Le cheval, l’histoire et l’ignorance.

« L’histoire et le cheval » est un sujet qui peut remplir des encyclopédies entières. Déjà, le cheval est une espèce très ancienne dont l’évolution remonte à plusieurs millions d’années.

Le cheval est passé du petit mammifère tétradactyles (4 doigts) qui vivait en sous bois, très agile et mangeait des feuilles et des trucs plutôt tendres, à un gros bazar monodactyle qui court en ligne droite dans de vaste étendues ouvertes et qui mange des trucs plutôt durs et ligneux.

Frise

Mais comment on peut savoir tout ça? Les fossiles! On a retrouvé des os, des dents, et des contenus stomacales fossilisés. L’étude des dents d’un animal permet d’en déduire son régime.

Les climatologues peuvent estimer assez finement le climat à partir des couches sédimentaires, et les botanistes peuvent savoir aussi l’évolution des végétaux à partir de l’analyse des compositions chimique des strates et des traces laissées dans les fossiles de végétaux.

On peut constater que la classification du vivant au tout début était plus le fruit de considérations pratiques et conceptuelle (religieuse) liées à l’époque et basées sur ce que la paléontologie permet de retrouver pour l’époque moderne.

On sait que les grecs avaient commencé à répertorier le vivant. ( doc )

C’est Cuvier (1769 – 1832 ) qui fait une de première classifications (moderne) et met le cheval avec le rhinocéros et le tapir dans les « Pachydermes herbivores ».

On classe ensuite le cheval dans les Périssodactyles qui forment un ordre de la classe des mammifères et du groupe des Ongulés, comprenant tous les animaux de ce groupe qui ont les sabots en nombre impair, par opposition aux Artiodactyles (Cétartiodactyles) qui les ont en nombre pair. Ces deux ordres, très naturels, surtout lorsqu’on tient compte des formes fossiles, ont été proposés par R. Owen (1847), et adoptés depuis par tous les paléontologistes.

evolution du cheval

On peut remarquer que les ancêtres du cheval avait plusieurs phalanges, tout comme le rhinocéros et le tapir.

En évoluant de la forêt à la plaine (climat, végétation), le cheval a dû répondre à une pression de prédation différente. L’évolution se faisant en sélectionnant les caractères qui fonctionnent le mieux dans un domaine… les membres du cheval ont évolué pour la course rapide et les déplacements dans des environnements variés. Les 3 doigts se sont progressivement atrophiés pour donner les métacarpiens latéraux et médiaux. Le petit animal se faufilant entre les arbustes s’est transformé en une grosse bestiole fonçant dans les plaines pour échapper aux carnivores.

métacarpiens2canon métacarpiens

Le pied du Rhinocéros:

Etudier les pieds des autres mammifères Périssodactyles est intéressant.

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On peut remarquer que le rhino a aussi une sole qui serait un peu comme une grosse fourchette, un coussinet digital et des tendons qui sont tout à fait similaires à ceux du cheval, sauf que lui a 3 tendons fléchisseurs profonds.

En coupe, le pied de l’éléphant ressemble à celui du rhino ….. et on peut voir toute l’importance du coussinet digital pour un animal de cette taille!

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Si ces gros animaux marchent sur leur coussinet digital, pourquoi le cheval aurait été le seul animal de sa classification à ne pas marcher sur son coussinet?

Un éléphant fait environ 7 tonnes. La nature a placé un GROS coussinet digital qui va jusqu’aux sésamoïdes proximaux. Le coussinet digital du cheval ne remonte que jusqu’à sa deuxième phalange.

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Les éléphants posent aussi « talon en premier ».

Les éléphants « domestiques » et surtout ceux enfermés en captivité (notamment en zoo) souffrent des même problèmes que les chevaux. On a négligé leurs besoins fondamentaux et ils en payent le prix.

Infections, abcès, seimes, ostéomyélite, ossifications anarchique… stéréotypies, agressivité, immunodépression, infertilité… dépression, mélancolie…

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A gauche, ossification anarchique de la dernière phalange. A droite, surface articulaire complètement bouffée et petit trou creusé par un abcès remonté de la sole à l’intérieur de l’articulation. (cause de l’euthanasie)

Les éléphants sont donc souvent euthanasiés à cause de simple problèmes de pieds causés par le manque de mouvements et de soins podologiques….

