Fonctionnement (supposé) du pied.

Suite à l’introduction sur les croyances du dernier article, on a vue que certaines idées ou concepts pouvaient n’être que des « croyances » et donc amener des faits ou des conséquences qui eux, finalement « ne collent pas ».

Je vais essayer de mettre en lumière MA compréhension du fonctionnement du pied du cheval.

C’est le fruit de 6 ans de recherches, d’une vie (presque) passé avec les chevaux et de la confrontation des conclusions de nombreux auteurs célèbres ou moins célèbres.

Attachez vos ceinture, ce que je vais exposer là, risque de révolutionner votre compréhension globale de la locomotion équine!

Le cheval ne marche pas sur sa paroi!

Comment je peux en être sur?

Pièce à conviction n°1:

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Le creux caractéristique au niveau du bourrelet coronal, au dessus du processus extenseur de la 3e phalange…. nous indique une très belle descente distale. (les poiles à l’horizontale également)

Seimes, évasements, décollements… on dirait un flan qui s’étale… Pourquoi? parce que la paroi n’est pas faite pour porter le cheval!

Il suffit de regarder un peu… d’un œil neuf mais surtout de voir et de comprendre ce qui se passe à l’intérieur. La paroi laissé porteuse (sur terrains souples) sans intervention ne permet pas au cheval d’évoluer convenablement. Cela provoque des problèmes connu: évasements, décollements et séparations, seimes, descente distale.

Schéma du pied, vue latérale:

descente distale  A4

Schéma de la répartition des forces:

Descente distale

Pièce à conviction n°2:

La réhabilitation des fourbus (et de la descente distale) que pratique Pete Ramey en supprimant complètement l’appuie de la paroi au sol. Il pourra mettre temporairement des boots avec semelles de confort si la sole périphérique est trop fine et laisse la sole primaire au contact. Mais la solution pour récupérer une « bascule » ou une rotation, un désengrènement kéraphylle/podophylle est de redonner de l’appuie à la surface solaire de P3 ET, de soulager le bourrelet coronal et les forces (levier) qui arrachent et décollent la paroi du pied.

Enlevez la paroi externe5DD

C’est la seule façon d’inverser la bascule, de rétablir la cohésion keraphyle/podophyle et de favoriser une stimulation correcte des cartilages collatéraux, en soulageant la pression sur le bourrelet coronal. (et ça marche!)

Et même en terme de traitement « conventionnel » on va chercher l’appuie solaire! (ce sera bien évidement pas parfait mais ça dénote bien qu’on cherche à aller dans le même sens)

DF6

Y a pas besoin d’être ingénieur à la NASA (ou même CAPA maréchalerie! JE PLAISANTEEEE !) , pour voir que l’appuie de la paroi au sole provoque des problèmes.

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Même en cas de « spontaneous quarter crack » ou en FR, « seime quart spontanée », le véto va conseiller de soulager l’appuie sur la paroi!

001-10Source: (lien)

Redonner de l’appuie à la sole…. tout va vers ça! Alors pourquoi continuer à penser qu’un cheval qui marche sur son ongle pourra fonctionner normalement?

Comment penser que le cheval puisse se tenir debout sur son ongle qui doit pousser (vers le bas) pour se renouveler?

schéma poussecroissance paroi

Comment penser que le cheval puisse être debout suspendu par des feuillets de chair qui peuvent s’arracher à la main et dont la consistance est proche du beurre de cacahuète? (théorie de P3 « suspendu » dans la boite)

Comme exposé précédemment, on « peut » penser que le cheval marche sur l’extrémité corné de son doigt. On « peut » mais il existe beaucoup de preuves qui démontrent le contraire.

Pièce à conviction n°3:

Le parage « Pierre Enoff » !

parage P ennoff

Cela peux paraître extrême si on ne connait que les pieds des PS de courses ou des SF de CSO, qui vivent aux boxes H24… parce que si on leurs faisaient la même chose… ils se rouleraient par terre.

Là, c’est une juju de Montagne,  sans doute jamais ferré et qui a donc des VRAIS PIEDS. (pas des ersatz de sabots atrophiés, dramatiquement fins et aux structures mollassonnes) Elle peut donc supporter sans problème qu’on lui coupe l’ongle… voir même ça va la soulager! (et oui)

Bref. Pierre Enoff a prouvé que ça fonctionnait et ses chevaux se tapent quand même une sacré distance.

Pièce à conviction n°4:

Mes chevaux! Et oui, ça fonctionne aussi sur mes chevaux! et surtout ceux que j’ai en clientèle. Tous ceux (les clients) qui ont réussi à me supporter depuis le début (donc 2008 à peu près) n’ont vue que du mieux sur les pieds de leurs chevaux. Je dirais peut être 350 chevaux au final… et environ 200 de manière très régulière.

Pièce à conviction n°5:

les parages qui mutilent la sole ne fonctionnent pas.

StrasserA Le chorion de la sole est visible (taches grises, vers la barre médiale), marques d’abcès subsolaire en pince…

stage_16 Le chorion de la fourchette est visible, les feuillets des barres également, la pince est laissée migrée et le cheval n’a plus aucune protection !

stage_14 Dissection d’un pied paré pendant un séminaire (bien connu!) le pied est découpé en 4 (long. et transv. ) Voyez l’épaisseur de sole au niveau de la barre!

C’est de la maltraitance pur!

Les maréchaux de cavalerie avaient déjà remarqué il y a très longtemps que le « parage à la rosée » provoquait plus de problèmes que d’améliorations!

Du coup, on se doit de se former un maximum !

Suivant le niveau de connaissance et la formation, on parlera de la boite cornée, du sabot, du pied, de la paroi, de la 3e phalange et puis après du centre de pression statique, du point de Ducket ou du pont de Ducket, du centre de l’articulation et des différents vecteurs de forces que les « techniciens du pieds » ont imaginés depuis plus de 100 ans…

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Quoi qu’il en soit, il a fallut extrapoler des observations pour essayer d’en tirer des conclusions. On constate le fossé gigantesque qui sépare ainsi l’Europe des USA (ou de l’Australie) en grande partie du fait que eux, ont des chevaux féraux… en quantité et très accessible et qu’ils ont pus les observer et voir qu’ils fonctionnaient très bien.

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Cela à conduit à l’essor du « Natural hoof care » qu’on a appelé en France « parage naturel » en raison de son origine « le pied du cheval férale ».

En France, nous ont a le CIRAL… et on est des cadors de l’étude des pathologies du cheval de sport ferré…

On ne refera pas l’histoire de la ferrure….

Les choses évoluent.

Certains ont commencé à entre voir la possibilité que ce soit l’arrière du pied qui soit la pièce maîtresse du puzzle. (je vous passerais l’historique complet des trucs que j’ai lu pour comprendre tout ça)

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Les dernières études de Clinton et Taylor le soulignent, voir le prouve par A + B.

Cela vient renforcer le concept d’arche interne de KC Lapierre:

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Le plan de pince et le plan des talons, sont relié par la voûte solaire. L’arrière du pied joue un rôle cruciale dans le fonctionnement de l’arche interne.

Mais attention, « pince » ou « talon » ne sont plus la « paroi en pince ou en talon » mais TOUTE LA ZONE ANATOMIQUE!

Le pied du cheval DOIT répondre, non pas à des angles donnés…. MAIS à des proportions données!

Pied sain

(copyright http://www.hoovesandhorses.com )

Ne pas imposer d’angles mais proposer des proportions change tout! Les angles peuvent évoluer en fonction de l’état de déformation des structures externes OU de développement des structures internes!

Puisque les angles « parfait » (si tant est qu’ils existent) ne pourraient se constater que dans un cadre bien précis, avec des pieds complètement matures et complètement sains. On imagine bien que ce serait donc la fin du processus de guérison et pas le début… Vouloir faire rentrer le pied dans un moule est donc une erreur.

Les proportions peuvent s’adapter à tous les pieds… pas les angles.

On doit « tendre vers » mais pas imposer. C’est en comprenant comment ça fonctionne, qu’on peut orienter la pousse et le développement dans le bon sens.

Revenons à nos moutons!

Il faut bien comprendre que pour les scientifiques, au delà d’avoir vue seulement « le sabot » et donc pensés assez « logiquement » que le cheval marchait dessus… ils ont vue par la suite la colonne osseuse par le biais des dissections puis des radios.

Ils sont donc resté dans ce qu’ils avaient sous les yeux… or nos yeux peuvent nous tromper!

When+you+see+it....

et il ne faut pas oublier que le pied du cheval est composé « NORMALEMENT » d’une grande partie de tissus mous, donc non visible à la radio ou sur un pied atrophié (donc ferré!). (lien)

Sabots comparo2b

Voilà ce que voient certains véto non formé à la Podologie équine:

Lower-leg-bones

Voilà ce que peux voir un MF non formé à la podologie équine:

fer sabot1

hoofbones … et finalement, ce que voient aussi beaucoup de vétérinaires, d’éleveurs, de moniteurs…. votre cheval boite? faut lui faire des radios!

