AVEF suite…

LE PARAGE PHYSIOLOGIQUE, exposé donné par Mr Denis Leveillard Maréchal-ferrant.

Le but de mon analyse n’est pas de critiquer gratuitement le travail d’une personne… MAIS d’essayer de faire prendre conscience des différences qu’il existe entre l’approche conventionnelle et la podologie équine.

Les vétos et les maréchaux ne croient pas qu’on a un savoir, ni que la podologie soit différente de la maréchalerie qui l’englobe. C’est une injustice qui m’est difficile à supporter.

Essayons donc de voir où se situent les différences et où la podologie apporte des informations ou techniques intéressantes!

Résumé :

Parer d’aplomb est la quête de tout maréchal et l’évaluation de ce parage le souci de tous les vétérinaires qui s’intéressent à la locomotion du cheval.

Dommage que le parage ne soit que TRÈS succinctement enseigné en France…

La littérature n’apporte généralement que des théories basées sur des idées subjectives, souvent reprises par les auteurs de génération en génération sans contrôle ni vérification de leur bien-fondé.

Enfin! La prise de conscience qu’on attendait depuis des lustres! Écrit noir sur blanc par un des pontes de la maréchalerie Française, ça fait du bien!

Cet exposé a pour but de tenter d’apporter des explications claires et rationnelles basées sur des expériences physiques et sur une expérience professionnelle à long terme, afin de définir ce qu’est le bon aplomb.

Sauf que c’est pas encore ça…

Il propose en plus des techniques d’observation objectives, un nouvel outil permettant de mesurer et d’évaluer l’aplomb médio-latéral des membres antérieurs et de mieux comprendre le parage à accomplir.

Le fameux T, cher à Mr Leveillard, encore une fois présenté. Après l’exposé du congrès de Genève, on remet ça! On notera que les membres postérieurs eux… ben, ils se débrouillent tout seul !

C’est parti!

Un pied est considéré comme «paré d’aplomb » quand la corne a été taillée de façon à ce que la surface solaire soit plane et que l’angle ainsi donné au sabot (donc à la troisième phalange) impose des contraintes minimums aux articulations du doigt.

OK, donc pas de prise en compte de la concavité, de l’arche interne, de la position des zones d’impact et de break over, pas de notions de structures ni d’interactions, on ne raisonne qu’en terme de « contrainte mécanique » et de réduction de corne. Quid de la croissance? du fonctionnement des structures? de leurs développements? de la cinématique de la locomotion? de l’équilibre dynamique?

Déjà, on peut commencer à voir que définitivement non, le podologue équin et le maréchal ferrant ne travaillent pas de la même façon.

Le centre de pression statique (CPS) se trouve alors sur l’axe médian de la fourchette, à environ 1 cm de sa pointe.

OK, mais comment ajuster la boite cornée pour qu’elle se symétrise par rapport aux structures internes? Le CPS est une chose, qui étant mesuré à l’arrêt (Centre de pression STATIQUE) on sait maintenant qu’il bouge pendant la locomotion… donc à quoi sert de se baser sur ce point en statique quand le cheval va avoir besoin de ses pieds SURTOUT en dynamique, d’autant plus que seul l’équilibre dynamique des structures DANS la locomotion permet une croissance et un développement correct du pied?

Parer d’aplomb n’est pas chose aisée,

Quand on n’a pas été formé non… mais la podologie permet de rendre cela TRÈS aisé.

cela nécessite de la part du maréchal, une bonne connaissance de l’anatomie bien sûr, mais aussi une bonne connaissance des répercussions du parage sur la répartition des charges dans le pied et donc des contraintes ostéo-articulaires, tendineuses et ligamentaires.

Encore une fois, on reste dans la biomécanique de base, on ne pense qu’en terme de contraintes… pas de croissance ou de développement des structures. ( on s’aperçoit finalement, que pour le monde traditionnel, les pieds ne peuvent pas vraiment évoluer quant à leur état initial? )

Un mauvais aplomb médio-latéral induira des contraintes en tension des ligaments, d’un côté de la colonne osseuse et en compression des cartilages ainsi que des os du côté opposé.