Tiens donc? comme leurs copains les chevaux?

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Infection de la sole. ( immunodépression, carences, manque de stimulation, sols à l’hygiène déséquilibré)

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Tiens? mais on essaye aussi de « protéger » leurs soles bien qu’on sache que le problème n’est pas le problème? Enfin, la plupart des vétos pensent que les soucis de pied des éléphants domestiques viennent des sols  en ciment des enclos, donc trop « abrasifs » …. MAIS PAS du manque de stimulation, des carences, de l’immunodépression, des congestions dues à l’immobilité etc… Je me demande bien ce qu’ils peuvent foutre pendant 5 ou 6 ans à la fac??? (la lecture des études sur le sujet laisse rêveurs… avec des doses de biotine artificielle de dingue… )

Crotte, on peut pas planter de clous dans un pied d’éléphant…

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On remarque que les « ongles » poussent et s’ ils ne sont pas usés par le terrain… ni râpé par quelqu’un… éléphant et cheval ont le même souci.

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Même les cercles de croissance et les compressions de paroi ou les seimes peuvent se comparer. L’ongle de l’éléphant et celui du cheval sont très similaires. (ils sortent de la même usine!)

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Les soigneurs doivent faire des soins « podologiques » pour garder les animaux en captivité.

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On doit garder les ongles COURTS, assurer une bonne hygiène et suffisamment de stimulation. En regardant les pieds du rhino et de l’éléphant, on voit très bien que les ongles ne sont là que pour protéger les pieds des chocs frontaux et pas pour « marcher dessus ». Le bord externe renforcé sert à la propulsion, pour « crocher » dans le terrain. Il faut bien penser que POUR LE CHEVAL, C’EST LA MÊME CHOSE! La boite cornée n’étant qu’un ongle venant protéger les tissus mous et sensibles du pied. (ils participent néanmoins à l’activité dynamique en gérant la déformation en 3D des tissus internes)

Partant de là, on comprend que le fer est venu « sauver » le pied du cheval du même sort en forçant la nature à pouvoir continuer à l’utiliser malgré l’inobservation des ses besoins. Si les éléphants avaient pu être ferrés, ils le seraient aussi!

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Les éléphants bossent… mais pieds nus! Outre leurs pieds, le système digestif des éléphants et des chevaux sont très similaires! Les éléphants n’ont pas eu la chance de bouffer des granulés et des céréales eux…. et pourtant, ils peuvent vivre 60 ans et bosser pieds nus sans mourir de faim!

Le Dr Bowker le dit clairement dans l’une de ses études, qu’on peut lire dans le livre de Ramey « care and rehabilitation of the équine foot » , le fer peut en effet permettre aux chevaux de sauter et de faire tout un tas de choses MAIS au prix d’une dégradation irrémédiable de leurs structures internes.

p.33 « A « not-so-proper trimming » is more peripherally loaded foot, with the hoof wall assuming the majority, if not all, of the weight support, along with horn removal from the sole and excessive « neatening » of the frog. Such trimming will gradually change the internal foot structure, as it will promote coffin bone loss, and the progressive deterioration of the intégrity of the internal support tissues of the caudal foot. These changes may eventually creat foot tissues that are unable to provide sufficient support during athletic performance by the horse, which in turn that may contribute to clinical lameness.« 

trad: « Un «pas-si-bon parage» donne un pied chargé plus périphériquement, avec l’enlèvement de la corne de la sole et un « toilettage » excessif  de la fourchette, la paroi du sabot va supporter la majorité, sinon la totalité, du poids. Un tel parage change progressivement la structure interne du pied, car il favorise la perte osseuse de P3, et la détérioration progressive de l’intégrité des tissus internes de soutien de la partie caudale du pied . Ces changements peuvent éventuellement créer des tissus du pied qui sont incapables de fournir un soutien suffisant au cours de performances sportives par le cheval, ce qui peut contribuer à des boiteries cliniques. »

J’ai déjà parlé de la charge périphérique: https://podologie-equine-libre.net/2013/03/11/charge-peripherique-ou-charge-solaire/