Or, ce qu’il faut voir avant tout, c’est cela:

Vannes-20130717-1 + proprio + fond-carte-vierge +  granulés  +Etude du pied

A cela on pourra rajouter l’étude de la cinématique, de la gestion de l’énergie par les tissus, de l’hémodynamique, (directement en lien avec ce qui précède)… puis l’ostéopathie, l’énergétique… l’émotionnel et puis finalement notre lien avec le cosmos… et on finirait par …

galaxie_003

Si je vous disais que j’en suis pas loin, vous me diriez que je suis bargeot… ou totalement présomptueux… tout n’est qu’une question de point de vue! :-p

Au final, j’ai finis par comprendre que le cheval marchait comme ses cousins éléphant et rhinocéros sur son PIED mais que la nature l’avait doté d’un système très complexe pour faciliter sa vitesse.

Le cheval c’est 50 millions d’années d’évolutions… et le passage d’un « petit chien forestier » à « un gros bazar de steppe »…

coussinet elephant Pied d’éléphant.

Le rhino aussi pose talons en premier!

bébé rhino

Comme l’explique Pierre Enoff, l’épaisseur du coussinet plantaire ou digital est proportionnel à l’énergie qu’il est censé recevoir. ( voir le schéma plus haut )

cross2 - Copie 3 secteurs, 3 compositions (structures), 3 phases, 3 fonctions.

L’avant du pied étant très rigide puisque composé d’os dur de P3 fortement lié à la pince, qui comprends la partie la plus épaisse de la paroi (stratum internum + stratum médium).

La pince très rigide permet le rendement maximal pour transférer l’énergie musculaire (et le potentiel élastique tendineux) lors de la phase de bascule, (passage de e à f) vers le sol.

Les quartiers, les cartilages, les barres, le corps de la fourchette et la partie dorsale du coussinet, vont gérer la phase d’appuie. (la mise en charge, d)

L’arrière du pied, gérera l’impact.

Plus il y a de corne et moins c’est flexible et plus c’est rigide… la pince est donc plus épaisse et plus haute que les talons, non pas pour gérer un impact (du sol vers le membre) mais pour gérer un transfert d’énergie du membre vers le sol. (!!!)

En phase d’impact initiale, ( b ) le membre est tendu vers l’avant et c’est bien l’arrière du pied qui reçoit l’impact, donc c’est là que DOIT être géré l’onde de choc du contact initiale.

étape de la locomotion

On voit bien que la colonne osseuse repousse le paturon et se sert du tendon fléchisseur profond (et superficiel) comme « suspension ». L’étude des structures tendineuses montre combien la flexion a été renforcé par rapport aux autres fonctions.

D’ailleurs, on devrait remarquer que, si cette cinématique est directement lié au schéma corporel du cheval, la forme et les angles de la boite cornée seront donc primordiale! (symétrie pied/sabot !)

On rentre après dans le « neurologique » bien connu des ostéopathes « diplômés », correctement formés…

P2 et P1 font donc partie intégrante du pied!  On ne peux donc plus se cantonner à la CORNE! (ou aux tendons, leviers et poulies)

Et le travail du podologue remonte bien au dessus du bourrelet coronal!

Le stay apparatus pouvant être mis en fonction pendant les phases de la foulées, (si le point d’impact est avancé vers les processus palmaire) on comprends qu’il puisse y avoir des problèmes après…

Les chevaux dit « naviculaire » posent en pince et ne descendent pas leurs paturons… Les ferrures correctrices n’y changeront rien et les infiltrations ne feront qu’empirer la dégradations des tissus!

Il est intéressant aussi de se demander pourquoi certains chevaux « posent en pince » (parce qu’il ne peuvent faire autrement et qu’il ont mal aux pieds), d’autres « posent à plat » et d’autres « en talons ».  Si la bonne solution est « en talons » et que la cause du posé en pince est le « fer » et/ou une conformation de pied pathogène, des lésions, des infections, le posé à plat pourrait indiquer tout simplement une arche interne effondré et des angles incorrecte, tant au niveau de l’angle palmaire que celui de la fourchette.  (voir schéma ci dessous)

Ces 2 angles donnant la possibilité de fonctionnement de l’arche interne. On comprend vite pourquoi un pied « plat » pose tant de problème… et cela n’a rien à voir avec la génétique mais plutôt avec des conditions d’élevage pourris (d’autres diraient « inappropriés » ou « ne répondant pas aux spécificités de l’espèce » ), un manque de stimulation et des croyances qui vont fixer la situation comme inéluctable et non évolutives.

9101156_orig  ET  PSV3

Au passage, signalons que la mise à plat de P3 est une erreur très grave et un angle palmaire de zéro, est considéré aujourd’hui comme pathologique. (ce qui est logique en considérant le fonctionnement de l’arche interne!)

Les 6° d’angle palmaire, sont pour moi, lié au fonctionnement (débattement) de l’arche interne MAIS servent aussi à positionner la zone d’impact idéalement pour que, membre en extension, tendons en équipression, la phalange « à plat » dans l’alignement phalangien, permette à la partie caudal de toucher le sol en 1er.

On peut donc voir le rôle très important de P1 et P2 ( revoyez votre anatomie ! ) dans la cinématique d’une foulée. Ces 2 phalanges vont venir mettre en compression le coussinet digital surtout sur la partie caudal de P2.

fonctionnement

On peut donc en déduire le rôle majeure des cartilages collatéraux venant gérer l’extension de la boite cornée sur toute sa partie caudale! Gérer également une partie de l’appuie, gérer le pincement des artères et veines pour contrôler la mise en pression du pied. Ils sont donc MAJEURE dans la santé du pied! (et invisible au radios… sauf quand il ont commencé à s’ossifier!)

L’arrière du pied représente plus du double du volume de la partie avant sur un pied correctement développé! (voir étude de Taylor!)

Le bourrelet coronal venant parachever le système, en renforçant le haut des cartilages, et la jonction entre le pied et le sabot mais aussi la ligne de force représenté par l’abaissement complet du paturon. Cela permet de venir pincer le faisceau de veines et d’artères qui passent derrière le paturon (comme par hasard) pour mettre le pied en pression afin de gérer l’énergie de l’impact comme un amortisseur hydraulique à détente contrôlé.

Il y a donc 4 sous systèmes dans la fonction d’amortissement et d’utilisation de l’énergie par le pied:

Le système tendineux. (qui agit comme la corde d’un arc à poulies)

Le système Fibro-cartilagineux. (qui agit comme une butée en fin de course par le coussinet et comme renfort latéraux pour les cartilages)

Le système vasculaire. (qui permet de libérer progressivement l’énergie cinétique en chaleur le long du membre, et d’utiliser la pression pour faciliter la croissance des tissus et accessoirement de servir d’interface entre les os et la corne)

Le système corné. (qui agit comme un ressort en C, venant par son potentiel élastique, se déformer pendant la phase de mise en charge (d) en augmentant son volume interne et retrouver sa forme de manière dynamique pour expulser le sang, participer à la phase de bascule et préparer la phase d’impact pendant la battue.)

La stimulation des structures est donc AVANT TOUT INTERNE! C’est l’effet de mise en pression (par le sang) et en compression (par la descente du boulet) qui va stimuler la capillarisation et la production de fibrocartilages (voir étude de Bowker et Cinton!) , la croissance et le renouvellement cellulaires de tout l’intérieur du pied et donc la production de structures cornées fortes et saines.

La fourchette doit avoir un rôle actif dès l’impact, sur sa partie arrière et donc avoir une masse très importante, notamment à sa jonction avec le bourrelet coronal.

La fourchette correctement développé n’est pas « seule » elle DOIT faire partie des glomes! Les structures ne sont pas isolés mais fonctionnent ensemble!

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L »opening cut ou le coup de rogne pied dans le cul de sac de la fourchette sont donc une très mauvaise idée!

Pourquoi s’acharner à enlever des structures que le pied du cheval s’acharne à remplacer?

Une (ex)cliente me demandait de « tailler la fourchette un peu plus« … Pourquoi? « Parce que c’est plus facile pour curer les pieds« . moldar

Les gens ne se rendent pas compte que les différentes structures d’un pied et surtout les « molles » sont des « organes » à part entière et sont super importantes pour le fonctionnement correcte du pied du cheval!

La croyance populaire, les idées reçu et le poids des traditions ont fait que l’ont ne s’intéresse qu’a « la corne » (la paroi externe, donc) mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la paroi externe n’est qu’une protection et n’a qu’un rôle minime dans le fonctionnement globale de l’ensemble des systèmes et sous systèmes du pied!