OUI! Mais le pied a besoin d’être équilibré dans 4 plans et axes… pas seulement en médiale latérale.

Ceci engendrera un déplacement du CPS à l’opposé des tensions et vers les zones comprimées.

En statique… parce qu’en dynamique… le CPS il va se déplacer aussi!

Une erreur de parage, en induisant des contraintes articulaires et ligamentaires asymétriques et donc une modification des pressions dans le pied, entraînera des déformations de la boîte cornée dues au stress et aux surcharges.

Pas d’équilibre dynamique, pas de croissance correcte. Je rajouterais qu’une fois les signes visibles sur la boite cornée, c’est que les tissus mous ont été déformés! L’auteur ne fait pas encore le lien entre « pression » et « croissance » mais bon… ( en fait j’hallucine du fossé qu’il existe entre nos 2 approches! )

On pourra observer du côté relâché du doigt une accélération de l’avalure (pousse de la corne), alors que du côté comprimé on observera lignes de stress, seimes, bleimes, déformation de la couronne.

Là, on y est… Erreur courante d’interprétation d’observations, qui sans une connaissance de la physiologie, entraine des postulats erroné. La croissance n’est pas plus importante sur le côté « relâché », elle est juste « normale », car pour une fois, soumis à moins de compression dû aux appuis artificiels du fer.  La partie « comprimée » , est d’autant plus soumise à déformation, que la pression est facteur de croissance! Donc, c’est bien du côté comprimé, que la corne pousse plus vite, mais soumis à encore plus de contraintes, la déformation (ou la cassure) interviendront pour réguler.

Le parage n’a d’effet direct que sur l’angle entre la troisième phalange (PIII) et le sol..

L’angle? LES angles!

Axes du sabot

Par contre, il n’a pas d’effet sur le positionnement global du pied par rapport au sol. éventuelles rotations horizontales du membre distal.( la fin de la phrase n’a surement pas été retranscrite comme il faut)

Mais bien sûr que si! et en dynamique encore plus!  Les effets sont nombreux! La zone des talons va dicter le début de la descente du paturon. La zone en pince, va dicter le moment de bascule du pied. Les cartiers, l’expansion de la boite cornée. Trop de talon, va incliner le pied vers l’avant, trop de pince, vers l’arrière… etc…

C’est une des raisons qui font l’importance d’une observation objective et organisée de la conformation des membres.

Le membre, par contre, n’a pas beaucoup d’importance dans la gestion de l’équilibre dynamique DU PIED. La podologie équilibre les structures entre elles, pas la boite cornée avec le membre! En fait, une fois l’équilibre dynamique atteint, le pied sera forcément en équilibre avec le membre…

On continue!

La conformation des membres bien que souvent décrite, se fait généralement selon deux points de vue : « vue de face » et « vue de profil ».

Nous considérons qu’il est plus utile et explicite de décrire ces conformations dans l’espace en se référant à trois plans :

Le plan sagittal du membre.. L’observation de la conformation sur le plan sagittal se fait par la vue de profil. Elle permettra d’évaluer les alignements, les flexions et les extensions entre les rayons osseux des membres.

Le plan frontal, qui est le plan vertical perpendiculaire au plan sagittal. On réalise l’observation de la conformation sur ce plan par une vue de face du membre, par une vue de derrière du membre, et par une vue plongeante sur la face dorsale du membre. On peut aussi observer certaines déviations frontales en observant le canon et l’alignement phalangien des antérieurs, le pied levé. On évaluera sur ce plan, les alignements ainsi que les valgus et les varus.

Le plan horizontal,au contact du sol. L’étude de la conformation sur ce plan est réalisée par une vue de face, une par une vue de derrière, et par une vue plongeante sur la face dorsale du membre. On observera la direction horizontale des différents rayons osseux, celle des axes transversaux virtuels des articulations, ainsi que celle des glomes. Si tout ou partie du membre est en rotation latérale, la conformation sera qualifiée de panarde. Dans le cas contraire, on la qualifiera de cagneuse.

