L’équitation est dépassée, vive la relation avec le cheval.

Mon article sur les dérapages des activités équestres (souvent sportives) a fait le buzz et a été relayé plusieurs centaines de fois… pour plus de 8000 lectures…  😀

J’avais dit que je proposerais le « contre exemple » puisque dans les commentaires ressortait l’idée que si on ne monte pas un cheval il ne sert à rien.

Cette idée peut effectivement traverser l’esprit de certaines personnes pour qui le mot « relation » ne veux rien dire.

Wikipédia: « Une relation humaine implique au moins deux êtres humains et est souvent décrite via des typologies différentes, selon la personne (humaine ou non humaine) s’intéressant à la nature de la relation ou plutôt aux personnes (humaine ou non humaine) en relation. Ces relations peuvent se fonder sur l’amour, la fraternité, la solidarité, la compagnie, des interactions professionnelles ou d’autres types d’activités sociales.

Les relations interpersonnelles (amoureuses ou familiales) appartiennent au contexte de la relation humaine et culturelle.

Une relation est habituellement perçue comme communication entre deux personnes (humaine ou non humaine), comme des relations intimes/amoureuses ou encore des relations parent-enfant. Un individu peut également avoir une relation avec un groupe de plusieurs personnes (humaine ou non humaine). »

Le rédacteur de Wikipédia n’est sans doute pas antispéciste… c’est pourquoi j’ai dû modifier un peu la définition de la relation. Il est assez difficile de décrire une relation puisque finalement, elle sera personnelle et donc indéfinissable! Il existera autant de « relations » que de couples… duos… amis… groupes… ardes…

Certains seront donc choqué d’entrée de jeu par cette notion d’antispécisme.

Michel Onfray en parle:

DieuOnfray1(un peu de provoque… 😉 )

Michel Onfray, Siné Hebdo n° 50, 19 août 2009

« Les antispécistes mènent un combat qui les honore : ils luttent contre cette idée chrétienne qui consiste à dire que l’homme a été créé par Dieu comme preuve du couronnement de Son génie, que, de ce fait, il domine la nature et qu’il a donc le droit d’user des animaux comme il l’entend pour son loisir, son travail, sa nourriture et son bon plaisir. Que des militants de cette cause existent est une bonne chose. Que le philosophe Peter Singer mène ce combat dans « La Libération animale » (Grasset) avec des arguments qui ébranlent toute conscience formatée au rationalisme occidental, dont moi, est également intellectuellement salutaire. Depuis sept ans que j’enseigne une histoire alternative de la philosophie à l’université populaire de Caen en mettant en avant les penseurs atomistes, les épicuriens, les athées, les hédonistes, les sensualistes, les matérialistes, les anarchistes, j’ai découvert que la plupart de ces philosophes oubliés, négligés, écartés, défendaient cette thèse radicale : il n’y a pas une différence de nature entre les hommes et les animaux (ce qu’affirment les judéo-chrétiens) mais une différence de degrés (ce que disent les antispécistes) . Ce qui change tout… Le combat antispéciste est légitime quand il nous invite à réfléchir sur la souffrance animale, la légitimité de l’expérimentation scientifique avec les bêtes, le bien-fondé du végétarisme (auquel toute conscience qui s’exerce un tant soit peu à la réflexion ne peut que consentir intellectuellement…), les conditions indignes de l’élevage industriel, la tragédie que représente philosophiquement l’abattage programmé d’êtres vivants, la sauvagerie de toute spectacularisation de la mort comme dans le cas de la corrida ou des combats de coqs, la honte associée à toute entreprise carcérale de type zoo, et la nécessité de penser autrement notre rapport aux animaux. Sur ce terrain, notre humanité patine, elle retarde, elle périclite. »

et aussi, Interview donné au Magazine Kaizen | Juillet/août 2012 (lien). On y apprend qu’il n’est pas a une contradiction près… ce qui prouve bien, qu’il est lui aussi humain… 😉

Pour autant, cette notion d’antispecisme vient aussi pour venir se dresser contre « l’animal machine »(lien) de Descartes, un des pilier de la pensée scientifique, suivis de Claude Bernard, (re)découvreur de la recherche fondamentale… que pratiquaient déjà avant lui les Egyptiens ou les Chinois près de 5000 ans avant JC !