Qui occasionne entre maux, la fameuse et désastreuse descente distale: https://podologie-equine-libre.net/2013/03/11/un-nouveau-regard-sur-la-descente-distale/

Et on peut ainsi mieux comprendre les forces mises en jeux avec un schéma:

Descente distale

Est-il si difficile à comprendre que la fer n’a PAS été prévu par la nature? Donc, que le pied du cheval non plus. L’équilibre des forces entre le poids de la colonne osseuse et le support de la surface plantaire doit être défini.

fer

Le fer empêche (entre autres!) cet équilibre. D’où les solutions dites « orthopédiques » (donc utilisées quand ça commence à aller mal)  pour combler le vide créé par le fer sous la surface plantaire avec des mastiques, pour essayer d’offrir un peu de support. Malheureusement, ce support artificiel ne peut pas compenser le fait que le fer empêche la stimulation correcte des structures internes, ni un bon système vasculaire, ni l’appui talon en 1er correctement… provoquant la destruction des structures vasculaires, osseuses, tendineuses et ligamentaires.

On voit bien que le pied EN TRANSITION, n’est pas encore prêt, ni fonctionnel. Bien souvent la descente distale n’est pas encore résolue, la sole étirée est trop fine, et l’absence de concavité (à cause d’une phalange « trop basse » et du manque de sole) l’expose aux gravillons qui vont alerter les nerfs du chorion de la sole, créant une sensibilité salvatrice qui empêchera le cheval de se blesser. (bleimes) Sensibilité également dûe aux capteurs situés sur les ligaments (non extensibles) dans le pied, qui informent des distorsions que subit la boite cornée et qui font que le cheval va pouvoir réduire la pression qu’il fait subir à ses pieds lui évitant de s’abîmer. Le fer en bloquant la distorsion, ses capteurs situés sur les ligaments ne sont jamais activés et le cheval peut se bousiller les pieds sans broncher.

( c’est lors des sauts que ces capteurs peuvent éventuellement être activés à cause des pressions extrêmes mais le cheval est déjà en train de s’abîmer… certains chevaux se mettent donc à « refuser » , à « dérober », à « rétiver »… les salauds! C’est là que la violence viendra les remettre sur le droit chemin ou arrêter leur carrière car « ils sautent mal »… voilà où l’ignorance peut conduire… à la maltraitance. C’est aussi pour cette raison que je ne me bouge pas plus que ça pour aller m’occuper des chevaux de sport… )

Malheureusement, La forme physiologique du pied du cheval n’est pas connue…

…. par le monde des professionnels Français. (parlons de ce que je connais).

pieds

Voilà les pieds que les vétérinaires ont dans leurs manuels. L’atrophie des structures caudales est FLAGRANTE. (encore faut- il savoir à QUOI l’arrière du pied du cheval devrait ressembler…)

Voilà maintenant un pied correctement développé d’un cheval féral:

feral foot

Des pieds parés correctement et donc développés correctement:

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good foot

Voilà ce que c’est qu’un VRAI pied et pas un pied pathologique!

Faites donc l’expérience et allez voir les pieds des chevaux dans le centre équestre le plus proche… et voyez si leurs glomes sont plus larges que leurs pinces…

En fait, l’arrière du pied DOIT être PLUS LARGE que l’avant! Il en va du respect des leviers avec une pince courte et un break over très proche du bord distale de la 3e phalange.

Ce qui fait dire aux « pros » que le cheval « n’a plus de pied »! En effet il faut un minimum d’avalure pour pouvoir planter les clous sans piquer le cheval… mais cela ne correspond pas du tout à la forme physiologiquement correcte du pied!

Il n’y a pas besoin de se pignoler avec des CPS (centre de pression statique), des équerres ou des compas d’angles… des aplombs bizarres ou des cales… il suffit de symétriser le sabot avec son pied!

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Comment un professionnel diplômé et reconnu par l’état et par ses pairs, pourra intellectuellement laisser passer ça???? L’ignorance…

Il faudra également, une surface d’appui plantaire large et avec seulement une petite partie sous P3 qui n’est pas au contact du sol. ( la sole primaire! )

Un GROS coussinet plantaire qui forme avec la fourchette un BLOC solide et compact à même de gérer l’énergie cinétique de la locomotion. On peut comprendre que TOUT l’arrière du pied est FAIT POUR GÉRER l’impact de la foulée.

