[WARNING> cet article ne traite que des abcès qui SORTENT du pied sans blessures ou pénétration d’objets dans le sabot! En cas de pénétration d’objet (clou, verre, caillou…) il est conseillé d’appeler le vétérinaire pour cureter la plaie afin d’enlever tous les morceaux qui serait resté coincé… mais pas de faire « antibio+AINS » sans rien faire d’autre]

Wahou… j’ai eu de l’aide pour une traduction (mais qui préfère rester anonyme! 😉 ) et je peux mettre ce petit article assez intéressant, incomplet à mon goût mais intéressant quand même! J’ai rajouté quelques trucs… peut- être qu’un jour j’en écrirai un moi aussi!

C’est un article de Natalija Aleksandrova.

J’ai remarqué que les abcès faisaient partie du processus de vie des chevaux, pieds nus ou non, mais que pieds nus ils étaient souvent moins problématiques (en passant inaperçus) et qu’ils pouvaient intervenir dans des périodes d’évolution des structures internes du pied. Les abcès problématiques (souvent GROS) étaient liés à des éliminations massives consécutives à des émonctoires saturés (voir le mot de Stéphane Lamasou à ce sujet) voire à des intoxications! (mon ami Denis en avait fait les frais sur sa jument qui avait mangé du round up…) Les abcès des chevaux ferrés souvent liés à des problèmes de clous (enclouures) et n’ont rien à voir avec des abcès d’éliminations toxiniques beaucoup plus profonds.

Les abcès du pied.

Contrairement aux croyances traditionnelles, la plupart des abcès de sabot ne sont pas le résultat d’un cheval qui a marché sur une pierre, qui a tapé son pied contre un objet dur (« bleime » ou ecchymoses) ou d’une piqûre blessant le sabot. La vraie raison est une mauvaise conformation du sabot, par laquelle le derme (ou tissus fortement vascularisé qui couvre l’os à l’intérieur du pied et qui est responsable de la production de corne) reçoit une pression anormale, parfois à une telle mesure que la nécrose des tissus commence.
Un abcès apparait lorsque l’organisme tente d’enlever les gros fragments de tissus nécrosés de l’intérieur de la capsule du sabot, fragments qui sont trop gros pour être enlevés par la circulation sanguine.

[Je rajouterais que vient se rajouter à cette raison, la revascularisation de zones où les capillaires ne pouvaient plus aller ou avaient été détruits par des efforts trop intenses et une forme incorrecte lors du ferrage.       Les intoxications toxémiques internes ou externes telles que : pollution, pesticides, vermifuges chimiques, vaccins, AINS mais aussi les bactéries nécrophiles qui peuvent passer une barrière intestinale abîmée venant d’une ration trop importante de granulés/céréales, de foin ou de compléments moisis.                On peut aussi voir des abcès sur des sabots qui trempent dans la boue contaminé par la merde, en hiver, autour d’un round de foin par exemple. ndlr]

ex: d’abcès massif au niveau du bourrelet coronal, semblable à ce qui se passe lors d’une crise de fourbure aigu:

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La cause est vraisemblablement une intoxication par les châtaignes et glands tombés en grandes quantités pendant les tempêtes. La chance, c’est que le cheval était pied nu AVANT la crise… donc la perte de l’intégrité de la liaison keraphyle/podophyle n’a pas été déterminante… P3 étant posé sur son coussinet et sa sole… Les choses en sont resté à une grosse seime horizontale, une boiterie sévère et un œdème de type « lymphangite ». (le véto à quand même fait AINS et antibios… à tord ou à raison… sincèrement, le phénomène peut paraître impressionnant mais plus c’est massif et rapide et mieux le cheval s’en sort à chaque fois)

Ferré et avec une P3 suspendu… la perte d’intégrité aurait compromis l’équilibre générale du pied et P3 aurait pus déformer la sole et même la percer, ce qui se passe dans les cas les plus défavorables, comme une injection de corticoïdes…

Lorsque  la circulation sanguine est suffisante dans une zone endommagée, les vaisseaux sanguins s’élargissent autour d’elle et l’inflammation commence. Au cours du processus inflammatoire les vaisseaux deviennent perméables et les globules blancs peuvent migrer vers la zone cible et traiter les tissus morts en encapsulant les corps étrangers/nécrosés et en les faisant se dissoudre dans le pus. Le  pus ayant la propriété de dissoudre les protéines, il trouve généralement son chemin hors de la capsule cornée puis sèche, l’abcès est « mûri » quand tous les tissus morts sont dissous.

ex: IMG_5579 IMG_5580 IMG_5578

Ce cheval a sortie un abcès massif suite à une séance de Shiatsu. (Pos G)

Derniere photo 055

Il est curieux de constater qu’il en avait fait un à l’Ant G avant le 1° rdv.  On peut voir que la couche de tissus nouvellement créé repousse instantanément « l’ancienne » couche de tissus, correspondant au vide laissé par la sortie de liquide, qui interrompt momentanément  la production de corne.

Un cheval éprouve habituellement de la douleur, parfois très forte, lorsque le pus se forme et commence à comprimer le derme entre l’os et la capsule cornée. [Cela peut durer 15 jours pour un sabot « SAIN » et donc très épais, où le pus ne pourra pas percer la paroi et devra remonter jusqu’aux tissus mous du bourrelet coronal]
Ces abcès ne sont, normalement, pas infectieux  de prime abord, [car issu d’un processus d’élimination tout à fait normal dans le fonctionnement d’un pied de cheval ! ndlr] jusqu’à ce qu’ils soient exposés à l’air. Si le processus d’exposition à l’air est naturel (par des fissures microscopiques, après avoir progressé vers l’extérieur de  lui-même), il n’y a aucun danger réel pour que  des agents pathogènes pénètrent dans l’organisme, car le pus, grâce à ses propriétés antibactériennes [hé oui !], les intercepte et les rend inoffensifs. Une voie pour l’infection apparaît, lorsque l’abcès est ouvert par un être humain, souvent en creusant un trou vers l’intérieur dans les tissus vivants. [Véritable portes ouvertes « non prévu » par l’organisme, nécessitant une LONGUE cicatrisation, contrairement aux sorties naturelles refermées quasiment quelques minutes après !]

Un autre problème apparaît, avec le fait de « creuser »  et nettoyer un abcès,  lorsque l’abcès n’est pas encore entièrement « mûri ».

Ex: avec un véto. du 29…

Abcès3 Abcès2 Abcès1 Abcès4

Oui, le tissus « rosé » est bien le chorion de la sole… La seul consigne du véto a été « faite bien les bains de javel tous les jours! » et il est parti… laissant une jument avec le pied en sang dans son pré … J’ai mis presque 2 ans de rdv pour pouvoir la parer normalement… On voit très nettement la cause de la boiterie, avec l’excès ÉNORME de paroi… et la seime en pince où des débris étaient rentré pour finalement comprimer les tissus mous… ce qui est un classique! Pourquoi MUTILER ce pied de cette façon? L’ignorance… comme d’habitude. Mais cette ignorance là est légale!

Tous les tissus nécrosés n’ont pas encore été tous supprimés et si ces fragments sont encore trop gros ou si des agents pathogènes ont pénétré, l’abcès apparaîtra encore et encore jusqu’à ce que le corps élimine tous les fragments morts, ou jusqu’à ce que le reste puisse être enlevé avec la circulation sanguine. Cette absorption avec le sang signifie que les toxines circulent dans le corps, et provoque donc une surcharge des autres organes d’excrétion comme les reins ou la peau.[et le foie…. ndlr]
Une autre pratique traditionnelle du pansement par pression s’appliquant sur la zone à traiter  interfère également avec le processus de guérison. La pression limite la circulation dans la zone endommagée, alors que le processus de guérison nécessite une circulation accrue. De plus, nous savons que le dommage initial a été causé par la pression trop forte dans cette zone. [Mais pas que ! ndlr]

[La meilleure solution reste la compresse d’Animalintex couplée à une semelle de mousse haute densité à cellule fermée. On permet donc au cheval de marcher confortablement et d’assouplir ses tissus externes pour faciliter la sortie naturelle de l’abcès. Ndlr]

La pratique d’enfermer un cheval avec un abcès en box est nuisible, car elle empêche la bonne circulation sanguine dans les sabots et retarde ainsi la guérison. Le cheval doit pouvoir se déplacer librement 24 heures sur 24. La guérison se réalisera uniquement grâce à  la circulation sanguine — plus forte la circulation est, plus vite le processus de guérison se fait. Après une longue période d’immobilité, un cheval va ressentir une douleur encore plus forte, car tous les liquides du corps sont envoyés au pied pour y amener des « matériaux de construction » pour réparer les dégâts, mais il n’y a pas assez de retour des liquides du pied en raison de l’immobilité, et une pression douloureuse supplémentaire est créée. [Explications simplistes de l’œdème inflammatoire. Ndlr]

Un cheval ne peut pas être séparé de ses compagnons équins jusqu’à ce que l’abcès soit guéri. Le cheval est un animal grégaire, et de par les spécificités de fonctionnement du cerveau des animaux de troupeau, le cheval ne peut avoir la paix mentale que lorsqu’il est dans un troupeau. Et nous savons combien il est important de trouver un équilibre psychologique pour la guérison dans la médecine humaine. [Ou pas… ndlr]
— Natalija Aleksandrova, AL Holistic Horse & Hoof Care

http://www.facebook.com/notes/academia-liberti/hoof-abscesses/390608494364708

Traduction libre Guillaume Parisot.

PS: JAMAIS d’ANTI INFLAMMATOIRE POUR UN ABCES!!!

Cela bloque le système immunitaire et tous les processus inflammatoire liés à la cicatrisation et à la reconstruction des tissus lésés. On permet donc aux tissus nécrosés de stagner dans le pied et/ou d’être partiellement redistribués dans la circulation générale… avec pour conséquence un autre abcès souvent un mois plus tard ou une intoxication massive qui peut être mortelle en cas d’organisme affaiblis, d’AINS et d’antibiotiques….  (Blocage rénale et hépatique et choc sceptique, coliques dues à la mort des flores… )

Mise à jour du 05/12/2014.

Les « abcès » de pieds pour les équidés restent encore une belle inconnue, aux causes multifactorielles.

Quoi qu’il en soit, aprés 7 ans de Podologie équine à plein temps, je peux dire que ils sont la source de 7 boiteries (franches) sur 10 que j’ai pus observer.

En l’absence de signes évident de blessures, de contusions, de chutes ou même de situations accidentogènes comme « des chasseurs » … des animaux sauvages, ou tous autres événements extérieurs pouvant entraîner des crises de panique et donc de possibles glissades, chutes ou autres « carambolages » qui pourraient expliquer une boiterie soudaine, pensez à « l’abcès ».

Si votre pré est labouré de traces de glissades le matin, ne cherchez pas plus loin… Cherchez la contusion. Faites TOUJOURS une inspection très soigneuse d’un nouveau pré, car il peux s’y cacher des pièges mortelles pour vos chevaux comme des barbelés cachés dans les ronces, des herses, des échelles de câble, des tessons de bouteilles ou des regards de fosses, des tôles ou des clous saillants…

Donc en l’absence de signes de traumatismes, la fracture ou l’entorse sont à exclure de prime abords. (mais doivent rester dans un coin de votre tête)

L’abcès est toujours a privilégier.

-Boiterie franche ou alternative d’un membre.

-Chaleur marqué sur ce pied.

-Possible engorgement, mais ce n’est pas obligé.

-Pouls digité marqué ou tout du moins « palpable », mais il n’y a pas de règles…

-Le cheval peut avoir très mal, donc rester au même endroit en soulageant son pied, naseaux marquant une respiration haletante et appuyé.

Ne pas s’inquiéter! 

Le processus d’abcès sur un PIED NU est un phénomène NORMALE et PHYSIOLOGIQUE. C’est une exsudation de tissus acides.

Sur un pied ferré, le neurologique, le vasculaire et le lymphatique sont altéré… et la principale source d’abcès sont l’enclouure et la piqûre. Plus le MF aura broché haut et plus le risque sera important. C’est pour cette raison que la recherche d’un abcès sur un pied ferré sera facile, car localisé autour des clous.

IL N’EN EST RIEN POUR UN PIED NU !

La zone morbide pouvant être situé dans un plexus profond, au coeur d’un chorion, sous les lamelles ou à la périphérie du coussinet plantaire! Il ne sert donc à rien de creuser la sole! 

Il n’y pas eu de pénétration de germes ou de débris DANS le pied, donc tout le phénomène est interne, donc NON septique… Les Antibios sont donc INUTILES. 