Sur ces bases philosophiques, on peux commencer à avancer!

Cette notion de relation à l’autre est très importante et fais partie, je crois des besoins fondamentaux de chaque être vivant, ou plus précisément des mammifères en particuliers.

La pyramide de Maslow(lien) nous donne des clefs de compréhension par rapports aux besoin humains mais ne fait pas trop le détail des relations intimes, affectueuses, amoureuses, amicales ou même énergétiques puisque il apparaît clairement que certaines relation d’individus à individus (humain ou non humain) peuvent apporter des choses, des sensations, des émotions, de l’énergie qui aurait du mal à être quantifié ou même qualifié très clairement, et encore moins scientifiquement, puisque le « scientifique » ne comprends QUE ce qu’il est capable de mesurer… ce qui prose problème avec les sciences du vivant, par définitions fluctuante et en perpétuel réajustement.

On pourrait résumer:

Physiques : contact, nourriture, maison/appartement, repos, sécurité …

Émotionnels : aimer, être aimé, donner de l’amour, recevoir de l’amour, être estimé, être respecté, être désiré, être indépendant, avoir de la compagnie …

Spirituels : avoir du temps pour soi, pour méditer, pour prier, pour se retrouver, pour avoir un contact avec la nature, une croyance …

Matériels : avoir un certain confort selon votre estimation et vos possibilités du moment …

Une fois nos besoins physiques et matériels assouvis, on peux passer à autre chose.

C’est cela je penses, qui nous permet de rentrer en relation, car c’est un VRAI besoin et ce pour tous les êtres vivants. On ne peux brûler les étapes et il est facile de comprendre que la faim qui tiraille l’estomac ne permet pas de relâcher son esprit.  C’est pourquoi, on ne rencontre que très rarement (ou il est plus dur d’y assister) des exemples de relation inter espèce dans la nature, mais elles existent!

Les conditions de domesticité, où l’animal et l’homme peuvent partager l’opulence et un confort inégalé permettent de pouvoir facilement laisser libre cours à ces relations.

Je vous laisse découvrir par l’exemple ce que peux donner une « relation inter espèce »:

http://fuckyeahinterspeciesfriendships.tumblr.com/ ( page 4, l’écureuil qui cherche à cacher sa noisette dans les poiles du chien est tout simplement énorme! )

La relation homme/cheval peut donc s’inscrire dans cette logique.

On ne peux plus s’inscrire dans la domination et l’utilitarisme. La pensée spéciste et les comportements qui en découlent peuvent évoluer. C’est une forme d’évolution humaine dans son ensemble car penser au statut des animaux c’est penser au vivant, aux plus faibles, à la nature et donc à l’humanité dans son entièreté et pas seulement « aux petits enfants du tiers monde ou au SFD du coin de la rue », l’un n’empêche pas l’autre! Qui peux le plus peux le moins. L’empathie n’est pas « sélective » soit on l’a, soit on la cache… mais on peut tous ce la réapproprier! L’homéostasie joue aussi pour l’émotionnel et ce sera la fameuse « résilience » de Cirulnik.

https://www.youtube.com/watch?v=3kugoEI0-JU

Le spécisme a permis l’esclavage ou le travail des enfants ou encore la possession du corps des femmes ou leurs absences de droits. Il est temps (enfin, je penses) d’évoluer car on en a les moyens…

On peux passer à autre chose que « dominer », « violer », « forcer », « mutiler », « emprisonner », « torturer » etc au nom de coutumes, habitudes, traditions, ou même de soit disante obligations financières, matérielles,  philosophique ou sportives et même par ignorance.

Alors que faire?

