Importance du parage.

Certaines personnes n’ont pas encore compris que le parage, dans les conditions de vie Française, et encore pire, situé au dessus de la Loire, ne permet PAS un vrai parage naturel, c’est à dire sans intervention humaine.

Le sabot du cheval, en condition naturel (sans fer) devient dur et sans un sols abrasif, la pousse de la corne dépasse vite l’usure. Au pré par exemple.

Je vais faire quelques schémas pour essayer d’expliquer ce qui se passe.

Donc, si on laisse un cheval pied nu au pré, sans parage, pendant …. des mois, on pourra voir des choses comme celles là:

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Soit:

Des seimes, un gros high/low syndrome, une blessure au bourrelet, des pieds déformés, une descente distale…

On peut remarquer comment la paroi s’est fracturé sur les ligne de forces et comment le pied cherche à rester au contact du sol. (ce qui était le cas)

Le high/low syndrome est une dissymétrie dans les aplombs des antérieurs où un des membres est porté en avant et l’autre en arrière et ce constamment, quand le cheval mange. Le pied avant s’aplatit, le pied arrière se relève.

On peux remarquer que c’est le pied avec du talon qui est le plus « beau » entre guillemets. On peut facilement imaginer qu’avec un parage, il pourra évoluer correctement. Il en est autrement pour le pied effondré… aux talons dramatiquement écrasé, et donc aux cartilages déformé eux aussi.

schéma pousse

descente distale

Ces pieds, laissé à l’abandon mettent à mal la théorie de la Paroi porteuse. On voit bien que la paroi n’est PAS porteuse et que la nature fera tout pour éviter cette situation. ( cassures, déformations, seimes )

Seul le fer, permet de reporter artificiellement la masse du cheval et les forces de la locomotion sur la paroi. Heureusement, la paroi est en forme de « C » et c’est bien là, une des raisons qui font que cela peut fonctionner. (au delà de tous les problèmes physiologique de cela engendre.)

shéma boite corné

J’ai fais ce schéma en 5min sous Paint, juste pour montrer que, en respectant des proportions simple, on peut dessiner un truc qui est relativement correcte anatomiquement.

Petit schéma en haut à droite: Les flèches rouges, indiquent les forces de résistance que la boite cornée oppose aux forces qui s’exercent sur elle.

Le gros schéma à gauche, nous donne les 3 partie d’un pied: Talons, cartiers, pince. ( non, pas de mamelles, ont plante pas de clous nous…) J’ai mis l’axe dorsal / palmaire et l’axe médial/ latérale. Séparé les 3 tiers.

Au bout d’un moment, tout devient clair: La partie des talons, (donc tout le tiers arrière du pied) est composé de cartilages, de fibrocartilages et de tissus mous et vascularisé. C’est la zone d’impact du pied, celle qui va gérer le plus d’énergie cinétique. Il n’y a donc pas d’os dedans! Par contre, elle est bien renforcé et comprend des retour de paroi à l’intérieur… qui sont: les barres! (et non, les barres ne peuvent pas rentrer dans le naviculaire, comme Strasser le raconte)

La zone des quartiers sert de zone charnière, entre la partie arrière élastique, plutôt « souple » et le tiers avant, dur, et constitué principalement d’os. Les processus palmaires sont la jonction entre l’os du 1er tiers du pied et les cartilages du 3e tiers.

La 3e phalange rempli quasiment tout l’avant du pied. Os dur, non recouvert de périoste, très vascularisé, P3 a besoin de rigidité et c’est la paroi qui l’entoure et la zone de sole en pince (très dur) qui se combinent et lui assure les moyen de transférer l’énergie musculaire dans le sol lors de la bascule. (break over).

L’erreur des observations des vétérinaires du début du 19e a été de ne pas comprendre le pied comme un ensemble. Descartes était passé par là et l’animal machine et ses pièces qu’on pouvait séparer, l’esprit scientifique de l’époque (mais qui prédomine toujours) a cherché à dissocier les parties du pied. La paroi reposait au sol, ils en ont conclue que le cheval marchait sur son ongle! Pourquoi? parce que les seuls chevaux qu’ils avaient sous les yeux étaient des chevaux domestique, donc aux pied déjà modifié par l’homme. ( de rares personnes ont cherché à démontrer autre chose, mais comme d’hab. ils ont été pris pour des cinglés…)

Mais il n’en est rien!