Le processus inflammatoire n’est que le signe d’une cicatrisation, d’un apport massif de cellules, de sang et de lymphe pour traiter le problème… il ne faut donc pas d’anti inflammatoires!

On ne devrait d’ailleur plus parler « d’abcès » pour un pied nu… c’est un terme inapproprié.

Le protocole que j’ai trouvé le plus efficace aujourd’hui ce résume à:

– Hepar sulfur 7ch

– Pyrogenium 9 ch (si pas encore percé)

– Silicea 7ch (si percé mais coule encore)

– Compresses d’huile de Ricin, tenue par du Vetrap.

– Bain de bicarbonate. ( le mieux est d’avoir une ou 2 « soaking boots » à la bonne taille chez soi )

– Cure d’eau de Quinton en isotonie.

On peux bricoler des pads (Lien Tuto PADS fourbure) pour soulager le cheval et lui faciliter ses déplacements.

Lui mettre un filet à foin à petites mailles près de son eau pour lui éviter de se restreindre en cas de très forte douleurs.

Proposer des marches en mains. Le mouvement aide à expulser les matières.

Remarque IMPORTANTE: PAS DE JAVEL, de DAQUIN ou de BETADINE ! Ce sont des antiseptiques nécrosants… DONC qui vont provoquer la mort de tissus sains! Cela pourra provoquer une infection qu’il n’y avait pas au départ en provoquant la prolifération de bactéries nécrophiles venue manger les tissus nécrosés par ces produits agressifs.

L’eau de javel n’est bénéfique QUE par son activité basifiante de part son pH très haut! Or un bain au bicarbonate ou au sel d’epsom fera la même chose sans effet nécrosant. Le tea tree ou la teinture mère de calendula seront des antiseptiques efficace et non nécrosant.

L’abcès de pied, autre que celui issu d’un corps étranger, n’est pas septique! (donc pas besoin de désinfecter)

Dans TOUS les cas d’abcès que j’ai vue sur 7 ans, aucun n’a posé de problèmes.

Le pire (que j’ai vue) étant celui des photos mises plus haut, qui est sortie en couronne… il aura mis 3 semaines à percer.

Ajout du 21/11/16:

Le bain de pied n’est pas une épreuve insurmontable!

bains-de-pieds

Notez l’utilisation de bac souples qui ne se fendront pas au moindre problème…

137 Comments on “Les abcès…

  1. Alleluya.

    J’ai fait tout internet avant de vous trouver. Je lis, je continuerai à commenter si vous continuez à me sembler cohérent (enfin) et à ma parler de chevaux qui sont un tout et non une succession de petits bouts collés les uns aux autres !

    Merci d’avance, pour les soirées de lecture !

    • Bonsoir, je vous remercie d’abord pour votre travail de recensement d’infos. Une amie m’a transmis l’adresse de votre blog en sachant que je cherchais des solutions au sujet des abcès à répétition.
      J’ai donc lu la rubrique sur le sujet. J’y trouve beaucoup de bon sens. Or je me demande d’où vous tenez ces informations? Vous contestez les prescriptions des vétos en disant que la betadine et anti-inflammatoires sont à proscrire, etc Ce n’est pas pour remettre en question vos propos, mais jusqu’à maintenant, en questionnant les professionnels du monde du cheval qui m’entourent, je n’ai jamais entendu pareils raisonnements. C’est donc pour ça que j’ai besoin de vérifier vos propos.
      Mais en tout cas je trouve échos dans vos remarques avec le cas de mon cheval. Il cherche sûrement à éliminer quelque chose de l’intérieur. Il a fait son 3e abcès il y a 15 jours (février, sept, oct).
      En vous lisant, je pense donc qu’il faut que je l’aide à évacuer en stimulant les organes qui traitent les déchets, en enlevant la pression un max sur la zone délicate, en donnant l’homéo plus longtemps, en continuant de le laisser marcher.
      Si vous avez le loisir de me rassurer quant à vos sources, ce sera volontiers que je vous lirai.
      Merci d’avance de m’avoir lue, belle soirée à vous!

      • Bonsoir,

        Vous savez, quand j’étais au contactes des « professionnels du monde du cheval » dont vous parlez… moi non plus j’ai jamais rien entendu de tels.

        Tout ce que je racontes sur le blog, c’est des infos que j’ai été glaner AILLEURS que dans le petit monde étroit, obtus, traditionaliste et fermé du cheval!

        Cette démarche s’appelle « l’alternatif », le monde de l’alternatif ou des soins alternatifs. On trouve ça aussi dans la santé, l’agriculture, l’alimentation… l’éducation… voir l’informatique (linux!) et même l’ingénierie avec ce qu’on appel la technologie libre en opposition aux « brevets » et autres « propriétés intellectuelles » qui sclérosent toutes formes d’évolutions.

        Mes sources sont donc des gens, des livres, des magasines, des blog ou des publications du monde de l’alternatif.

        Il est essentiel de s’ouvrir à cette façon de penser et de voir les choses. On tombe des nues… c’est souvent brutal, mais on arrive à s’y faire et on apprend beaucoup. En fait on ré apprend tout.

        Vous trouverez sans doute de l’inspiration dans la pensée non pasteurienne, Béchamp, Tissot, Ancelet, Casasnovas… et bien d’autres!

        L’ancien monde n’a plus rien à nous apprendre… Tournons nous vers un monde nouveau, celui que l’on devra créer!

      • Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre. J’entends bien ce que vous m’écrivez. Je continue sur mon petit bout de chemin de « l’alternatif »… Bonne continuation!

      • Bonjour,

        Je suis contente de voir que contrairement à beaucoup, mon véto a l’air d’avoir compris le principe des abcès : pas d’antibios ni anti-inflammatoire, creusouiller un petit peu la corne pour que l’abcès n’ait pas trop de mal à percer mais sans aller fouiller dans le pied, et compresses d’animalintex et veltrap!
        Et depuis cette consultation, plus besoin de le faire venir, je peux gérer les abcès moi-même.

        Par contre, j’avais entendu dire que la javel faisait mûrir plus rapidement. Donc bains de javel pour ramollir la corne et non pas en antiseptiques. Qu’en pensez-vous?

        Merci 🙂

  2. RENE

    J’ai depuis 2 jours un de mes chevaux qui est en train de faire un abcés sur l’antérieure droit. Aprés avoir parcourus ton article, j’ai lu que tu soignes les abces avec » La meilleure solution reste la compresse d’Animalintex couplée à une semelle de mousse haute densité à cellule fermée ».
    Comment procédes-tu ? Attendus-tu que l’abcés soit percé pour mettre la compresse ou la poses-tu avant?
    Aujourd’hui, je procéde de la façon suivante : argile verte avec 3 gouttes de tee tree melangées avedc l’argile etpose sur la couronne et sur les glomes 2 fois par jour, puis rajoute de la semelle de mousse haute densité, traitement homéopathie avec BELLADONNA 9CH pour accélérer la maturation et bien sur cheval au pré comme d’habitude.
    merci pour ta réponse par avance

    RENE

    • Bonjour,
      Je mets la compresse sous la semelle de mousse dès que le cheval boite. Cela répartit la pression et soulage le cheval qui peut poser son pied et donc activer la sortie de l’abcès.
      Changer le pansement toute les 24h.
      Tu peux rajouter « HEPAR SULPHUR » et « Silicea ».
      L’argile+HE est aussi une bonne solution.

  3. On dit qu’un cheval en transition dans son processus de guérison du pied peut faire des abcès pour évacuer les toxines et les tissus nécrosés. Je viens témoigner de quelque chose de plus spécial. J’ai trouvé mon explication dans un article sur le net après des centaines de lectures et je crois pouvoir parler d’un cas un peu particulier du coup.

    Après avoir bataillé pour éradiquer un chancre et éradiquer la pourriture de fourchette de mon loulou, nous sommes arrivés enfin à un stade où c’est soigné et le pied fonctionne plus correctement (stimulation du coussinet digital, pose du talon en premier, etc). Je n’ose pas imaginer les toxines et tissus nécrosés qu’il y avait là-dedans qui ne demandaient qu’à être évacués une fois la circulation sanguine bien rétablie dans ces zones. On aurait pu attendre des abcès, mais non…

    Mon gros a subitement perdu tous les poils de ses glômes et pâturons aux 4 pieds et c’était très gonflé malgré qu’il n’y ait aucune lésion de la peau visible (ce qui excluait gale de boue ou autre maladie virale ou bactériologique de la peau mais j’ai quand même bien désinfecté et hydraté). Rien ne désenflait malgré le mouvement et les douches froides. Tout à coup du jour au lendemain après une semaine, tout était dégonflé et les poils ont commencé à repousser comme si je les avais juste tondus.

    En fait, après d’interminables lectures, il semble que certains chevaux évacuent les saletés des sabots par la peau en périphérie plutôt que par abcès. Toutefois c’est un processus inflammatoire assez violent pour faire tomber tous les poils d’un coup et faire apparaître un début de phlegmon. J’ai effectué un drainage de foie suite à cet épisode. Mais je suis rassurée sur les causes vraisemblables de ce phénomène, car ça ne ressemblait en rien à une maladie de peau ou une infection due à un corps étranger par exemple (et aux 4 pieds, faut le faire).

    Voilà j’ai pensé que c’était un cas suffisamment étrange mais intéressant à partager pour les propriétaires de chevaux en transition qui pourraient être confrontés à ce phénomène brutal, impressionnant et inquiétant (un phlegmon qui s’étend et c’est la septicémie qui s’installe, là ce n’est jamais monté au dessus des boulets, mais les pâturons avaient le même diamètre que les boulets).

    • merci pour ce partage. Vraiment très instructif. Depuis le temps que je fouille Internet, c’est la première fois que je lis un truc pareil.

  4. Bonjour !

    Je suis une très grande lectrice de ce blog et c’est naturellement que je me suis jetée dessus ajd, car je crains que ma jument est en train de nous préparer une belle expulsion d’abcès…

    Je vois que vous conseillez de laisser au pré, mais son pré est actuellement un immense bourbier type mélange déjections chevalines/boue et l’autre pré est bourré d’eau, j’ai peur que ça redevienne un bourbier assez vite si je mets deux chevaux là-dedans. Ma question : vaut-il mieux la laisser coûte que coûte au pré, malgré les conditions déplorables ? Ou puis-je la laisser au box la nuit et la laisser la journée dans la carrière (sèche) pour qu’elle marche ?

    Si je n’ai pas de semelle dispo immédiatement, je ne touche pas au pied ? Pas de pansement du tout ?

    Merci d’avance pour vos réponses… Je suis un peu perdue je l’avoue !

    • Bonjour,

      L’option boxe/carrière me semble le meilleur compromis dans votre situation.

      Pourquoi vouloir faire un pansement? Y a t’il une plaie?

  5. Je disais pansement en pensant à ce qu’on conseille souvent, du genre graines de lin bouillie ou son pour aider la maturation…

    Merci pour votre réponse 😉

    • Ha ok.

      Vous pouvez essayer les bains de bicarbonate de soude ( 4 cs pour un litre de d’eau tiède ).

      Et les compresses d’huile de ricin.

      L’argile verte.

      Le PVB abcès.

    • Aïe, non, je n’arrive pas à remettre la main dessus 😦 J’ai oublié d’enregistrer la page dans mes favoris 😦

  6. Bonjour,
    Ma pouliche de un an s’est mise fortement à boiter d’abord de l’antérieur gauche depuis lundi 21 avril. Aucune lésion apparente, pas d’inflammation apparente, pas de chaleur au niveau du membre et du pied. Le véto est venu le mardi (elle boitait un peu moins) et l’a sondé avec sa pince sur tout le pied, pas de réaction particulière. Il a prescrit 1/2 sachet/jour d’équipalazone pendant 3 jours. Le maréchal est venu la parer mercredi en urgence car elle était un peu longue et elle n’a pas mal réagit et il n’a rien remarqué. Elle s’est remis à boiter fortement vendredi…Du coup, le véto (un associé du 1er) est venu hier, elle réagissait au test de la pince, il a creusé un peu mais aucune trace d’abcès, il a préfèré ne pas gratter plus…et en plus, elle s’est mise à boiter également du postérieur gauche, et pareil sans aucun signe apparent sur le membre et pas de réaction au test de la pince sur le pied postérieur gauche…Pas de radios car il n’est pas équipé…Il lui a prescrit 2 sachets/jour d’equipalazone pendant 5 jours. Aujourd’hui, elle se déplace difficilement et pose à peine le postérieur gauche. Pensez-vous que cela puisse être un abcès très profond, que me conseillerez-vous ? Si c’est vraiment un abcès, je ne devrais pas à vous lire lui donner d’anti-inflammatoires…Je suis très inquiète et je pense l’amener au plus tard mardi si pas d’amélioration pour faire des radios…Je lui ai commencé hier une cure de PVB drainage hépatique…Elle est au pré 24h/24. Merci d’avance

    • Bonjours,

      JAMAIS D’ANTI inflammatoire POUR UN ABCÈS !