Que proposer d’autres que « monter un cheval ferré, embouché, qui dors au boxe…

et qui n’a droit qu’a quelques heures de paddock ou pire de tapis roulant?  »

Hélène Tanchon essaye de nous répondre:

« Alors comme promis mais avec du retard, ma petite contribution…

J’essaye de ne pas faire trop long, et j’espère ne pas t’ennuyer avec ce petit texte… qui reflète mon parcours et mes réponses à ta belle question….

Pour situer un peu ma vision des choses, je dois dire que je suis arrivée très tardivement au cheval, j’avais 30 ans, et je venais y chercher la relation à l’animal, la communication… comprendre qui était cet animal si majestueux et mythique … Après avoir pris conscience que ce qui m’était proposé était la pratique d’un sport… que les infos reçues des soit disant pros qui m’entouraient ne semblaient pas très « éthologiques » (même si pour moi je n’y mettais pas encore ce mot à l’époque)… et compris que le cheval était considéré comme « à disposition de l’homme pour en satisfaire ses envies » j’ai rapidement cherché à combler un manque évident , à trouver les réponses aux centaines de questions que j’avais l’impression d’être la seule à l’époque à me poser dans mon club.

A partir de là, je me suis plongée dans l’éthologie équine, par passion, par envie et besoin de savoir, sans aucune arrière pensée professionnelle. Les premières années ont été consacrées à l’accumulation de savoirs, l’apprentissage pratique auprès des poilus, et ce sont d’ailleurs mes amis cavaliers qui ont fini par me convaincre d’en faire un métier…

Très rapidement, les infos que j’ai accumulé m’ont amenés à une vision holistique de son bien être, de ses besoins, qui finissent toujours un moment par nous amener à nous poser cette fameuse question : c’est bien beau tout ça mais alors je fais « quoi » avec ce cheval ?

Plus de boxe, plus de fer, plus de mors, plus de granulés, plus de produits chimique, une vie en liberté à plusieurs, du foin… tout ça c’était le « plus » facile… un bon pareur, un vrai dentiste, des pros du shiatsu, pas de soucis, avec un bon réseau on trouve où sont les bons pros … Alors de nouvelles questions s’enchaînent, je fais ou j’essaye de faire au mieux pour que mon cheval (et ceux de mes clients) soient le plus en forme possible , physiquement, mentalement et émotionnellement , ils vont vivre mieux, plus longtemps et en meilleurs santé… et donc j’en fais quoi ?

Je savais ce que je ne voulais pas ou plus faire… Coté perso, c’était facile, mon cheval serait un animal de compagnie, comme mes chiens et chats… d’abord le laisser devenir adulte, bien éduqué… et après on verrait… il aura 7 ans en juin… Coté professionnel, j’ai fait le choix éthique (mais pas commercial, ni financier, loin de là) d’aider les particuliers qui avaient la même vision de leur relation au cheval que moi… et surtout qui le remettait à juste titre au centre de leur relation, en essayant d’être au plus proche de leurs besoins génétiques, de leurs croissances, etc… donc exit les cavaliers de compétition, de cso, ceux qui les utilisent comme une mobylette, ceux qui n’écoutent pas, n’entendent pas, ne veulent pas savoir, trop ancrés dans la tradition, ceux qui ne cherchent qu’à briller à travers leur animal… j’en passe et des meilleurs… Mais la grande question en tant que professionnelle dans ce milieu était « c’est bien beau tout ça mais comment tu en vis ma vieille ! » car il était évident que je ne me voyais plus vivre et « travailler » sans eux, mais que pour autant il fallait que je trouve comment le faire en respectant cette éthique perso que je m’étais construite.. les rêves c’est beaux mais ça nourrit pas…! Et une porte s’est ouverte au quelle je n’aurais pas songé à l’époque : l’équi coaching….

