,9 mg de silicium par dose de 10 ml

Dans une solution trop concentrée, il y a risque de polymérisation du méthylsilanetriol qui devient alors moins assimilable.

La concentration à 0,03% et la présence d’acides aminés donne la meilleure stabilité et ne nécessite pas de conservateur.

5.1.2. Stabilité

Cette solution est stable mais néanmoins fragile. Elle doit être conservé à température ambiante, sans excès de chaleur, sans choc thermique, à l’abri de la lumière. L’utilisation doit éviter tout contact avec le métal ou le verre. Il est nécessaire d’agiter avant utilisation pour une meilleure homogénéité et pour une dynamisation du produit.

5.1.3. Administration

Pour une application locale, imbiber du coton ou de la gaze avec la dose à administrer et effectuer un pansement occlusif sur la zone du corps à traiter. Laisser agir pendant toute une journée ou une nuit.

On peut aussi tamponner une zone particulière avec un coton imbibé (par exemple les gencives en cas de déchaussement dentaire). On peut aussi l’introduire dans un vaporisateur et vaporiser sur la surface corporelle concernée.

5.1.4. Biodisponibilité

Le silicium organique pénètre très bien par la peau. Il est disponible préférentiellement à proximité de la zone d’application où il est fixé par le tissu conjonctif. La diffusion générale dans l’organisme est faible.

5.2. Gel dermique

5.2.1. Composition

La préparation d’un gel nécessite un certain nombre d’excipients qui lui donne sa texture particulière et sa capacité à être résorbé rapidement.

La qualité des excipients choisis intervient dans la qualité globale du gel et il est tout à fait possible aujourd’hui d’éviter ceux qui ne sont pas biocompatibles.

Il est possible d’associer au silicium d’autres principes actifs, notamment des huiles essentielles, agissant en synergie et donnant une spécificité à la préparation.

5.2.2. Stabilité

La stabilité de la préparation est essentiellement liée à la stabilité de ses composants. Pour une meilleure stabilité du silicium, on appliquera les précautions déjà décrites pour la lotion.

5.2.3. Administration

Par massage au niveau des zones concernées

5.2.4. Biodisponibilité

Le silicium organique pénètre très bien par la peau. La forme gel permet une assimilation plus rapide que la lotion.

5.3. Administration orale

Les préparations destinées à l’administration orale ne sont pas légales en France, du fait que le méthyl silanetriol n’est pas considéré comme un composé alimentaire et qu’il ne dispose pas d’AMM pour cette voie d’administration. Note de Sylvie : je crois que ceci n’est plus vrai : le silicium organique est maintenat autorisé en France en tant que complément alimentaire.

L’administration orale est en revanche autorisée dans d’autres pays, notamment sur le continent américain. Elle est couramment pratiquée, y compris en France, depuis de nombreuses années, et on sait qu’elle est complètement inoffensive, parce que les doses utilisées sont physiologiques et qu’un excès éventuel est à la fois sans danger et rapidement éliminé par le rein.

5.4. Doses recommandées

5.4.1. Voie générale

Compte tenu de la grande biodisponibilté du méthyl silanetriol (qui tolère très bien et même apprécie l’acidité gastrique), de très faibles doses sont nécessaires pour couvrir les besoins. Si on estime à 20 à 30 mg les besoins quotidiens avec un taux d’assimilation de l’ordre de 5%, le silicium effectivement assimilé est inférieur à 2 mg. Du fait de la biodisponibilité très élevée du silicium organique, un apport de 6 mg de méthylsilanetriol (soit 1,8 mg de silicium) est suffisant dans un objectif de prévention. Des doses plus élevées peuvent être utilisé en début de cure dans un contexte pathologique nécessitant une correction importante du terrain. L’expérience a montré depuis plusieurs années que cette dose est efficace pour corriger de nombreuses situations pathologiques.

5.4.2. Pansement occlusif

Pour une application en compresse sous pansement occlusif, les doses utilisées sont d’environ 1 mg (soit 10 ml de solution à 0,03%) par application.

5.4.3. Gel

Le gel ayant une visée locale et donc une concentration du silicium administré près de la zone d’application, les doses nécessaires sont plus faibles. Une à deux noisettes d’environ 5 g par jour est la dose habituelle. L’action locale est potentialisée par une association de la voie générale. CONCLUSION

Le silicium organique occupe une place très à part dans le domaine de la santé.

Actuellement non reconnu par les autorités médicales, il est malgré tout très utilisé.

La carence d’apport évidente pour la majorité de la population actuelle et la capacité d’assimilation de plus en plus difficile avec l’âge des formes minérales apportées par l’alimentation crée un besoin évident d’une forme biodisponible. Le silicium répond à ce besoin.

Il convient toutefois de ne pas attribuer à ce produit des vertus qu’ils ne possède pas.

Ce n’est pas un produit miracle ! Ce débordement a été franchi, comme souvent avec les produits qui apportent de vraies solutions dans des domaines variés. Le silicium répond à un besoin et s’associe efficacement aux thérapeutiques existantes pour résoudre des problèmes de santé en corrigeant la part de ces problèmes due à la carence en silicium.

Pour l’utilsateur, il est nécessaire de privilégier des produits élaborés avec rigueur et distribués avec une totale transparence sur leur composition et en les utilisant préférentiellement dans les domaines où ils ont prouvé leur efficacité.

Bibliographies

Il existe de nombreux écrits sur le silicium, que l’on trouve dans diverses revues et sur Internet. Il s’agit souvent de compilation ou recopiage d’écrits antérieurs, avec des affirmations plus ou moins fondées. La bibliographie ci-jointe rassemble les références des principales études et observations sur ce sujet à partir desquelles nous avons effectués cette synthèse.

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