      Dans 90% des cas, et sans connaissance d’un traumatisme ( examen minutieux du cheval, du pré et des circonstances ) une boiterie sévère sera un « abcès ».

      ABCÈS est un mauvais terme puisque qu’il ne s’agit en aucun cas d’une infection et la plupart du temps c’est une cause endogène d’élimination d’une grosse quantité de tissus nécrosés, de déchets métaboliques ou de polluants.

      Rien à voir avec une piqûre ou une enclouure que les vétos ont appris à gérer …..

      Le processus inflammatoire est donc PRIMORDIALE pour encapsuler les matières et les conduire vers la sortie la plus proche.

      Donner des AI, c’est empêcher la guérison de se faire! C’est mettre le système immunitaire à l’arrêt… et donc repousser le processus d’élimination.

      Dans UNE MAJORITÉ de cas, l’exsudation se fera dès l’arrêt des anti inflammatoires!

      Et dans le pire des cas, les AI + les Antibios provoqueront une lymphangite carabiné tout simplement parce que les matières a évacuer, en modifiant les conditions de leurs environnement proches, favoriseront le développement de bactéries nécrophiles venant nettoyer les tissus morts localement…

      Les radios ne montreront rien.

      Dans 90% des cas, le cheval boite à cause de douleurs sur ses tissus mous… coussinet, cartilages, corions, nerfs, systèmes sanguins, ligaments, tendons et plus haut muscles… donc rien qu’on puisse voir à la radio!

      Les fractures de P3 sont rares et sont de toute façon accompagnés de traumas de la boite cornés…

  7. Merci pour votre réponse mais j’avoue que je suis perdue…C’est terrible de la voir sur 3 pattes voire plutôt même 2 et demi…Votre conseil est donc d’attendre la maturation ??? et radios inutiles mais comment être certaine que c’est un bien un « abcès » qui se déplacerait en plus d’un pied à l’autre ??? Bien qu’elle n’ait rien d’apparent sur les membres ni les pieds chauds, et qu’elle est moyennement réagit à la pression exercée par la pince du véto , ne vaut-il mieux pas faire des radios pour écarter toute autre cause ? ou attendre quelques jours pour voir si çà mature en lui donnant de l’homéo…Sur mon livre « homéopathie et cheval », il préconise phosphoricum acidum 5ch pour soulager la boiterie, pyrogenium 7ch et hepar sulfur 15ch pour aider à la maturation…et aux dires du maréchal qu’il l’a paré le mercredi, çà ne vient pas du pied (elle ne boitait pas encore du post gauche mais que de l’antérieur gauche), est-ce le signe d’un « abcès » très profond ? Après c’est vrai qu’elle a tendance à poser l’antérieur en pince quand elle marche et à garder le pied post gauche légèrement relevé ou posé en pince…Je suis inquiète car je ne voudrais pas qu’il y ait de plus graves complications…

    • Re,

      Vous seule devrez prendre la décision en votre âme et conscience…. Je ne suis pas devant le cheval!!!

      Et si vous avez besoin d’aller faire une radio pour vous rassurer, alors allez y.

      Si le cheval a une fracture, ils pourront immobiliser.

      Si le cheval a un abcès, vous aurez perdu 150 euros.

      Make a choice!

  8. merci, ce récap rejoint ce dont nous avons parlé hier et c’est intéressant d’avoir un repère écrit afin de pouvoir relire et partager! merci !

  9. Quand mon cheval pieds nus fait un abces, je le fais marcher à pied un maximum sur la route… Il en est à son 3e abces en 1 an (il a 5 ans, récupéré à 4 ans jamais paré…), je lui donne un peu de rutagraviolens (homeopathie) et c’est tout… Entre le moment où il boite et le moment où l’abces sort, il y a 4-5 jours maximum. Les 3 sont sortis en glomes.

  10. Bonjour, je lis beaucoup votre blog et concernant les abces j’ai une question. Une de mes juments fait tous les ans un abces au printemps. Elle vit au pré avec abri et copine, foin et pierre à sel avec minéraux l’hiver (et moins d’1 kg d’aliment par semaine). Elles sont pieds nus bien sûr (depuis 5 ans). Cette année nous avons fait empierrer autour du foin et avons retrouvé un caillou pointu dans la sole, depuis elle n’est pas à l’aise sur ses pieds, mais mon maréchal n’as pas trouvé d’abcès. Cette jument est aussi régulièrement en sur poids, notamment l’été malgré des une certaine limitation de l’herbe… qu’est – ce que je peux faire pour arrêter ce cycle d’abcès en série?

    • Bonjour,

      UN abcès par an, n’est pas un cycle d’abcès « en série »… Pour parler d’abcès en série, c’est une bonne dizaine à la suite…

      Pour moi, le phénomène « abcès » (qui n’en est pas la plupart du temps sur un pied nu) est essentiellement dus à un phénomène émonctoriel. Le printemps est la saison la plus dur pour la plupart des chevaux domestiques parce qu’ils ont été nourrit avec des grains et du foin ce qui est une nourriture morte et sèche qui n’apporte plus grand chose d’autre que des déchets pour les céréales et une acidification et des fibres de cellulose pour le foin, que seule le biote intestinale pourra transformer.

      Le printemps c’est l’explosion de la nourriture vivante et de la rosée. Certains chevaux font des « micros fourbure » à cette période, d’autres des grosses crises… parce qu’ils n’ont pas perdu assez de poids en hiver et attaque le printemps en surpoids ce qui ne permet pas d’encaisser le surcroît nutritif de la végétation de printemps. ( les chevaux en boxe n’ont pas ce problème )

      Le système éliminatif (lymphatique) aura beaucoup de travail au printemps pour éliminer les déchets de l’hiver. Un abcès au printemps permet d’éliminer certains déchets rester stocké dans les pieds.

      L’abcès n’est donc généralement pas un PROBLÈME mais une SOLUTION. C’est la vision pasteurienne et la médecine dite « symptomatique » qui nous font croire (c’est un dogme et pas une vérité) que les symptômes sont la maladie/le problème et que l’absence de symptômes est l’état de pleine santé. Or c’est totalement faux. Les microbes dans 99% des cas ne viennent pas nous « contaminer » mais se développe en NOUS (dans le cheval) parce que le « terrain » (son organisme) réunis les conditions favorable à leurs développement/apparition. Les microbes sont essentielles à la vie et sont aussi bien générateurs de bonnes choses que réparateurs de mauvaises.

      Donc, la sortie de matières du pied est une BONNE chose. La CAUSE de ces sorties de matières est une autre histoire… Emonctorielle ou traumatique.

      L’hiver se prépare et surtout le printemps se prépare. OLIGOS, OLIGOS, OLIGOS…..

      A la place des granulés ou des céréales (acidifiant donc déminéralisant donc qui vont modifier négativement les conditions du milieu intérieur) on peut donner des céréales germés qui sont bien moins traumatisantes pour l’équilibres acido basique et surtout apporte du « vivant » au cheval qui en manque en hiver.

      Une cure de Quinton isotonique au mois de Février peut aussi aider. Mais cela pourra favoriser la sortie de matières!

      Un pied qui fonctionne bien sort des abcès sans que cela pose de problème et le cheval ne montre aucune gène puisque c’est un processus éliminatif prévu.

      Je répètes que cela n’a rien a voir avec la pénétration dans le pied de corps étrangers ou de traumatismes lié à un parage invasif ou a un choc.

      Et il faut bien comprendre que ce qui ne peut pas sortir reste dans l’organisme et peut occasionner des abcès dans le foie, les reins ou même le cerveau… et les conséquences seront beaucoup moins drôles qu’un abcès de pied.

  11. Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse hyper rapide et hyper détaillée !

    Concernant les oligos je prends note, j’ai également lu votre protocole dans l’article. Pourriez-vous m’en dire plus en terme de quantité et fréquence d’administration. Les céréales germées ont l’air assez simple a mettre en oeuvre également.

    Concernant les abcès, pour moi ce sont de vrais abcès: cheval boiteux voir a l’arret pieds chauds, poche soit qui perce lors d’un simple curage de pieds classique (en sole donc) soit qui laisse une trace sur la paroi et liquide qui sent mauvais. Je suis infirmière depuis une dizaine d’année maintenant donc j’ai effectivement la vision médicale de l’abcès…. le soigner ou le laisser se soigner naturellement ne me pose pas de problème, je laisse faire sauf s’il ne guerit pas seul…

    Ce qui me pose problème c’est que ça revienne tous les ans, sur le même pieds (blanc) lors des premières sorties de printemps et cette fois juste après les avoir mise sur des cailloux. Mais il y surement autre chose nous sommes d’accord.

    C’est pour le côté préventif que je poste sur ce blog, parce qu’il me semble que c’est un aspect que les vétérinaires ne prennent pas en compte alors qu’ici il est primordial ce que je partage a 200%.

    Mais comment faire pour trouver où ce situe le déséquilibre a corriger? il est très difficile de faire le point sur tout l’environnement du cheval… Comme vous le dites dans d’autres articles chaque professionnel a sa vision de la chose…

  12. bonjour, je viens de lire votre article très instructif.
    Je me permet de vous demander conseil.
    mon cheval a fait, il y a 20 jours, un accrochement rotulien. Rien de bien méchant, c’est passé très vite.
    Mais il y a 10 jours, il ne posait plus le pied, semblant ressentir une douleur très aiguë. Pas de point chaud, ni de blessure apparente.
    J’ai fais intervenir le véto qui a vérifié l’absence de corps étranger. Du coup, piqure d’antibio, et anti-inflammatoire pendant une semaine. Il a posé le pied au bout de 2 jours de traitement, mais on sent bien qu’il ne s’appuie pas complètement.
    En nettoyant son pied tout à l’heure, j’ai vu que la fourchette était gonflée et très sensible. j’ai failli prendre un coup. Je ne sens pas de chaleur anormale ni ne constate d’écoulement.
    les chevaux sont dans un paddock avec partie dur régulièrement nettoyée, une partie boueuse qui ne les attire guère en ce moment, et un box ouvert bien entretenu.
    Les pieds sont sains, nus, parés régulièrement, et goudronnés de temps en temps.
    Il sont au foin + grains en petite quantité. pas de promenade depuis 10 jours pour le pépère concerné.
    Puis-je suspecter un abcès?
    Si je fais intervenir le véto de nouveau, il est bon pour une batterie de médocs et radio en prime!
    Ca me rassurerai d’avoir votre avis avant. Merci tout plein!

    • Bonjour,

      Vous avez commencé avec le véto… alors il faudra finir avec le véto…

      Tout (presque tout…) ce qui ne devait surtout pas être fait à été fait.

      Que voulez vous que je vous dises?

      Vous avez lu l’article… JAMAIS d’anti inflammatoire sur un abcès et vous laissez le véto faire cette connerie…

      Le cheval repose le pied… super, mais cela ne veux strictement RIEN DIRE !

      La suite, c’est rebelote… radios… plus curetage… plus pansements… immobilisation au boxe…

      Vous aller payer 500 euros de frais pour un truc qui se règle normalement en une semaine avec des produits qui coûtent 3 francs six sous…

      Sans compter toute les merdes que le véto aura injecté, la douleur issu du curetage, les risques de colique et de lymphangite avec le boxe….

      Les vétos ne se rendent pas compte mais leurs protocoles antibios + anti inflammatoire tuent les chevaux.

      • Merci Guillaume pour votre réponse rapide. J’ai lu votre article dernièrement et bien après le traitement malheureusement. Je voudrais justement éviter de nouveau le véto.
        Ca ressemblerait donc à un abcès d’après vous? Je n’en ai jamais vu! J’apprends sur le tas depuis 4 ans, arrivée de mes loulous.
        Il n’y a pas de changement sur son pied depuis, je laisse faire la nature pour le moment

      • Re,

        Je n’ai pas vue le cheval… Je ne peux donc rien dire.

        Vous pouvez appliquer le protocole indiqué et lui mettre un pads pour favoriser la locomotion.

