Parages d’entretien.

En exclusivité mondiale et suite à l’acquisition récente d’une caméra sportive qui va me permettre de filmer mon hobby, je vous proposes quelques entretiens de sabots de poneys.

Voilà le matos!

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C’est une « cam » (comme on dit) de qualité équivalente « gopro » et fournit avec plein d’accessoires, le tout moins cher que la fameuse cam plus connu. Je la fixe sur ma tête et ça film là où je regardes. (ou pas…)

Je penses faire d’autres films plus détaillés avec un « cadreur » pour avoir un rendu plus fin, moins de mouvements parasites et surtout pouvoir faire des plans plus rapproché si besoin.

 

Pourquoi parage d’entretien?

Parce qu’on n’apporte aucune correction, on ne fait que retrouver la forme physiologique en « copiant » une usure parfaite (théoriquement) que le terrain aurait dus exercer sur les sabots. On pratique quand même des gestes qui vise à « sculpter » le sabot en privilégiant des surfaces de stimulations optimales, plutôt qu’une simple « usure naturel » qui pourra donc être variable en fonction de la nature du sol et de l’activité du cheval.

Il est par contre très important de suivre des règles afin de respecter l’arche interne et ne pas déséquilibrer le pied tout en laissant le maximum de protection.

Je différencie l’entretien de correction, qui rentre véritablement dans les compétences du Podologue équin, qui visera à faire évoluer le pied, le sabot, à stimuler certaines structures ou a corriger la pousse futur de certaines partie du sabot, de l’entretien courant que tout propriétaire de cheval pieds nus devrait savoir pratiquer pour garder une forme physiologique et donc avoir un fonctionnement correcte.

Premier Essaie:

Ponette B (de 1,08 à 1,30 m), jamais ferrée. Souffrait l’an dernier de fourmilières assez étendu aux 4 pieds et d’un effondrement de l’arche interne aux 4 pieds, mais très marqué aux antérieurs.

Mon geste a été de stimuler beaucoup la sole en coupant beaucoup de paroi à chaque fois,  comme on pourrait le faire pour un fourbu, le but étant de relâcher la pression sur le bourrelet coronal, de stimuler la pousse de la sole périphérique, donc de redonner de l’appuie à la colonne osseuse.  Petit à petit, on retrouve de la concavité.

On recule le point d’impact, on essaye de garder du talon… elle en a toujours pas assez… mais on progresse.

Comme vous pouvez le voir, je pratiques « assis » sur mon tabouret de camping fétiche! Cela permet d’être à la bonne hauteur, sans se casser le dos et de tenir le pied là où le poney est le plus confortable. (ce qui évite de lui faire mal et donc qu’il bouge!) Autre détail, j’ai développé mon « ambidextrie (lien) » afin de pratiquer toujours de la bonne main, pour ne pas risquer de créer de déséquilibres, ce qui arrive fatalement quand on travaille toujours de la même main.

Il est très important de bien nettoyer le pied, avec le cure pied (à bout arrondi) et la brosse métallique pour enlever toute traces de boue, exfolier les tissus et voir les repères anatomique dans le détail.

L’ordre des opérations est toujours le même:

Nettoyage, vision globale, repères.

Mise à niveau (de la sole) des barres. (+ recul à leurs position physiologique)

Chanfrein à 45° à la pince. ( vous pouvez le faire à la râpe ) >re symétrie de l’empreinte du pied et de l’empreinte du sabot, recule du point d’impact, mise à niveau de la paroi, chanfrein à 45° pour exposer la ligne blanche, la sole périphérique et la paroi interne, soulager la pression sur le bourrelet coronal.

Je fignole mes plans à la râpes. (et arrondi les marques créé par la pince)

Rattrapage des éventuelles évasements sur le trépied.

Deuxième essaie:

Poney C (de 1,31 m à 1,40 m), jamais ferré. A plutôt des bonnes structures. Il a souffert cet hiver du temps pourrit et ses fourchettes ont morflés. Pas grands choses à signaler, si ce n’est de continuer les soins sur les fourchettes.

Les choses vont très vite car je connais bien les chevaux et eux aussi me connaissent bien, les pieds sont « réglés » donc il n’y a quasiment plus à réfléchir ou a corriger d’éventuelles déformations. Ma gestuelle est rodée et mes outils toujours à porté de main sur ma jambe droite. Je vais bientôt créer un tablier avec des poches pour mes brosses parce que j’en ai marre que ça traîne par terre. (AUCUN outils ne doit traîner par terre!!!)

