En quoi la PEL est elle différente des autres courants….

Je dirais avant tout que la PEL se destine à l’amélioration de la locomotion par une bonne gestion des besoins fondamentaux du cheval et au maintien ou au redéveloppement des structures internes du pied dans un cadre collaboratif non figé.

La PEL se destine AVANT TOUT aux chevaux …

Cela s’oppose donc aux méthodes traditionnelles qui visent à permettre l’activité sportive ou professionnelle du cheval, donc qui ne s’adressent qu’aux cavaliers.

C’est une notion très importante, car cela peut ne pas convenir à tout le monde suivant la vision qu’on a des choses.

Si on s’engage dans un protocole de PEL, on est pas là pour consommer du parage ou s’attendre à un tour de magie. La PEL n’est ni du « parage naturel », ni de la maréchalerie.

Il va falloir s’engager à faire ce qu’il faut pour que l’état des pieds s’améliore et accepter les possibilités du cheval à l’instant T. Ne plus monter son cheval fera sans doute partie du programme!

Par contre les progrès seront notables et plus ou moins rapides, MAIS je ne permettrais jamais qu’on puisse voir un cheval se coucher pendant des semaines après un parage.

Les méthodes qui prônent ce genre de résultats sont à interdire, purement et simplement.

La PEL est un condensé des bonnes idées des autres méthodes, sans pour autant faire n’importe quoi.

Ma formation Lapierre et mon expérience avec les chevaux ont été une bonne base. Mais il restait des questions sans réponses…

Le niveau 2 de l’IEAP ne me convenant pas du tout, je me suis mis dans l’idée que non seulement je me ferais un « niveau 2 » à moi, mais j’en profiterais pour comprendre en profondeur le métier de MF et l’historique de la ferrure afin de bien comprendre « pourquoi » on est là. Depuis 7 ans, j’ai eu le temps de pratiquer sur le terrain les concepts « théoriques » lus sur le net, dans les livres ou les publications scientifiques que j’ai parcourus. Certains concepts sont aberrants… d’autres, intéressants, mais trop compliqués… J’ai finalement trouvé un équilibre qui fonctionne et permet de s’adapter. Le truc c’est de ne pas rester figé et d’évoluer dans un cadre tout en restant mobile.

C’est le cheval qui aura le mot de la fin et c’est sur lui qu’on devra mesurer la justesse du travail accompli.

Un petit historique de la PEL:

C’est donc en commençant comme autodidacte que j’ai enchaîné sur la formation de PEA de KC Lapierre.

Mes toutes premières photos:

 

Montage Antérieur Droit

Mustang Roll, barres approximatives, grattage de sole et aucune notion d’équilibre du pied.

Montage Antérieur Droit

Mes parages de 2008. A l’époque, je pensais que le « scoop » était important… je m’appliquais donc à le provoquer! J’avais abusé du blog de Yvonne Welz qui était de formation Strasser.

Tous les chevaux que j’ai déferrés à l’époque (que des chevaux perso) n’ont jamais eu de soucis, c’est donc que ce n’était « pas trop mal ». Le problème, c’est que « ne pas avoir de soucis » ne veut pas dire que les choses vont bien… On ne voit que ce que l’ont connait.

Un an plus tard… les choses changent et j’ai fait des stages avec Lapierre. Notez l’épaisseur de paroi qui déborde de la sole! On a bien « symétrisé » le pied et le sabot (l’empreinte du pied et l’empreinte du sabot) MAIS les forces qui vont s’appliquer sur cette paroi vont pouvoir provoquer des problèmes.

La coupe de la fourchette est un classique Lapierre, mais c’est en fait c’est une une très mauvaise habitude de MF.

Photo du mois de juillet_aout 110

 

En 2012, j’avais donc 2 ans de boulot en tant que diplômé Lapierre.

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J’avais déjà eu les problèmes de paroi trop longue et j’avais corrigé le tir par rapport à la PEA… Mon chanfrein n’est plus le même.

Un souci avec un fourbu m’a poussé à tout reprendre à zéro. J’ai d’ailleurs compris avec lui l’importance de la gestion de l’alimentation et des compléments. Je remercie d’ailleurs Gwen Cadet qui a pus reprendre la suite sur ce « dossier » et me faire prendre conscience qu’en suivant bêtement la « PEA » et le « HPT », j’allais dans le mur…  J’ai donc fait un gros travail de formation avec Eric Ancelet. Le côté « métabolique » et « physiologique » des problèmes de pieds est de toute première importance. Si on ne veut pas rester bloqué dans le symptomatique, on doit aller investiguer les causes profondes, les causes réels du problème.

PEL, l’évolution est visible?

évolution

En 2013, j’ai lu et visionné tous les DVDs de Pete Ramey et la mise en application m’a permis d’avoir des résultats assez intéressants.

Le stage avec April Battles a été une révolution. J’ai compris l’importance de l’équilibre général du corps et l’inter relation sur les pieds. On peut intervenir par le haut et par le bas.

Plusieurs séminaires et journées de travail avec François Dall Osteria m’ont permis de mieux cerner les problématiques dentaires.

J’ai rencontré et échangé avec Dan Guerrera, Christine Agassi, Chistelle Pernot, des maréchaux ferrants pieds nus ou non, des ostéopathes, des écuyers, des vétérinaires et pas mal de propriétaires de chevaux pieds nus qui m’ont beaucoup apporté. La PEL c’est aussi un peu de toutes ces rencontres.

La PEL part du postulat que le cheval ne marche pas sur sa paroi, mais sur son pied.

Voilà donc, le fondement des problèmes et des oppositions dans les différents courants qui s’occupent de la gestion de la locomotion des chevaux, et qui durent depuis plusieurs centaines d’années.

Certains pensent (puisque c’est un concept théorique) que le cheval marche sur son ongle et que la 3e phalange est « suspendue » dans la boite cornée. lamelles

Ce serait la liaison keraphyle podophyle qui tiendrait « en l’air » le poids du cheval.

 

 

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Ne rigolez pas, c’est la version du monde vétérinaire et celle de beaucoup de maréchaux ainsi que de certains courants du « pied nu ».

Il existe des différences de points de vue dans tous les corps de métier, les « guerres de clochers » ne sont pas l’apanage du « pied nu » !

Si on reprend l’étude de la maréchalerie, ils se sont par exemple bouffés le nez pendant des années sur l’expansion des talons… Notion aujourd’hui admise, mais cela n’a pas été toujours le cas!