  13. Nous sommes quelques gens qui font partie d’un groupe sur facebook qui débatont sur différents sujets concerant les chevaux pieds nus et en lisant votre article , certaines personnes ont semé le doute qu’ un abcès ne peut se former sans l’introduction d’une bactérie , donc un élément pathogène venant de l’extérieur . Alors comment un abcès peut se former sans présence de bactérie ??

    • Bonjour,

      Oui, c’est une façon de penser assez courante souvent issu de personnes ayant un bagage dit « scientifique » à tendance pasteurienne. On leur a appris que le corps est « stérile » et que les « méchants microbes » viennent contaminer l’organisme pur et sain…. D’où les théories sur l’hygiène, les vaccins, ou la pensée populaire du « j’ai attrapé une grippe » ou un rhume.

      La pensée non pasteurienne explique que les « bactéries » sont DANS notre organisme. C’est en fait la condition sine quoi non pour un fonctionnement optimal du système. Notre milieu intérieur héberge des bactéries, des virus et des champignons. Notre ADN est même constitué du code génétique de certains virus! Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts…

      Au final, la pensée « simpliste » du corps étranger est donc issue de la pensée pasteurienne. On « imagine » donc qu’un microbe va « rentrer » dans le sabot, arriver jusqu’au chorion et déclencher une « infection » … avec une réponse du système immunitaire et donc production de pue… mélange de globules blancs, de lymphe et de « microbes ».

      Le souci, c’est comment les microbes vont rentrer dans le pied.

      Par une plaie ouverte? Par un clou le plus souvent. Le clou du MF pourra passer trop près du chorion ou même DANS le chorion ou dans un petit vaisseau qui aurait migré… et apporter un corps étranger dans le pied.

      Pour un pied nu, pas de clou, pas de plaie (dans 90% des cas) alors comment le microbe va t’il rentrer? Comment des bactéries vont-elles passer 1 cm de sole compact? 2 cm de ligne blanche ou 1,5 cm de paroi « étanche » puisque la paroi externe est étanche.

      J’y ai longuement réfléchi et je ne pense pas que ce soit possible.

      Par capillarité? Par contamination lors du parage? On coupe les tubules… mais elles poussent du haut vers le bas et s’exfolient très vite.

      Par création de micros lésions? Non.

      Les microbes sont A l’INTÉRIEUR. Alors une « bleime » peut provoquer une exsudation. C’est tout à fait possible. Par excès de pression à cause d’un parage invasif. D’un caillou pointu ou d’un appui mal distribué. Un coussinet plantaire faible ne pourra pas encaisser une grande quantité d’énergie et il suffit qu’un cheval en transition se sauve sur la route pour provoquer une grosse déchirure sur les glomes avec un écoulement séreux.

      Les plastinations (ou veinographies) nous montrent que certaines parties du pied « ferré » peuvent ne plus être vascularisé normalement, provoquant des zones « avasculaires » et donc possiblement nécrotiques…. qui en se régénérant, donc en se re vascularisant, peuvent donner pas mal de travail au système lymphatique. Ce faisant, un foyer de matières nécrotique pourra être traité par l’organisme.

      Le pied, avec son rôle de pompe, expulsera ces matériaux au plus court, de façon mécanique.

      Il se passera la même chose lors de contaminations aux pesticides ou à certains médicaments très agressifs qui « pour moi » viennent se bloquer dans les capillaires coincés entre l’os et le sabot… car une très faible inflammation (et congestion) à ce niveau là, sera catastrophique. Le phénomène de « blocage » sera d’autant plus important que le cheval a des anastomose artério veineuses au-dessus du boulet pour court-circuiter le pied… Un polluant, des bactéries nécrophiles circulantes issu d’une perméabilité intestinale ou des tissus nécrosés resteront ainsi bloqués dans le pied par le shunt et l’inflammation.

      Oui, parce que des intestins « pourris » par une alimentation « classique » ou du foin moisi, pourront distribuer des bactéries nécrophiles dans la circulation artérielle par un passage de la muqueuse intestinale. (Cela peut donc venir conforter les « scientifiques »… )

      Une autre explication, c’est l’oedème provoqué par une acidose lié à un mauvais fonctionnement. Une lésion ostéo viendra bloquer le système lymphatique et vasculaire. ( c’est le but de la VRAI ostéo de remettre ces 2 systèmes en route…) Une zone fortement congestionnée verra s’accumuler des déchets métabolique issu du fonctionnement cellulaire « normale » plus ceux issus d’un mauvais régime et du stress de lésions possible dû à des surfonctions ou des efforts répétés sur des structures non développées correctement.

      Pour un fonctionnement correct, il faut une forme correcte…. et donc un parage et un environnement correct… C’est la théorie… dans la réalité, c’est souvent de travers.

      On peut avoir des bactéries et des champignons (je n’ai encore pas parlé des candidas albicans… qui produisent de l’acide tartarique et des acétaldéhydes) dans les pieds… et donc avec un terrain physiologique adapté, une prolifération de pathogènes (vision pasteurienne) ou de flore commensale (pourrait on dire) interne, venant « nettoyer » les pieds de l’intérieur.

      Pour moi, sans une blessure, un accident (galopade sur sols durs ou caillou) ou de parage INVASIF comme le pourrait être un « strasser » ou un « enoff », on peut assister à des abcès (qui n’en sont pas) qui sont le symptôme d’une amélioration du pied, éliminant des tissus nécrosés, des bactéries nécrophiles, des produits acides, des polluants ou encore issu de la mise en fonction de zones atrophiées, congestionnées et sous vascularisés souvent dans la partie caudale qui sera la plus propice à récupérer une forme et une structure correcte pendant un traitement podologique adapté.

      J’ai vu des abcès percer après des séances de Shiatsu ou d’ostéo et ce à plusieurs semaines du parage…. Ce qui prouve que quand on touche au système lymphatique, il se produit des réactions, qui peuvent être plus ou moins importantes.

      Le phénomène appelé à tort « abcès » est BEAUCOUP, mais alors beaucoup plus complexe que la simple bactérie qui rentre dans le pied……

  14. Bonjour,

    Je voudrais vous raconter mon histoire.
    J’ai deux chevaux. Le premier qui a 23 ans, le second 5
    Mon papy, je l’ai récupèré car il devait aller à la boucherie. Le second, un PSA, car il ne courait pas assez vite. Il n’était « que » second en course. Bref…
    J’ai toujours opté pour le pied nu par conviction et j’ai toujours eu un malaise quand je vois un MF taper des clous dans du vivant.
    Cette conviction n’a fait que grandir au fil des mois.
    En voici la raison.
    Les chevaux sont en pension à côté de che moi.
    Au mois septembre, le proprio de la pension, par négligence n’a pas donné de foin. Mon jeune, grand gourmand, a mangé une plante (l’ostheo penche pºur une plante amer qui poussait en raison de l’humidité de l’automne pourri). Le jour d’après, il a commencé une colique.
    Moi qui prend du temps en général pour appeler le véto et ainsi éviter de rentrer dans le jeu chimico-phsycorigide!! Mais là je l’ai fait.
    Nous l’avons récupéré de justesse, à quelques heures près.
    Le véto m’a avoué avoir injecté un niveau produit qui empêche la nécrose des intestins (c’est ce que je me rappelle). Malheureusement également des cortocoïdes et donc il avait mis des talonnettes car le cheval pouvait faire une fourbure.
    Il voulait également mettre un fer en cœur. J’ai refusé.
    En discutant avec mon podologue ( méthode KC), il m’a dit pouvoir le soigner.
    En rentrant dans la nouvelle écurie (oui car la première chose que j’ai faite et de changer de pension), le podologue lui a posé des PHW avec des sole mate.
    Les parages semblaient correctes.
    trois semaines plus tard, une radio indiquait une descente ainsi qu’une rotation de P3
    J’étais attéré.
    Le véto a réitéré son idée à savoir mettre un fer et le laisser au box.
    Le podologue lui, m’a affirmé que le cheval « était un bon cheval de prés »!! Venant d’un podologue, j’étais d’autant plus attéré.
    J’ai passé une nuit blanche à me renseigner et finalement j’ai été en contact avec un MF aux USA qui à mis au point un système qui permet de soigner le pied du cheval.
    Je l’ai fait venir car personne à part lui avait d’espoir. Pas même le podologue car après lui avoir parlé de ce système, il m’a repondu que je n’avais « rien compris à l’histoire », qu’il ny avait pas de rotation etc… ( alors que les radios prises à un mois d’intervalle montraient nettement un changement!!!!). Depuis lors, il ne me répond plus au téléphone.
    Mon Ostheo, m’a alors conseillé une autre podologue avec qui je travaille toujours, et moi j’ai commencé à me documenter et à me former à la podologie.
    et je me suis naturellement rapproché de la méthode Ramey. En vérité, en lisant son livre, articles et réflexions, de quelque chose comme le PEL!! Car je suis en accord avec vos écrits.
    Je ne suis pas MF mais en mettant en pratique ce que j’apprends, les pieds de ma chevaux vont de mieux en mieux.
    Oui je pratique après avoir appris dans les livres mais pas que. Je suis parti au USA pour suivre une formation, je suis membre AHA et PCHP, j’ai suivi des formations en Allemagne, Suisse et Autriche ( dans ces pays, le pied nu et beaucoup plus développé que chez nous à tel point que je me suis demandé si ces chevaux sont génétiquement identiques aux nôtres ou bien ce sont les germains qui ont un code génétique différent car ils ne se posent pas la questions de savoir si leur chevaux peuvent marcher pieds nus.)
    ET je parre mes chevaux moi-même. Je ne me prétend pas podologue.
    Donc, Jai refusé de mettre mon cheval uniquement au box, je le fais marcher le plus souvent possible soit dans du sable mou, pieds nus, soit en balade dans la mesure de ses possibilités avec des boot avec inserts.
    Les talons sont courts, je ne touche absolument pas à la sole ni à la fourchette ordis pôur enlever les peaux mortes, je raccourcis les barres, et fait un roll.
    Résultat,début decembre, les radios montrent une amélioration nette et une incompréhension du veto nette elle aussi.
    samedi dernier, l’ostheo est passé.
    Hier j’ai remaqué un abcès à chaque antérieur.
    Je suis content d’avoir lu votre article car il m’explique mieux le phénomène même si je suis habitué à me débrouiller seul et dans l’incompréhension de toute l’écurie pour qui je passe pour un martien à vouloir laisser mes chevaux pieds nus.

    Je souhaiterais vous rencontrer pour parler plus longuement de la podologie.
    Faites vous des conférences ou des stages de formation?

  15. Bonsoir,

    Ma jument était fortement boiteuse il y a un peu plus d’une semaine (2 jours après le vaccin). Je pense tout de suite à un abcès. Le soir, je lui fait un cataplasme de graine de lin cuites. Et préalablement je vaporise du vinaigre de cidre avec des HE de tea tree. Le lendemain, elle est engorgée jusqu’au boulet.
    Deux jours plus tard, plus aucune boiterie et rien n’est apparu visuellement sur le pied.

    Une semaine s’écoule et après 30 minutes de pas, elle est tres fortement boiteuse. Un minuscule trou s’est dessiné sur la sole de son pied. J’ai vaporisé au vinaigre de cidre et tea tree puis fait un cataplasme au graines de lin. Aujourd’hui, du pue sort du trou. J’ai refait un cataplasme.

    Je n’ai pas du tout suivi vos conseils… car je ne suis pas venu voir cette page avant. J’avais bien essayé de lui faire un bain de pied mais c’est mission impossible, elle a trop peur…

    Pour info, elle est pieds nus depuis plus d’un an et sinon elle a des problèmes récurrents de sacrum qui se répercute principalement sur 2 de ses pieds dont celui touché (ou alors c’est l’inverse, ses pieds se répercutent sur son sacrum).

    Pouvez vous m’indiquer la marche à suivre maintenant que le pue commence à sortir? Ai je raison de me dire que cet abcès est le début d’une guérison de son probleme sacrum/pieds ou est ce seulement du au vaccin? (Je pense que vous ne pourrez répondre sans voir la jument mais je la pause quand même)

    D’avance merci,

    Isabelle

    • J’ai oublié une question, est ce interessant de faire un drainage hepatique suite à un abcès?