Avec le temps et en échangeant avec Pete Ramey, j’ai compris que la technique de tenir le pied (à une main) au lieu de le mettre entre ses jambes était carrément plus simple, et surtout plus facile pour le cheval DONC plus sécurisante car sans source de conflit.

J’ai vue des pros « tenir de force » même quand le cheval demande à reposer … et c’est une énorme erreur! Le cheval peut perdre l’équilibre, avoir mal à l’autre antérieur, avoir un cailloux, une tension, une mouche ou tout simplement perdu patience… et il faut lui laisser le temps de souffler.  Plus le cheval sera « confortable » et plus il subira de bonne grâce le parage ou les manipulations.  Tirer l’épaule ou la hanche vers l’extérieur est source de douleur pour les chevaux, surtout si vous êtes grand! (et je fais 1,83m) Ce qui m’a amené à essayer de trouver des solutions pour ne plus « lutter » contre les chevaux mais plutôt en faire le moins possible! (le faignant est juste un travailleur ingénieux qui s’économise…).

Le parage « au fauteuil » est une évolution de la position que les pareurs naturel apprennent à l’American Hoof Association par exemple.

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Pete Ramey m’a confirmé ne jamais utiliser de repose pied afin de favoriser la position la plus naturel possible pour le cheval.  Perso. je trouves qu’avec un repose pied très bas (comme le Hoof-it junior 😉 ) on peut justement placer idéalement le postérieur, sur un poney ou sur un cheval… et même un trait Breton… puisque j’en ai fait une la semaine dernière! (pleine en plus!)

Troisième essaie:

Poney A (1,07 m maxi), jamais ferré. Il avait les pinces migrés et l’arche bien effondré sur chaque pied.

Vous voyez le geste que je fais avec le pouce sur la sole? Je constates la concavité naturellement créé et la texture parfaite de la corne qui est dense, lisse et sans exfoliation.  Le cercle vicieux de l’appuie périphérique en paroi, amène la sole a rester en sous fonctionnement et ne permet pas le « compactage » des tissus. Cela amène cette texture « crayeuse » que certains vont curer à la rénette ou au rogne pied jusqu’à atteindre la couche minimal plus dur en pensant bien faire…

Je pense que cette sole crayeuse EST la sole… mais que faute d’une stimulation nécessaire elle n’a pas ses caractéristiques fonctionnelles. L’enlever, c’est exposer la surface solaire du pied aux contusions et sensibiliser « pour rien » le cheval qui n’aura pas une épaisseur suffisante pour se protéger. La sole comme la fourchette peuvent se compacter. Les chevaux feraux ont plusieurs centimètres d’épaisseur de sole!

J’ai remarqué qu’en exposant la sole périphérique, je n’ai plus vue de sole crayeuse… mais que de la sole dur d’une épaisseur physiologique tout en ayant une bonne concavité.

Ce parage me parait pouvoir devenir une méthode Française pour une éventuelle formation reconnue par l’état. Je n’ai que des retours positifs et ce même chez des gens ayant suivis mes conseils à distance car n’ayant pas pus trouver de pro « compétent » (voulant bien se déplacer) dans leurs secteur.

Les grandes lignes de cet entretien sont:

– Ne quasiment jamais toucher à la sole ni à la fourchette (surtout dans sa partie arrière!).

– Respecter la hauteur du Soc.

– Essayer de maintenir la paroi externe hors du contact du sol ou de l’appuie direct par le chanfrein.

– Exposer la ligne blanche, la sole périphérique et une portion variable de paroi interne. (suivant des critères assez précis)

– Reculer le point d’impact SANS descendre le plan des talons.

– Symétriser le sabot avec le pied sur tous les axes.