L’utilisation du cheval pour ce qu’il EST et non pour ce que l’homme est capable d’en tirer ! Quand j’ai rencontré Stéphane Wattinne, coach, cavalier de loisir, et créateur d’EquiLibre Coaching, mon éthique (vis à vis des humains pour le coup) a tiré la sonnette d’alarme… à 25 ans, j’avais été cadre commercial dans une grosse multinationale à Paris, j’en était sortie en me disant « plus jamais je ne participerais à ce cirque » et je ne voulais pas utiliser mes compétences pour aider des humains à casser d’autres humains… j’ai très vite compris qu’avec Stéphane, ça ne serait pas le cas… son objectif est au contraire le développement personnel, pour tendre vers ce que l’homme a de meilleurs en soi… et très vite j’ai compris en travaillant au sein de ce système , que j’avais trouvé aussi mon idéal dans « l’utilisation » du cheval… Le décor était planté : pas de monte, pas d’efforts physiques inappropriés, une relation avec l’homme au sol sur le « même pied d’égalité », ça commençait plutôt bien….

Pourquoi le cheval : pour ses nombreuses qualités, et entre autres ses compétences dans la communication non verbale, qui chez l’homme représente 70 % de sa communication à l’autre… Et oui c’est énorme, mais dans une conversation, les mots représentent 15 % de notre communication, les intonations et modulations de la voix 15 % également, donc 30 % de verbale au total, et 70 % de non verbal et c’est là que le cheval a « son mot à nous dire » , mais également – pour son intelligence relationnelle – pour sa capacité à sentir l’émotion, l’énergie, l’intention qui émanent de nous pour son talent à nous renvoyer à nous-même sans jugement, sans affect Depuis 3 ans je développe ce concept auprès de Stéphane, nous faisons parti de l’ EAHAE l’association européenne (devenue mondiale depuis septembre) pour l’éducation assistée par les chevaux.. elle regroupe dans le monde entier, les personnes qui utilisent le cheval dans l’éducation de l’homme… équithérapie, médiation animal, équi coaching, les pôles sont multiples et variés.

Tu trouveras des infos sur leur site http://fr.eahae.org/ et tu peux visionner cette vidéo du dernier colloque aux states en septembre http://www.youtube.com/watch?v=7FP7ZxGYpo8&feature=youtu.be

Je suis en train de terminer notre propre site internet qui avait vraiment besoin d’être refait de fond en comble, il sera bientôt en ligne , je mettrais sur ma page facebook dès qu’il sera dispo, tu pourras aller voir si ça t’interesse. Alors bien sur ce n’est qu’une piste pour tes recherches sur le sujet, mais c’est celle que j’ai choisi, j’y ai trouvé une façon de travailler avec les chevaux, dans le respect de ma petite éthique perso, et je m’y épanouie en aidant les autres s’épanouir aussi. Je passerai ma qualification EAHAE cette année, mes collègues l’ont déjà, Stéphane a lui passé le niveau supérieur en décembre et il est maintenant certifié, et nous avons de beaux projets pour les mois et années à venir… c’est ma voie….et j’ai enfin l’impression que je vais pouvoir vivre et travailler auprès des chevaux, dans leur respect…. et à mes yeux ça n’a pas de prix.

Amicalement Bises Hélène »

C’est donc une belle mise en jambe!

Patricia Wyssenbach, me dit:

Et bien, commencer par se faire confiance mutuellement, même et surtout loin des paddocks et autres clôtures….

libre

et c’est beau!

Ce qui me rappel une phrase de Andy (Booth) :

 » Quand on enlève le licol, il ne reste plus qu’une seule chose…. La vérité  »

Du coup, j’avais demandé à mes connaissances de m’aider à rédiger cet article et je n’ai eu que ces 2 réponses. ( Peut être que le texte promis par Christine Agassi arrivera … ).

Cela traduis la difficulté à pouvoir expliquer « clairement » et face au monde du cheval classique ce qu’on fait! On en revient à l’émotionnel et au non quantifiable… et finalement la raison principale qui pousse les gens vers le cheval… et qui les fait se sauver des CE !

Donc, je me suis mis en recherche d’exemples de ce qu’on pouvait faire d’autres que la sempiternelle « Equitation » chère à notre Fédération et au monde du cheval qui s’engraissent sur la misère d’êtres vivants (humain ou non humain).