      Merci

      Isabelle

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  18. Bonjour, Je me permets de vous écrire, car je suis un peu perdue. Mon cheval qui à 26 ans, qui est très maigre, à un abcès au niveau de la couronne du pied droit (il en a eu un autre au pied gauche en même temps mais qui s’est guérit seul en quelques semaines après avoir percé) qui est apparu une semaine après un parage très court. Il avait tellement mal que pendant plusieurs semaines il ne pouvait plus marcher, son pied ne faisait que gonfler ainsi que toute sa jambe (de la couronne jusqu’à l’avant bras). Etant de voyage pendant 3 mois, je n’ai vu l’état de mon pauvre cheval il y a deux jours seulement : catastrophique. L’abcès, qui à percé 1 mois après son apparition, est toujours bien visible, et coule toujours, il est toujours enflé de la couronne jusqu’au canon, mais n’a plus vraiment de gène pour marcher. La seule chose que j’ai fait pour l’instant est de laisser son pied tremper dans de l’eau tiède avec du savon blanc pour nettoyer la plaie et de mettre de la bombe violette Septiject, et quand je l’ai relâché au pré, il est parti en trottant… le lendemain, la plaie suintait de nouveau… Je n’ai aucune idée de quoi ça peut être dû ni de comment je peux soigner une telle « plaie », si vous avez des conseils à me donner, ça serait avec grand plaisir!

    Merci beaucoup

    • Bonjour,

      Je laisserais pour ma part couler l’abcès qui doit se vider et qui sert surement de drain pour un phénomène émonctoriel massif situé plus haut.

      Avez vous lu mes 2 articles sur les abcès? J’y donnes des propositions de choses à faire.

      Pour le manque d’état, ce n’est pas grave en soit…. La vitalité est plus importante!

      Etat du poile? Couleur des muqueuses? Etat de la corne des pieds? Peau? Crinière?

      Couleur et abondance de l’urine? Crottins?

      Comportement apathique ou vif?

      Voir un peu les côtes n’est pas un problème mais si tout le reste n’est pas beau, oui, là faut commencer à mettre des choses en place.

      EMa?
      Eau de mer diluée?
      Algohm?

      • Bonjour,
        J’ai suivi les conseils que j’ai trouvé sur votre blog et le vétérinaire était venu : il m’avait suggéré de faire un traitement de 5 jours d’intramicine, résultat : l’abcès s’était bien résorbé (sans disparaitre complètement.
        En ce qui concerne l’état du cheval, je lui donne un peu d’orge concassé, et avec la bonne repousse de l’herbe, il a bien repris, son poil est brillant, ça fait plaisir à voir. Il est vif, et ses crottins sont de bon aspect.

        Cependant, il a de nouveau fait un abcès il y a deux jours au même endroit, qui n’a pas encore percé… mais j’ai découvert avec effroi hier, après un bain de pied à avec un peu d’eau de javel, que sa plaie (de son ancien abcès) était bourrée de myiases… je lui fais donc des bains de pied à l’eau de javel diluée, puis lui mets du septiject… Est-ce que vous avez des conseils pour lutter efficacement contre les myiases??

        merci beaucoup pour votre aide

      • Bonjour,

        Vous dites « suivre les conseils du blog »….

        Je m’interroge, parce que vous faites une liste complète de tout ce que je conseilles de ne pas faire…

        Je ne sais pas si vous habitez en Afrique, mais en France, les chevaux (et les hommes) n’ont pas de myiases!

        Il se peux qu’avec une fourchette complètement nécrosé par l’eau de javel, des larves de mouches aient pus se développer dessus afin de manger les tissus en putréfactions…. C’est une bonne chose! Les larves ne consommant QUE les tissus nécrosés et pouvant faire un travail remarquable. (contrairement aux soins que vous semblez pratiquer)

        On appel ça la « maggot therapy » (anglais) ou « l’asticot thérapie » (français) et c’est très efficace!

        Dans l’ordre:

        véto > inutile pour un abcès de pied.
        Antibios > inutile et même nuisible pour le cheval et surtout pour un abcès de pied
        l’orge concassé > inutile et contre productif … mais concassé, il peut s’oxyder et produire des mycotoxines très dangereuses pour le cheval….
        La javel > inutile et source de surinfections!!!

        Relisez les articles sur les abcès, l’article sur la digestion du cheval…

        Les pieds du cheval sont ils correctement parés? Parce que j’ai des doutes, vue comment ça dégénère.

        Vous habitez dans qu’elle région, je peux peut être vous conseiller quelqu’un?

  19. Votre article est rassurant
    mais j ai un autre cas preocupant
    Un demie poney grise
    (elle a toujours eu les fourchettes qui avaient tendances a s arracher mais pas a ce point la)
    a perdu sole fourchette et glomes en marchant
    elle est ds un box tres propre
    qu en
    pensez vous? avez vous rencontre un cas similaire?
    j ai des photos
    merci d avance

  20. Bonjour. Vous semblez être calé dans le fonctionnement des pieds nus. Sur Internet on trouve de tout niveau parage . D’après vous, il est préférable que les parois soient rabotées jusqu’à la ligne blanche avec un gros roll qui fait un peu le pieds en cylindre, ou faut-il laisser le pieds s’évaser un peu en babouche. Auriez-vous éventuellement une photo d’un bon parage, car mes chevaux fond des abcès depuis 1 an seulement et le plus vieux a dix ans. Je me pose des questions. Merci

      • Ben c’est ce que m’ont fait les pareurs que j’ai fait venir. Mes chevaux n’ont jamais été férré et depuis que je fais venir des pareurs, c’est la cata. Dans le premier cas, il n’y avait plus de paroi qui touchait le sol ce qui a rendu le cheval boiteux jusqu’à faire des radios car ça a duré plus de 2 mois. Et dans le deuxième cas, le cheval s’est bléssé avec le bord de la paroi et fait des abcès. Je ne sais plus quoi faire.

      • Bonjour,

        « il n’y avait plus de paroi qui touchait le sol ce qui a rendu le cheval boiteux »

        Ce qui a fait boiter le cheval c’est une arche interne effondrée, une sole périphérique pas assez épaisse… et peut être un parage trop invasif. Mais il faut bien savoir que le cheval DOIT marcher sur sa sole ET que suivant le niveau de développement/pathologie de son/ses pied(s), on va devoir gérer son confort et son activité avec des boots, des terrains et un travail adaptés.

        La mise en support de la sole périphérique est une étape dont on ne peut se passer pour retrouver un pied fonctionnel… malgré tout ce qu’on peut lire içi ou là… MAIS oui, c’est une étape de réhabilitation et donc le cheval ne sera pas fonctionnel… et oui, il pourra avoir besoin de boots pour passer ce cap … mais en aucun cas, cela doit conduire à des boiteries qui durent des mois… ! ! !

        Tout au plus, le cheval va montrer une gène sur terrains dure pendant 3 à 10 jours GRAND MAXIMUM! Je dis bien « gène » et pas claudication! (avec mouvements de tête et soulagement d’un membre) Si ces signes apparaissent c’est que quelque chose ne va pas et il faut impérativement se poser des questions. ( hi/lo? parage de travers? Parage invasif? Pas assez de talon? pince migrée? arche interne effondrée? Abcès? Inflammation? élastose? lésions osthéo? … )

        Les radios ne servent à RIEN pour une boiterie… C’est de l’argent foutu en l’air. Il vaut mieux l’investir dans une paire de boots de soins qui viendra soulager le cheval instantanément et donc écarter de faite une éventuelle fracture… (chose que je n’ai pas encore vue en plus de 30 ans de vie commune avec les chevaux…)

        Un cheval ne DOIT PAS se blesser par des atteintes … si c’est le cas, c’est que les pieds sont complètement déséquilibrés!

        Bref. y a du boulot!

  21. Bien merci.
    Mes chevaux sont à tendance cagneux des antérieurs (chevaux lourds avec un poitrail large). Le plus petit à des hypposandales pour l’extérieur depuis 1 an et c’est lui qui souffre le plus, alors que cela fait 10 ans qu’il est pieds nu. C’est suite au passage du premier pareur qui l’ai mis complètement boiteux.
    J’ai aménagé le parc avec des déchets végétaux broyés pour une zone souple, et des cailloux pour une zone très dure, en plus du terrain naturel. Il est nettoyé 2 fois par jour. Les chevaux ont du foin quasi à volonté (prairie artificielle, je ne peux pas faire autrement (marchand de foin)), et sont complémentés avec de la biotine.
    Je descends les barres toutes les semaines, la paroi quand c’est plus haut que la sole, et les talons quand c’est plus haut que les glomes, car ça pousse vite, mais je ne touche pas à la fourchette et je ne corrige absoluement pas les aplombs pour les rentre moins cagneux. Je pense bien faire et je me donne du mal. Peut-être que j’en fais trop ? Faites-vous des formations ?

  22. Je précise que mon foin n’est pas luzerné. Mais azoté, certainement.

  23. Ma jument a un abcès qui vient de percer au niveau d’un glome. Si j’ai bien compris, l’abcès est déjà mûr vu qu’il a percé.
    Faut-il faire des soins particulier maintenant que ça a percé? Bain de pieds au bicarbonate?
    (Vous la verrez dans un peu plus d’une semaine, ce sera notre premier rendez vous avec vous)

    Elle boitille au trot mais rien de bien méchant.
    La guérison est-elle longue? on avait une course de prévue prochainement.

    Merci

  24. Bonjour
    Quelle différence entre le savon noir, la graine de lin, le bicarbonate pour faire mûrir l’abcès ?
    Préférences ou réel différence d’efficacité ?
    Merci
    Sébastien KNOCKAERT

    • Bonjour,

      Il n’y a fondamentalement pas vraiment de différence… Le but est toujours de « basifier » le pied par osmose.

      Le savon noir, le bicarbonate et la graine de lin sont 3 produit très basique. La graine de lin cuite apporte en plus un mucilage très épais qui va venir ramollir les tissus (est-ce utile?).

      L’eau de javel habituellement recommandé par les pros « classiques » est AUSSI un produit hautement basique… mais tellement basique, que cela en devient nécrosant… On pourrait aussi utiliser la soude… pourquoi pas?

      Perso. Je ne vois pas vraiment de différence entre les produits cité plus haut… et l’argile, l’eau de mer, le sel d’epsom, la compresse d’animalintex, le chlorure le magnésium …

      L’important à mon avis c’est la mise en place du « pads » pour assurer un meilleur confort d’appuie, favoriser le processus d’encapsulation avec:
      – Hepar sulfur 7ch
      – Silicea 7ch

      Le produit « miracle » serait sans doute plus l’huile de ricin, qui est un produit dont toutes les propriétés ne sont pas vraiment comprises.

      Le silicium G5 est aussi un « super activateur » de sorties d’abcès… (testé et approuvé sur moi même)

      • Bonjour
        Jamais eu de résultats super probants avec the famous Silicium G5
        La soude c’est bien mais ça pique un peu le nez je trouve …
        Bonne journée

  25. Bonjour,
    J’ai lu votre article fort intéressant à la suite de l’abcés de mon cheval en novembre 2014. J’ai évidement fait tout ce qu’il ne fallait pas, anti-inflamatoire…
    Bref l’abcés est sortie deux semaines plus tard part la couronne, tout c’est bien passé et une belle cicatrice sur son sabot descend au fur et a mesure de la pousse.
    Aujourd’hui sur le haut de la couronne je vois de nouveau une boule, le sabot et légèrement chaud, le cheval boite a peine, disons qu’il faut vraiment rester attentif pour voir qu’il n’a pas le même trot que d’habitude.
    Par contre lorsqu’on touche la boule qui ressemble clairement à un abcés il bouge beaucoup. Que faire?
    Mon cheval est au pré et je compte le laisser, mais faut il que je j’appel le maréchal ou le véto ou que je laisse simplement l’abcés percer?
    Faut il que je lui fasse des soins afin de faire murir l’abcés?
    Est ce que je peu continuer à le monter en carriére s’il ne boite pas ?
    Je suis pour les méthodes les plus naturelles possible et faire venir un maréchal pour qu’il creuse me semble une très mauvaise solution, merci de me conseiller. Bonne journée Aurore

  26. J’ai bien l’intention de pratiquer ce protocole, mais vous précisez aussi à la fin de votre article: » Le pire étant celui des photos mises plus haut et sortie en couronne. »
    Et comme je le précise l’abcés de mon cheval sort à la couronne donc je voulais juste savoir si vous aviez d’autre chose à conseillers.
    Je voulais aussi savoir si je pouvais le monter? le cheval ne souffre pas, mais ne vaut il pas mieux le laisser tranquille?
    Une dernière question, vous précisez pas d’anti-inflamatoire, mais l’aspirine?
    L’aspirine seulement à forte dose possède une activité anti inflamatoire alors peut elle être conseiller en petite quantitée lors d’abcés? Cela permettrais peu être de soulagé le cheval?