Un bon parage, donne un pied en équilibre dynamique aux fonctions et aux structures performantes qui ne se défend plus, qui n’a plus d’évasements, ni de sole crayeuse, ni de morceaux de fourchettes, ni rien en fait… le pied pousse juste en épaisseur et si l’activité du cheval est insuffisante il faut juste chanfreiner un peu la paroi pour pas retomber dans un appuie périphérique. Tout devient simple!

et dites vous bien qu’un pied SAIN et surtout CORRECTEMENT développé, qu’on a entraîné progressivement pourra sauter, courir et finalement faire mieux et plus longtemps ce que fait un pied ferré donc handicapé!

La différence se joue où alors? Dans la gestion de l’environnement du cheval! Dans la manière d’aborder les choses et surtout sur la formation sur laquelle repose les gestes techniques qui suivront.

Ne pas respecter ou ne pas connaitre les règles, c’est créer soi même les problèmes!

Je me suis rendu compte que TOUTE les pathologies du pied du cheval de sport viennent d’une partie caudal atrophié ET d’une mauvaise cinématique de l’articulation interphalangienne distale. (et de problèmes métaboliques……)

Trop de pression sur le bourrelet coronal qui n’est pas fait pour!

La paroi n’est qu’une protection, un ongle.

L’éléphant en a 3, de même nature que celui du cheval et souffrant des même problèmes en captivité. L’éléphant ne fait pas d’aussi grand mouvements que le cheval, il n’a pas la même amplitude… ni la même vitesse… et des pieds mieux proportionnés par rapport à sa masse. Le cheval a donc évolué en se protégeant tout le pied, mais attention, en protection aux chocs frontaux et gestion passive de l’énergie et pas en support principale de la masse !

Voilà l’erreur née d’une croyance héritée d’anciennes observations et corroboré par des preuves montées de toute pièce, liées aux protocoles expérimentaux mis en places en ayant des erreurs comme base de départ.

Alors que penser de ça?

Pied ferré Pied déformésabot2

Comment le cheval peut il arriver a utiliser le fonctionnement physiologique de son pied, de son membre et finalement de tout son système locomoteur?

Le fer ne peux pas fonctionner. Trop rigide, trop haut, trop périphérique, il vient contrarier le schéma corporel, la cinématique de l’articulation, la déformation de la boite cornée, la phase d’impact, la croissance et le développement des tissus, la gestion de l’énergie cinétique et cela va perturber l’hémodynamique, le neurologique, le tendineux, le ligamentaire et finalement l’atrophie de la partie caudal et entrainer des compensations ostéopathique, musculaires et des remaniement osseux… brefs, la longue liste des pathologies étudié en clinique équine et plus particulièrement au CIRAL.

Le cheval qui « marche » ou même qui « saute » n’est pas synonyme de « bonne santé sur le long terme »…. voir c’est l’inverse.

Tendinites, desmites, claquages, infections, ossifications ou pertes osseuses, lymphangites, molettes, gonfles, œdèmes, grosses pattes, inflammations…. ont TOUTE la même origine:

Des efforts répété avec des structures sous développés qui ne peuvent gérer l’énergie correctement. L’homéostasie est donc rompu quand la contrainte est répété et que les conditions nécessaire à la régénération ne sont pas offerte au cheval.

Je pense que la seule chose qui sauve les chevaux de sport, c’est le fait que ça se passe sur des sols sableux… (et que certains croulent sous les soins!) mais les sols de dernière générations, fibrés/huilés, sont durs comme du bétons et je penses que la recrudescences des osthéos et des cliniques équines «  »spécialisés en locomotion » » en dit long sur l’état de dégénérescence des chevaux dits « de sports » que certains MF ont « la fierté » d’accompagner dans leurs triste sort…

Pieds nus, le cheval n’aurait jamais été jusqu’à la lésion! Il aurait été «  »SENSIBLE » » bien avant de se foutre en l’air les tendons, les articulations ou le sésamoïde distale.

Un humain « sain » qui fonctionne normalement, n’a pas besoin de béquilles, ni de fauteuil roulant, ni de chaussures orthopédique, ni de corset… pour vivre et encore moins pour travailler ou faire du sport.

Un accident de vie ou un handicape peuvent nécessiter des aménagements… mais chez le cheval, on décide de l’équiper de prothèses dès l’enfance…. « parce qu’on a pas le temps »…. et c’est ça qui va créer de toute pièce, la dégénérescence de ses pieds parfait de poulains et faire croire qu’il aura besoin, tel un handicapé, de « protections » pour aller faire 3 ronds dans une carrière en sable…

On créer le handicape!

On peut s’apercevoir que certaines ferrure dites « orthopédique » ne sont là que pour combler la perte progressive mais de plus en plus importante des fonctions physiologiques et biomécaniques.

talons faibles

Support solaire, support de fourchette, plaques, silicones ne sont que de vaines tentatives pour combler des fonctions disparus, dégénérés…. que le cheval ne peux réparer, faute de conditions favorable!

On protège et on rigidifie d’un côté (egg-barr), on stimule (support de fourchette) et on assouplie de l’autre (pâte d’impression dentaire + silicone) !

Comment penser que les choses vont pouvoir s’améliorer dans ces conditions anti naturelle, anti physiologique et anti biomécanique?

Ne pas oublier que « pieds nus » le cheval donne une idée RÉEL de l’état de ses structures, en pouvant exprimer un ressenti qui ne ment pas sur le niveau de pathologies internes présentes ou tout simplement ses capacités réel du moment. (bien lire cette phrase plusieurs fois…)

Le fer par sa rigidité, va transférer les efforts de l’arrière vers l’avant du pied (clous autour de P3!!!), donc des parties « dynamique » vers la partie « osseuse » et rigide, empêchant tantôt l’arche de jouer son rôle ( pathologies tendineuses et ligamentaires) ou l’exacerbant (pathologies osseuses, ossifications, calcifications) suivant le niveau de couverture de la sole périphérique, son état d’amincissement, le type de travail qu’on va demander au cheval et l’état de dégénérescence de l’arrière du pied.

Or, c’est dans l’arrière du pied (logique!) que son situé les capteurs de force permettant au cheval de ressentir le niveau de déformation de sa boite corné et donc d’ajuster sa gestion de l’énergie. (le V de la fourchette permet cette déformation sur un plan sagittale et sur un plan transversale). Sans déformations de l’arrière du pied, la mesure est faussé. Le jour où en enlève l’orthèse, les mesures sont exacerbés!

Si l’arrière du pied ne peut plus gérer l’énergie de l’impact, les structures vont s’atrophier et le cheval posera en pince et/ou ne descendra plus le paturon, ce qui viendra encore empirer la situation.

Cette situation amène le sésamoïde distale à gérer une trop grande quantité d’énergie en phase d’appuie en passant directement de (c) à (e) sans descente du paturon, ni mise en compression des structures, et donc sans transfert  d’énergie vers les sésamoïdes proximaux en phase (d). Cette situation va conduire au syndrome podotrochléaire… Le tendon et puis l’os se dégraderont à cause de contraintes inadaptés.

Pression navicu

J’ose dire et affirmer que le Dr Denoix n’a pas tout compris et qu’il est LARGEMENT temps que les écoles vétérinaires Française rattrapent leurs retard en allant chercher du savoir neuf là où la locomotion équine est étudiée SANS FERs!

Il en va de même pour toute les méthodes qui conseillent de descendre les talons… ou au contraire pour les situations où on laisse trop de talons pour des croyances comme « les Ibériques doivent avoir du talon » !

L’arche interne, comme toute structure vivante dépend d’un juste équilibre… et le TROP ou le PAS ASSEZ sont toujours néfaste.

La méthode de parage est donc très importante.

Elle doit respecter la physiologie et s’adapter à l’état de santé du pied, du développement des structures internes, du terrain et de l’activité du cheval. Voir de conseiller l’arrêt total de toute activité pour se recentrer temporairement sur la réhabilitation et rendre possible la régénérescence des structures.

( et oui, c’est possible! n’écoutez plus les pros qui prétendent le contraire ! )

Le cheval n’a pas de « mauvais pieds ». Il n’a juste pas reçu les soins nécessaire au maintiens d’un fonctionnement correct. C’est toujours rattrapable. Ce n’est qu’une question de temps et de connaissances.

Ne pas nuire.

Penser au mécanisme de l’homéostasie.

Favoriser AVANT TOUT le confort pour la stimulation. Le fer n’est pas un confort mais une sorte d’anesthésie mécanique. Il est préférable de voir le cheval « sensible » mais qui a donc la capacité de se gérer, plutôt qu’une absence de ressentie qui permet d’empirer d’éventuels lésions.

Mais attention! Sensible ne veux pas dire « boiteux » ou « souffrant » et je pointerais là du doigt les méthodes visant à créer de l’inflammation qui vont faire souffrir les chevaux pendant un ou deux ans en pure perte!