Les chevaux sont des coquins…

Imaginez que certains se tuent en tirant au renard!

Imaginez que certains se tuent dans des clôtures… (on remarquera au passage, le superbe et très épanouissant milieu de détente dont bénéficient les chevaux en dehors du boxe… comme en milieu carcéral, 3 repas par jour et une promenade! )

Imaginez que certains arrivent encore à vouloir justifier le mors, parce que ça donne plus de « finesse » …

Imaginez que certains se font embarquer en bride sur un carré de dress. !

Imaginez que certains ont du mal à demander les pieds…

Imaginez que certains disent que pieds nus un cheval peut rien faire et que sans mors c’est du suicide…

Imaginez que certains n’arrivent pas a emmener leurs chevaux au paddock!

Imaginez que certains chevaux sont plus efficaces qu’une armée de psychiatres ou de médecins…

Imaginez que certains puisse avouer ne pas savoir quoi faire d’autre que « monter à chwal » !

Ce qui n’empêche pas certains de quand même faire n’importe quoi…

divinghorse1W04

ou:

Et d’autre de nous montrer que leurs relation leurs permet de dépasser énormément de limites… psychologique!

Et ce n’est pas finis!

C’est en fait I N F I N I  !

Tout cela je l’ai compris en faisant du « débourrage à pied » comme j’aimais à le qualifier…

2009-02-23_Sha_068

Cela permet de philosopher et d’entendre pleins de messages.

http://youtu.be/Tv0-jmI8pr8

(Opium d’Ouilly)

Et oui, j’ai aussi eu mes temps de « freestyle » et d’apprentissage…

Spéciale dédicace à Nilton,

APN - Photo n°063 30-03-2008

Sur lequel j’ai eu des sensations inouïes! (mais notre rencontre fut trop courte!) Un cheval à ma taille en plus!

Conclusion.

La paresse intellectuel, les troubles émotionnelles, l’appât du gain, l’ignorance, le faire valoir et l’égo, les traditions et les habitudes ne doivent pas tout permettre, tout justifier et tout excuser.

Comme l’explique très bien Thierry dans sa dernière vidéo, on peut être responsable mais pas coupable… et il ne sert à rien d’accuser l’autre.

Mais on peux par contre argumenter en faveurs d’un changement de paradigme et revisiter les valeurs et concepts, les idées et les dogmes, et critiquer positivement un système pour qu’il évolue.

Fers, mors, boxe ne sont pas le modèle idéale et ne respectent pas la physiologie complexe du cheval. La torture non plus… Mais qui doit décider de qu’est-ce qu’un mauvais comportement ou pas?

Suivant son niveau de conscience, on va tolérer certains actes et pas d’autres. Certains ne voient aucune objection a ouvrir la gorge d’un animal pour qu’il se vide de son sang, conscient et debout… d’autre trouvent très bien d’utiliser le tapis roulant pour des chevaux … d’autres ne comprennent pas que la ferrure soit pathogène… d’autre ne trouves rien à dire à punir un cheval qui veux brouter… et d’autres ne vont pas tolérer que leurs chevaux ne soient pas dehors, en troupeau, pieds nus, vermifugé naturellement et surtout non vacciné… (houlala, qu’ai-je dis!) 

Tous se penseront dans le vrai… Tous se penseront dans l’amour du cheval et tous pourront trouver à critiquer vis à vis des autres…

Mais au final, qu’en pensent les chevaux?

Leurs réponses seraient riches d’enseignements.

Après quasiment plus de 30 ans passé avec eux (et oui, déjà!), je commences à avoir un avis sur la question… mais bon dieux j’ai dû en faire des conneries pour arriver à apprendre!

J’ai lu, lu et relu … j’ai visionné et écouté… des vidéos, des dvd, des conférenciers, des vétos, des moniteurs, des éleveurs, des cavaliers, des amateurs et des pros… des études et des thèses, des livres et des revues… des blogs et des sites… des forums… et AUSSI des chevaux!