Tout cela est bien joli mais ça n’aide EN RIEN la mise en équilibre des structures INTERNES du pied! On est encore une fois dans l’étude des contraintes mécaniques des os et des ligaments/tendons. RIEN sur la physiologie du pied… l’hémodynamique, la croissance, la gestion de l’énergie?

La conformation idéale sert de référence pour la description des conformations imparfaites, irrégulières ou simplement différentes. En aucun cas elle ne doit constituer un objectif à atteindre par le parage et la ferrure chez le cheval mature.

Alors là, c’est bien la 1er fois que je lis ça chez un maréchal! (et pourtant, j’en ai lu des textes sur les techniques de maréchalerie) L’art consistant à mettre des cales et des artifices pour « redresser » les aplombs défectueux… au risque de créer des contraintes telles que des lésions ne tardent pas à apparaitre… bref.

Il est au contraire important pour la longévité des chevaux de les ferrer en fonction de leur conformation et non en fonction d’une conformation idéale qui, en tout état de cause, est subjective.

HA? Alors quoi bon détailler en long en large et en travers les « défauts » de conformations? (d’aplomb)

L’observation en mouvement des chevaux à la conformation imparfaite nous a permis d’acquérir une meilleure connaissance en matière de locomotion associée à ces différentes conformations.

Ben oui! C’est en dynamique que TOUT se joue!

Le cheval cagneux pose son pied à plat ou commence par le côté médial. A la fin de la phase d’appui, lors de l’impulsion, le cheval exerce une poussée plus forte sur la partie externe. Le pied bascule sur la mamelle latérale et est « jeté » en dehors au lever. Ensuite, pendant la phase de flexion, la trajectoire du pied est déviée latéralement du fait de la rotation interne du membre. On dit alors que le cheval billarde. Le membre revient en place pendant l’extension précédant l’appui. La déviation de trajectoire observée est souvent amplifiée du fait de la cagnosité du pied. Le cheval panard pose naturellement son pied en commençant par le quartier ou le talon latéral. Le pied bascule sur la pince ou la mamelle médiale et est « jeté » en dedans au lever. Ensuite, pendant la phase de flexion, la trajectoire du pied est déviée médialement du fait de la rotation externe du membre. Le cheval a alors tendance à se faucher, s’atteindre et se couper.

La mise en équilibre du pied (équilibre dynamique…. ça devient lassant à force), sans tenir compte du membre, enlève toutes les conséquences décrites… qui ne découlent QUE des techniques de parage inadapté!!!

Notre métier est « encombré » d’un grand nombre de théories décrivant le « parage idéal ».

Tient? Bizarre, Dominique Fonseca disait à propos du parage naturel que «Puis, ils mirent leurs théories en application. Leurs théories, car il y en avait autant que naissaient de prophètes».… serait-ce donc la même chose en maréchalerie? De l’avis même de Leveillard, oui! MDR!

Beaucoup d’entre elles sont basées sur des idées subjectives et non pas sur des données ou des observations scientifiques.

OMG!  Il l’a écrit! C’est énorme!

Elles ont souvent été reprises par des auteurs à leurs prédécesseurs sans vérification de leur fondement.

Merci. Merci pour cette prise de conscience enfin mise sur le tapis! Il est donc largement TEMPS de mettre en place une science, plutôt que de continuer sur la transmission orale de techniques personnelles empiriques issues du moyen âge!

L’EFFA (European Federation of Farriers Associations) a estimé nécessaire la rédaction d’un ouvrage fixant les connaissances de base du maréchal- ferrant du 21ème siècle.

Je l’ai lu. Y a RIEN sur le pied nu et y a que 3 lignes sur le parage… (il est là > lien < )

Cet ouvrage est basé sur des standards qui ont été votés à l’unanimité par les représentants des associations de maréchaux- ferrants des 14 pays membres.