Le parage doit respecter quelques règles:

-Reculer le point d’impact au niveau de la partie la plus large de la fourchette!

-Ne pas toucher à la sole!

-Ne pas toucher à la fourchette et laisser se créer cette masse caractéristique à sa base.

-Ne pas descendre les talons plus bas que la fourchette ou plus bas que le Soc.

-Chanfreiner, chanfreiner, chanfreiner et ce sur TOUT LE TOUR DU PIED.

-Favoriser par tous les moyens l’impact en talon et la descente du boulet pendant la phase d’appuie.

evolution vegas

En image… en vidéo, en stage, en PDF… en vrai sur le terrain, ou même à distance, ça fonctionne et j’espère que de plus en plus de monde se penchera sur la question.

De tout cela dépend la bonne santé du pied!

et donc, du cheval, parce que sans fondations saines, aucune structures ne tient debout.

La podologie équine permet de retrouver l’homéostasie et donc le fonctionnement correct des structures.

( Structures = Formes + fonctions )

La connaissance (et le respect) des règles physiologiques régissant les besoins fondamentaux de l’espèce Equus caballus permet d’éviter les ennuies tout en ayant des animaux très performants.

Les soins du pied, reposent sur ces principes et ne sont qu’une petite partie du fonctionnement globale puisque un pied « parfait » ne résistera pas longtemps à un hébergement H24 dans un boxe par exemple. (et c’est ce qui s’est passé à partir du moyen âge)

Pas de pied parfait sans une nourriture adapté, donc répondant au besoins de fibres, à assimilation lente, pauvres en sucres et pouvant répondre aux besoins minérales.

Fibres, Mouvements, Contact sociaux! (répétez le 100 fois!)

Après avoir réglé cela, on peut penser aux pieds… mais on ne peut pas penser aux pieds sans avoir pensé aux conditions favorable à l’obtention de structures correctes.

Penser à une stimulation adaptée aux possibilités de la structure la plus faible. Mettre en place un protocole de réhabilitation ou de suivis pour garder ce qui a déjà été acquis.

C’est en cela que le métier de Podologue équin est passionnant puisque on doit penser « cheval » dans sa globalité, tout en tenant compte des possibilités du propriétaire et de l’état de développement des structures du cheval pour tendre vers la régénération ou le maintient de performances déjà acquises.

Tout cela est bien entendu beaucoup plus facile quand on commence tôt… et dès 3 mois, pour le poulain, je commences à apporter les corrections nécessaires à l’obtention de pieds qui se développeront avec une forme correcte… car sans forme correcte, pas de fonctionnement correcte! Et même avant cela, j’aurais pris soins de faire complémenter la jument pour qu’elle puisse transmettre un capital minéral de départ important à son poulain… plutôt que de s’en servir d’émonctoire secondaire… ce qui amènera fatalement des problèmes plus ou moins important! ( mortalités, déformations, fonctions organiques déficientes, parasitismes, immunodépression etc etc )

Et cela m’amène à dire que non, je penses que dans notre formation, nous n’avons pas de temps à consacrer à la forge, qui de tout façon ne nous servira jamais.

Laissons cela aux professionnels intéressés par cette pratique.

Chacun son métier.

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Quelque sources:

http://www.farriery.eu/articles/001-2006.htm

http://esiforum.mywowbb.com/forum1/159.html

http://academialiberti.blogspot.fr/2013/12/two-cases-of-quarter-crack-in-hooves.html

http://www.equinehoof.co.uk/jamming.php

http://www.e-hoofcare.com/info/laminitis-main.htm

http://www.duplo-frank.de/en/Laminitis

http://www.vet.upenn.edu/veterinary-hospitals/NBC-hospital/services/farrier-service/about-our-farrier

63 réflexions sur “Fonctionnement (supposé) du pied.

  1. merci Guillaume pour cet article, comme d’hab c’est toujours bien écris et précis^^
    J’ai reconnu le pieds de mon cheval sur une photo, malheureusement elle ne fait pas parti des photos « à suivre », mais plutôt de celles « à ne pas faire »… Enfin, avec le temps on y arrivera!!

  2. Merci pour cet article. Mon vieux fourbu (paré, comme je peux, comme cité au dessus) est au taquet et marche comme jamais il a marché depuis 2003 (et sur tous sols testé vendredi). A tel point que je me dis que je vais vendre le PS et remettre le vieux au taff. Quant au TF lui égal à lui même : depuis sa fracture de l’épaule, il est indestructible…

  3. Et hop, la pénible arrive… Tu pourras supprimer 😉 Sur les 3 photos de pieds de chevaux féraux mis en exemple pour illustrer le fait que la fourchette et les glomes ne font qu’un, la paroi touche le sol, à priori pas de chanfrein sur ce type de pied…

    • il me semble que sur ces 3 photos, ce qu’on voit surtout, c’est que la plus grosse partie « porteuse » ..c’est la sole périphérique! je ne crois pas que l’idée développée ici est que la paroi de doit rien supporter du tout. Le chanfrein sur fait sur la partie externe de la paroi il me semble. Il y a bien un chanfrein ( plutôt usure ) sur ce type de pied, car a mon avis l’épaisseur de leur paroi est bcp plus importante au dessus que ce que l’on peut voir sur la photo au niveau de la sole. effectivement un commentaire peu utile et surtout peu renseigné.

    • Salut La pénible,

      Et oui! Ces pieds (dont aucun n’est férale) ont tous eu un parage « naturel » avec un bon mustang roll et une forte descente de talons…. mais sans avoir été abîmé par de la ferrure… ce qui changes tout!

      Si tu ne vois pas le roll sur le pied du milieu, il est temps d’acheter des lunettes! 😀

      L’harmonie des structures peux donc se faire sans avoir à lutter contre un début de descente distale, une séparation, une rotation et surtout ils ont des structures saines et correctement développés.

      Comme le fait très justement remarquer Meriadine, C’est bien la sole périphérique qui est porteuse, tout simplement parce qu’elle est bien développé et que la paroi se maintient d’elle même par usure et parage « au niveau ».

      Effectivement, suivant l’angle de prise de vue et si on est « avant ou « juste après » le parage, on voit pas la même chose.

      Du coup, « roll » ou « chanfrein » on est dans le détail… puisque ces pieds ont déjà une sole porteuse…. avec une bonne surface solaire bien développé. La forme de la fourchette le démontre.

      Le chanfrein est essentiel à plusieurs titre et je l’ai déjà expliqué en long et en large dans d’autres articles… Tu pourrais au moins faire l’effort de lire un peu.

      Bref. Je crois que tu peux bosser un peu la compréhension du fonctionnement du pied… 😉

      (je n’effacerais pas! j’adore argumenter contre les boulets!)

  4. Article très intéressant !

    Je note une chose, par contre, par rapport à la formation des vétérinaires : les deux labos de biomécanique du cheval en France (Lyon et Maison-Alfort) font de grosses recherches sur toute la locomotion du cheval, et ont des résultats très intéressants… Mais, je trouve, les mauvaises conclusions dessus, ou alors une incompréhension. Pourtant, la gestion de l’énergie, des articulations, de la foulée… ont été revus et re-revus, sans amélioration notoire.

    Un de mes profs de biomécanique du cheval a justement dit que la plupart des pathologies venaient des pieds… mais semblait résigné au fait que les gens n’étaient pas prêts pour le pied nu. On a des tas de connaissances sur des problèmes pathogènes du dos (conflits de processus épineux par exemple) dont les propriétaires veulent supprimer les conséquences sans vouloir toucher à la cause. Malheureusement, dans ce cas, le vétérinaire ne peut faire que tenter de soulager le cheval, car la plupart des propriétaires dans ce cas sont trop bornés ou ‘ont entendu que’ et se déculpabilisent en se disant que c’était voué à le devenir.

    On en est à ce stade, encore, pour tout ce que l’humain entraîne comme pathologies sur le cheval sans se remettre en question. Et leur argument ? ‘Bah dans la nature, il sera mort dévoré car il est trop maladroit, trop ci, trop ça’. Faux… On ne leur a juste pas donné la chance de tenter de s’en sortir seuls.

    • Bonsoir,

      Vous dites: « Lyon et Maison-Alfort font de grosses recherches sur toute la locomotion du cheval, »

      Oui, du cheval FERRÉ ! Donc, rien à voir avec le fonctionnement « physiologique » du pied.

      « et ont des résultats très intéressants… »

      Sources? Liens?

      Parce que « à ma connaissance » non… y a pas de résultats intéressants. (mais je serais super content de me tromper!)