Le terrain! L’action se passe contre eux… loin d’eux… avec eux, et parfois oui, sur eux… mais jamais sans leurs accords !

Coopération, relation, communication non verbale, homologie gestuelle… sensations, émotions, ressentis… on peux finalement en savoir des choses… il suffit d’écouter avec son coeur, avec son âme et surtout sa conscience…

Merci à eux, ils sont des guides et participent à l’évolution de notre espèce sous évolué, fragile et violente… pour tout ceux qui veulent bien s’en donner la peine.

5 réflexions sur “L’équitation est dépassée, vive la relation avec le cheval.

  1. Ah, l’être humain et sa recherche d’identité… Un écrivain a dit: qu’importe le but, l’important est le voyage. Ou un autre qui racontait que le trésor se trouvait au point de départ, mais sans l’immense quête et recherche qui l’a mené si loin, il ne pouvait pas le voir… ouvrir les yeux et regarder ce qu’on a sous le nez est si difficile…

    Concernant l’antispécisme, toutes les religions ne se valent pas, certaines trouvent la vie sans prix et une âme à tout être vivant quel qu’il soit, même végétal 🙂

    Beaucoup considèrent leur cheval comme ‘animal de compagnie’ et de moins en moins comme engin de sport ou faire-valoir, mais pas assez. L’équitation n’est pas pour autant à bannir (pour peu qu’elle respecte le cheval et non l’asservissent par la contrainte), mais elle n’est qu’une partie seulement du relationnel avec le cheval. Le pansage dure plus de temps que la monte? Et alors. Une balade en main au chant des oiseaux avec pauses herbe? Et alors. Regarder son cheval jouer au parc avec ses copains? Trop cool. Il laisse son troupeau pour venir me dire bonjour? C’est là qu’on se dit que le relationnel n’est pas utilitaire. Mais aller faire une demi-journée de rando à la découverte de nouveaux paysages, de nouveaux points d’herbe à brouter, d’une rivière où on peut se baigner, c’est bien aussi. Tiens, tu as marché la moitié de la rando à côté du cheval? Et alors. Monter en paddock pour développer le relationnel et trouver des exercices ludiques, c’est bien aussi. Pour peu qu’on se foute de ce que les gens pensent 🙂 Et que le relationnel soit réciproque, sinon on a soit fait une erreur, soit on ne fait que déblatérer des théories ethologiques ou peu importe comment on les appelle, mais on ne les vit pas, on ne fait que les clamer par mode. Le relationnel avec le cheval, comme avec un chien ou un chat ne fonctionne que si on a suffisamment d’empathie et qu’on a suffisamment appris et respecté l’essence et le ‘fonctionnement’ de l’être en face de nous (car combien de gens ont des problèmes avec le comportement agressif ou têtu de leur animal car le relationnel qu’ils essayent d’imposer ne correspond pas aux besoins ou au langage de cet animal). C’est tout un investissement! Et je vais être cruelle, ce relationnel se mérite!

     » Quand on enlève le licol, il ne reste plus qu’une seule chose…. La vérité  » Exactement!