Super. C’est dire le niveau dans toute l’Europe… car c’est censé être le TOP en matière de référentiel de formation! Quoi qu’il en soit, le programme est très clair: Ferrage + Forge 95% du document, 1 paragraphe sur le parage d’avant ferrage et un peu d’infos diverses lié au métier de MF.

Il n’y a dans ce document AUCUNE information concernant le pied nu, le parage pied nu ou le parage physiologie ou encore la possibilité de garder des chevaux pieds nus! Et c’est logique, Là n’est pas PAS le but ni de la formation des MF, ni de leurs intérêts! (au 2 sens du terme) Alors POURQUOI vouloir imposer cette formation pour la podologie équine?

Ces standards disent notamment qu’ « un parage médio-latéral correct impose un minimum de contraintes aux articulations du doigt ; et dans cet objectif, il ne doit pas modifier, quand le pied est à l’appui, l’alignement inter-phalangien que l’on peut observer quand le pied est en l’air ».

Toujours l’erreur de la prise de repères vue de derrière…  aligner les talons avec le membre…  (Mais quand est-ce qu’ils vont ouvrir les yeux?)

En effet quand le membre est au soutien (en l’air), on peut estimer qu’il n’y a pas de contrainte articulaire, donc que l’alignement des rayons osseux est alors celui qui convient le mieux.

Et bien non…. on est encore dans les os et les ligaments… RIEN sur l’équilibre dynamique des structures internes…

Attention, mesdames et messieurs, ça va commencer!

Parage de base :

L’aplomb dans le plan frontal, autrement dit l’aplomb médio-latéral, pour ne pas induire de contraintes supplémentaires sur les articulations, respectera la conformation de l’animal et celle de ses membres.

Cette idée part d’un bon principe… mais dans les faits, et à cause de la méthode d’équilibration, le résultat sera un accompagnement de l’éventuelle déformation ou défaut d’aplomb.

Soit ils vont chercher à « redresser » à l’aide de cales ou de ferrure spéciales, soit ils vont accompagner le problème. Dans le 1er cas les contraintes seront trop importantes (en général, il existe malgré tout des exceptions) et dans le second cas, les défauts s’accentueront lentement mais inexorablement.

Pour ce faire, l’alignement des os du doigt que l’on peut observer quand le pied est tenu en l’air devra rester le même quand le pied est au sol.

En procédant comme ça, on s’expose à une vision déformée par la perspective, une éventuelle torsion du pied ou du membre et enfin, on n’équilibre pas le pied et ses structures internes. Qu’est-ce qui prouve que le pied aura le même plan au sol que maintenu à 90° du membre?

L’angle formé par la surface d’appui du sabot et l’axe longitudinal du canon (observé au lever) sera le même que l’angle formé par l’axe longitudinal du canon et le sol (au poser).

Si la boite cornée est déformée? Le MF va donc laisser en place cette déformation? Il va donc maintenir le problème…

Ces angles sont mesurables sur les membres antérieurs grâce au TDL. Il s’agit d’un T ajustable qui permet dans un premier temps de mesurer l’angle que forme le canon avec le sol (donc la surface d’appui du sabot par rapport au canon, pied posé) et avoir ainsi l’angle de référence pour effectuer un parage « l’aplomb » qui pourra le être vérifié avec le même TDL membre tenu en l’air. L’observateur devra premièrement placer le long segment du TDL à l’arrière du canon de l’antérieur en s’alignant dessus, le cours segment étant posé à plat sur un sol horizontal. L’angle ainsi formé et mesuré sera conservé. Levant ensuite le membre, l’observateur pourra reporter le long segment du TDL sur le canon tenu horizontalement et contrôler si la surface d’appui se trouve bien en alignement avec le segment court.

Le T rigide n’était déjà pas une bonne idée et les MF ne l’utilisaient déjà pas… le nouveau T articulé, suis la logique du T rigide mais vient en plus rajouter la possibilité de laisser en place une déformation, tout en continuant de ne pas utiliser les repères fiable comme le plan de la sole vive. Peut on dans ce cas parler d’innovation?