– Respecter le fonctionnement de l’arche interne. Environ 6° d’angle palmaire et 5° d’angle de fourchette – >( angle formé entre l’axe de la fourchette et le plan d’appuie solaire du sabot, qu’on règle avec la hauteur du plan de pince )

 

Ce entretien, associé à une complémentation d’oligos éléments de qualité, un environnement adapté et une progressivité des contraintes permet de régler tous les problèmes courants et moins courants, même ceux déclaré « génétique » par les connaissances conventionnels. (fourbure et maladie naviculaire)

Mon dernier écueil, se situe au niveau de la gestion du hi/lo syndrome qui s’associe fatalement avec des lésions ostéopathique qui doivent être géré parallèlement. Sans une bonne gestion osthéo, le cheval sera en permanence dans une tension généré par des infos neurologiques et posturales contradictoires entre ses pieds et ses compensations physique.

Certains chevaux s’accommodent très bien du hi/lo syndrome et modifient leurs schéma corporel en se « tordant » tout l’organisme. ( en simplifiant au max. ) D’autre chevaux vont essayer de se « détordre » mais vont donc forcer sur leurs pieds… amenant des boiteries.  C’est un cercle vicieux où la forme des pieds conditionne la position du corps et vice versa!

Le soucis, c’est que soit on choisi de redresser les pieds, soit on choisis de redresser le cheval… or il faut faire les 2 en même temps! (et ce avec un osthéo ayant compris tous les mécanismes et conséquences du hi/lo syndrome!) Un travail de kiné en rééducation fonctionnelle sera nécessaire pour apprendre au cheval à se redresser et a « marcher droit »… Vous pourrez donc potasser vos bouquins parlant de « rectitude ».

On peut « tricher » et équilibrer les sabots, en laissant plus de paroi sur le pied « lo » et en coupant plus le pied « hi » et cela est assez facile en ferrant mais le défaut s’installera de manière encore plus pathogène sur le long terme. Cela engendrera aussi tous les effets secondaire de l’appuie périphérique… (décollement de paroi, migration de la pince, descente distale, atrophie des structure caudale etc etc)

 

Dans d’autres vidéos, je montrerais des chevaux ayant de plus gros pieds et surtout des vidéos trouvé sur Youtube montrant du travail inadapté.

 

30 réflexions sur “Parages d’entretien.

  1. C’est sympa t’as cam 😉 moi j’ai trouvé aussi ma hauteur avec un tabouret marche pied qui est à une vingtaine de centimètres du sol… les poneys et chevaux sont super cool… et se servent de mes genoux comme repose pieds.

    Le souci de déposer une méthode validée par l’état c’est que toutes les autres deviennent « hors la loi »… pour ma part je pense qu’il faudrait qu’un organisme d’état crée une école ou toutes les influences sont les bienvenues, pour les pareurs non diplômés de cet organisme déposé un dossier permettant d’obtenir une équivalence, une sorte de label comme prévu au départ par l’AFPN. C’est ça équilibre des chances…

    • Salut,

      Eviter les dérives des méthodes trop invasive, éviter les dérives des méthodes trop commerciale, éviter les dérives des méthodes qui ne reposent sur rien de scientifique et surtout permettre d’avoir une base saine qui permettent de s’en sortir en pouvant s’adapter aux conditions variés qu’on peux trouver sur le terrain, qu’on soit au Sud ou au Nord…

      Perso. j’en peux plus d’entendre « le pied nu » ça fonctionne pas… « mon pareur fait boiter mon cheval » ou « le fer est obligatoire pour travailler »… « on peux pas aller sur la route » ou toutes ces conneries qui ne reposent que sur des « on-dits » de l’ignorance et des mauvaises pratiques.

      Il est temps d’arrêter les approximations et de suivre une route qui tient compte des erreurs du passé.

      Le pied nu c’est pas juste couper de la corne… et la Podologie équine est une véritable science qui doit pouvoir venir s’intercaler entre la maréchalerie et la médecine vétérinaire, comme cela se passe aux USA.

      • Bjr Mr Parisot
        Est ce que vs seriez disponible pour venir parer ma jument de trait ?
        Cette jument à été déferrée il y a 3 mois environ mais les pieds ont besoin d’être préparés à rester nus.
        Ensuite j’envisage fortement d’assister à l’un de vos stages d’initiation sur deux jours .
        En attendant je pense que les pieds de ma jument ont vraiment besoin de mains expertes comme les vôtres.
        Le petit bémol est qu’elle a bien du mal à donner le pied plus d’une minute donc il va falloir reposer assez souvent je préfère vs le dire à moins que ce ne soit moi qui m’y prenne mal car je suis grand
        La jument se trouve à Escarmain à côté de le quesnoy
        Merci d’avance

  2. Reculer le point d’impact SANS descendre le plan des talons. Bien d’accord avec toi mais il doit bien exister une hauteur minimale à respecter ? Et comment on peut reculer les talons sans toute fois les descendre ? On doit passer un coup de râpe alors on élimine tout de suite une petite couche ? NON
    PS: très bonne idée la caméra !