Nous on parle désormais de « distorsion »…. aie, aie, aie… et tout le reste… bref.

Pour moi, cette histoire de P3 suspendue ne tient pas la route et il n’y a pas d’argument valable en sa faveur. Aucun auteur ne m’a convaincu. J’ai l’impression que l’on est dans le dogme pur et qu’il se transmet sans que cela pose de problèmes intellectuels aux protagonistes.

La PEL prouve par l’exemple que le pied s’améliore (et ce sur différents critères objectifs) si on enlève de l’appui à la paroi pour favoriser la croissance de la sole périphérique. (mais il est évident qu’un cheval qui marche sur sa sole primaire en sera fortement « informé » !)

Passer d’une méthode à une autre et constater des améliorations durables, permet de valider par la pratique un concept théorique.

J’en vois venir certains … Pour moi, la « sensibilité » qui persiste chez certains chevaux n’est pas d’ordre « podologique » mais bien d’ordre « physiologique » et serait pour moi, dus à une inflammation chronique, donc persistante, de leurs milieux intérieurs au niveau digestif qui s’étendrait jusqu’aux pieds soit par gravité (par les fluides corporels) soit par perfusion… ce qui revient un peu au même.

Le métabolisme du cheval est très important et une acidose chronique par exemple (régime céréalier) peut compromettre les chances de passer pieds nus correctement…

Les changements issus d’un déferrage ou d’une remise en fonction d’un pied peuvent entraîner une inflammation des pieds… ce qui est logique vu que c’est le principal mécanisme de réparation de l’organisme. Manque de pot… Les effets sont cumulatifs et une fois un certain seuil dépassé, l’inflammation provoque assez de douleurs pour entraver le mouvement et le fonctionnement « normal » du corps afin de préserver la machine et réduire l’activité. (d’où la bêtise totale des AINS!)

Je me suis rendu compte que les pieds ferrés ne pouvaient pas fonctionner « normalement », c’est impossible aux vues des connaissances actuelles. La seule raison qui fasse qu’un cheval puisse travailler ferré, c’est que ses fonctions nerveuses soient suffisamment altérées pour ne plus renvoyer de « sensibilité » et surtout que les capteurs les plus facilement stressés étant situé sous P3, on déconnecte en quelque sorte la sensibilité quand la sole n’est plus en contact avec le terrain. (sole périphérique et sole primaire, mais cette dernière est particulièrement sensible puisque sous P3)

D’autres capteurs très importants sont situés dans la partie arrière (caudal) du pied. Si le cheval « pose en pince » il indique que ses capteurs sont sur stimulés et qu’il essaye de se protéger, puisqu’une locomotion physiologique « normale » se fait en posant talon en premier! Le fer en reliant l’avant et l’arrière permet de désactiver le fonctionnement de ces capteurs (entre autres).

Si la sole périphérique est la surface de marche idéale du pied, il est logique qu’elle soit la principale source d’information sensorielle. Les vétos font la conclusion inverse… Si la sole est sensible, c’est pour ne pas être en contact avec le terrain… Mais dans ce cas, on considère le sabot comme sensible? La paroi? Alors comment justifier d’y planter des clous et la recouvrir d’une orthèse métallique handicapante? (et il faut noter qu’ils ne se basent que sur des pieds pathologiques pour étayer leurs conclusions) La seule logique étant l’usure et la protection dans un cadre de travail intensif. Tirer des omnibus dans Paris ou des chariots de munitions… ou faire 100 km avec 100 kg de charge comme cela se pratiquait couramment dans la cavalerie.

Les maréchaux eux, prétendent donc que la paroi est insensible (et vu les coups de marteau qu’ils s’appliquent à mettre dessus…). Donc, Si la sole est sensible et la paroi non… On peut se servir de la paroi pour faire faire n’importe quoi au cheval… avec tous les effets secondaires que l’ont connait. (appuie périphérique, manque de surface d’appuie, mauvaise gestion de l’énergie, descente distale, décollement de paroi, perte nerveuse, perte vasculaire et lymphatique, surpression du bourrelet coronal, atrophie et morts des structures caudales, amincissement de la sole et de la paroi interne, etc etc etc) Le fer n’est pas responsable de tout… le parage effectué l’est tout autant! Laisser le poids sur la paroi permet de « tricher »… et d’avoir des seimes, des évasements, des déformations, des cercles de croissances… qui sont pour moi des indicateurs fiable pour constater que cela ne va pas dans le bon sens.

Les méthodes de parage qui vise aussi à faire porter le poids par la paroi sont désastreuses. Les méthodes qui prétendent « créer » de la concavité à la rénette le sont aussi…

Créer de la sole en la stimulant ne veut pas dire couper sans cesse la paroi à la ligne blanche… il arrive un jour où le pied devenu fonctionnel pourra supporter un millimètre ou deux de paroi pour assurer un travail qui pourra devenir intensif très progressivement.

Pourquoi le pied nu à toujours eu mauvaise presse?

Parce que le concept de départ était faux et on s’est acharné à vouloir faire rentrer le pied dans un moule théorique qui ne lui correspondait pas, le tout au nom de « la science » !

La PEL s’est au contraire efforcée d’écarter tout ce qui pouvait créer un problème, tout en se gardant bien de rester bloqué dans un concept théorique rigide.

Vouloir faire ressembler « de force » le pied du cheval domestique au pied du mustang des rocheuses est une erreur.

Vouloir créer un pied parfait, aux angles théoriques parfaits « de force » en le faisant saigner par manque de connaissance anatomique, est une erreur.

Vouloir tricher en laissant la paroi prendre en charge une part importante du travail, la surstimuler pour qu’elle pousse très fort et assurer la protection d’une sole fine, pour « vendre » du parage (ou croire que ses chevaux passent partout) est une erreur.

Vouloir faire croire que sans avoir 100ha de terrains on ne pouvait pas avoir de chevaux pieds nus est une erreur.

Vouloir faire croire que le parage à plat du maréchal ferrant permet d’avoir des pieds nus en bonne santé est une erreur.

Vouloir faire croire que tous les parages sont une escroquerie intellectuel et qu’il n’existe qu’un parage… celui de Mr Fonseca… c’est aussi se tromper.

 

La PEL serait elle la seule voie?