LV1

Les modifications d’aplomb du sabot dans le plan sagittal (dorsal/palmaire), seront réajustées de manière physiologique.

HA? Ben, oui, le T articulé ou pas, ne permet d’équilibrer (et encore, pas comme il faut) que l’axe médiale/latérale. Mais je note que pour la 1ere fois, on parle de physiologie !!!

En effet, toute modification angulaire modifie la distribution des charges entre la pince et les talons.

Modification angulaire de quel axe?

Une augmentation de la charge entraînant un ralentissement de l’avalure et une diminution en entraînant une accélération.

On a déjà exposé que ce n’est pas valable sur un pied nu. (mais bref…)

Ainsi, les modifications que le maréchal tenterait d’apporter à l’angle de la pince seront annulées pendant le temps que durera la ferrure, et l’angle palmaire de la troisième phalange, tendra à revenir à son état de départ.

Donc, si le MF « tente » (mais bon, il est pas sûr d’y arriver… ?) d’équilibrer le pied dans l’axe dorsal/palmaire, ça le fera le temps du boulot mais une fois ferré, PCHOUITTT! Plus d’équilibre??? Je ne comprends pas!

Lorsque le pied antérieur est dans son aplomb physiologique, son centre de pression se trouve sur l’axe médian de la fourchette à environ un centimètre en arrière de la pointe de la fourchette.

Question: comment fait le MF dans son travail de « tous les jours » pour mesurer précisément la position du CPS qui semble être un critère d’évaluation du parage?

Dans ce cas, et pour conserver cet aplomb physiologique même dans les sols pénétrables, il faudra dans la mesure du possible faire que la surface d’appui soit équilibrée médio-latéralement par rapport au milieu de la fourchette : et que les branches du fer soient équidistantes.

HA? Donc le FAIT que le cartier interne soit généralement plus court n’est pas pris en compte… où est donc la forme physiologique préconisée? Dans un sol meuble, vu que le pied va s’enfoncer, on symétrise le fer et le pied, en modifiant un des leviers (le plus court ou le plus long on sait pas) pour équilibrer le pied? Les branches du fer seront à équidistance de l’axe de la fourchette.

Du coup, quid de l’équilibre dorsal/palmaire? On sait pas…

C’est du bricolage? Ha non, c’est un des meilleur MF de France… ?

Bon, on continue…

Parage thérapeutique :

Il se fera généralement en accord avec le vétérinaire, en fonction de la pathologie.

Ça tombe bien, vu que les vétos en sont encore à P3 suspendu dans la boite cornée… C’est sur que ce sont les meilleurs conseillers! (mais au yeux de la loi, ils le sont!)

Sachant qu’un parage déséquilibré entraîne certes une décharge de certains éléments anatomiques, mais entraîne automatiquement une surcharge d’autres éléments.

Après la pluie, le beau temps…

Sachant qu’entrainant une modification dans la répartition des forces, il modifiera les contraintes sur le sabot qui risque de se déformer ou de se dégrader si sa corne n’est pas de bonne qualité.

Alors donc, ce serait la faute à la mauvaise corne? HA!!! mais tout s’explique alors! La corne de mauvaise qualité entraine la dégradation des pieds! (si ils sont mal paré… donc une bonne corne permet de faire n’importe quoi! Logique…)

Sachant qu’une modification de l’angle de la pince sera toujours compensée par une avalure différente entre les talons et la pince, tendant à rétablir l’angle d’origine.

J’avoue que j’ai du mal à saisir. Qui modifie l’angle de la pince? Pourquoi compenser une modification si c’est pour rétablir l’angle d’origine (donc avant modification) ? Pas clair.

Sachant que l’on peut, par le parage modifier quelque peu les bras de leviers en arrondissant plus ou moins le bord distal du sabot, notamment en pince.