Les chevaux sauvages n’ont pas de paroi qui déborde (sauf sur terrains très mous, mais ça permet de récupérer de la traction…). Leurs paroi est au niveau de la sole, qui elle, est très épaisse, et ce pour donner du support à la 3e phalange!

Les conclusion d’une 3e phalange « suspendu » dans la boite cornée par les feuillets est venu pour essayer de faire coller une explication à  l’observation d’un pied pathologique. Les échecs des traitements conventionnel de la fourbure en sont le triste exemple. Dès que la boite corné perd de ses caractéristique mécanique (potentiel élastique) pour des raisons métaboliques et que le bourrelet coronal se relâche, l’intégrité de l’ensemble est mis a mal et les feuillet ne pouvant retenir seul la phalange, tout s’effondre, pour retrouver le sol, donc le support qu’il manquait. Il n’y a pas de « rotation » il a juste une descente de la colonne osseuse dans la boite corné, à cause d’un appuie périphérique trop important.

Un cheval pied nu, peut faire une crise de fourbure sans avoir de problème! (sa sole soutient naturellement P3)

Donc, oui, il est important de parer ses chevaux ou/et de leurs offrir un environnement de vie adapté.

12 réflexions sur “Importance du parage.

  1. Il y a des notions intéressantes c’est pourquoi j’aime ce site (par contre il faut arrêter de casser du sucre sur le dos des gens qui ne pensent pas comme vous, cela vous discrédite ainsi que la podologie plus que eux…)
    houlaa le coup des chevaux pieds nus fourbus sans avoir de problème…je pense plutôt que c’est le fait d’avoir un pied fort qui limite (ou peut limiter) la casse, ferré ou non d’ailleurs. Dans les deux cas on a des bascules ou des descentes à plat (on observe les deux, même sur des pieds ferrés ou à paroi longue),sauf que effectivement dans le cas d’une bonne sole c’est mieux toléré. La sole ne suffit pas à elle seule à supporter toutes les contraintes gravitaires et dynamiques mais l’ensemble sole plus paroi oui ; c’est le principe de la boite cornée

  2. Tenez, quand un cinglé s’improvise « pareur » sur ses chevaux (façon de parler, je pense qu’il s’agit d’un tortionnaire), ça donne ça, des abcès au 4 pieds, un amas de sang, de pus… Il a sans doute utilisé la disqueuse de l’atelier…. des glomes coupés, mon dieu, les sévices… Comment faire consciemment autant de torture, de maltraitance? On en saura plus après le jugement je pense.. Mais ce type là a des cases en moins, pas possible! Guillaume, quels seraient tes conseils? il s’agit de cas extrêmes, moi j’aurai fais faire des radios…
    http://www.galoppourlavie.org/t22273-carma-et-mira-ont-besoin-de-vous

  3. Merci de ns éduquer mieux à la complexité qu’est le fonctionnement du sabot, ainsi qu’à son entretient. Personnellement mes 4 chevaux sont pieds nu depuis 13 ans et leur parage a beaucoup évolué. Je ne laisserais plus jamais un maréchal s’en occuper, vu qu’ils ont une vision limité de cette belle mécanique.

  4. Bonjour
    Justement, les « pareurs » ont tous une façon différente de faire, ça deviens un casse tête et certains proprio qui s’improvisent pareur ne font pas pire. Donc, question: pour une bonne santé du pieds nu, sans abcès, et un bon parage, est-ce qu’il faut dé-épaissir la paroi jusqu’à la ligne blanche, sur toute la périphérie du pieds puis faire le roll (ce qui veux dire que la paroi ne touche plus le sol, ou très peut et que le cheval s’appui entièrement sur la sole et la fourchette), ou ne faut-il pas toucher à l’épaisseur de paroi, sur toute la périphérie, et râper la hauteur de paroi uniquement pour que la fourchette reste en contact avec le sol ? Si vous avez des photos. Merci

    • Bonjour,

      Vous commencez à vous poser les bonnes questions! 😉

      Les réponses sont disponibles sur ce blog…. mais il faut avoir la patience d’aller les chercher!

      Continuez, vous y êtes presque!

  5. Apparemment il faut aussi parer les barres, creuser et désépaissir la fourchette si besoin, dégager les lacunes etc… Oui ça devient un énorme casse-tête, surtout si on ne fait pas part à temps des photos des pieds à certains pros.. La méthode « on touche à presque rien dessous » a été néfaste pour mes chevaux à la longue et je suis en train de tout reprendre avec des spécialistes… Donc attention à ne pas suivre aveuglément une méthode en particulier, chacune ayant ses travers, il faut un max d’infos, puis décanter, réfléchir, s’adapter… Bref, la prise de tête permanente quoi 🙂

    • Bonjour,

      Je ne suis pas DU TOUT d’accord… et il faut arrêter de vouloir compliquer le parage a outrance.