Bien sûr que non… Il y a tellement de professionnels dans le monde qui cherchent à faire avancer les choses dans le bon sens, partagent leurs découvertes et ont de très bons résultats que la seule chose à faire et de compiler les donnés, pour arriver à quelque chose de crédible, transmissible et adapté à chaque environnement. On ne fera donc pas forcément tout à fait les même choses en fonction des contraintes du milieu et des problèmes rencontrés mais on ira dans le bon sens.

Voilà pourquoi on peut dire que la Podologie équine DOIT être LIBRE. Libre comme le Logiciel libre et participative, puisque tous les usagers doivent pouvoir faire avancer le concept.

La PEL s’attache à mettre en place tout un panel d’outils ou de techniques extérieurs pour arriver à fonctionner.

Le pied n’est qu’un sous-système du système « cheval », qui lui-même a beaucoup d’autres sous-systèmes… « digestif »… « neurologique »… « musculaire »… « vasculaire »… « dentaire »… tous reliés!

C’est pourquoi il est très important de travailler en équipe pour y arriver. Je ne conçois plus de m’acharner sur des pieds si le cheval n’a pas des apports en oligos éléments corrects. Si il n’a pas une alimentation physiologique. Si il n’a pas un cadre de vie qui respecte ses besoins fondamentaux.

Je ne veux plus non plus travailler sur un cheval situé dans un environnement de vie « classique » où l’entourage humain proche sera une source de négativité, d’ignorance et d’agressivité permanente, qui viendront bousiller les efforts et la motivation du propriétaire au moindre symptôme …

Je travaille avec d’autres professionnels qui ont la même philosophie comme un dentiste, 2 ostéopathes, 2 praticiens shiatsu, une énergéticienne, un vétérinaire alternatif… et puis tout un réseau de connaissances avec qui il est toujours très utile de discuter.

Le professionnel qui vous dira traiter un problème global en ne passant QUE par sa technique est un menteur et/ou un inconscient. On peut bien sûr rester dans le « symptôme » et faire comme certains praticiens qui viendront vous « guérir » UNE seime… ou remettre « une cervicale »… ou faire comme ces super vétos qui ne connaissent que 2 produits: Equipalazone et Antibios… Tout cela est une perte de temps et d’argent qui vous useront le morale et le portefeuille.

 

Pour aller plus loin dans le détail….

Le concept très intéressant d’arche interne de KC Lapierre est une base très solide pour commencer à comprendre le fonctionnement du pied.

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Je pense que c’est la base de la podologie équine. On doit se référer aux structures internes, à leurs équilibres et à leurs développements. Les études de Debra Taylor et Hilary Clayton vont dans ce sens: il faut développer l’arrière du pied !

La PEL s’attache donc à observer et comprendre le fonctionnement de l’intérieur du pied et PAS le sabot… la corne… ou des angles imaginaires.

Le sabot est produit par des tissus internes, vascularisés, innervés dont le bon fonctionnement et la stimulation vont conditionner la production de cellules de cornes de bonne qualité.

L’orientation de ces cellules cornées et leurs « empilements » seront conditionné par 3 choses:  la forme des structures qui leurs servent de fondations, les appuies du cheval et ses éventuelles postures de compensations et l’équilibre qu’on va donner aux structures cornées déjà produites et qui servent d’interface entre le terrain et le cheval, donc le parage.

 

Il est facile de comprendre que si on laisse un talon plus haut que l’autre, le pied sera « de travers »… et donc la pousse des talons sera modifiée. C’est toute une chaîne qui va être impactée.

Il est donc impératif de prendre des repères qui puissent garantir qu’on met bien les structures « en équilibre », c’est-à-dire sans forces néfastes qui agissent dessus pour « tordre », « écraser », ou « vriller ».

Ces repères sont EXTERNES au pied pour la maréchalerie par exemple (l’angle de l’épaule, la verticale du membre, l’alignement phalangien, la mise à 90° de la surface solaire avec le membre).

Ils le sont aussi pour la méthode Strasser (le plexiglas).

Comment penser pouvoir mettre des structures EXTERNES en équilibre, en ne regardant que ces structures elles-mêmes? Cela devient logique si on ne pense QUE: SABOT… aplombs… et ce à l’arrêt.

Mais si on pense: Structures internes, phases locomotrices, vascularisation, gestion de l’énergie cinétique et stimulation? Comment on fait?

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On va se fier aux structures internes pour équilibrer le PIED, avec le SABOT et penser aux besoins de l’articulation interphalangienne distale pour bien fonctionner.

C’est là, je pense une des grandes différences entre une méthode qui vise à rentre le cheval (vaguement) opérationnel ou favoriser le fonctionnement optimal des structures du pied.

Le pire, c’est qu’en favorisant le fonctionnement optimal des structures du pied on arrive a rendre le cheval opérationnel ! Mais cela peut prendre un peu de temps…

La PEL respecte l’arche interne!

Dès que vous « sabrez » les talons ou que vous râpez la pince… vous détruisez l’arche interne. C’est ballot parce que beaucoup de méthodes font soi l’un soit les deux…

Laisser « trop » de talon ou laisser de la pince avec des talons complètement atrophiés revient au même… la rupture d’équilibre dynamique.

Enlever de la sole active les capteurs…. et ne permet pas au cheval de se fabriquer une semelle digne de ce nom en compactant sa sole.

Certains parlent de sole crayeuse ou poudreuse? C’est seulement une conséquence d’un manque d’appui! Une sole correctement stimulée ne sera JAMAIS crayeuse ou poudreuse et donc ne donnera jamais la fausse idée qu’il faille la mutiler…

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Il n’y a pas de raison valable de creuser la sole… surtout si on part du principe que c’est la structure qui va assurer la protection des structures internes en phase de mise en charge et de bascule.

Creuser ou nettoyer la sole sont donc des pratiques à bannir une bonne fois pour toutes, comme le témoigne ce pied d’un cheval de 5 ans à qui je n’ai JAMAIS touché la sole.

Il en va de même pour la fourchette…. qui est systématiquement mutilée par quasiment toute les méthodes… sauf Pete Ramey qui se contente de retirer les morceaux qui dépassent de temps en temps…

Voilà un bon exemple de ce qu’il ne faut JAMAIS faire:

Pourquoi procéder de la sorte? Pour enlever les « nids à bactéries » nous dit on… Donc on mutile un ORGANE du pied pour sa santé… très logique! On supprime toute chance d’épaississement de la fourchette et on expose des tissus internes, non compactés, non oxydés et faiblement keratinisés aux FAMEUSES bactéries justement… On en arrive à la situation où encore une fois, le problème est créé de toute pièce par la prétendue solution!