Le parage pourrait donc « modifier quelque peu » les forces transmises aux structures internes? On arrondit « plus ou moins »… ça c’est de la précision! Il indiquait en intro: des théories basées sur des idées subjectives! Oui, ben , on y est encore une fois!

Le parage thérapeutique sera plus efficace s’il est stabilisé à l’aide d’un fer qui pourra de surcroit en augmenter les effets par l’apport d’une meilleure gestion des bras de leviers et des surfaces d’appui.

Ben bien-sur! « Meilleure gestion des bras de leviers » … Encore une fois, on reste dans la mécanique statique! La physique du 19e siècle? Quand est-ce que les MF vont évoluer et prendre en compte la physiologie du pied et le fonctionnement de ses structures internes?

Si le fer est agrémenté d’un « relevé de pince », il voit ses bras de levier correspondants, diminués. Il présente donc un effet « roller » augmenté.

Du coup, l’énergie de la locomotion (l’effort musculaire déployé par le cheval pour se soustraire à la gravité) ne sera pas distribuée comme prévu… et une partie de cette énergie remontera dans le membre en provoquant des dégâts musculaires, tendineux et ligamentaires.

Si le fer est agrémenté d’une branche couverte, les compressions articulaires du côté correspondant seront augmentées, ainsi que les tensions ligamentaires du côté opposé. Si il est agrémenté d’une branche de dégagée (étroite), les compressions articulaires du côté correspondant seront diminuées ainsi que les tensions ligamentaires du côté opposé.

Je ne dirais pas grand chose sur ces affirmations. (sans sources et sans argumentaires) C’est pour moi comme parler des bénéfices de la saigné … c’est dépassé.  (la suite est une succession d’aplomb défectueux ou correct qu’on retrouve dans tous les manuels d’hippologie)

La fin.

Idées reçues subjectives souvent reprises dans la littérature et n’ayant aucune base scientifique: (du lourd!)

• «Un pied paré d’aplomb doit poser à plat et en un temps sur le sol».

Faux, le poser du pied dépend de la conformation de chacun des membres et de chacun des pieds de chaque individu. Un membre panard aura naturellement tendance à poser son pied par le coté latéral en premier, alors qu’un membre cagneux aura plutôt tendance à poser à plat ou plus rarement le coté médial d’abord. Un pied à talon bas aura tendance à poser en pince alors qu’un pied à talons hauts posera de préférence en talons.

FAUX AUSSI! Un pied équilibré dynamiquement posera TALONS légèrement en 1er et ce quelle que soit la conformation du membre. Pour ce qui est du talon bas… le cheval posera en pince tout simplement pour s’éviter une douleur inutile liée à l’atrophie de l’arrière de son pied!

Ceci confirme l’observation de problèmes et leurs conservations en les pensant inéluctables! La podologie permet de régler toutes les situations décrites et bien plus encore!

• «Un pied paré d’aplomb doit avoir sa surface d’appui perpendiculaire à l’axe longitudinal du canon».

Faux si le canon n’est pas lui-même perpendiculaire au sol. Si le maréchal pare le pied de façon à ce que la surface d’appui soit perpendiculaire à l’axe longitudinal du canon quand le pied est levé, pied posé, la surface d’appui sera horizontale comme le sol et non plus perpendiculaire au canon si la conformation du cheval est telle que son canon n’est pas vertical (voir les aplombs différents dans le plan frontal). En modifiant ainsi, l’alignement naturel des phalanges que l’on peut observer pied levé, on induit des contraintes supplémentaires aux articulations du doigt.

Personnellement, j’ai jamais vu de chevaux avec les membres écartés, au point d’avoir le pied décalé de la sorte… Il est intriguant que personne ne se soit posé la question de la cause de cette position? Est-ce le pied qui est de travers et qui impose au membre d’être de travers (position antalgique) ou est-ce l’inverse? Dans tous les cas, équilibrer le pied (avec des repères internes) permet d’être sûr du respect des structures qui sont plus hautes.

• «Un pied paré d’aplomb doit avoir la sole de même épaisseur partout».