  5. je propose que vous, pro du pied et de son fonctionnement, vous publiez un résumé simplifié de cet article pour les propriétaires de chevaux, et les enseignants hésitant encore à remettre leurs chevaux sur leurs pieds! c’est vraiment pas facile de faire comprendre qu’un cheval pieds nus est bien mieux ds ses basket, mais qu’il lui faut lui laisser le temps de repousser ds le bon sens…
    Promis je ferais suivre en France, au Québec et en Allemagne…

  6. Bonjour,
    J ai lubavec beaucoup d intérêt et de concentration votre article mais effectivement un peu de vulgarisation serait bienvenuebpour mes faibles connaissances en mecanique du pied comme toute bonne cavaliere qui se respecte !!!!! Et oui j ai des chevaux depuis 20 ans mais aucune connaissance en ce domaine. Je suis tres tentée de mettre tous le monde pieds nus mais je n ai personne à qui confier cette mission en toute confiance ! Y a t il un endroit wur le net ou trouver les coordonnées de personnes compétentes ? Car malheureusement je pense que les margoulins vont débarquer sur ce créneau dans peu de temps.
    Merci encore pour cet article et je sais, je fais aussi un peu partie des boulets !!!!!
    Sandrine
    Au cas ou, je suis en basse normandie dans l orne ( ma meute : percheron, ps, trotteur)

    • Bonjour,

      Merci pour le commentaire.

      Je découvres que mon article de « vulgarisation » archi simplifié….. est encore trop complexe… 😦

      J’avoues que j’ai beaucoup de mal à simplifier, quand je penses que j’ai déjà simplifié au max pour moi! 😆

      Mais c’est une super nouvelle puisque ça me donne encore du défi!

      Est-ce qu’un livre sur le sujet pourrait trouver un accueil favorable?

  7. je parcours ce blog depuis quelques jours ; c’est très très intéressant ! merci ! (au passage, je remarque une photo de l’antérieur de mon cheval habanero = pied ant. G vue du dessous, venant d’être paré « au sang » par un crétin de passage qui se disait pareur après 3 stages… Plus de sole creusée jusqu’au sang, barres creusées jusque sous la fourchette, talons surbaissés n’existant quasi plus, ce qui a valu des bleimes suppurées aux deux pieds, 70 kg de perdus, des semaines de souffrance et une énorme colère vis à vis de ce gus, ainsi qu’une immense tristesse en voyant mon pauvre cheval marchant à peine, même dans la boue !)…. Depuis, je m’informe, je lis, je tente de comprendre et ces articles m’aident beaucoup !

    • Bonjour,

      Il en effet URGENT que les proprios comprennent bien les enjeux de la mise pied nu et de la réhabilitation et arrêtent de suivre les conseillent foireux de ces apprentis sorciers à qui ont a MENTI pendant ces fameux séminaires de 3 jours!

      Je peux vous dire que quand les gens sortent de mes stages, ils réfléchissent plutôt à 4 fois avant chaque geste d’entretien!!!

      Et ont bien compris la différence entre un parage de correction et un parage d’entretien.

      Il est très important que les proprios comprennent ce qu’il ne faut pas faire pour éviter qu’on leurs abîment leurs chevaux.

      Ce blog sert à cela… et aussi à montrer que je ne fais pas le même métier qu’eux!

      • C’est vrai qu’on ne le souligne pas assez: parage de correction et parage d’entretien, ce n’est pas pareil! Chaque propriétaire est capable (et devrait!) après une brève instruction et un peu d’accompagnement de limer un éclat, maintenir un roll avec une ‘rider’s rasp’ ou de retirer un flap de fourchette prêt à peler. Un propriétaire attentif devrait aussi être capable d’identifier un problème (déformation, légère boiterie, raideur, aplombs qui se modifient, texture du sabot qui change) pour pouvoir en faire part à son pareur (combien de propriétaires attendent leur 8 semaines calendaires pour leur rendez-vous alors qu’un problème se manifeste avant?).

        Par contre, pour effectuer un parage de correction, il faut avoir l’oeil pour identifier les problèmes et savoir ensuite les traiter, et surtout en combien de parages les traiter (combien de pareurs prétendent corriger un pied en un seul parage! ça donne des pieds comme le cheval de Laurent qui a souffert pour rien). Et pour ça, il faut accumuler les heures de théorie et de pratique, et surtout être bien encadré! Comme dans tout métier il faut apprendre la base, puis exercer.

  8. Bonjour,

    Mes chevaux, de travail comme d’élevage, sont sans fer depuis 8 ans, sur tous terrains, ça fonctionne bien (je ne fais que de l’entretien ), pas de souci avec les animaux mais avec les humains c’est une autre histoire ! :
    – très difficile de trouver des pro compétents qui se déplacent au fin fonds de ma campagne pour les parages de rectifications
    – quasi impossible de rassembler assez de gens intéressés pour organiser un stage
    – la jument que je viens de vendre, qui vit et travaille pied nus depuis toujours sera ferrée dans un mois car sinon elle n’est pas acceptée pour le stage en éthologie que veut faire sa nouvelle proprio ! et c’est dans une « écurie » très connue et re-connue !
    Je suis atterrée !
    Je ne sais plus comment relayer le message puisque même en « montrant l’exemple », en transférant le lien vers ce blog, les vidéos d’Enoff etc… ça reste difficile ! Pourquoi ?

  9. pitié Guillaume ne simplifie pas trop, à trop simplifier l’équitation on a fait de la merde!!! alors on va se secouer un peu les varices, mettre en pratique et puis ça mettra peut être un peu de temps si on a des grosses varices mais les choses vont bouger d’elles même!!!
    Mesdames Monsieur organisons des stages!!!

  10. Guillaume, ton futur bouquin, je crois qu’on est nombreux à l’attendre avec impatience !!!!! Il est vrai que l’article est très technique mais je pense qu’on peux tous en comprendre le sens global, au moins. Le bouquin idéal comporterait une partie descriptive, anatomie et fonctionnement, et une partie pratique, techniques de parage et conséquences, le tout agrémenté de tes nombreuses photos et schémas. Bref, moi j’achète de suite et je serai pas la seule… Merci pour tout ce que tu partages…

  11. Pour la question « Est-ce qu’un livre sur le sujet pourrait trouver un accueil favorable? » je dis OUIIIIII
    Il serait accueilli avec joie je pense, vu l’énorme demande dans ce sens.
    Le seul point négatif à mon avis, serait que du coup, ça va encore générer des apprentis sorciers du pied nu, au détriment de tjs la même victime, le cheval…
    Puis, le pied sur papier, même sous tous les angles, ça ne vaut pas une prise en main.
    Ton projet d’accompagnement est tentant, surtout à la suite d’un stage pour avoir déjà une base, et pourquoi pas des fiches par cas de figures rencontrés ou par thèmes non ?

  12. A vos ordre, je vais m’interroger sur le fait que mes chevaux passent partout tout le temps aux 3 allures sur tous sols malgré ma piètre connaissance du fonctionnement du pied :-(… la chance surement 😀 A quand tes tournées dans le 22 ?

    • Salut,

      1ere erreur: considérer que ce qui fonctionne sur TES chevaux, CHEZ TOI, devient une règle.

      2e erreur: considérer qu’un cheval « qui marche partout » est synonyme d’un bon développement des structures. ( Devrais je te rappeler que les chevaux ferrés « marche partout » AUSSI ! 😉 )

      DONC,
      Laisser de la paroi sur un pieds sain pour aller dans les cailloux apporte AUSSI du support périphérique et ses effets secondaires sur le long terme.

      Laisser un un ou 2 millimètres en fonction du terrain est complètement différent de laisser le pied en appuie périphérique. (l’usure va jouer, et le « jeu » de l’arche interne également)

      Faut arriver à comprendre que POUR RÉCUPÉRER UN PIED PATHOLOGIQUE, qui aurait par exemple une sole fine, une DD, ou des structures faibles… TON système ne fonctionnera pas.

      « DIAMANT » en est l’exemple type… et Dan a dus modifier son parage…. (vue que lui, aussi, est dans la paroi porteuse!)

      Bien-sur que « La paroi » permet de tricher… et de soulager la pression sur la sole primaire… mais ce n’est pas le fonctionnement privilégié du pied. Sinon, les chevaux ferrés n’auraient jamais aucun problèmes!

      Une solution alternative…. est de soulager complètement la paroi lors du parage, pour stimuler la sole périphérique et accompagner l’épaississement de la sole en chanfreinant à chaque fois.
      On provoque alors un cercle vertueux et plus une dégénérescence de la sole… qui s’affine et s’exfolie (sole crayeuse) si elle n’est pas assez stimulée! (donc compactée)
      Le but est de jouer entre la stimulation et la protection tout en gardant l’équilibre des fonctions.

      Une structure ne doit pas être trop sollicité par rapport aux autres.

      Le cheval pourra épaissir sa sole juste après le parage et dès le 3e jour, sa paroi INTERNE sera de nouveau en support… SI tu laisses ta paroi en support le jour du parage, dès le 3e jour, ta paroi externe sera en support!!!