    • Bonjour,
      A mon avis Guillaume voulait dire que la photo de l’abcès en couronne était le pire cas d’abcès d’une manière générale, et pas le fait qu’il soit en couronne. Car un abcès qui sort en couronne c’est très courant, et c’est même (de mon expérience) très facile à gérer.
      Pour l’aspirine je ne sais pas mais perso je préférerais ne rien donner.
      Et s’il ne boite pas, rien n’empêche de continuer les activités habituelles, au contraire en maintenant l’activité, on maintient une bonne vascularisation, donc on facilite les processus « naturels », et donc l’évolution de l’abcès.

  27. Bonjour,
    Pour l’aspirine je me posais la question plus en cas de boitement, et effectivement pour cette situation je ne lui ai rien donné, et j’ai continuer à le monter simplement au pas afin que justement le processus accélère, j’ai aussi appliquer le protocole, bref tout est fini une toute petite entaille c’est faite, je pense que sa devait peu être un reste du premiers abcès. Merci

  28. Bonsoir
    Merci pour toutes vos précisions
    En revanche quelle est la posologie a donner et la durée de traitement pour
    – Hepar sulfur 7ch

    – Silicea 7ch
    Et faut il donner en même temps Pvb abces si oui quel dosage et combien de temps?
    Fait il refaire une cure de pvb drainage hépatique après un abces?
    Merci beaucoup

    • Bonjour,

      Je ne donnes pas de posologie…

      Vous pourrez trouver ces infos assez facilement! 😉

      Le Pvb abcès contient déjà les 2 remèdes…

      Le Pvb drainage n’est pas à faire systématiquement…. faut voir au cas par cas!

    • Tu peux soit utiliser le PVB abcès qui est tout préparé soit donner Hepar sulfur 7ch Silicea 7ch, 3 à 6 fois par jour, 10 granules de chaque à chaque fois. A faire en fonction de l’intensité de l’abcès et du temps dont on dispose…

  29. Bonjour,
    J’ai découvert votre blog hier, je n’ai lu que cet article pour l’instant mais tout ça m’a l’air très intéressant.
    Ma jument a probablement 2 abcès, antérieur droite (boiterie ++ depuis mardi )et postérieur droite depuis hier. Elle refuse de marcher et semble avoir vraiment très mal. Le seul pied que j’arrive à soigner c’est l’antérieur, elle ne peut pas donner le postérieur.
    Pour l’instant elle a eu des bains d’eau de javel + traumasédyl en homéo, j’ai remarqué sur des abcès précédents que cela avait l’air de la soulager et aidait l’abcès à murir.
    Le maréchal ferrant vient ce soir, mais du coup j’hésite à le laisser dégager les abcès, même si j’aimerai bien qu’elle souffre moins.
    Quand vous dites pas d’anti inflammatoire, est ce que cela regroupe aussi l’usage de plantes type Arpagophytum ou cassis qui ont des propriétés anti inflammatoire ?
    Question sûrement idiote, mais qu’appelez vous « pads » ? J’aimerai bien trouver un moyen de la soulager et de la faire marcher.

    Merci

  30. Bonjour Guillaume,

    Je viens de lire votre article et la plupart des commentaires dessous.

    Je me permets de vs soumettre également le cas de ma jument, qui me semble plus « simple » que bien d’autres, mais qui bien sur m’inquiète…

    Elle a 19 ans et vit au pré, ferrée. Mis à part un abcès il y a 4 ans, traité a priori comme il ne faut pas (petit trou dans la sole et bain de javel tous les jours avec pansement fermé, le tout préconisés par le maréchal) ma jument n’a jamais eu de souci (je touche du bois pr que ca continue!)

    Du coup, je ne m’y connais pas trop en médicament, homéopatie etc…

    Bref, elle a déferré récemment (le 26 juin), et le maréchal est venu le 30 juin pour lui remettre les deux fers tombés. Comme il devait la reférrer une semaine après (le 8 juillet) il a finalement tout fait le 30 juin (parage et ferrage des 4 pieds).

    Je suis retournée voir ma jument 5 jours après et tout allait bien.

    Mais depuis samedi dernier (11 juillet, soit 11 jours après le passage du maréchal) elle a l’air vraiment gênée au niveau des postérieurs, et plus précisément le droit.

    Elle lève alternativement l’un et l’autre des postérieurs comme pour se soulager.

    Je ne constate aucun signe de coups, aucune contusion, blessures et ni même chaleurs particulières (en même tps il fait 40 degrés chez ns en ce moment…). Elle mange et boit normalement, elle a l’œil coquin comme d’hab.

    Les seuls choses anormales sont :
    – qu’elle se soulage les postérieurs en les levant régulièrement l’un puis l’autre
    – qu’elle ne part pas au trot (je ne la monte pas du coup comme elle a l’air mal dans ses baskets) mais j’ai essayé de la faire trotter en jouant avec elle : elle secoue la tête mais ne part pas. A la longe, idem. Je vois bien qu’elle a mal au(x) pied(s).
    – elle ne se roule pas, même après une bonne douche, ce qui habituellement est instantané (j’imagine que si elle a mal, elle sait qu’elle va souffrir en se relevant)

    J’ai donc décidé de voir comment la situation évoluait et en une semaine, ça n’a pas empiré – enfin je ne vois rien de plus en tout cas – ni amélioré, c’est toujours pareil.

    Je la douche entièrement à chaque fois, et je lui graisse les pieds (j’avais le sentiment aussi que le sol très dur et les pieds très secs pouvaient être la source de sa gêne mais pourquoi sur un seul pied?)

    J’ai donc eu le réflexe d’appeler ma veto qui m’a évoqué les fourbures (pas la saison ? Et puis elle est pas couchée, elle marche normalement bien que gênée sur le sol caillouteux)… Et puis m’a dit que c’était peut être un abcès.

    J’y pensais aussi et/ou parage peut être trop court et/ou trop tôt ?

    Bref, qu’en pensez vous ?

    Est il possible que le parage trop court ne déclenche une gêne et une souffrance « que » 10 jours après ?

    Comment la soulager ? Et quels soins éventuellement lui prodiguer ?

    Je constate fièrement que j’ai eu le bon réflexe « anti inflammatoire »… Je ne lui en ai pas donné mais j’ai interrogé ma veto pour savoir si ça soulagerait pas la jument… J’attends sa réponse ! Mais j’ai compris qu’il ne fallait pas, si c’était bien un abcès.

    Comme vs différenciez les abcès pieds nus (« faux abcès ») des abcès pieds ferrés, je me perds un peu…

    Merci pour votre aide, précieuse.

    Et merci pour votre article.

  31. Ping : Pete Ramey et le parage naturel – Partie 2 | Un journal particulier...

  32. Bonjour
    Merci pour cet article super intéressant, ainsi que vos conseils ! J’ai juste une question: les antibios et une radio sont ils vraiment superflu si l’abcès est clairement provoqué par un objet pointu qui a perforé la sole? L’abcès a percé en partie mais le poney est tjrs incapable de poser le pied. merci d’avance de votre réponse

  33. Bonjour,

    J’ai des équidés parés par une podologue, nourris à l’herbe, foin en filet petites mailles et oligo-éléments et plantes. Ils vivent sur plusieurs hectares de pré et partout les chênes laissent tomber des kilos de glands et voilà une bonne cause d’éventuelle intoxication.

    Que choisir pour leur santé ? Laisser se déplacer les animaux qui peuvent marcher toute la journée en sachant qu’ils ingèrent une bonne partie de ces glands et leurs tanins et risquent abcès ou fourbure malgré un drainage hépatique, ou limiter leurs déplacements à un espace très restreint sans toxiques, donc peu de mouvements et sur-pâturage.

    Certains équidés en bonne santé peuvent-ils supporter une intoxication aux tanins journalière pendant quelques semaines sans problème ? Entre deux maux il faut choisir le moindre. Merci de me communiquer votre opinion sur le sujet.

    • Bonjour,

      Si vous pouvez ratisser le plus gros… je penses que ça peut être une bonne solution.

      D’autres, mettent un fil temporaire autour des chênes à la période où ça tombe le plus puis l’enlève après.

      Les chevaux de ma mère en mangent depuis 10 ans et on a jamais eu aucunes crises de rien du tout… mais ils bénéficient d’un environnement à la végétation particulièrement variés.

  34. Bonjour à tous,
    Je viens de lire tout cet article que je trouve vraiment intéressant. Hier en passant voir ma jument comme chaque jour, j’ai remarqué que celle-ci était allongée dans la prairie (chose qu’elle ne fait jamais sauf quand elle a un problème).
    Le temps que je me stationne, celle-ci c’était mise debout mais boitait fortement de l’antérieur droit. A l’arrêt celle-ci soulage son antérieur en permanence en le posant en pince. 1er réflexe, je regarde mais aucune plaie et aucun membre chaud mise à part le sabot qui l’est légèrement.

    Je déteste l’a voir dans cet état, on voit qu’elle souffre, mon jeune poney à souffert de ça pendant 15 jours l’an dernier avant que l’abcès ne ressorte à la couronne, le pauvre ne voulait même plus poser son antérieur au sol les 1er jours.

    Je n’ai pas envie que ma jument ai à supporter la douleur aussi longtemps, je souhaiterai donc essayer votre technique. Si j’ai bien compris :
    – chaque jour petites gélules de hepar sulfur et silicea 7ch ou pvb (qui semble être un « mélange » de ces deux ingrédents)
    – ensuite bain pour le pied de ma juju avec savon vert ou bicarbonate
    – et enfin appliquer des compresses imbibée d’huile de ricin (tenu par du vetrap) et bandage changer min toutes les 24h et mieux toutes les 12h.

    Est ce bien celà ?
    Pouvez vous également m’en dire plus sur la cure d’eau de quinton en isotonie ? Faut il verser une ampoule d’eau de quinton dans l’alimentation ?

    J’espère que l’abcès de tardera pas trop à murir.
    Pouvez vous me dire si il est nécessaire ou en tout cas utile de faire autre chose une fois l’abcès guérit ?

    Un grand merci à vous, j’espère que mes questions pourront aider d’autres personnes.
    En tout cas superbe article je vais partager cette expérience avec mon entourage dès que ma jument ira mieux.

  35. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter pour vous demander des précisions concernant les soins à donner à mon âne qui a sorti un énorme abcès en couronne depuis 4 jours. J’ai lu votre article en long et en large de nombreuses fois, ce qui m’a conduit à résister à la tentation des bains de Javel prescrits par le vétérinaire, toutefois il me manque quelques précisions pour être rassurée sur ma manière de faire.
    L’abcès est au postérieur droit, il y a une énorme ouverture en couronne (semblable aux premières photos de l’article) d’où sortent du pus épais et du sang, depuis 4 jours. L’âne est couché quasiment constamment depuis ce temps (on a réussi à le faire lever 2 fois brièvement). Il est au pré.
    Jusqu’à hier je lui ai seulement donné pvb abcès régulièrement. J’ai acheté de l’argile verte et de l’HE de tea tree, mais je ne sais pas trop comment les utiliser:
    – Je pensais à un bain de pied bicarbonate de soude + HE tea tree, mais à quelles concentrations? (j’ai vu 4 cs de bicarbonate par litre, et HE?)
    – Je me pose la question de faire un emplâtre d’argile verte, mais puis-je l’appliquer directement sur la plaie ouverte? Et puis-je y ajouter de l’HE de tea tree, et si oui en quelle quantité?
    Merci d’avance,
    Sandra

    • Bonjour, je me permet de vous donner une réponse provisoire en attendant l’avis de Guillaume. Depuis plusieurs années je soigne les blessures et bobos de mon âne et de mes chevaux avec des méthodes naturelles. Vous pouvez effectivement donner PVB Abcès, faire les bains d’eau au bicarbonate, puis juste après, tartiner la zone avec de l’argile verte mélangée avec 3 gouttes de tea tree. Je prends un bol type pot de fromage blanc avec couvercle, et fais mon mélange dedans (l’argile doit être préparée sans avoir de contact avec du métal : prendre un bol en plastique ou céramique et touiller avec une cuillère en bois ou plastique). Ne pas hésiter à en remettre plusieurs fois par jour.
      Ce qui marche aussi très bien, c’est le miel bio de thym ou de mélaleuca, comme dit sur le site.