L’énergie étant proportionnelle avec la masse multipliée par le carré de la vitesse, on comprend pourquoi les éléphants ne peuvent pas galoper (marche rapide à 24 km/h MAXI.) ….  et pourquoi une bonne gestion de l’énergie cinétique est importante pour éviter la destruction des tissus et finalement de tout l’organe locomoteur du cheval.

Le podologie est un NOUVEAU courant de pensée.

Mise à part Xénophon et les peuplades qui ne connaissaient pas la ferrure, les occidentaux ont voulu ferrer leurs chevaux pour pouvoir les utiliser (d’ailleurs appelé « la révolution du cheval ») . La science de la maréchalerie est née dans les années 1500/1700 période qui fait suite au Moyen âge. Les celtes ferraient déjà leurs chevaux mais de façon temporaire. Je n’ai pas encore trouvé de traité de ferrure gaulois… ni même datant de la période comprise entre -500 et 1500, mais j’ai contacté un professeur d’histoire spécialisé dans la période médiévale et j’espère bien trouver des infos sur cette période.

La podologie équine elle, est née il y a une vingtaine d’années et elle est l’évolution du « parage naturel ». Elle se différencie RADICALEMENT de la Maréchalerie car elle n’en utilise AUCUN des préceptes, ni logiques, ni bases théoriques, ni techniques. Le but de la Maréchalerie étant de protéger le pied du cheval par une orthèse métallique forgée sur mesure ou modifiée sommairement à partir de fers dit mécaniques qui datent de la toute fin du 19e.

Le but de la podologie équine étant de comprendre le fonctionnement du pied nu du cheval (féral ou domestique) et de pouvoir répondre au mieux aux besoins du cheval domestique par l’entretien correct de ses organes locomoteurs. Le but étant d’exposer le pied à un environnement correct afin de favoriser la croissance et la maturation des structures qui produisent la corne et qui gèrent l’énergie liée à la locomotion.

Prétendre que la Maréchalerie et la podologie équine sont semblables ou que le pied nu a « toujours été pratiqué » par les maréchaux, est un mensonge pur et simple.

L’étude bibliographique de dizaines d’ouvrages de maréchalerie vétérinaire depuis l’antiquité, de manuels techniques et même des référentiels de formation actuel ou futur (pour celui du manuel du maréchal ferrant européen du 21e siècle! sic), ne m’a pas permis de trouver quelque information ou même une simple MENTION de pouvoir garder un cheval pieds nus, et encore moins de la façon de traiter ses pieds!

Si des professionnels actuels désignés comme Maréchaux ferrants se livrent aux parages de pieds nus, c’est en copiant sommairement les technique du « parage naturel » ou en opérant un parage d’avant ferrage qui ne permet PAS d’obtenir une forme physiologique correcte et ne permettant pas non plus l’utilisation du cheval sans fers de façon satisfaisante. (chien qui se mord la queue)

Ceux qui arrivent à obtenir des résultats satisfaisants n’ont pu le faire qu’au prix d’une étude consciencieuse de techniques issues de la podologie équine OU d’une très grande expérience et d’intuitions heureuses. (mais dans ce cas, à quoi sert le CAPA?)

Comment prétendre le contraire alors que le référentiel de formation et celui de l’examen du CAPA ou du BTM ne parle PAS de pieds nus???

( ni aucun de TOUS les livres que je me suis tapé depuis environ 5 ans )

Je vais d’ailleurs poster d’içi peu une étude bibliographique aussi poussée que possible… et je penses pouvoir (un jour) avoir lu la TOTALITÉ de la bibliographie de Rey (lien)… qui ne comprend finalement qu’une centaine d’ouvrages.

Avec tout cela on comprend mieux pourquoi le pied nu est controversé, critiqué, et très mal compris en France, que ce soit par les MF, les vétos et ceux qui les écoutent: moniteurs, éleveurs, juges et finalement politiciens…

La suite au prochain épisode…

22 réflexions sur “Le cheval, l’histoire et l’ignorance.