      Faut pas confondre le « parage naturel » et la « podologie équine ».

      Maintenir un pied sain opérationnel avec des conditions de vie naturel ou redonner aux structures la possibilité de retrouver leurs équilibres dynamique par des gestes adaptés aux possibilités du moment.

      En phase de réhabilitation, mon cheval au vue du spectrum ne sera peut être pas autorisé à faire plus qu’une ballade en main de 20′ sur une route exempte de graviers… ou QUE sur du sable… ou que dans l’herbe ou avec des boots…

      La phase  » utilisation en tous terrains  » c’est la fin du programme… pas le début!

      Une tournée dans le 22?

      Je sais pas… quand j’aurais des demandes.

      • Bonjour Guillaume
        Je suis proprio inquiète, curieuse, incompétente mais qui ne compte pas en rester là.
        Récemment j’ai fait venir une podologue équine pour mes deux juments.
        (…)

        Il faut préciser que ma jument TF a les pieds archi-plats. La sole des quatre pieds est contre le sol sur la quasi-totalité de sa surface jusqu’à la fourchette. Ce qui râpe cette dernière, de telle façon à ce que tout le pied jusqu’aux glômes est au contact du sol. Il n’existe pas cet espace vide concave de la paroi ou du pourtour de la sole jusqu’à la fourchette qui permet un effet amortisseur au moment de l’appui, et qui évite que toute la sole, la paroi et la fourchette soient usées si vite.

        D’après votre observation et théorie, ce ne devrait pas être un problème, puisque c’est ainsi que toutes les structures du pied se renforcent. Mais ce n’est pas le cas, car ma jument, sans fers, souffre réellement sur la route, les graviers, les cailloux.

        La podologue propose que je la ferre le temps que les parois repoussent, que les tissus se reposent et se refassent. Puis peu à peu les amener à se renforcer par l’intermédiaire de boots.

        Que me conseillez vous ?
        merci

      • Bonsoir,

        Pieds plats = arche interne effondrée et peut être descente distale.

        SI l’environnement n’est pas correcte et que le parage ne l’est pas non plus, les structures ne peuvent pas évoluer.

        Vous parlez de ballades montés? J’ai l’impression que c’est beaucoup trop tôt!!!

        Une « podologue » qui conseille de référer pour faire « repousser la paroi » sur un pied plat, devrait changer de métier…

        Je vous conseilles de changer de professionnel.

  13. « Le cheval pourra épaissir sa sole juste après le parage et dès le 3e jour, sa paroi INTERNE sera de nouveau en support… Si tu laisses ta paroi en support le jour du parage, dès le 3e jour, ta paroi externe sera en support!!! »
    Je trouve cette phrase très importante… (pas que le reste ne soit pas important, mais là ca fait tilt…)
    Donc ca voudrait dire que en théorie (si on part du principe d’une usure naturelle quasi nulle)… si on fait laisse la paroi interne en support lors du parage, faudrait refaire le chanfrein idéalement tous les 3 jours.
    Moi qui laisse toujours la paroi interne en support au niveau de la sole par peur d’être trop invasive…..
    Sachant que ma jument a les antérieurs très plats, sans concavité…. finalement ca expliquerait que la situation ne s’améliore pas franchement…
    Et ca explique aussi le fait que mon roll disparaisse toujours aussi vite…

    • BINGO….. 😉 Faut donc bien gérer l’après parage et lever le pied en pensant bien qu’on est dans la réhabilitation!

      Il est par contre obligatoire de mettre en support la sole périphérique et la ligne blanche pour « stimuler » ces structures. (quitte à mettre une boots pendant 3 jours)

      Tu risques de voir la concavité se créer rapidement si tu changes ce paramètre.

      Tout en ayant respecté le Soc et reculé le point d’impact…. !

  14. Seat of Corn
    Cette phrase aussi m’a fait tilt, car je n’ose pas non plus trop être invasive avec la paroi, mais je me suis demandé autre chose, au bout des 3 j après le parage, la paroi a poussé un peu, mais à ce point là, du coup c’est le tassement de la sole qui accentue cet effet ou j’y suis pas du tout ?

    • La réponse du pied peut être extrêmement rapide!

      Mon gros est en phase ‘définition de la concavité’. P3 est remontée à sa juste place avant l’hiver, mais vu les terrains gelés et irréguliers, il a fait d’épais cals de sole. Les lacunes latérales étaient très profondes, mais la sole paraissait plate (Ramey appelle ça un ‘road foot’). Depuis le retour du soleil et d’une accélération de la pousse, chaque fois que je fais un chanfrein, en 3 jours, j’ai des cals qui partent par paquets autour de la fourchette. Je chanfreine actuellement tous les 10 jours (je ne fais rien d’autre), à chaque fois j’ai des paquets de cals qui partent. Le week-end dernier, j’ai des cals qui sont partis 3 jours après mon chanfrein de routine, mais cette fois en quartier et au seat of corn. J’ai donc dû réduire la paroi de 5mm et effectuer le premier parage de l’année, car en 24h, j’avais tout à coup 5mm de paroi excédentaire!

      • Salut Sophie,

        Et oui…. c’est précisément ce que les gens ne comprennent pas tout de suite… on laisse pousser la sole… on accompagne sa pousse avec la pousse de la paroi…. Ce qui fait qu’on a quand même de la paroi au final… sauf que les appuies sont correctement répartis!

        Laisser de la paroi pour compenser une sole fine est une erreur.

        Tout comme creuser la sole primaire pour créer une fausse concavité!

      • Oui tout à fait! Et le pied peut vraiment réagir très vite! Je ne connais aucun pied qui pousserait de 5mm en 24h 😉

        Pour la paroi je laisse pour l’heure toujours 2mm en talons au-dessus du seat of corn, sinon le cheval redevient sensible et pose à plat ou en pince. Mais ses fourchettes sont encore un peu maigrelettes, c’est pour ça. A 2mm au talon, elles touchent le sol au repos, donc amortissent à la charge du pied. Mais une charge permanente est encore prématurée. Je les regarde s’élargir avec plaisir gentiment au fil du temps, mais si je précipite trop le phénomène, le gros boite. Donc on attend que l’intérieur du pied fonctionne mieux, et que les fourchettes soient 100% fonctionnelles.

        J’ai aussi remarqué que le pied fait une chose à la fois. En ce moment, il exfolie ses cals et les dernières traces d’évasement en quartiers diminuent dès que je râpe la paroi pour suivre la ‘montée’ de la sole. Les fourchettes me réservent peut être une avancée spectaculaire quand l’autre processus sera terminé!

      • L’avancé des travaux se fait en fonction des plexus. L’apport en sang et la capillarisation se fait dans l’ordre et ne peux pas se faire n’importe comment.

        D’autre part, sans fourchette, rien n’est possible… puis c’est le coussinet, puis les cartilages…

        On peux voir un pied avec une belle sole et une belle concavité mais qui pourra être atrophié derrière, avec une fourchette ridicule et des glomes serrés… et là, faudra passer par une semelle a support de fourchette pour atteindre les fondations et provoquer la régénération par l’intérieur avec une mise en compression rendu possible par la semelle.

        Rééduquer est plus difficile que développer! Aussi parce que le schéma corporel du cheval doit se modifier … donc ça demande des changements neurologique… et donc de la rééducation fonctionnel… sans demander trop, sinon le cheval se protège et donc n’évolue pas…

      • Le pied sait comment se réparer si on l’aiguille dans la bonne direction et qu’on l’aide progressivement selon son évolution. C’est comme se casser une jambe: un médecin peu realigner les os, mais seul le corps SAIT comment et dans quel ordre ressouder ces os. En parant, on aligne/équilibre, mais seul l’organisme du cheval peut/sait soigner véritablement les structures internes.

        Un pied pathologique ‘réparable’ en un parage c’est impossible 🙂 Par contre, ouvrir les bonnes portes et préparer de bonnes conditions et l’avancée des réparations peut faire des bonds successifs spectaculaires 🙂

        Il est dommage aussi que certains pareurs ou propriétaires ne réalisent pas les transformations ayant lieu DANS le pied et que parfois l’extérieur du sabot semble ne pas évoluer alors qu’à l’intérieur tout est en train de changer… Et là on se retrouve avec des sculpteurs de moignons croyant que plus ils parent de matière, plus ça se soignera vite 😦 Un pied doit POUSSER sainement, pas être creusé pour avoir l’air sain…

        Rééduquer est plus difficile que développer, c’est plus que certain. Parer et entretenir un pied qui n’a jamais été ferré sera toujours plus facile que de ‘reconstruire’ un pied déformé, infecté, dynamiquement faussé…

  15.  »On peux voir un pied avec une belle sole et une belle concavité mais qui pourra être atrophié derrière, avec une fourchette ridicule et des glomes serrés…  »
    Et pour le contraire? Une belle fourchette bien large, des glomes bien écartés mais 0 concavité ?