On affaibli la fourchette, on constate des problèmes alors on continue de la mutiler pour espérer voir disparaître les agressions bactériennes… la suite c’est du goudron pour bien recouvrir les tissus d’une épaisse couche étanche (polluante et cancérigène) … rôle normalement attribué à la couche extérieure de l’organe! (ou du « coûteux » silvetrasol…)

Il est a noter que le soit-disant « nid à bactéries » n’est dû qu’à des conditions de vie insalubres et SURTOUT à un régime alimentaire non physiologique… provocant des exsudations chargées en sucres et en déchets métabolique. ( comme pour nous… ça pue des pieds! )

La PEL n’est pas le « parage »…

Mais la PEL tient à avoir un parage qui respecte les structures externes du pied, en se basant sur des repères internes, le tout dans un ensemble de soins qui feront que le cheval pourra se retrouver avec un organisme en équilibre et le plus fonctionnel possible en fonction des possibilités du moment. Le parage n’est donc qu’un « outil »… KC insiste aussi là-dessus mais le problème c’est qu’il propose une caisse à outils remplie de SES outils … facturée assez cher.

Pourquoi le parage « non physiologique » donc non basé sur des repères internes ne fonctionne pas?

Pourquoi les MF disent qu’un cheval pied nu ne peux pas travailler? Parce que c’est vrai ! Un cheval qui est paré avec leurs méthodes ne peut pas travailler.

Pourquoi?

Raison n°1: Ils affaiblissent le pied en coupant fourchette et sole.

Raison n°2: Ils détruisent l’arche interne en sabrant la pince.

Rien qu’avec ces 2 gestes, le pied devient dysfonctionnel.

Le dernier point, c’est l’équilibrage du pied « bras tendu » qui ne permet PAS d’équilibrer tous les pieds… et pire encore, qui peut permettre de mettre des chevaux de travers!

Le but n’est pas de critiquer ces professionnels MAIS de comprendre que leurs formations ne sont pas au point.

La preuve en images:

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Curage de pied à la barbare avec un cure-pied à bout carré très agressif. Fourchette mutilée. Les barres sont faites n’importe comment. Commence toujours au même endroit avec sa pince… et coupe dans la sole pour enlever l’avalure… laisse les talons n’importe où et mets le pied de travers. Appui périphérique… arche interne complètement bousillée. Sur la 1ere, l’épaule est complètement tordue!

Mutile la fourchette. Décape la sole. Gère à peu près bien les barres. (Pour une fois!) Laisse 3 m de pince… sans doute pour faciliter la nage en eau profonde… On est dans un appui périphérique bien classique. C’est un parage d’avant ferrage mais cela démontre bien que les gestes sont les mêmes que le parage dit « de pré » dans les grandes lignes…

Ne cure pas le pied…. Mutile la fourchette. Coupe les barres de travers sans savoir pourquoi ni comment. Il est par contre le seul qui ne touche pas à la sole. Fait un chanfrein approximatif mais y a de l’idée! Je faisais ce genre de parage en 2006…. sans RIEN n’y connaitre du tout! (lui est MF diplômé… donc formé à la maréchalerie…. On est d’accord.)

Sa technique au rogne-pied est de toute beauté! La barre médiale ne risque pas d’évoluer… et elle va rester couchée un moment! Bousille-lui aussi les fourchettes. Ne pare qu’un côté du pied… l’autre côté n’en avait surement « pas besoin » …. Encore un pied foutu de travers… à cause d’une formation inadaptée!

Cure les pieds à la rénette… Mutile la fourchette. Coupe les barres au rogne-pied… donc les laisse migrer … Regardez bien, il fait EXACTEMENT comme TOUS ses collègues, il coupe la pince, laisse les talons et râpe à plat en suivant la fourchette ! ! ! Bon, alors après, le coup de rogne-pied dans la sole primaire à l’apex c’est juste priceless! (c’est cadeau quoi!) J’en rigole, mais en fait ce n’est pas drôle du tout! Il vérifie ses aplombs « bras tendu » et finit par nous dire que: « faut laisser de la pince, au cas où le cheval serait referré »… C’est bon ça! Parce que ça confirme ce que je dis depuis des lustres, « ils laissent volontairement trop de pinces pour planter leurs clous »… ce qui provoque toutes ces pinces migrées!

 

Outre les mutilations des structures porteuses du pied, la position de travail me choque au plus haut point.

Anatomiquement, le cheval n’est pas fait pour porter son antérieur vers l’extérieur. Or pour travailler « confortablement » la plupart des pros se positionnent bien droit à côté du cheval et tire le pied sous eux…  Il est inutile de dire que c’est ce GROS détail qui provoque la plupart des bagarres entre chevaux et maréchaux à qui on a appris à ne pas lâcher quand le cheval bouge !

Le cheval « souffre » de l’épaule et du poignet… demande gentiment son pied… souvent par une secousse ou une tension… et souvent « personne ne l’écoute »… c’est visible sur la plupart des vidéos.

Le cheval finit par tirer un grand coup… ou par se pointer… il devient « dangereux » et « ingérable »…bref… on connait la chanson.

C’est pour ça que je pare le plus souvent possible ASSIS, pour soulager mon dos ET soulager les chevaux!

Pete Ramey m’a dit ne jamais utiliser de repose-pied… et il tient toujours le pied en étant accroupi à côté du cheval…

Rassurez-vous, il n’y a pas que les parages de MF qui posent problème…

Pas de gants, pas d’outils ni de vêtements adaptés… et tous les gestes sont faits « sans se poser de questions ».

Il y a aussi d’autres gens qui font n’importe quoi …

et ça finit avec des chevaux qui marchent à peu près comme ça:

 

Bref. je penses qu’il est temps d’ouvrir les yeux!

La formation des MF n’est pas au point en ce qui concerne le parage. On ne peut pas les laisser se former au petit bonheur la chance avec un patron qui aura autre chose à foutre que de leurs expliquer le fonctionnement de l’arche interne ou l’importance des oligos-éléments… Je pense qu’il ne faut pas confondre « patron » et « formateur » car c’est 2 choses totalement différentes.