Faux, l’épaisseur de la sole dépend de la position de PIII par rapport au sol. Et a surface solaire de PIII n’est que rarement parallèle au sol dans le plan sagittal mais aussi parfois dans le plan frontal.

Ben si c’est vrai! Les recherches récentes le prouve. Les études sur les chevaux ferraux aussi. Voir les travaux de Savoldi, Bowker et Lapierre…

• «Les espaces articulaires visible à la radio sur les vues en incidence dorso palmaires, pied à plat (plan frontal) doivent présenter la même épaisseur latérale et médiale».

Les radiographies sont loin d’être un outil fiable pour l’évaluation du parage dû au fait qu’on utilise du 2D pour décrire du 3D, et que la rotation crée des difficultés à une bonne estimation de la chose.

C’est une façon simple de justifier un mauvais travail de parage! MDR!

Conclusion personnelle:

Le congrès de l’AVEF est censé représenter l’élite des professionnels du soin aux chevaux en France. Dans les faits, on assiste à une grand-messe payante (et très cher) où se retrouvent les grosses boites de l’industrie pharmaceutique pour vendre leur soupe. La recherche y est  représentée mais les évolutions ou révolutions pas ou trop peu présentes. Rien a voir par exemple avec le salon de Birmingham en Angleterre ou les congrès en Allemagnes ou USA… Je le sais d’autant mieux que mon ami François les fait tous. La situation est la même en dentisterie! La France à entre 10 et 20 ans de retard. Pourtant on voit nos grands professeurs se taper dans le dos et se féliciter de leur boulot… on croit rêver!

L’analyse de ce document nous montre à quel point les approches et la pratique quotidienne sont différentes entre maréchalerie et podologie équine. Le lobby de la ferrure veut résister en essayant de faire croire aux institutions que la podologie c’est la maréchalerie et que le pied nu doit rester sous la coupe des MF.

La plupart des MF ne pensent pas possible la possibilité de laisser un cheval pieds nus, ou pire qu’il puisse travailler pieds nus sans problème. C’est logique, puisque leurs formation n’en parle pas! Seul des expériences personnelles isolés, leur permettent de parer plus ou moins convenablement des chevaux pieds nus en pratiquant un « parage d’herbage » complètement inadapté ou un « parage naturel » qui date de 15 ans. Dans le milieu conventionnel, (traditionnel) ce sont les poulinières et les chevaux de boucherie qu’on laisse « pieds nus ». Je sais pas si vous avez déjà vu un troupeau de boucherie, mais c’est assez effarant… et certaines poulinières ont droit à un parage par an… exploitation animale quand tu nous tient! Logique que la pratique ait mauvaise presse… ( sans parler des parages S. qui nous font un mal fou)

L’article suivant sur le déferrage des trotteurs est éloquent. Il nous indique aussi clairement qu’ils avancent dans le noir complet! Ils tâtonnent! Et oui, puisque un pied sain, nu, va devoir appuyer sur toute sa surface solaire, cela remet directement en question le principe même du ferrage et par là même la théorie de la paroi porteuse! Le parage sera forcément différent entre les spécificités de la préparation du pied pour la pose d’un fer et le respect des formes et fonctions physiologique. (le fer n’est pas physiologique)!

Sans la prise en compte des règles de la physiologie, le pied nu chez les chevaux de course va pouvoir tâtonner un moment! Jusqu’au jour où un des MF un peu plus intelligent que ses collègues ira faire la formation de KC Lapierre… là, on risque de voir se propager comme un trainée de poudre la nouvelle dans le milieu des courses puis dans le reste du monde du cheval.

Toujours est il que la podologie est différente de la maréchalerie. Le savoir n’est pas le même, le but n’est pas le même et les techniques ne sont pas les mêmes!  Les contraintes sur le propriétaire sont également très différente! MAIS les effets sur les pieds le sont tout autant!!!