  1. Bonjour,

    Article passionnant, votre blog est vraiment très instructif. Mais y-a-t-il beaucoup de « podologues pour chevaux » en France ? Je n’en avais jamais entendu parler avant. Et est-il possible de « rattraper » un pied ferré pendant des années ?

    Merci.

    • Bonsoir,

      Oui, on est peut être une trentaine en France et une cinquantaine en Angleterre.

      Oui, il est possible de récupérer un pied ferré car la nature étant bien faite, les structures internes du cheval ont la capacité de pouvoir reprendre leurs croissance là où la ferrure l’avait arrêté.

      Cela peux être plus ou moins long suivant l’âge et l’état de « dégénérescence » et/ou la présence de pathologies, mais en règle générale les résultats sont très positif.

      On ne pourra pas transformer un cheval ferré boiteux en champion pieds nus mais le déferrage correctement conduit pourra lui redonner une seconde jeunesse, ça c’est certains.

  2. Super intéressant la comparaison avec le rhino et l’éléphant, jamais vu avant.
    Sinon pour le reste de l’article, très bien 🙂

  3. suis scotchée devant les photos et commentaires. excellente comparaison encore jamais réalisée et pourtant tellement probante. Mes chevaux et ânes sont déjà pied nus mais je continue à porter l’information auprès de propriétaires pas encore assez informés et dont les chevaux sont ferrés et vos articles me servent dans ce sens…alors merci pour votre travail et sachez que sans le savoir vous ‘déferrez à distance » et apportez les connaissances pour une bonne transition..manque peut-être un vrai bon pareur ,,, nous sommes dans le 91 ;;Une petite idée ?????

  4. article très très intéressant, très bien expliqué, très détaillé, avec pleins de sources, c’est génial! Savez vous dans quel coins se trouvent les podologues équins en France? Quels sont les tarifs? Est-il possible de faire des stages en région centre? En tout cas merci beaucoup de nous apprendre toutes ces choses très importante, de nous informer. 🙂

    • Bonjour,

      Vous pourrez trouver des listes de professionnels diplômés en podologie équine sur le site podologue-equin.fr ou sur le site de l’AFPN ou sur le forum Azur cheval nature.

      Attention aux autodidactes qui peuvent faire du bons travail mais ne sauront pas gérer les cas particuliers.

      Oui, vous pouvez organiser un stage en région centre.

  5. Je viens de faire un stage chez Pierre ENOFF, il n’est pas en accord avec KC LA PIERRE ? . Je regarde tous les sites des pour, des contres , des pareurs dit au naturel et de maréchaux converti ou pas au pied nu. Si je suis convaincu du non ferrage , la technique de parage varie selon chaque personnes parfois avec des points commun. Comment si retrouver.Je trouve vaux commentaire très intéressants. J’ai vu un site: pied d’enfer, Jaime jackson, Strausser,KC LA PIERRE etc… Comment feriez vous pour parer un pied sein , mais qui à était ferrer pendant 13 ans . Il vie en sur 4 hectare parcellé.Il vie en semi liberté avec pour base d’alimentation de l’herbe et du foin . Il vie avec 3 autres chevaux.
    En l’attente de vous lire, bonne continuation!

    • Bonjour,

      Pierre E. est tombé dans le piège de la facilité… Il lâche ses 40 (100?) chevaux dans la montagne et vient de temps en temps « couper les ongles ». Ok, très bien. Ce qu’il oublie de préciser c’est que c’est le scénario idéal… et que pour 98% des chevaux pieds nus la réalité est tout autre!
      Depuis que j’étudie le pied nu et que moi aussi je m’intéresse à toute les méthode j’ai remarqué qu’il était très facile de croire que ce qu’on avait sous le nez et qu’on arrive à faire fonctionner était vrai pour tout le monde et pour tout les chevaux. La vérité, c’est que le cheval à la capacité de s’adapter aux terrains. Les pieds et leurs évolutions ne seront pas les même suivant les paramètres environnementaux auxquels ils sont soumis!