Le jeune ne pourra pas se former correctement sans de la théorie « à jour » et des connaissances solides en anatomie et en physiologie appliquée à la podologie et pas à l’hippologie de nos grands- pères. Ferrer est un métier… Faire se développer les structures d’un pied en est un autre.  Venir râper de la corne tous les 4 mois encore un autre !

Je ne pense pas que ce soit conciliable d’apprendre à ferrer et d’apprendre la podologie équine, puisque les connaissances de la podologie équine prouvent par A + B les méfaits du fer.

OK, certains ne veulent pas y croire ou ne veulent pas y penser…. Refusent tout en bloc ou ne veulent pas changer de métier. D’autres ne veulent pas se faire chier avec du « pied nu », des soins et des protocoles de remises en état… Ok. Y a pas de soucis. Il est évident que le ferrage répond à une demande.

Mais l’essor du pied nu est réel. La demande pour la remise en état de pieds dit « pathologiques » provoque un intérêt pour cette spécialité pour beaucoup de gens. D’autres y voient un intérêt financier. Certains se pensent pros… d’autres ce sont formés pour de vrai. D’autres ont fait 2 stages et s’installent… Il est grand temps d’encadrer cette pratique.

La Podologie Equine Libre pourrait répondre au cahier des charges. Elle s’inscrit dans une démarche globale de l’évolution de la gestion de la domestication de l’espèce équine.

Collaborative, évolutive, adaptative, systémique et holistique sont champ d’action est large.

Le respect des besoins fondamentaux en est la base.

Le but est de former un maillage de propriétaires formés qui puissent s’entre aider, et dont le savoir ne fera que grandir pour s’affranchir des « spécialistes » et assurer la gestion la plus adaptée possible de leurs équidés de façon collaborative.

Cela devra passer par le tri sélectif « des trucs » qui fonctionnent et de ceux qui ne fonctionnent pas…. car plus on avance dans la compréhension et plus on découvre que c’est le bordel!

On est plusieurs (en France et ailleurs) à penser qu’une formation de Podologue équin (professionnelle) française serait une bonne solution… mais ça traîne!

Si la France (une poignée d’individus au commande d’un syndicat minoritaire mais très motivés) ne veut pas reconnaître de statut professionnel en podologie équine, alors la podologie équine restera un truc d’amateurs éclairés, s’échangeant des services, et enrichissant leurs savoirs entre eux. Ce sera peut-être la seule possibilité de développement de ce savoir.

Peut-être verra-t-on un jour l’interdiction de gérer soi même les pieds de ses chevaux?

J’en doute…

[edit du 28/10/17]

De l’eau à coulée sous le pont de la PEL depuis la parution de cet article…

J’ai été condamné à 500€ d’amende pour exercice illégale d’une activité réglementée… et j’ai beaucoup plus de recule sur le travail du podologue équin, son savoir, sa formation, sa vision forcément holistique et systémique.

Je suis devenue formateur à plein temps en podologie équine et hippologie pour les particuliers et les professionnels.

Nous avons mis en place une formation pour les professionnels du monde équestre afin de répondre à leurs problématiques spécifiques.

La PEL évolue chaque année en fonction des demandes et l’émergence de nouveaux besoins.

La PEL est devenue « une méthode de gestion du cheval pieds nus » basée sur ses besoins fondamentaux et son anatomie. L’entretien des pieds est donc un soin courant non pas basé sur un diagnostic MAIS sur l’anatomie du cheval!  Il n’y a pas de considération médical ou vétérinaire dans le fait d’entretenir correctement les pieds de son cheval!

Définition du diagnostic Larousse:

  • Temps de l’acte médical permettant d’identifier la nature et la cause de l’affection dont un patient est atteint.

Le cheval pied nu n’est atteint d’aucune « maladie » ni d’aucune « affection », c’est juste son état « normal »! Je dirais « physiologique » (Définition Larousse: Se dit des fonctions et des réactions normales de l’organisme).

Les connaissances nécessaire à l’entretien physiologique des pieds du cheval ne sont pas digne de la NASA, ni même d’un CAPA Maréchalerie (qui lui aura comme spécialité la pose de prothèses métalliques ou non, cloués ou collés).

Le parage ne nécessite donc pas un diagnostic mais un savoir théorique anatomique qui peut s’apprendre dans le cadre d’un diplôme vétérinaire, d’un CAPA maréchalerie ET d’un stage de podologie équine!

Faut juste faire la différence JUSTEMENT entre « qui peut le plus, peut le moins » et les connaissances de bases que TOUS propriétaires de chevaux devraient avoir! On ne peut pas mettre au même niveau de compétence « l’injection intraveineuse d’un médicament » et le fait de « couper les ongles du cheval »… C’est pourtant le mensonge que la cour de cassation a gobé…

La grosse révolution intellectuelle (mais qui n’en est pas vraiment une) c’est qu’un cheval « malade » ou un cheval « sain » aura les mêmes BESOINS en terme d’équilibration de son système locomoteur! L’anatomie ne change pas en fonction des maladies ou des pathologies… Il est donc mensonger de prétendre définir des dizaines de solutions techniques différentes en fonctions de critères plus ou moins farfelus… La paroi doit être raccourci en fonction de l’anatomie du pied, point.

Aujourd’hui, la PEL répond parfaitement à cette demande issu des propriétaires de chevaux de pouvoir comprendre comment les pieds de leurs chevaux fonctionnent et dans quel cadre environnementale on doit placer le cheval (ou tendre vers…) pour qu’il puisse s’épanouir pleinement.

La PEL est donc avant tout une « philosophie de gestion du cheval domestique » qui comprend AUSSI la théorie et la pratique de l’entretien courant des pieds « physiologiques »… donc sans fers. La PEL est donc de l’hippologie. Je suis donc un hippologue! Le parage ne peut pas ce concevoir comme une spécialité unique qui pourrait se suffire à elle même… La gestion du cheval et plus particulièrement de son appareil locomoteur ne peut se concevoir que de manière globale et avec l’appuie de plusieurs spécialités.

Le « pied » n’est qu’un symptôme…

La posture et l’équilibre posturale dynamique, va conditionner les déformations de la boite cornée… et la croissance ou dégénération des structures internes. La physiologie va conditionner le fonctionnement des cellules qui produisent la boite cornée. L’équilibre énergétique et hormonale aussi… et même émotionnelle.