7 réflexions sur “AVEF suite…

  1. bonjour
    Pourquoi les congrès anglais et allemands sont ils si différents ? Est ce que la collaboration vétos/maréchaux/podologues et autres intervenants est plus constructive ? Est ce que la pratique de l’équitation est différente dans ces pays ? est ce que les cavaliers sont plus ouverts ? Est ce que la conscience de l’animal est différente ?
    Le rejet de la podologie par les maréchaux vient il de l’ignorance en plus des pratiques empiriques? ou de la peur de perdre leur travail ? car le parage est quand même nécessaire, et l’utilisation de boots ou sandales , pour la pratique actuelle de l’équitation quand même indispensable , non ?
    Donc leur conseil ou leur aide sera quand même indispensable aux cavaliers ?
    Merci

  2. A ma connaissance la plupart des chevaux performants pieds nus sont gérés de manière traditionnelle sans que cela ne pose de problèmes particuliers.
    Je suis pour que les choses évoluent mais il va falloir arrêter de dire que les autres sont nuls et tout simplement prouver que l’on est bon soit même. C’est le frein principal au développement du parage naturel (en plus du nom). En continuant dans cette stratégie vous disparaîtrez…

    • Bonjour,

      Le parage naturel est obsolète…

      Je suis bon et je le prouve… par mes résultats.

      Les autres ne sont pas nul… Ils ne veulent simplement pas faire les choses dans le bon sens.

  3. Ne parlez pas des autres donc, parlez de vous (vous d’une manière générale pour les « pareurs »). Ce n’est que de cette manière que l’on devient crédible et qu’on peut commencer à rentrer chez les pro .

  4. Le problème que j’ai souvent rencontré chez des maréchaux (des bons, parce que certains…), c’est qu’ils feraient un parage correct et équilibré avant de ferrer un cheval (avec les spécificités de la pose du fer), mais quand on leur demande parer un pied nu, soit ils ne connaissent pas bien les petites différences à apporter par rapport à la préparation au fer (comme arrondir la paroi, ne pas enlever de sole), mais pire encore, sont ceux qui partent du principe qu’un cheval pieds nus c’est un cheval qui glande en pâture, sûrement en pré-retraite, n’est pas monté ni travaillé, alors ils donnent en 5 minutes un coup de râpe vite fait bâclé pour enlever le surplus de paroi, sans tenir compte de la dynamique, de l’équilibre et tout. Ils le feraient avant la pose d’un fer, mais ça ne leur traverse pas l’esprit pour un pied nu. Il manque ce déclic qu’un cheval pieds nus est aussi valable, aussi sportif et aussi performant qu’un cheval ferré, ce n’est pas un pouilleux inutile et déconsidéré n’ayant pas besoin de véritable soins aux pieds…

  5. bonjour
    Je reviens sur ce vieil article
    Que pensez vous de la théorie suisse du Parage Rolling basé sur le Four Point?
    D’après cela , si on prend l’axe du paturon jusqu’à la couronne et ensuite que l’on descend à la perpendiculaire du sol, on doit se trouver au milieu du pied vu de profil
    Et là je constate que les 95% des chevaux sont trop bas en talons et trop longs en pince
    Sachant que l’extremité de P3 se trouve à 1.5/2 cm de la pointe de la fourchette, il faudrait un effet rolling à partir de ce point
    Les talons doivent être à l’endroit où se trouve la fourchette
    Il faut laisser au cheval tout ce dont il a besoin et parer ce dont il n’a pas besoin
    Avec cette méthode, le cheval prend souvent une taille de fer en plus après parage
    De plus pas de pinçon et 3 clous de poneys de chaque côté pour tenir un fer
    Désolé , on parle de chevaux de sports donc de ferrure, pour le moment
    Avec des talons trop courts, lors du poser , qui se fait en talon, l’onde de choc va directement au naviculaire et ne laisse pas de place ( pas de talon pas de coussin ) au coussin plantaire pour amortir les chocs
    Ce n’est pas moi qui le dit mais un maréchal …
    Merci d’avance
    Sébastien KNOCKAERT

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