  16. BONJOUR
    et une tournée ou stage 61 ?
    Votre article était tres bien fait, c est moi qui ne me suis jamais interessé à la question ! j ai des chevaux depuis 20 ans des maréchaux « serieux » donc je ne me suis jamais posé la question comme je pense 95 % des cavaliers ! l’age, les rencontres, les blogs me font me poser des questions.
    Pour répondre à SYlene, bien évidemment que l article est accessible mais il faut déjà avoir des connaissances en anatomie du pied et le vocabulaire qui va avec !
    bonne journée

  17. et ces connaissances et ce vocabulaire on le trouvera dans des stages avec de supers ORGANISATEURS !!!!
    « investir » dans un stage de 2 jours pour s’initier à la lecture de cet article!!

  18. Oui c etait ma demande de depart, ici 61 j entends parler de pareurs mais comme je ne veux pas confier leurs pieds a des « apprentis sorciers » qui commencent à sentir le fillon je voulais juste un nom ou un stage eventuel !
    merci et bonne journée

  19. Si tu veux des client dans le 22, il y a … moi!!! Vivement le stage en tout cas pour mettre tout ceci en pratique!!!

  20. Sandrine, j’organise un stage dans la manche les 28 et 29 juin avec Guillaume… C’est à côté de Cherbourg, ce n’est pas si loin… La bonne nouvelle, c’est que je veux bien faire l’effort de prendre une personne de plus à dormir à la maison gratos, si cette personne n’a pas peur des ambiances « auberges espagnoles », lol….
    Nous ici, dans la Manche, on a pas de pareur qui tienne la route (ou alors j’ai mal cherché). Personne ne se déplace jusqu’ici.
    La seule solution est de se former, et après je pense, d’être accompagné à distance par un bon pareur. C’est ce qui est prévu avec Guillaume.
    Et là encore, même problème pour organiser un stage: les gens sont englués dans leurs traditions. Ce qui semble innovant fait peur, surtout quand l’image du truc a été malemenée par des charlots, des gourous, et des agressifs qui au bout du compte n’ont fait que desservir la cause du pied nu.
    Quand les gens eux meme en « transition » c’est à dire se questionnent un tout petit peu, ils tombent parfois sur les procés en court contre des pareurs, sur les rapports de l’UFM à ce sujet, on ajoute à cela une pincée de « tradition » assénée par un maréchal et une goutte de tradition ajoutée par un gérant de centre équestre à bonne réputation , et tiens on va remettre un soupçon de « bon sens commun », c’est à dire des petites phrases et réflexions données par tous nos amis qui ont des chevaux ferrés… et on voit nos gens qui se posaient juste une ou deux questions faire « machine arrière », et préferer la TRADITION.
    « tradition » signifie « vérité ». Comme si on devait oublier que les premiers à avoir prouvé par A + B que la terre était ronde avaient cramé sur un buché….
    Aujourd’hui, une amie avec qui je débat du pied nu m’a dit « je préfère faire confiance aux gens qui ont toute une vie d’expérience avec les chevaux, et dont tous les chevaux vont très bien toute leur vie »….. ce qui ne se voit pas, n’existerait donc pas… et quand le cheval va mal, le maréchal aura toujours une explication.
    la « tradition » est un gage de qualité il semblerait…

    Tout ça pour dire que OUI organiser des stages pour se former c’est bien gentil, mais c’est très DUR pour les remplir (j’en suis à mon troisième report de date par manque de participant).
    C’est dur aussi d’être tout seul dans son coin, à se débattre avec ses questions quand on est face aux pieds, avec personne pour regarder le cheval et dire « ah ouais, moi j’aurais pas fait comme ça là, et j’aurais fait comme ça là »… Certains diront (clin d’oeil) qu’il faut prendre le taureau par les cornes, se lancer tout seul une fois qu’on a assez de connaissances, mais je persiste, TOUT SEUL contre TOUS (car c’est un peu ça) c’est dur.
    Mais pas impossible avec un bon stage et un bon accompagnement…;-)

    Désolée je me suis lachée, c’est un peu long tout ça…

  21. Suite à tous vos superbes articles, j’ai repensé mon « entretien » entre les passages de mon MF. Faut dire que les entretiens se sont limités pdt un temps à un coup de rape minime sur le pourtour; rien qu’après ça, avec ma super pratique j’étais en nage et courbaturée!!!
    Depuis, je me suis assise pour le nettoyage des pieds et pour l’entretien! N’ayant pas de magnifique tabouret comme vous, j’utilise ma boite de pansage, tout bêtement. Hauteur d’assise environ 40 cm, pas trop mal pour ma jument. Ensuite je fais faire à ma jument quelques étirements pré et durant l’entretien car mes mouvements non professionnels (!!!) sont un peu longs (!!!) et parfois pénibles (!!!) à endurer pour elle, donc hop, étirements des membres, puis régulièrement reiki sur les 4 pieds.
    Ayant remarqué que mon MF laissait la paroi à plat et un peu longue et faisait un roll juste sur la paroi externe, que la jument posait plutôt à plat les antérieurs et mi-plat / mi-talon selon les jours pour les postérieurs, alimentée par vos articles, je suis passée à un chanfrein plus accentué de la paroi, il y a 3 semaines, jusqu’à la ligne blanche. Bien sûr je ne touche pas à la fourchette sauf pour aider quelques lambeaux qui parfois ont du mal à partir et pendouillent lamentablement, servant de nichoir à petits cailloux, ni à la sole.
    La locomotion en a été immédiatement changée, ma jument a de suite tout posé franchement en talons. Par contre, sensibilité immédiate aussi sur les cailloux.
    3 jours après, la paroi avait repoussé tellement que j’ai refait le chanfrein. Parallèlement, les barres étaient devenues très proéminentes, et des cals ont surgi de partout sur l’ensemble de la sole.
    Je n’y ai pas touché, sauf aux barres que je rabote un peu sinon elles prennent un air de crêtes de coq un peu affaissées. Et je poursuis mon chanfrein de paroi environ tous les 3 jours, car elle pousse à une vitesse vertigineuse. Les talons semblent s’écarter (pas du tout fermés auparavant, je précise), j’ai eu la mauvaise idée de toucher à un petit cal en pince sur un antérieur car il me « génait visuellement » et surtt je voulais savoir ce qu’il y avait dessous, j’y ai trouvé un hématome, donc je présume que toute la surface des cals est dans ce cas, en train de développer de la sole pour renforcer celle-ci des agressions que je lui ai fait subir suite à son exposition accentuée du fait de mon chanfrein.
    IL me faut ajouter que les pieds sensibles sont les antérieurs càd ceux qui sont le moins touchés par les défauts d’aplomb de ma jument et que le MF laisse le plus long en paroi et en talons en général, tandis que les postérieurs, qui sont bien plus courts en paroi et en talons (au désespoir du MF) n’ont actuellement aucun souci de sensibilité et par contre récupèrent en rectitude au niveau de leurs aplombs juste par ce chanfrein prononcé (par rapport à d’habitude) de la paroi.
    J’en conclus que j’ai trop chanfreiné pour les antérieurs et que cela demande beaucoup d’adaptation d’un coup. En même temps, qd je vois la paroi avoir repris au bout de 3 jours, je me dis qu’il est difficile de faire autrement si je ne veux pas que la paroi externe soit en appui…
    D’autre part, l’antérieur gauche, à priori le plus « normal » des 4 pieds, est le plus sensible et développe depuis 2 jours une excroissance en externe juste à la base sous la couronne. J’ai donc loupé qque chose dans mon chanfrein qui sollicite maintenant la pousse de cette « chose ».
    Enfin, ce qui est malheureux, est que je n’ai pas dans mon département, toujours le même problème, de podologue équin reconnu, avec qui j’apprendrais rapidement, et je me sers de ma jument finalement comme « terrain d’expérimentation » de ce que je lis et réfléchis, avec le manque de recul sur les conséquences possibles.
    Et je ne trouve pas de propriétaire équin motivé pour faire venir qqu’un (au hasard, vous!!!) pour un stage de 2 jours!!!! Le pied nu dans le Tarn me semble un fait isolé d’individus isolés, et peu manifestent le désir d’en savoir plus, c’est vraiment dommage! Pour dire, ici on parle de parage de pré et parage de travail…

    • Bonjour,

      Merci pour ce retour.

      De ce que j’en ai constaté sur le terrain, en redonnant un fonctionnement plus physiologique aux pieds, avec un appuie solaire prononcé et un posé en talon, on va pouvoir voir beaucoup plus précisément les postures de compensations liés à des déséquilibres situés plus haut.