      • Bonjour, merci beaucoup pour vos conseils. Guillaume m’avait aussi répondu personnellement, je l’en remercie aussi. Je n’ai pas donné suite car j’ai fait euthanasier mon âne le 27 décembre. Votre message me donne l’occasion de revenir sur ce terrible échec.
        Mon âne ne s’est plus levé, et les escarres rongeaient ses jambes. L’abcès, 10 jours après son ouverture, continuait à suinter sang et pus, et le sabot semblait presque se décoller. Beaucoup de souffrance pour lui. Pour moi une immense tristesse (je l’avais depuis 17 ans…) et des remords et de l’incompréhension.
        Cela fait 2 ans 1/2 qu’il était soigné pour une boîterie à ce pied. Il avait toujours été sujet aux abcès, et depuis 3 ou 4 ans au mois d’août en particulier. Donc fin août 2013, quand il a commencé à boîter, nous ne nous sommes pas inquiétés. Mais la douleur a augmenté sur plusieurs mois, il ne posait plus du tout le pied et se déplaçait très peu.
        Après de nombreuses radios et l’avis d’une de ses consoeurs, ma vétérinaire a conclu à une maladie naviculaire. Les anti-inflammatoires n’avaient aucun effet. Il a eu une première perfusion de Tildred en mars 2014, qui a apporté une très brève amélioration (une semaine…) avant une nouvelle dégradation. Deuxième perfusion de Tildred en septembre, qui n’a eu quasiment aucun effet. Kapla souffrait beaucoup, la vétérinaire ne s’expliquait pas bien l’intensité de sa souffrance par rapport à la taille de la lésion visible sur la radio sur l’os naviculaire (lésion qui ne s’était pas aggravée en un an, au contraire). Elle a vu comme seule alternative à l’euthanasie, une nevrectomie. Il a donc été opéré en février dernier. Le résultat a été spectaculaire (quand je l’ai ramené au pré après une semaine d’hospitalisation, il a galopé!), mais au bout de 3-4 semaines (suite à une petite fugue avec sa copine), la boîterie s’est accrue, sur plusieurs mois à nouveau. Fin août j’ai appelé la vétérinaire qui a prescrit des anti-inflammatoires, sans trop comprendre, assez pessimiste. Et quelques jours après, un gros abcès est sorti en couronne. Grand soulagement, début octobre il ne boitait quasiment plus, nous avons même fait une toute petite ballade, ce qui n’était plus arrivé depuis 2 ans. Le maréchal a trouvé des traces de l’abcès cicatrisé sous le pied aussi. Puis la boîterie et réapparue et a augmenté jusqu’à fin décembre, jusqu’à ce que l’abcès perce et que Kapla se couche. Au bout de 2 jours où il était couché, et inquiète par l’aspect de la blessure (énorme, presque toute la couronne, sang), j’ai fait venir la vétérinaire. Elle a conseillé de quand-même donner des anti-inflammatoires en plus des bains de Javel, pour qu’il se lève, et dans l’attente de pouvoir faire une radio afin de voir ce qu’il y avait dans le pied.
        Ayant lu les articles entre-temps, je n’ai pas donné la finadyne, ni bains de Javel, mais pvb, argile verte+ tea tree et parfois bains de bicarbonate (pas facile couché). Et anti-douleur en homéopathie. Nous l’avons retourné tous les jours pour limiter l’expansion des escarres, mais il se remettait sur le même côté. Le 26 au soir j’ai donné de la finadyne. Le 27 au matin il a pour la première fois fait de nombreux efforts pour se lever. Mais son deuxième postérieur (le sain) était rongé, il ne pouvait plus le plier et ne le sentait plus. La vétérinaire l’a euthanasié.
        Après coup…si j’avais donné la finadyne plus tôt, cela l’aurait sans doute aidé à se lever, ce qui aurait évité les complications. Je regrette car j’aurais dû voir que la seule chose qui comptait sur l’instant, c’était qu’il se lève. Mais je n’ai pas assez vu l’urgence de la situation, et j’en avais assez de la répétition, je pensais que la réitération de l’abcès était justement due au fait qu’il avait eu des anti-inflammatoires lors de l’abcès précédent.
        Et surtout je pense que quelque chose nous a échappé pendant ces 2 ans 1/2. La maladie naviculaire a-t-elle vraiment existé? Fourbure que la vétérinaire n’aurait pas vue? Nous ne saurons jamais, mais je suis pleine de tristesse et d’amertume.
        Peut-être aurez-vous cependant un avis sur tout ça.

      • Je suis vraiment désolée et triste pour vous et ce pauvre petit âne. J’ai un temps de retard, car je venais de recevoir votre commentaire. Je ne suis hélas pas assez calée sur la question pour vous donner un avis sur ce qui a pu lui arriver, je m’abstiendrai donc.
        Le pire est de voir nos animaux souffrir, mais il a au moins eu la chance d’avoir une propriétaire qui a fait de son mieux.
        Je vois trop d’ânes abandonnés dans les champs sans soins ni parage, avec des « babouches » et les propriétaires répondent que ce ne sont que des tondeuses à gazon et que de toutes façons ils sont sauvages ! Alors on les laisse se reproduire et le cheptel s’agrandit, encore plus en souffrance. Je pense que les personnes qui s’intéressent aux articles du site de Guillaume ont le mérite de s’interroger sur la bonne démarche à avoir, et surtout tentent d’anticiper les problèmes en les prenant à la source. Ces épreuves nous marquent à vie (j’ai vécu cela avec une jument réformée des courses euthanasiée après tant de souffrances et malgré les soins), mais nous avons donc encore plus de raisons de chercher comment faire au mieux à notre niveau. Bon courage si vous avez encore des équidés, et dieu sait qu’ils valent vraiment la peine que l’on se pose les bonnes questions pour leur santé …

  36. Bonjour,
    J’ai lu et beaucoup réfléchi sur à peu près tous les articles de votre site, c’est passionnant. De manière inattendue je découvre un monde, vers lequel je me dirigeais probablement depuis quelques années, mais ce sont véritablement ces derniers mois qui ont été les plus constructifs. Bref, en 2 mots, j’ai mis mon cheval en troupeau cet automne pour me laisser tranquillement vivre ma grossesse. Au bout de 2 jours j’ai compris que ce serait maintenant son mode de vie pour toujours, vu comme il a l’air bien. Naïvement je l’ai fait déférer en me disant que je remettrais des fers quand je recommencerais à monter, en demandant bien au mf de raccourcir la pince des antérieurs car j’ai constaté que la longueur le gênait (oui, sans blague). Il n’a rien fait. Le cheval avait l’air heureux comme ça, mais sensible, surtout des antérieurs. Jusqu’au jour où il se retrouve sur trois pieds. J’ai reçu des conseils magnifiques, genre mets le au boxe, appelle un véto pour lui filer des médocs c’estcruel de le laisser souffrir, si c’est un abcès il faut creuser pour le faire sortir… Etc! Bref, après des kilomètres de recherches et questionnements, après ne pas avoir réussi à trouver de pareur naturel disponible, après avoir laissé un maréchal creuser la ligne blanche et détruire la très maigre fourchette à coup de couteau, j’ai fini par acheter le minimum nécessaire pour le parer moi même. Le changement ne s’est pas fait attendre, il avait limite le sourire! Malheureusement avec la boue, le foin moisi etc. La boiterie a recommencé. J’ai du coup appliqué votre protocole et miracle, un abcèsmassif est sorti en 3 endroits par les glomes. Le pauvre, toutes ces années où on pensait bien faire avec un ferrage… Sansp parler du fait que je découvre qu’il a été traumatisé par les mf, car il arrache les pieds dès qu’on fait autre chose que les curer, je m’en veux de ne pas avoir compris plus tôt! Donc il restera pieds nus et recevra tous les soins nécessaires, tant pis si je ne lemonte pas, j’ai en tout cas un an pour l’aider à faire sa transition. Ma question : maintenant que l’abcès est sorti, je continuel les bains de pieds au bicarbonate, et je lui donne de l’arnica 7ch. Je pensais dès demain lui enduire les glomes d’argile verte avec he de tea tree, jusqu’à ce qu’il retrouve une démarche confortable (mais on n’est pas loin, il fait plaisir à voir). Qu’en pensez vous, est ce utile (terrain boueux autour du foin)? Merci d’avance pour votre réponse.

    • Bonjour,

      Merci pour ce partage! C’est exactement pour ça que je continues à avancer et partager mon expérience.

      Oui! Continuez les soins! Même si je penses que le plus gros est fait.

      Prévoyez une planche de natation pour les prochains… ça aide le cheval à marcher en rendant cela plus confortable.

      Si vous voulez que l’argile au HE soit efficace, essayez d’appliquer sur un pied bien sec et laisser sécher… avant de remettre le cheval au champ.

      Il est inutile de chercher la perfection par ces temps…

      Du moment que vous surveillez bien la plaie tous les jours.

      Et au moindre problème, n’hésitez pas à appeler le vétérinaire et le MF bien entendu ! Qui eux seuls sont à même de prendre en charge les soins vétérinaires sur un équidé.

      • Ok c’est parfait, merci pour vos conseils!
        C’est sûr que je ne vais pas me passer du véto ou du mf si ça devient grave, mais pour le coup, avec tous les éléments combinés, c’était clair qu’il faisait un abcès en profondeur et que je ne pouvais que l’accompagner pour qu’il le sorte. Je pense d’ailleurs que la transition seralongue, vu les dégâts sur ses antérieurs (on a fait des kilomètres de randonnée ferré, cela fait bien 8 ans de ferrage ininterrompu!). C’est pas grave, on a le temps, c’est juste vraiment dommage qu’il doive en souffrir du coup. Ce qui est fou, c’est que j’ai acheté ce cheval pour sa santé de fer, son caractère très brave (un appaloosa), et ses aplombs solides. Et en fait je réalise maintenant qu’il n’avait juste pas encore atteint le stade où les problèmes commencent à êtrevisibles!
        Pour la planche, j’avais prévu, le seul souci c’est que mon cheval est encore peu habitué à ce nouvel environnement et il est encore un peu turbulent quand je l’emmène à l’écurie pour le soigner, car il ne voit plus les copines. Alors pour lui scotcher une semelle, c’est pas facile, mais il finira par se détendre avec l’habitude! Donc prochaine fois j’investirai dans des easyboot, elles me seront en plus utiles dans un premier temps quand on reprendra tranquillement la randonnée. Merci pour tout, vous m’avez bien ouvert les yeux et permis de faire un tas de recherches sur ce monde fabuleux. J’aurais quand même bien aimé que vous soyez dans ma région, ça aurait été beaucoup plus simple :-).

  37. Bonjour,

    après avoir lu votre article, très cohérent avec le discours de mon maréchal ferrant qui pense aussi qu’en cas d’abcès il faut laisser les choses se faire, je me demande juste quel est le dosage par rapport à ce que vous proposez en homéopathie et est-ce qu’il faut le donner jusqu’à l’éclatement de l’abcès ?
    Mon ânesse boîte maintenant depuis 5 jours mais je suppose que la douleur s’accentue car elle diminue ses promenades dans le pré et passe même un peu de temps couchée ce qu’elle ne fait jamais autrement. Debout elle ne pose d’ailleurs son pied que sur la pince ou pendant quelques petits moment,elle garde le pied en l’air. Pour l’instant je lui ai mis un cataplasme d’argile verte avec un mélange d’HE (du MIP) sur les points chauds.

  38. Bonjour,
    Je suis tombée un peu par hasard eu fil de mes recherches sur votre site et j’y ai trouvé des informations très intéressantes mais qui amène une question.
    Mon cheval,22 ans, pieds nus depuis 10 ans, fait régulièrement des abcès à la sole. Je ne sais plus trop vers quels produits me tourner pour améliorer la qualité de celle-ci.
    Mon poney de 12 ans, pieds blancs n’a jamais eu d’autres soucis qu’une seime.
    Il y a un pied particulièrement qui pose problème et je pensais l’avoir bien « récupéré » sur l’été puisqu’on avait été tranquille avec tous les problèmes tant abcès que pourriture de fourchette pendant 6 mois.
    Le problème c’est que cet hiver est aussi humide que les deux précédents et leur pré gorgé d’eau.
    En octobre, petite blessure sur le glome qui peine à cicatriser à cause du temps humide.
    On a eu une période de gros gel, terrain très dur et puis dégel et à nouveau la gadoue.
    Il y a donc 10 jours, au dégel, je retrouve avec un cheval qui ne pose plus le PG au sol, marche sur la pointe et même samedi dernier, tressaute sur trois pieds, se couche beaucoup.
    J’ai fait un bain prolongé (j’en faisais depuis le début mais celui-là, je l’ai fait durer bien plus longtemps) d’eau avec du Dettol et j’enferme le pied afin de le tenir au sec.
    L’abcès a percé pendant la nuit. Le matin, à l’ouverture du pansement, c’était rempli de pus brunâtre et il y avait comme une « explosion » sur le glome. Aujourd’hui on voit bien que le bourrelet est décollé, un peu comme l’abcès des première photos.
    J’ai pressé, du haut vers le bas et il est sorti une quantité impressionnante de pus.
    J’ai refermé dans un pansement hermétique pour éviter une surinfection.
    J’en viens à la question.
    J’ai donc enfermé le pied pour le garder au sec et hermétique à la boue extérieure mais chaque jour, le pansement est rempli de ce pus qui continue à suppurer et il me semble que le pied « macère » dans ce pansement.
    Jusqu’à hier, où après lecture de l’article j’ai décidé de le laisser à l’air.
    Ce matin, il y avais du pus dessus et quelques saletés du box mais pas trop vu qu’il s’est tenu au sec.
    J’ai nettoyé en aspergeant de l’eau avec du Dettol et essuyé.
    Ce soir, je prévois un bain de pied et il va avoir droit à un drainage hépatique d’ici quelques jours (le temps que je reçoive le produit).
    Je voulais votre avis sur enfermer ou pas le pied ? J’y vois du pour et du contre pour les deux méthodes.