      • Excusez-moi , je ne suis pas français du moins pas européen francophone donc je ne comprends pas toutes les expressions . Qu’est ce que vous voulez dire par « Mâcher le travail  » ???

  3. Nous avons des ânes et pour des problèmes de dos, nous utilisons aussi un tabouret. C’est bcp plus confortable et pour le bonhomme et pour l’âneTrès bonne idée cette cam.

  4. C’est sympa comme initiative 🙂 Je n’y avais jamais pensé. Je vais me permettre de critiquer quelques points.

    Je fais aussi 1m82, jamais il ne m’est venu à l’idée de m’assoir à côté d’un cheval. Beaucoup trop dangereux, tu n’es pas suffisamment au contact, tu ne ressens pas tout. Tu es exposé car dans l’impossibilité de te dégager rapidement. Il pivote, t’es sous lui, il se cabre, t’es sous lui, il avance tu es exposé. A cause de ce point de vue sécurité et sensations, je préfère 1000 fois être incurvé sous le cheval, côtes contre côtes. Tu ne luis sors pas l’épaule, suffit d’être souple, tu ne tords pas ta propre colonne juste tes genoux qui sont déportés, tu peux tenir 1h sans te fatiguer. Ensuite si ton cheval bouge, tu peux le suivre dans son mouvement sans soucis. Au sujet des shet ou petit poney, je les fais un genou à terre et à une main comme toi avec une petite tricoise à parer. Les avantages sont les mêmes, tu peux être sur tes jambes très facilement en cas de danger. Etre assis pour moi c’est le danger, et le danger viens souvent des chevaux les plus gentils en qui tu as confiance.

    Pour le travail à une main, ca va bien pour les shets ou les Falabellas, mais c’est une énorme perte de temps et d’énergie pour le reste, tu te fatigues les tendons du poignet, tous les petits ou gros mouvements que le cheval fait son encaissés par ton coude, ton épaule puis tes muscles dorsaux (tu vrilles ta colonne). Le position classique anglaise est de loin la plus ergonomique, ton centre de gravité est bas, ton dos n’est pas trop courbé et de toute façon ne travaille pas, les mouvements éventuelles ou le poids sont encaissés par tes jambes. Tu as tes deux mains pour travailler, démultipliante ta force et ta précision, et ta vision des choses. Alors oui bien sur, on ne regarde pas un aplomb entre ses cuisses 🙂 mais une fois ton analyse de faite et les éventuelles vérifications au fur et à mesure, la position anglaise est le plus confortable pour tous les chevaux de selle.

    Sur ton travail du pied, tu perds aussi énormément d’énergie. je ne sais pas comment tu peux utiliser une reinette double mais à la limite pourquoi pas 🙂 ton travail à la tricoise approximatif t’oblige à râper plus pour récupérer ta planéité. Je dis approximatif, car c’est hachuré, et que je déteste le mouvement d’arracher la corne comme tu le fais. C’est peut être juste esthétique, je suis peut être formaté à faire une parage à la tricoise propre, ou il n’y aurait pas besoin de râper si il n’y avait pas de travail à faire sur la paroi. Mais bon, ca me choque, tes gestes paraissent imprécis et je pense que cela est grandement du à ton travail à une main.

    Pour la râpe c’est la même, tu n’utilises pas toute la surface, une seul mouvement globale à deux mains te permet de couvrir 1/3 de la circonférence du sabot sans soucis. Tu vas d’avant en arrière, à contre sens des crans parfois, de biais parfois donc pas de la sens des crans non plus etc… Tu perds beaucoup d’énergie, tu fais beaucoup trop de mouvements.

    Après le résultat est bien, je ne critique en rien cela, mais c’est juste ta technique et ta façon de faire qui ne me plait pas, mais c’est personnel et ne change rien sur le pied au final.

    Merci en tout cas pour l’initiative.