On se rend donc bien compte que c’est en amont que vont pouvoir se gérer les problèmes, si problèmes il y a. L’équipe pluridisciplinaire qui va gérer les problèmes ne sera donc pas « un pareur » ni même un MF… ni même un vétérinaire… Ce sera forcément UNE ÉQUIPE ! C’est EUX qui pourront gérer les problèmes en amont et le propriétaire, lui, en aval… qui passe des heures à étudier Baucher, Dorgeix, le TREC ou le tir à l’arc Cosaques… pourra passer un weekend ou 2 à comprendre le fonctionnement des structures du pieds afin de pouvoir les gérer « normalement » au quotidien, parce que c’est des soins courants, que tous propriétaires consciencieux doit assurer.

La PEL n’est basé que sur une chose: l’anatomie.

J’ai passé des milliers d’heures à étudier les différents spécialistes de la ferrure, de la podologie vétérinaire, du parage dit « naturel » pour comprendre que les besoins du cheval en terme d’équilibration de ses pieds ne demandent qu’une chose: le sabot doit être symétrisé avec le pied ET la paroi n’est pas une structure porteuse.

Le chanfrein est donc le plus sûr moyen de raccourcir l’ongle, tout en gardant en tête que les proportions physiologiques du sabot doivent coller à l’anatomie du pied qu’il y a dessous (et pas à des théories bidons).

Tout ça, ce n’est donc QUE de l’anatomie pur et dur que j’ai découvert en pratiquant des découpes sur des pieds de cadavres en fin de stage. Cela m’a permit de relier la pratique à la théorie lu ci et là sur le net pendant toutes ses années…

En accumulant les stages et donc en accumulant les découpes et les analyses de pieds de cadavres, j’ai acquis un savoir qui mis en pratique est devenue des connaissances, qui sont aujourd’hui ma compétence, que je transmets aujourd’hui sous forme de stage.

Le retour d’expériences « utilisateurs » (les stagiaires) me permet de revalider le savoir et de le faire évoluer si besoin est. La PEL n’est pas « figée ». Ce qui ne veut pas dire que je vais faire la girouette et changer ma théorie en fonction de l’arrivée sur le marché Français de nouveaux théoriciens qui prétendent révolutionner la podologie équine…

On s’enrichie tous mutuellement et on mets en place un réseau de particuliers et de professionnels « PEL » partout en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse.

Tout le monde peut bénéficier de ce savoir sans renier sa formation initiale! Chaque professionnels ou propriétaires d’équidés, même si « il n’est pas d’accord avec tout » pourra tirer des bénéfices de la PEL et surtout de sa communauté.

C’est un apport de compétences et de réseau, pas une secte!

 

 

42 réflexions sur “En quoi la PEL est elle différente des autres courants….

  1. Un de tes meilleurs articles 🙂

    Mais ils ont quoi, tous, à raser les fourchettes? Même parfaitement saines et charnues!

    Indépendamment de toute école / tout style de parage dans les vidéos ci-dessus (tu les a déjà commentées), ce qui me choque sur certaines, c’est qu’on a clairement l’impression que la personne n’est pas du tout à l’aise avec ses outils et on se demande où ils vont gicler, si la personne va se le planter dans le bras ou l’envoyer dans le boulet du cheval :-/ A ce stade, on s’entraîne sur des pieds morts ou sur un bloc de bois. Au moins les MF maîtrisent leurs outils et le geste (pour faire des parages qui ne fonctionnent pas pieds nus certes).

    Sachant que le mouvement est primordial pour le cheval, on se demande comment on peut soigner les structures internes et les développer si le cheval marche comme dans la dernière vidéo :-/ ça fait mal au coeur de voir un cheval qui essaie de se soulever du sol à la force des épaules et du dos 😦 Une blessure ou un abcès ça arrive, mais provoqué par un parage c’est de la maltraitance.

      • Bonjour,

        Si vous cherchez bien, il y en a sur le blog!

        Si vous êtes motivés, y a des stages.

        Le but n’est pas de montrer « regardez, c’est comme ça qu’il faut faire ». Le but, c’est de faire comprendre au gens comment ça fonctionne pour qu’ils sachent EUX MÊME ce qu’il faut faire.

        Il n’y aura pas de « recette de cuisine » sur ce blog, parce que cela ne fonctionne pas pour le parage.

  2. Merci pour tes articles toujours passionnants à lire et qui m’ouvre les yeux sur pas mal de choses à changer dans notre façon d’entretenir nos chevaux (même si hélas il faut faire des concessions quand on est en pension…). Donc on a tous les cas possible de parages mal faits, cependant, je te trouve souvent avare de bon exemples avec les mêmes explications que sur les mauvais… la suite dans un prochain numéro ? 🙂

  3. « Le but est de former un maillage de propriétaires formés qui puissent s’entre aider, et dont le savoir ne fera que grandir pour s’affranchir des « spécialistes » et assurer la gestion la plus adapté possible de leurs équidés de façon collaborative. »

    Je rêverais d’en regroupement pareil étant complètement isolée de pareurs pro et me débrouillant par moi-même. Et si je suis convaincue du bien fondé de ce que j’ai entrepris, je reste en même temps complètement flippée de ce que j’entreprend au quotidien. C’est très frustrant et surtout je ne voudrais pas mal faire par méconnaissance. Mais voilà, le chat se mord la queue puisque je n’ai pas d’autre choix. Dur de dire ça en 2014.

    Merci pour cet article. Heureuse de vous lire à nouveau.