  2. Le cheval n’est pas une raquette de tennis ni même des chaussures à crampons…. Ce n’est pas un objet que l’on utilise à la sortie du travail juste pour faire son sport! Malheureusement la relation homme/cheval que l’on vit dans les centres équestres est bien souvent ( pas tout le temps hein!) superficielle et le cheval demeure un outil de travail… Parfois vous prenez le cheval au vol, il vient tout juste arriver de son cours et hop hop on repart. Pas de contact, pas de papouilles. Et c’est maintenant que je me dis que ces chevaux sont extraordinaires, ils ont un sacré pouvoir d’adaptation quand même. Et les loulous restent la plupart du temps dans un box enfermés lorsqu’ils ne sont pas montés…. Malheureusement c’est dans les moeurs, c’est comme ça. Et il faut aller chercher ailleurs pour se rendre compte qu’une autre relation est possible. (encore faut il le vouloir car il demeure encore des personnes qui sont satisfaites de cela) Sans obligation, sans contraintes, le genre de relation naturelle sans forcer, c’est comme un cadeau.
    Je vais parler de mon expérience qui a complètement bouleversé ma vision de cette relation. J’ai acheté une jument qui a de gros problème de dos (je ne le savais pas!!). Et sa rééducation est très longue. J’ai déjà mis du temps à comprendre qu’elle était très mal en point et cela fait un an et demi que je cherche à comprendre et à soulager ses problèmes et je suis plus souvent à pied que sur son dos. Et je ne l’ai jamais aussi bien comprise qu’aujourd’hui en passant des heures avec elle à l’observer, l’étirer, la muscler…. elle kiffe tout ça car elle se sent mieux…. et quel bonheur lorsqu’elle galope pour venir me voir ( bon ce n’est pas à chaque fois, faut pas déconner). En tout cas elle met tout le temps son nez dans son licol….Et c’est dur pour moi d’entendre « elle te teste », « elle lève le cul parce qu’elle ne veux pas travailler ». Et ben non elle ne peut pas. Et elle exprime un inconfort. A moi de m’adapter…

    Bref tout cela pour dire que malgré tout les gens évoluent et on parle beaucoup de l’éthologie, et de plus en plus de chevaux sont pieds nus. Il y a 15 ans je n’en avais jamais entendu parlé. Et c’est quand même une belle avancée, continuons tous à en parler autour de nous et peut être qu’un jour la tendance s’inversera et les OVNIS seront les chevaux ferrés et dans les boxes. Mail il y a encore du chemin….
    En tout cas c’est très bien qu’il y ait des pro qui en parle, qui communique, qui informe les particuliers comme moi….

  3. Lorsque je mène ma jument en liberté, que l’on partage côté à côté l’espace, qu’elle est ma partenaire de jeux, de réussite…alors je suis aussi fière, aussi gonflée que si l’on venait de gagner les JO mais pas seulement car il y a ce petit plus qui se nomme respect et partage…elle me donne si elle veut bien, si je demande bien ….sinon elle me regarde et attend que je devienne meilleure et ça c’est une leçon de tous les jours….mais réservée à ceux qui ne se mettent pas au dessus de l’autre mais avec l’autre !

  4. Bonjour,

    J’ai découvert votre site il y a quelques jours, et depuis, je ne consulte que celui-ci ! Vos articles sont intéressants, compréhensibles et bien expliqués, mais surtout captivants, passionnants !
    Ma vision de l’équitation a bien changée depuis que j’ai découverts le site de « Cavalière mais pas que » (et que je vous conseille si vous ne connaissez pas ! ), il y a environs deux ans. Je me suis souvent renseignée ( à travers les livres ou Internet ) sur les divers sujets de l’équitation, mais n’ai jamais trouvé d’article mentionnant réellement « l’avis » du cheval, son bien être et les méfaits de nombreux instruments de ce sport. Pour citer un exemple assez flagrant, je me posais une question au sujet des enrênements, que je venais juste de prendre en main ( lors d’un cours où j’ai monté un cheval de propriétaire, on m’a tendu une paire de rênes allemandes, et, ignorante comme j’étais, j’ai fais confiance à ma mono ). Je connaissais vaguement leurs effets, mais aucun de leur méfaits ! J’ai donc décidé de me renseigner : aucun site, livre ou article n’a parlé de méfaits possibles ( certains conseillait même que les utiliser à chaque monte était bénéfique, et que surtout, elles devaient être bien tendues ! ) . J’étais donc rassuré et j’ai continué de les utiliser ( je n’étais pas non plus dans l’extrême, elles étaient détendues, car je commençais tout juste à « arrondir » mon cheval sur le long terme aux trois allures ). J’avais tout de même un doute qui persistait au fond de moi, et c’est quand j’ai découverts le blog de cette cavalière et de son trotteur que ma vision a entièrement changé ! Depuis, je scrute les forums, recherche les articles et sites basé sur le respect (et j’avoue avoir trouvé une perle de plus avec votre blog ! ).