      Chacun de nous a ses réseaux et donc on n’aura plus de chance de rencontrer tel ou tel type de personne et donc de chevaux… ex: P. Enoff, Pete Ramey et KC Lapierre ne rencontreront forcément PAS le même type de personnes NI le même type de chevaux. P. Enoff « baba cool post68tard » (je caricature à mort volontairement) Pete, « bucheron canadien » et KC, ex entraîneur de trotteur travaillant dans la banlieue proche de New york, certains client lui pyant le jet privé pour aller faire leurs chevaux…

      Est-ce comparable? Non… et oui. Les chevaux sont pieds nus. OK.

      Quels races de chevaux? Quelles utilisation? Quelle hébergement? Quel climat? Quelle Alimentation? Quel type d’utilisation? …. et donc quel type de parage?

      Je ne doute pas que les chevaux de Pierre puissent s’en sortir à New York…. mais leurs pieds et leurs morales en souffriront très vite… Le parage de KC ne fonctionnera pas en Montagne…. et le parage de Pete sera peut être un peut juste pour un cheval de Dressage New Yorkais… (quoi que)

      On peut aussi comparer les pieds de mes clients (Bretons) et ceux des clients de Patrice de Toffole par ex. (Hautes Alpes) et on trouverait de grosses différences et notamment au niveau des « problèmes quotidien ». Lui ne connait pas les abcès… moi, je ne connais pas les bleimes dus aux cailloux… Lui a des sole en béton armé… moi, je lutte pour leurs épaississement…

      On s’aperçoit alors que essayer d’être trop directif pour la gestion de pieds est sans doute une erreur et qu’il est impératif de connaitre le fonctionnement du pied pour pouvoir réfléchir aux besoins du cheval en fonction du terrain et des demandes du cavaliers.

      Le parage de Pierre est top POUR SES CHEVAUX, CHEZ LUI. Il n’aime pas KC parce qu’il fait de l’Anti américanisme primaire comme à peut près tous les gens de sa génération qui sont dans « l’alter ». Il n’aime pas KC parce que KC a une grosse entreprise et que sa femme a monté un business autour de son école. (Mais Pierre aussi à monté un business autour de son école…) En fait c’est très marrant de constater que Pierre fait tout comme KC (à son échelle) tout en critiquant le fonctionnement de KC ! MDR!

      Pierre dit « je n’aime pas les méthodes! » et pourtant il fait des stages et enseigne « un protocole »…. ce qui revient à avoir une méthode! bref.

      Une méthode c’est simplement avoir un protocole structuré et facilement transmissible… et c’est je pense essentiel pour tout enseignement digne de ce nom.

      Pour ma part, j’ai mixé les enseignements de la plupart des grands noms du parage ou de la podologie équine et j’essaye de m’en sortir du mieux que je peux pour aider les chevaux aux pieds défoncé par la ferrure… et c’est le retour d’infos. que me donne les pieds eux même sur plusieurs années qui me renseignent sur la justesse des décisions que j’ai prise à un moment donné.

      Pour 99% des cas, c’est du velours (et c’est très gratifiants)… reste les exceptions… ceux qui nous poussent à chercher toujours plus loin parce que des problèmes persistent et qu’il ne faut pas rester sur ses acquis et attendre que ça aille mieux.

      • Il y a un article de Pete Ramey qui parle de un pied pour chaque saison. Après, j’affinerais encore en disant un pied pour chaque environnement selon chaque saison ET selon chaque cheval individuellement!

        « Pour 99% des cas, c’est du velours (et c’est très gratifiants)… reste les exceptions… ceux qui nous poussent à chercher toujours plus loin parce que des problèmes persistent et qu’il ne faut pas rester sur ses acquis et attendre que ça aille mieux. »

        Vous ne pouvez pas imaginer combien cette phrase peut me faire du bien à lire! Je suis propriétaire d’un casse-tête de parage ne répondant à aucun ‘standard’ de méthode, alors on cherche, on cherche, on apprend, on essaie, on discute, et on trouve de petites illuminations sur le chemin 🙂 Car que faire avec les pieds d’un cheval qui se porte mieux et va pieds nus sur tout terrain (sauf grosse caillasse) pour autant qu’on ne touche pas à ses pieds, et dès qu’on râpe quelque part pour aligner, corriger ou aider, la réponse c’est inconfort donc boots obligatoires et bourrelets de pousse pour compenser ce qu’on vient d’enlever… A l’aide des expériences des uns et des autres, comme ce site très intéressant, on finira par trouver ce qui est le mieux.