    • Bonjour,

      Il ne sert à rien d’enfermer le pied pour le « protéger » une fois l’exsudation sortie… cela créer des conditions chaudes et humides favorable aux développements bactériens possiblement pathogènes.

  39. Bonjour,
    Article très intéressant qui rejoint mes convictions et observations étant propriétaire d’un cheval sujet aux abcès.
    Que faire en revanche en cas de fièvre importante ?

  40. Bonsoir Mr Parisot,
    Je viens de découvrir votre blog, ma jument de cinq ans qui vit pieds nus et au pré toute l’année a un abcès depuis quinze jours, après avoir constaté qu’elle ne posait plus son postérieur gauche et senti une zone de chaleur, bas de paturon jointure du sabot sur l’avant, j’ai quand même fait venir un osthé pour vérifier qu’il n’y avait pas de problèmes articulaires, celui ci m’a confirmé la présence d’un abcès, il m’a conseillée de patienter une semaine pour que l’abcès s’évacue, sinon il m’a dit d’appeler le maréchal ferrant, ce que je viens de faire puisque l’abcès est toujours là mais en découvrant votre blog, je vois qu’il ne faut surtout pas y toucher, ce qui m’inquiète c’est que depuis ce soir, elle a plus de mal à poser le pied, et elle a un engorgement qui remonte du paturon au dessus du boulet, le maréchal vient vendredi et il m’a conseillé en attendant pour aider à mûrir l’abcès » PVB Abcès », prescription que vous conseillez sur votre site, que puis-je faire de plus, elle est en ce moment sur un terrain archi boueux gorgé d’eau et comme cela fait une bonne semaine que nous sommes sous les rafales de vent et la pluie, elle reste pas mal dans son abris, du coup active moins sa circulation, serait-il judicieux que je la sorte du pré pour la faire marché sur la route? Est-ce que je laisse quand même le maréchal ferrant venir et que puis-je lui donner de plus que le PVB pour l’aider, je sais que tout est dans vos précédents articles, mais il y a tellement de noms et de prescriptions différentes en fonction de si il y a plaie ou pas, j’avoue que j’ai un peu de mal à m’y retrouver, merci de votre aide et merci pour votre réponse.

    • Bonjour,

      Il n’y aucunes prescriptions !

      Je ne parle pas de plaies…

      Je vous invite à relire calmement les informations. Le protocole « exsudations de pied » est simple:

      cataplasmes d’huile de ricin
      pads de mousse (planche de natation décathlon)

      Bains de bicarbonate de soude.

      Homéo: Hepar sulfur et Silicea.

      Quand le liquide est sortie, la boiterie peut durer encore une journée ou 2… et le processus cicatriciel se mets en place instantanément.

      Si vous ne savez pas gérer ce genre de protocole… appeler quelqu’un qui pourra vous proposer quelque chose et au moins poser un regard extérieur sur la situation.

      Votre MF pourra vous aider… du moment qu’il n’ouvre pas la moitié de la sole…

  41. Bonjour,
    j’aime beaucoup vos idées mais je me suis retrouvée face à un gros problème d’abces à 2 voire 3 sabots ! ma jument a boité des anterieur et posterieur gauches, puis sans doute avec le report du poids sur l’anterieur droit, elle s’est retrouvée les antérieurs écartés, les muscles tétanisés, impossible de la toucher avec la douleur musculaire ! le veto a cru a un tetanos ! Elle me marchait plus, ne buvait plus car le seau etait trop loin et ne se couchait plus à cause de la pluie. Quand enfin elle a trouvé les copeaux secs que je lui avais versés au sol, elle s’est couchée 3 heures ! Imaginez ma peur face à cette situation. Il n’y avait aucun signe d’abces, pas de sabot chauds, pas de pression sanguine… seuls les tendons de l’antérieur étaient chauds et un peu gonflés. Bref, devant l’urgence, anti-inflammatoires pendant 5 jours et box !! elle qui reste toujours en liberté. Elle a pu remarcher mais un jour c’était mieux, le lendemain pas terrible. Un 2eme veto décèle de la fièvre, les tendons des 3 membres sont devenus gonflés, chauds. Antibiotiques donc mais retour en liberté. Et la un abcès perce à ce moment en glome au postérieur gauche. puis une zone molle sur la sole de l’antérieur gauche et enfin le droit. Eau-oxigénée et argile comme soins. Bref, pendant 1 mois cela va mieux mais une gène subsiste dans la pause du sabot postérieur, qui ne va pas droit. Les soles perdent une partie de matière sur la zone atteinte et se reconstituent.
    1 mois apres : memes boiteries antérieur et postérieur gauches !! arglllll non !!!! alors là, pas de véto, pas d’anti-inflammatoires… RIEN !! j’ai soigné moi-même avec surtout de l’argile autour des sabots, de la graine de lin pour ramollir le postérieur et des bains de javel (sic!!). et qu’est ce que je vois sortir? un abces sur l’autre glome. les soles sont toujours un peu molles devant, elles se reconstituent toujours. Point important, le temps etant plus sec, la jument s’est couchée régulièrement pour se reposer.
    Tout cela pour dire que parfois on est obligé devant l’urgence de passer par les anti-inflammatoires, les abcès étaient indétectables et la jument avait de la fière et les muscles tétanisés ! Même en connaissant le principe de l’abcès, elle m’en avait faire 3 déja en même temps un an avant, je me suis laissée surprendre cette fois et j’ai cru que j’allais la perdre. Le manque de repos a amplifié le problème.

  42. Il y a quelques temps j’ai posté un commentaire sous l’article c’est pas de la PEL .. mais …

    La suite du processus pourrait vous intéresser.

    Mon cheval a reçu un vermifuge quelques jours plus tard. 2 Semaines après, pourriture pro-fonde de la fourchette sur les 2 antérieurs et 1 postérieur. Le postérieur non touché par la pourriture profonde à fait de la gale de boue … C’est forcément lié.

    Avec la météo très humide et la baisse immunitaire liée au changement d’écurie mon cheval a eu du mal à reprendre le dessus. Perte d’état et forcément pieds pas jolis jolis.

    Le Hoof stuff a permis de stopper la progression de la pourriture sur les antérieurs.

    Malheureusement sur le postérieur ça a moins bien fonctionné. Le 11 février, lorsque la pa-reuse a voulu enlever un lambeau de fourchette rongée par la pourriture elle a découvert une poche ressemblant à un abcès. C’était sans doute sur le point de percer, elle a enlevé à peine 1 ou 2 mm de corne.

    Le pied avait l’air sain et avec le beau temps et les sols secs les 4 pieds se sont énormément améliorés jusqu’à la semaine passée.

    Quand je pensais que la mauvaise passe était enfin terminée : Boiterie sévère du postérieur ayant eu l’abcès. Samedi un nouvel abcès a percé en couronne. Comme le 21 mars il a eu droit à une séance de bodywork je me dis que ça doit être lié, avec un corps qui fonctionne mieux il a enfin réussi à éliminer les déchets résiduels bloqués dans son pied.

    Par contre j’ai du mal à comprendre le fonctionnement. Pourquoi est-ce que le même sabot à fait dans un intervalle si court 1 sortie par la fourchette et 1 par la couronne ?
    Avec les structures fragilisées (la fourchette n’as pas encore entièrement repoussé) pourquoi est-ce que le corps n’a pas utilisé 2x la même sortie.

    Est-ce que cette sortie en couronne pourrait cacher un problème plus sérieux ?

    Je ne sais pas si c’est physiologiquement possible qu’une pourriture profonde de fourchette guérisse à l’extérieur (corne) mais que l’intérieur continue de se faire ronger.
    Dans ce cas l’abcès sortant en couronne serait septique et le protocole normal que vous dé-crivez serait peut-être plus tout à fait adapté.

    • Bonjour,

      Vous dites « les muscles tétanisés » ??? Ce n’est pas une situation normale! Le cheval en acidose très avancés peut déclarer ce genre de symptôme qui n’a rien à voir avec le processus exudatoire. Si le cheval fait une myosite (un coup de sang), c’est passage quasi obligatoire par le véto.

      C’est donc un cas particulier à gérer de façon particulière.

      Mais vous validez encore une fois que le protocole AINS ne fait que reporter le phénomène… et vous avez bien eu des éliminations plus tard…

      Pour ce qui est des doubles sorties, c’est souvent lié à une évacuation massives qui profite des pressions de la bascule et de l’impact, ce qui favorise les sorties devant le pied et/ou derrière suivant dans quels plexus il y a avait le plus de matières a évacuer.

      Il ne faut pas confondre PPF et « abcès » même si effectivement, se sont tout les 2 des phénomènes émonctoriels.

      L’épine de la fourchette guérira par l’intérieur, jusqu’à reformer des tissus sains, qui permettront l’appuie correcte en talon et donc une production de tissus et la formation d’une épine saine.

      Si l’épine n’était pas saine, le cheval ne la solliciterait pas et l’arrière du pied serait par conséquence malsain.

      C’est ce qui se passe dans tous les cas.

      Les abcès (processus exudatoire) ne sont jamais septique! Il n’y a de soucis que lorsque un corps étranger pénètre dans le pied et amène des germes de l’extérieur.

  43. Merci pour votre réponse, une myosite ? je ne sais pas trop, la jument est en liberté, et elle a commencé par boîter du côté gauche pendant plusieurs jours avant de ne plus vouloir avancer et d’être en état d’urgence. La saison des pluie a changé les conditions atmosphériques du jour au lendemain, l’humidité constante a pu modifier les structures internes des sabots… Les 3 abces se sont ils formés avant, après ? je ne le saurai jamais mais c’est vrai que 2 sont revenus (aux membres gauches) sans raison et que désormais elle cicatrise bien. Je l’ai montrée à un ostheopathe aussi entre les 2 episodes. J’ai pu la remonter cette semaine et elle semble tiré d’affaire… J’espère que mon temoignage aidera d’autres propriétaires… Merci encore pour votre site.

  44. Bonsoir, mon ânesse avait fait un abcès au niveau de la couronne du postérieur droit il y a 3 mois, tout s’était bien cicatrisé mais j’ai vu aujourd’hui qu’un nouvel abcès est prêt à sortir au niveau de l’ancien mais cette fois-ci cela a été très rapide, je ne l’ai presque pas vu boiter. Est-ce que cela peut venir de l’herbe jeune ou une sur-infection du premier ?

  45. Bonjour
    Question bête s’il en est : ne peut-on soulager et commencer à traiter un abcès avant une intervention veto ou marechal en mettant également une ou deux gouttes d’HE de giroflier ?

  46. Ping : Les abcès – Le Blog Equestre

  47. dès que ma jument commence à boiter ou se met au repos toujours sur le même pied et que je soupçonne un abcès, je mets de l’argile tout autour du sabot le soir, une bonne couche sur 1 bon cm, sur les glomes aussi. et j’en remets le matin. puis je fais un pose l’après midi, je lave bien, et a nouveau couche la nuit. l’argile colle bien car je ne la prépare pas trop liquide (avec l’expérience vous trouverez la bonne préparation!!!) et je l’étale avec une spatule plate en bois, je ne mets pas de bande ni quoi que ce soit. Elle tombe progressivement en fait,en séchant. Je la place pendant que ma jument mange comme cela elle ne marche pas trop au début. Ensuite l’abcès perce tranquillement, vous pouvez encore remettre de l’argile en laissant évacuer le pus en alternance. Argile-rien-argile-rien. J’ai aussi soigné des furoncles à mes enfants avec des emplâtres d’argile et je leur ai évité l’opération, le curetage, les mèches et la cicatrice….

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