    PS: je ne sais pas non plus comment tu peux bosser avec des gros gants comme ça 😉 tu ne sens pas la chaleur, tu as une mauvaise sensibilité à la pression pour vérifier une faiblesse de la sole etc… Et surtout, plus tes gants sont épais, plus tu sers tes outils donc plus tu te fatigues.

    • Salut Gwen,

      J’adore l’argumentation! Merci.

      Mais je suis passé à l’étape d’après et j’ai fais (avant) tout ce que tu racontes dans ton argumentaire.

      Le fait est que se tenir droit à côté du cheval est surtout confortable pour toi… mais PAS pour le cheval (demande aux osthéos). Ceci explique que tu ressentes le besoins de te protéger à tout prix… Il existe une tension… qui monte, qui monte…

      Le cheval se cabre? MDR perso. faut que je fasses gaffes à pas qu’ils me tombent dessus en s’endormant.

      Le cheval me passe dessus? En 6 ans, j’ai jamais vue ça… ni même dans ma pratique quotidienne de cavalier en écurie pro ou en CE depuis mon plus jeune âge.

      Assis, mon centre de gravité peu pas être plus bas qu’un siège de 30 cm de hauteur, qui est donc plus bas qu’une position à l’anglaise ou même à la française. Plus bas, faudrait que je sois assis par terre… mais c’est pas très pratique pour bosser!

      Je trouves au contraire, que je gagnes énormément en énergie et je bosses quasiment 2 à 3 fois plus vite que dans une position traditionnelle. Mon choix ne s’est pas fait par hasard… et j’ai évolué petit à petit… pour forcer le moins possible. Je suis quand même pas kon au point de faire des trucs fatiguant pour le style… et quand t’enchaînes les chevaux jours après jours après jours, tu sais comme moi, que tu as le temps de réfléchir à plein de chose!

      Pour le travail à une main, j’ai la chance d’avoir fait beaucoup d’escalade a l’adolescence et j’ai donc des mains assez puissante…

      Quand j’ai vue pour la première fois le boulot de Pete R. sur ses DVD, j’ai halluciné…. et puis finalement…..

      Pour le reste, je penses que c’est juste « esthétique » et c’est toujours contrariant de voir que les autres font pas comme soi! On a souvent tellement voulu affiner (mais ça dépend des gens) qu’on pense avoir atteins le sommet… mais en fait, on est que au pied des pistes! lol

      Mes parages sont toujours au poile de ku, donc pas de soucis de ce côté là.

      Mais je reconnais bien là, la patte du perfectionniste!

  5. C’est proche à ma façon de parer sauf que j’hésite de râper l’extérieur de paroi pour les histoires d’évasements sauf s’il y a vraiment une épaisseur de paroi importante. Le chanfrein est suffisant pour adresser les évasements. Par contre, j’utilise beaucoup plus des positions variés pour le confort mais aussi pour les perspectives différents sur le pied.

  6. ^^ Je ne pense pas stresser les chevaux, la plupart regarde ce que je fais, me gratte le dos, essaye de me lécher le crane ou autres (sales bêtes !) 😀 Je pense que c’est une question de placement, pas mal de clients m’ont deja faire remarquer qu’il n’avait jamais vu quelqu’un de si proche du cheval, sous lui en partie façon de parler. Beaucoup de chevaux bougent parce que les maréchaux les mettent dans l’inconfort (pied trop, épaule sortie etc), en privilégiant le leur. Donc je suis d’accord mais je persiste et signe : c’est dangereux (bon pas avec des shets hein 🙂 Quand penses les maréchaux qui nous lisent ?

    Je vois un cheval qui se cabre par an et encore, mais ca peut arriver. J’en ai parlé parce que justement cet aprem, une jument me l’a fait 3 fois de suite, sans que j’ai le temps de solliciter le pied (pourtant je la connais bien et elle est douce comme tout). Si je m’étais assis à coter d’elle, je me serai pris les deux antérieurs full face.

    Tiens j’ai pas parlé des coups de latte 🙂 sur les chevaux c’est extrêmement rare (sauf cheval en souffrance) mais sur les ânes ça m’arrivent parfois. Même si ils le font pour le style et qu’il suffit que je leur dise stop, ils tentent quand même. Alors sur les postérieurs t’amorti le choque avec ton genou, dans le sens qu’il faut pas ?