      Mutiler la fourchette n’est pas justifiable. Le pouvez vous?
      Creuser les barres, non plus…

      Ne « rien toucher dessous » ne peux pas être néfaste en soit… c’est ce qu’on fait « à côté » qui aura des conséquences visible! Le parage ne venant que remplacer l’usure d’un environnement adapté… avec un organisme en équilibre dynamique. Ne rien toucher, c’est parfois en faire le moins possible… mais surtout ne pas tomber dans l’interventionnisme idéologique. Chaque geste doit pouvoir se justifier plusieurs fois.

      Penser agir sur le PIED en enlevant de la PROTECTION est une erreur que beaucoup ont commis… et cela mène toujours à une chose: le referrage.

      Il n’y a pas de méthodes en particulier, si ce n’est les besoins du cheval dans son environnement…

      • Sauf que sur des pieds « pathologiques » il le faut… Et trop de corne, trop de sole morte avec excédents créant des points douloureux, trop de barres couchées, envahissantes, longues etc créent des souffrances, des positions antalgiques.. bien entendu je ne parle pas de parages invasifs, mais vire la matière que les chevaux de chez nous ne peuvent faire naturellement car nous n’avons pas des mustangs sur des sols durs marchant 50kms/jour…
        Il y a un juste milieu entre protection et « surproduction » non éliminée..
        Je fabrique énormément de corne au pied sans raison déterminée, j’enlève tous les mois 1 à 2mm de corne sur mes talons car sinon j’ai super mal et ça me réveille la nuit.. La pierre ponce est trop douce, j’y vais au cutter… Ben après je respire! Et je n’ai pas coupé la « sole vive » de mes pieds!
        Si je marchais pieds nus dans la nature, ça me servirai, mais là non.

        C’est du cas par cas, cependant lors d’entretiens réguliers sur sabot sain, si c’est bien fait, il y aura peu à enlever sur le sabot et du coup la protection restera.. Forcément si on fait faire le parage tous les 2 mois ou plus, enlever trop d’un coup mettra le pied en faiblesse quelques jours… Ce n’est pas l’idéal.
        Après sur cas spéciaux (comme mes chevaux en ce moment), on ne parle pas de la même chose… Ce n’est pas la question ici. Il faut juste trouver le juste milieux. Mais le parage est complexe et franchement tous les pros n’ont pas la même compétence et vision… Aucun ne détient la vérité à mon avis…

  6. Est-ce que ça veut dire qu’en somme, pour n cheval ayant des conditions de vie normales (normales pour un cheval, pas normales dans le sens traditionnel), si on doit juste se contenter de copier la nature, on ne fait que parer la parois pour qu’elle ne devienne pas trop longue? C’est un peu ce que j’ai l’impression de lire sur pas mal d’articles en fait.

  7. Pour ma part, je suis adepte de la method Tierney (Hoof Guided Method en anglais), très éloignée de la méthode « mustang » que vous évoquez et que vous dévriez avec raison. Parage de la paroi en pince et quartiers surtout, pas de parage de la sole, de la fourchette ni des barres, talons seulement si à plus de 1 cm ou à auteur différente l’un de l’autre (ce sont les grandess lignes). Allez faire un tour sur son site : http://barefoottrimming.com. Cela s’approche beaucoup de votre phylosophie et idées, Guillaume, et apporte une solution d’éxécution technique adaptée à mon avis, qui est au final ce que tout le monde cherche désespérément… Votre avis à ce sujet est le bienvenu.

    • J’ai lu son livre, dispo uniquement en anglais et en allemand, je lui avais proposé de traduire, mais elle ne veut pas faire de traduction en français, par peur que son propos soit « déformé », pfff, celle qui a traduit son bouquin en allemand est une copine à elle, donc elle était rassurée sur la bonne transmission de son « savoir ». C’est ce qu’elle m’a dit. Mais bon, c’est pas mal, simple et pas épais comme livre, facile à lire, explicite…. Après je n’ai pas l’expérience requise pour critiquer ou approuver sa méthode.
      AG

  8. pour info le livre de Maureen Tierney « Methode Tierney dite methode guide par le sabot » est disponible sur amazon.fr au prix de 21,04 € EN FRANCAIS !!

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