  4. Bonjour,
    J’ai eu plaisir à lire votre article.
    La description de votre parcours, remises en question et évolution est vraiment intéressante.
    Mes poneys sont pieds nus depuis toujours et ont été suivis au cours des années par divers podologues ayant fait des formations diverses ou autodidacte. Ils vivent en extérieur, nourris au foin et à l’herbe, mais sur un espace restreint (pas une centaine d’ha…loin de là). Du coup, j’ai mis en place une gestion très rigoureuse des crottins à la fois pour leurs pieds et pour la gestion du parasitisme.
    Comme il n’y avait pas de problème particulier, je trouvais que l’organisation en place allait bien…jusqu’à une séime récidivante que le podologue n’arrivait pas à faire passer. Après des mois de gestion infructueuse de cette séime, j’ai parcouru le net à la recherche d’une autre voie pour le traitement de cette séime et j’ai trouvé d’autres voix qui refutaient la théorie de l’ongle porteur : Pierre Enoff d’abord puis vous…
    Et je me suis lancée tout d’abord en suivant vos conseils sur le parage d’entretien et d’outillage (râpe, brosse métallique), puis en allant chez Pierre Enoff, plus proche géographiquement où j’ai appris comment utiliser la pince si nécessaire.
    La séime a rapidement disparu de façon durable.
    Je ne touche jamais à la sole qui n’est jamais crayeuse mais bien dense et je n’enlève à la fourchette que des lambeaux lorsqu’il y en a (de plus en plus rarement), mais je ne la taille jamais.
    La position de travail me pose plus de souci, je n’arrive pas à parer assise et j’aurais besoin de mes deux mains parfois (notamment pour l’utilisation de la pince). Il faut que je m’améliore sur ce point pour le confort de mes poneys…
    Mais, je ne suis pas une pro et je suis toujours inquiète de faire une erreur qui déstabiliserait l’équilibre global de mes poneys. On ne voit que ce que l’on connait, effectivement…d’ailleurs dans les vidéos présentées, la façon de tailler les barres est souvent mise en cause…et je n’arrive pas à voir pourquoi… Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur la bonne façon de tailler les barres ? Je suis un peu perdue sur ce point.
    Continuez à écrire vos articles. Ils aident énormément ceux qui essaient de faire seuls, grâce à leurs illustrations et commentaires associés.
    Bien cordialement.
    MDC

  5. merci pour l’article, toujours intéressant de te lire Guillaume!

    une question pour les oligo-éléments:
    en cure? en complément à l’année?

    l’eau de Quinton est très assimilable, mais quelle dose faut-il pour un cheval?

  6. Merci pour ce bel article En tant que « professionnelle  » du cheval ( monitrice ) et propriétaires de 9 équidés dont 7 pieds nus depuis toujours Je dois avouer qu avoir son cheval pied nus n est pas toujours très facile… entre le fait de se faire insulter en ballade (oui oui je maltraitais mon cheval de ne pas le ferrer !) et le sentiment de ne pas trop savoir si je fais bien ( quel produit mettre ou pas , est ce que je râpe comme il faut …) …. On se sent bien seul ! Si vous faites une formation du côté de Lyon je suis preneuse 🙂

  7. Pfiou la dernière vidéo sur Strasser… ça m’a retourné grave… quand je me dis que tu as du en regarder pas mal avant de choisir celle-ci, moi j’aurai surement pleuré à force ! je crois que jamais je ne mettrai de l’eau dans mon vin à propos de cette école, ça me débecte. ah… et sinon, sympa ton article 🙂 mais c’est un peu du réchauffer non :p

  8. Merci pour votre blog très captivant et pertinent, je le recommande souvent,si quelqu’un connait sur la Gironde 33 ou les Landes 40 un collaborateur aussi efficace que Mr Parisot je suis intéressée cordialement.

  9. Merci pour cet article très riche et très intéressant. Pourquoi parer trop la fourchette pose-t-il problème d’après vous?

  10. très bon article , toutes mes félicitations , enfin quelqu’un qui dit tout haut ce qui se passe vraiment . Je vais en faire profiter les québecois en partageant votre article 😉

  11. Bonjour Guillaume,

    Un article au poil, cela me rassure toujours de te lire car tes observations me prouvent que je ne suis pas le seul à penser ainsi, bien que je n’ai pas pu suivre les formations que tu as suivi.
    Ma position de maréchal me permet de faire passer un peu plus facilement le message, car au lieu de critiquer ( comme certain) je démontre pourquoi nous avons tort dans notre pratique de ferrage, et j’accepte de dire que toutes ces erreurs je les ai faites ( parfois je suis malade en pensant au mal que j’ai entretenu sur certains chevaux de courses).
    Mais je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’Océan.
    Mon unique satisfaction est de savoir que les personnes et chevaux que je croise auront la possibilité de faire passer le message.

    Bonne continuation à toi,et au plaisir de pouvoir enfin se voir, une fois ma liquidation achevée.

    Pierre dit McFerrant

  12. « Coupe les barres au rogne-pied… donc les laisse migrer … »… pourquoi couper au rogne-pied (j’en ai pas, je jure … :-)) laisse migrer les barres?

  13. en fait… je crois que j’ai trouvé dans un autre article… c’est parce que ça ne les met pas « à leurs position physiologique ». C’est ca?

    • Tout comme Sophie, je n’ai pas très bien saisi pour la coupe des barres…
      Il me semblait qu’il fallait les ramener au niveau de la sole…
      La façon dont on les taille est-elle d’une importance capitale ????

  14. J’ai lu avec intérêt votre article. J’ai une ponette qui a les pieds « creux », c’est à dire que la fourchette n’est jamais en contact avec le sol. Je n’aime pas du tout ça, mon maréchal me dit « c’est la forme de ses pieds… » ça m’ennuie beaucoup

  15. Merci Guillaume

    Article très interessant qui résume bien votre approche du pied nu.Votre blog est vraiment précieux.

    Grâce à vous la santé des pieds de mon cheval encore améliorée alors que je pensais que ce serait impossible de faire mieux. Malgré les hauts cris de mon entourage (je lui fait mal en enlevant « toute » la paroi comme vous le préconisez) il n’a jamais aussi bien marché. Même ma pareuse me félicite et trouve qu’il n’a jamais eu d’aussi bons pieds.

    J’ai trouvé une Brochure chez un « concurent » (http://www.piedsdenfer.fr/000000a3dd1028103/index.html). J’aurais aimé avoir votre avis. Il me semble que c’est un bon départ pour faire un bilan et évaluer les corrections à faire. Est-ce que cette brochure vous semble correcte ou contient-elle des erreur flagrantes ?

    Je ne sais pas si vous avez déjà abordé cette problématique, mais pour moi il manque des exemples de pieds sains. On voit souvent les pieds de mustang ou alors des pieds en phase de correction. Mais je suppose qu’un pieds de trait breton, de shetty ou de PSA ne seront pas identiques. Est-il possible de savoir qu’un pied est devenu aussi bon que possible et qu’il n’y aura plus d’amélioration.

    • Bonsoir,

      Merci pour vos compliments. Rien ne me fais plus plaisir que des retours positifs de la part de proprios se débrouillant seuls! (vue que c’est le but de mon blog!)

      Pour répondre à votre question… et bien je penses que vous pourrez y répondre seule, après un stage!

      Je fais le commerciale…. mais il me semble logique de passer à l’étape 2, après avoir validé l’étape 1.