    Cependant, une question persiste dans ma tête : Qu’est-ce qu’une cavalière de club de 14ans, n’ayant et ne pouvant pas avoir de cheval, peut-elle faire pour adopter et utiliser ces règles de respect et de confiance mutuelle ? Car je suppose que les résultats vu dans les vidéos n’ont pas été obtenus en claquant des doigts….
    Je monte dans deux club, dont un où je monte en vacances et l’autre où je monte « à l’année ». De nombreuses choses me révolte dans celui que je fréquente le plus, mais que puis-je faire ? Il y a des règles fixées par les proprio’, et j’en contourne déjà certaines : j’ai investie dans un filet et un mors simple, pour ne plus voir de pessoa, pelham, de baucher dans la bouche de mon cheval; J’ai abandonné les éperons, alors qu’ils sont presque obligatoire au club (façon de parler évidement, mais tout le monde en porte, même chez les shetlandes certains n’hésite pas ! ). Je décline toute les offres du type : « prends des enrênements, ça sera plus facile ! », mais des fois, il vrai que je suis tentée, car je monte régulièrement un poney « joyeux », et qui manque grandement d’attention et de calins-bisous ( et oui, celui qui le monte arrive 5min avant, le selle, le bride, le monte, le desselle et part, sans lui dire un mot, sans lui donner un p’tite carotte ou même un malheureux coup de brosse.. ) et donc, quand il sort ( et ce, surtout en main pour aller brouter ), botte, rue, galope… Il ne le fait pas méchamment, mais il a tellement de force qu’on pourrait le croire, alors, les cavaliers le punissent, ça peut partir du petit « vilain poney » au coups de cravache sanglant ou au vengeance lors du cours… De mon coté, je le laisse faire, dans la limite du raisonnable, car de toutes manières, pourquoi le gronder vu qu’il recommencera, ne comprenant pas ce qu’il a fait de mal ? Et, quand il a décidé de faire l’idiot, mais méchamment, je le rentre au box, et ne le ressort que plus tard quand il est calmé.
    Mais, étant tout de même dans un club, je ne peux me balader trop longtemps, ou même travailler à pied dans un manège ou une carrière avec un poney qui n’est pas mien ! Je ne peux pas non plus monter sans mors pendant un cours, mon moniteur ne me l’autoriserai pas (déjà qu’obtenir l’accord de monter sans selle demande plusieurs mois de négociations… ) ! Par moment, je serre ma muserolle avant le cour ( car maintenant le mono’ vérifie… ) et la desserre quand j’arrive en carrière, et je peux vous assurer que l’on passerait une main entière entre elle et la tête du poney… Je ne peux pas non plus monter rênes détendues ( et pourtant, j’ai déjà sauté en tenant juste le bout des rênes ), car je me fais reprendre immédiatement. J’envisage de changer de club, mais je ne trouve pas de « perle rare » assez proche de chez moi… Auriez-vous quelques exercices, ( ou blog ) qui m’aiderai à faire évoluer cette relation que j’ai avec les poneys ou chevaux que je monte ? Sans faire éterniser un travail à pied que je ne pourrai réaliser que pendant quelques minutes avant ou après mon cours ? De plus, je n’ai malheureusement qu’une heure pas semaine…
    Ou peut-être connaissez-vous des stages pas loin de Paris qui enseigneraient une équitation légère et respectueuse ?
    Je suis vraiment désolé de vous demandez autant de chose, mais je suis révoltée de ce que je vois dans la partie sombre de l’équitation, et j’aimerai ne pas tomber dedans inconsciemment ou involontairement…

    En tout cas, j’admire vraiment vos méthodes et vos articles, et j’espère pour avoir la confiance et la relation décrite dans ceux-ci avec mon (je l’espère) futur cheval.

    PS : désolé pour le pavé, mais il montre au moins que je m’intéresse grandement à vos sujet ^^

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