        Les chevaux eux-mêmes ont bien plus à nous apprendre que des méthodes appliquées aveuglément. Comme dit dans votre commentaire, il faut s’adapter au cheval et à son environnement.

  6. Super article, j’adore la comparaison avec éléphants et rhino.
    Pour appuyer tes dires sur le ferrage, je me suis toujours fait la réflexion que certaines tribus indiennes (USA), étaient spécialisées dans l’élevage de chevaux et son utilisation pour la chasse et la guerre, mais de mémoire je n’ai jamais lu que les indiens ferraient leurs chevaux, eux les grands voyageurs!!!!! Mince, comment faisaient-ils ???  » Heureusement Homme Blanc venir, eux apprendre à boire mais pas à ferrer. « 

    • Les Indiens d’Amérique utilisaient des ‘boots’ quand les pieds des chevaux s’usaient de trop, qu’il y avait des sensibilités passagères, ou qu’ils devaient mener un combat au grand galop dans les cailloux: des sacs de jute ficelés aux pieds remplis de crottin 🙂

  7. Merci Sophie, mais tu as lu cette info où?
    Je cherche régulièrement des livres sur les indiens et leurs chevaux, mais c’est pas courant .

    • Je ne me rappelle plus du tout où j’ai vu cette info, le lien de Sylène répond peut être à cette question…

      Il est possible que ces ‘boots’ aient aussi été utilisées pour que le martèlement des sabots soit atténué pour des attaques guerrières de nuit ou pour créer la confusion au niveau des traces pour ne pas être pistés jusqu’à leurs campements.

      Légendes, histoire, ce n’est pas toujours facile 🙂

  8. il faut un an, parfois deux pour que le cheval n’ait plus mal aux pieds. mais il gagne en confort dans sa tête et dans son corps. la jument de mon ami est beaucoup plus calme depuis qu’elle a été déferrée. et je ne l’ai pas vue à nouveau « se casser la figure » sur ses quatre pattes. je ne suis pas connaisseuse mais je transmets justement ce que j’ai vu.

      • Ah ,oui peut-etre . je pensais aussi au foie . Est-ce une sensibilité qui reste apres ?? (ou est-ce une tendance a etre plus sensible aux inflammations ??!)
        ma jument est deferrée mais a toujours eu les pieds sensible même en etant ferrée (elle a du etre ferrée tôt vers 2-3 ans . La elle est pieds nus depuis deux ans ,mais il y a des periodes où elle est plus sensible mais pas tous le temps . ils sont toujours un petit peu « plats » mais ça s’arrange et elle a toujours un peu d’evasement en pince (aux anterieurs) par contre elle pose assez bien en talons est a l’aise ds l’herbe ,les pieds ne sont pas chaud et les fourchettes sont assez « compactées » (je n’enleve que les bouts qui se « dechirent » . J’entretiens les parois un poils au dessus de la sole avec un bon roll mais sur le « dur » et des « cailloux du chemin entre le paddock et le box où elle est l’hiver c’est difficile . je la laisse choisir « son chemin »
        Au depart je pensais qu’elle allait me faire un abces ;mais apparemment non Je trouve qu’elle boite moins mais toujours au trot a main dte ds le rond de longe (avec son anterieur dte )
        Puis je n’ai pas encore appelé le veto car je ne voulais pas des anti-inflammatoires qui masquent le probleme ni de « creusage » de sabot qui ne semble pas vraiment sensible a l’appui ni au cure-pied d’ailleurs , Elle a l’air en forme sinon mais ça ne semble pas vraiment s’arranger non plus (je la fait marcher en longe , ce qu’elle fait volontiers ) les pieds sont frais et pas de gonflement ni douleurs nullepart ,les fourchettes ne me semblent pas infectées . ça a commencé debut decembre quand elles sont « rentrées  » au box la nuit (foin et 300g d’orge germée /jr avec des algues ??!) et terrain tres boueux au depart avec qqs glissades ?!
        Je commence a doûter sur comment agir ( a noter qu’elle marche mieux sur le dur et les cailloux avec ses renegades (mais quand c’est plein de boue ,difficile a les mettre sans douche)
        qu’en pensez vous ?

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