      L’équilibre sabot / pied étant respecté, le cheval ne compensera plus sa locomotion « par le bas » mais posera ses pieds en fonction de sa proprioception naturelle et de sa conformation « du moment ».

      Du coup, les déséquilibres ou tensions musculaires issu de « l’ancienne » locomotion ou de lésions ostéopathiques vont pouvoir s’exprimer pleinement pour se relâcher spontanément ou devenir très visible pour qu’on puisse les manipuler avec un osthéo compétent et sensibilisé à la podologie.

      Il faut bien comprendre que tous ces phénomènes physiologique ont une inertie et la mise en équilibre dynamique du pied va engendrer des conséquences positives « dans le futur ».

      On travaille toujours pour ce qui va se passer et pas pour ce qui s’est déjà passé. ( !!! )

      Dans toute phase de réparation, on laisse laisse faire l’homéostasie en l’accompagnant au mieux, on pourra donc assister à une régression ou une augmentation du symptôme (réaction de réparation) avant de voir une amélioration s’opérer.

      Le symptôme n’est pas le problème, c’est la solution. (mécanisme de nettoyage ou de réparation lié à l’homéostasie)

      La sensibilité ou la douleur (naturelle, pas provoqué!) sont donc primordiales pour accompagner la baisse d’activité lié à la cicatrisation de structures faibles, atrophiés ou même dégénérés.

      Il est très intéressant de voir comment les pieds évoluent au quotidien en fonction des gestes qu’on leurs applique. C’est comme ça, qu’on sort des dogmes basés souvent sur des constations erronés.

      Le moment où vous n’aurez plus besoin de votre MF va arriver très rapidement…. car vous aller vous rendre compte que ses gestes vont à l’encontre de ce que le pied à besoin.

      Pour le soucis d’évasement, attention au chanfrein au niveau des quartiers, attention à l’équilibre et à la symétrie sur l’axe de rotation, attention à l’équilibre médiale / latérale (ne pas regarder le pied à bout de bras!) et surtout après cela, voir les déséquilibres et tensions qui viendraient d’au dessus… comme une première cote de travers!

  22. En 2012, la pousse de l’herbe explosive a provoqué une fourbure aiguë sur ma poulinière retraitée en surpoids. J’ai demandé au seul MF qui possède un travail dans ma région de venir lui apporter un parage adapté. Trop pressé et/ou trop incompétent, il n’a pas utilisé le travail et au contraire en deux temps trois mouvements a fait le tour de chaque pied en amincissant la sole. Le lendemain la jument était enflée jusqu’au dessus des genoux et incapable de faire le moindre pas. Quand j’ai pu jeter un coup d’oeil à l’occasion d’un cabrer les jours suivants, j’ai vu que la troisième phalange avait traversé la sole. Ne devrait on pas enlever le droit d’exercer à un MF pareil?
    Vétérinaire en retraite dépourvu d’expérience de médecine du cheval, j’ai consulté des confrères qui m’ont tous dit que les espoirs de guérison de mon cheval étaient « bien minces »…. Mais je ne pouvais me résoudre à euthanasier la meilleure de mes amies.
    Je l’ai soignée chaque jour que Dieu a fait pendant plus de neuf mois,, cherchant inlassablement les conditions susceptibles de favoriser la guérison de mon affectionnée jument. Evidemment, aucun véto n’aurait pu proposer une telle prestation à un de ses clients…..
    Elle a guéri, aussi bien de la bascule de ses 3èmes phalanges que de ses perforations de sole.
    Rien de ce que j’ai appris au cours de cette expérience ne vient en contradiction avec cet article.
    Ce que je peux attester, c’est que lorsque les conditions ont été réunies, à ma grande surprise, les fenêtres découpées dans la sole par la pointe des troisièmes phalanges – plus de 1 cm de large – se sont presque totalement comblées en une nuit! Je dis bien: EN UNE NUIT SEULEMENT.
    A n’en pas croire ses yeux!
    Devant une capacité de restauration aussi performante, on se demande comment les vétos et les MF arrivent encore à faire boiter les chevaux.!

    • Bonsoir,

      Devant une capacité de restauration aussi performante, on se demande comment les vétos et les MF arrivent encore à faire boiter les chevaux.

      Réponse: Une formation de merde incomplète…

  23. Déjà, ne plus enseigner que l’appui doit se faire sur la paroi ! La paroi ne doit servir que de guêtre pour le paturon.
    Déjà, ne plus enseigner qu’un pied fourbu se ferre avec un fer à l’envers, ce qui provoque la bascule de P3 !
    Déjà que pour faire pousser la corne de la sole et de la fourchette, il ne faut surtout pas les soustraire à l’appui mais au contraire les mettre en appui, avec délicatesse et progressivité et persévérance…
    Rien que cela ne changerait il pas beaucoup les choses ?

  24. Article très intéressant et instructif! Mon cheval ibérique de 7 ans est pieds nus depuis toujours. Il est parée par une pareuse spécialisée dans le pied nu, je m’y suis également mise avec son soutien de façon à pouvoir entretenir entre deux parages. Par contre, son pied et sa fourchette son encore loin d’avoir l’aspect escompté, pourriez vous me conseiller? Je n’ai pas encore vu de quelle région vous êtes mais si vous êtes près de chez moi, je vous contacterais surement.
    Quoi qu’il en soit merci pour ces articles et la passion que nous pouvons déceler à travers vos écrits.
    Aurore

  25. « Comment penser que le cheval puisse être debout suspendu par des feuillets de chair qui peuvent s’arracher à la main et dont la consistance est proche du beurre de cacahuète? »
    Pourtant n’est-ce pas le cas des chevaux ferrés? Ce qui laisse penser que ça tient, pas forcément que c’est fait pour ça, mais que ça pourrait le faire en tout cas.

    • Bonsoir,

      Le ferrage fait porter une petite portion de sole périphérique et répartie un peu mieux l’effort qu’un parage qui laisserait porter que la paroi. Il est facile de constater les dégâts occasionnés par une avalure trop importante sur un pied nu. De plus, dans une grande majorité de situations, l’appuie solaire est assuré par de la terre ou même du fumier qui vient se compacter dans la concavité de la sole et/ou du fer. Sur sols mous, l’appuie solaire est aussi présent. La pire situation étant le cheval ferré sur sols urbains. Une bonne couverture permet d’offrir un peu d’appuie solaire mais pas assez pour éviter les décollements de paroi, les descentes distales, les bascules, les seimes et toutes les pathologies du système locomoteur au dessus du pied.
      L’étude de la structure et de la santé des tissus et notamment de la sole permet de savoir ce qui convient ou qui ne convient pas.

  26. Bonjour
    Vu aujourd’hui un ps anglais de 13 ans qui saute de temps en temps et a toujours été pied nu
    Boiterie ant gauche ( douleur au boulet )
    Il est paré par un MF mais pour moi, les talons sont trop bas et la pince trop longue , pas de rolling et la sole trop plane je pense
    Du coup les boulets sont descendus
    Quelques lesions osteo aussi mais , encore une fois le parage , sur ce pied nu , a sûrement entraîné cette boiterie ( alors que d’après la proprio, il n’a jamais boîté avant )
    Y’a t’il quelqu’un dans le 56 ( Nivillac ) qui pourrait voir ce cheval (après accord de la propriétaire bien entendu ) .
    Merci d’avance
    Sébastien KNOCKAERT

  27. Pingback: C’est pas de la PEL… mais… | Podologie équine ... libre.

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  29. Salut, j’ai besoin de précisions :

    « Le parage doit respecter quelques règles:
    -Reculer le point d’impact au niveau de la partie la plus large de la fourchette!
    -Ne pas toucher à la sole! »

    Lorsqu’un bourelet de sole bien compacte viens prolonger les barres vers l’apex non plus ? Même si se bourrelet vient en appui en premier ? (structure la plus « haute »)

    « -Ne pas toucher à la fourchette et laisser se créer cette masse caractéristique à sa base. »

    A partir du moment où on a réglé tout les problèmes de pourriture de fourchette je suppose ? Mais si le terrain fait peser en permanence la menace de pourriture de fourchette ? (humide, acide)

    « -Ne pas descendre les talons plus bas que la fourchette ou plus bas que le Soc.
    -Chanfreiner, chanfreiner, chanfreiner et ce sur TOUT LE TOUR DU PIED. »
    En accentuant en quartier, pour créer un scoop ? Sur un parage de Ramey que tu as publié on voit que la courbure en quartier n’existe pas mais un chanfrein accentué en quartier donne l’illusion qu’il y en a un.
    photo sur « ce n’est pas de la PEL, mais… »
    Sur cette même photo, le chanfrein en sole est fait jusqu’à la ligne blanche. Ne s’arrête-t-on pas à la paroie non pigmentée ? sauf remise en état ?

    Merci pour tes réponses.

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