    Après si ça te va tant mieux, j’espère juste qu’un jour tu ne retrouveras par terre avec un cheval te marchant dessus ne comprenant pas ce qui se passe (ou la rotule péter).

    Pour la partie technique, je ne suis pas d’accord, c’est toujours super intéressant de voir les autres bosser, ça permet de piocher des trucs. Mais dans le cas présent, je ne prendrai rien 🙂 on verra sur la suite des vidéos xD

    PS: Je connais un maréchal qui bosse sur un monopode 🙂 je lui ai fait la même remarque, il n’a jamais eu de soucis jusqu’à présent.

    Tu me les pretes les DVD de Ramey ?

  7. Mon gros au début ne donnait pas les pieds du tout, ni devant, ni derrière. Sa stratégie: se laisser tomber au sol. On se sent seul… On s’attend à des sauts en l’air, des moulinets, des lattes, mais pas à un cheval qui se laisse glisser délicatement au sol comme si on venait de le piquer avec une seringue hypodermique :-/ Aujourd’hui, j’utilise mon genou et il pose gentiment ses 4 pieds dessus, rien besoin de tenir 🙂

    Sinon j’ai une question qui me turlupine depuis un moment: chanfreiner la paroi permet d’éviter les évasements, les éclats et les fissures, permet de mieux solidariser la paroi et les lamelles en enlevant les effets de levier, je crois qu’on est tous d’accord avec ça. Mais alors comment diable chanfreiner les talons permet-il de les faire se décontracter et s’élargir? C’est contradictoire? Pourquoi la paroi en mammelle réagirait autrement que la paroi en quartier et en pince? D’autant qu’avant de poser cette question qui me turlupine depuis un moment, j’ai testé il y a quelques mois. J’ai chanfreiné les talons de mon gros, ils se sont immédiatement contractés et affaissés… En 1 semaine, ils avaient perdu 5mm de largeur et les barres, auparavant droites, se sont courbées. 6 mois de boulot sur des talons fuyants et contractés pour quasiment recommencer (il a fallu 3 mois pour repartir d’oû on était). Donc entre les lois de la physique et l’expérience pratique, quelqu’un peut-il me donner une réponse? Chanfreiner les talons uniquement en entretien sur des pieds non pathologiques pour éviter tout évasement serait une réponse suffisamment acceptable. Mais je m’interroge quand même, car Guillaume, il me semble que tu as dit utiliser cette méthode pour la réhabilitation également.

    Sinon c’est cool les vidéos. La première donne un peu le mal de mer…

  8. Faudra que tu m’expliques alors 🙂 si je veux ouvrir un pied, je fragilise les barres légèrement, je travaille ma sole en quartier. Et surtout, j’abaisse aussi mes talons de ce qu’il faut. On verra ta technique dans une prochaine vidéo et tu m’expliqueras 😀

  9. Par Pied, j’entendais Talons. Des talons contactés voir encastelés, personnellement je les ouvres, je les tailles même à la reinette quand c’est trop horrible. Ton talon ne se remplie pas de l’intérieur, c’est ce qui est dessus qui se comble et prend du volume 🙂 donc je garderai mon mot « ouvrir » ;D

    Ensuite, lorsque je déferre un cheval, je prends une photo et des mesures. Ceci pour voir l’évolution des structures dans le temps. Un pied ferré est bien souvent contracté, le must étant avec une ferrure en quarter-clip… Et je peux te garantir que le pied s’ouvre, ou si tu préfères devient rond alors qu’il était ovoide (voir triangulaire), il prend donc de la largeur en mamelle-quartier et talons. En moyenne, 1/2 cm pour les mamelles/quartiers et 1 cm voir plus pour les talons.

    Ta fourchette en mode tour eiffel après sa mue devient large et charnue. J’appelle cela ouvrir un pied. Mais oui, il se remplie ce petit peton, heureusement 🙂

      • Je suppose que Gwennaël n’ouvre pas les pieds à l’ouvre-boîte tout comme Guillaume ne pompe pas de l’air dedans pour les ‘remplir’ 😉 C’est sympa de jouer sur les mots, surtout quand certaines choses ne sont pas toujours simples à expliquer pour que tout le monde comprenne 😀

    • Ferrage sur échasses, bravo! Déjà des signes de pression et d’élastose (sabot ‘ridé’), bravo! Elle était pas bien pieds nus tout l’hiver la louloute? Pfff…

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