      C’est le parcours du proprio conscient qui prends en main la santé des pieds de sont cheval.

  16. Bonsoir,

    Je suis étonné de voir que vous avez décidé de poster ma vidéo (sans autorisation ni même la simple courtoisie de m’en avertir) avec ce commentaire pour le moins hâtif : « Pas de gants, pas d’outils ni de vêtements adaptés… et tous les gestes sont faits « sans se poser de questions ». »

    1 – En quoi les gants sont-ils un gage de qualité ? Il m’arrive de travailler avec des gants lorsque j’ai affaire à des chevaux dont la fourchette est pourrie. Sinon, la plupart du temps, je préfère travailler mains nues car je préfère le contact direct avec le sabot et le cheval.
    2 – Quant aux outils : râpe, reinettes, pinces, ils sont ceux du pareur. Je ne travaille que très rarement avec un repose-pied, préférant mettre le genou à terre si nécessaire.
    3 – Je ne sache pas qu’il faille un uniforme particulier pour monter à cheval, ni pour parer des sabots. Je me pare régulièrement du tablier de maréchal mais préfère ne pas m’encombrer lorsqu’il s’agit d’un parage de maintenance plus court.
    4 – « sans se poser de questions »… un beau jugement de valeur. Pouvez-vous m’expliquer comment, en visionnant cette vidéo, vous êtes parvenu à cette conclusion ?..

    … ou cela vous arrange-t-il pour votre démonstration ? Vous auriez pu tout aussi bien citer d’autres pages de mon site internet qui explique le comment et le pourquoi de cette vidéo ? Ou bien encore poster la vidéo de ce poney fourbé que j’ai paré il y a quelques mois : http://www.europeanhorsemanship.fr/soins-des-sabots-traiter-la-fourbure-chez-un-poney/ ?

    Critiquer, c’est bien, surtout quand il s’agit de faire avancer la cause… dire du mal, tomber dans la démagogie, font, au contraire, reculer cette même cause. Dommage.

    Bien à vous, et merci malgré tout pour votre site internet !
    Ronan

  17. Bonjour,

    Merci pour vos édifiants articles. Toutefois, vous mettez beaucoup de vidéos de « ce qu’il ne faut pas faire » ; pourriez-vous également en proposer avec « ce qu’il faut faire » ?? Des vidéos d’un parage effectué par vos soins, par exemple ?

    Merci d’avance !

    Christine

      • Bonjour,

        Dommage que vous n’ayez pas eu la courtoisie de répondre aussi rapidement à mon commentaire précédent.
        Je vous prie de bien vouloir supprimer la mention de ma vidéo sur votre page au plus vite : elle a été conçue pour partager une expérience avec les gens qui s’intérèssent au parage naturelle, pas à servir la vente de stages de gens qui prônent le partage mais s’en indignent dès que d’autres qu’eux vont dans le même sens…

        Ronan

      • Bonjour Ronan,

        Vous pouvez supprimer votre vidéo de Youtube… et je n’en ferais plus mention.

        Internet est un lieu d’échange, si vous postez un texte ou une vidéo « en ligne », publique et sur un site de diffusion de masse, vous vous exposez à la critique, positive ou négative.

        Je n’enfreins pas les règles de Youtube en partageant un lien qui mène à cette vidéo.

        Si vous ne voulez pas qu’on puisse mettre de liens sur votre vidéo, faut modifier ses règles de diffusion et de confidentialité.

        Concernant le « parage naturel », il n’existe pas… Parer un pied n’est pas naturel… et c’est précisément le but de mon site que de partager une expérience avec des gens qui s’intéressent au parage… PHYSIOLOGIQUE ou plus précisément à la podologie équine.

        Vous pourriez vous même en bénéficier, puisque ce que vous présentez n’est PAS correcte et devrait pouvoir s’améliorer.

        Je ne m’indigne pas que vous aillez envie de partager des connaissances, je m’indigne du fait que ce que vous partagez ne soit pas correcte!

        J’ai le droit de le dire et je le fais.

      • Je ne vais pas rentrer dans le débat technique et juridique, mais sachez que partager un lien n’est pas tout à fait la même chose qu’intégrer une vidéo, dont les droits de propriété intelectuelle sont protégées, à votre page pour critiquer sans fondement.
        Si vous souhaitez apporter votre critique CONSTRUCTIVE, je vous invite à le faire sur la page Youtube de cette vidéo, c’est là pour ça effectivement. Je renouvelle donc une dernière fois ma demande : veuillez supprimer ma vidéo de votre page.

        Le « parage naturel » n’existe pas au sens où vous l’entendez certes, il n’empêche que « naturellement » les chevaux sauvages (pas que les mustangs évoqués par Ramey et consorts, j’en ai vu de nombreux exemples en Asie centrale) ont une tendance à développer certains paramètres qui reviennent : le mustang roll, le dôme solaire, la fourchette charnue et quasi-indivisible des talons, etc.

        Vous passez beaucoup de temps à dire que ce que les gens font est incorrect, poussant la critique parfois à l’insulte (je remarque que vous n’aurez répondu à aucun de mes commentaires par ailleurs), vous passez aussi beaucoup de temps à vous targuer d’être indépendant, podologie équine « libre » oblige. Mais, dans les faits, nous pouvons constater que vous donnez peu (voire pas d’information) et invitez allègrement les gens intéressés à venir à vos stages. Cela me fait beaucoup penser à ces gens d’équitation qui donnent un échantillon de savoir, juste ce qu’il faut pour alpaguer, mais pas assez pour que l’on puisse se passer la suite de dépenser des milles et des cents dans des stages, des DVDs, des livres, etc.

        Dommage…

      • Bonjour Ronan,

        alors concernant le point de droit que vous soulevez, merci de lire ceci:

        http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2014/10/cjue-ordonnance-framing/index.html

        Je cites: « Elle conclut que la transclusion (ou incrustation) sur un site Internet d’une œuvre librement consultable sur un autre site ne peut pas être qualifiée de « communication au public » et ne nécessite ainsi pas l’autorisation préalable du titulaire de droit.

        La Cour rappelle que cette décision vaut même si les Internautes ont l’impression que l’œuvre est montrée depuis le site qu’ils consultent, alors qu’elle provient en réalité d’un autre site, puisque telle est exactement la caractéristique de la technique de « transclusion » : incruster dans un site un lien provenant d’un autre site sans que les Internautes n’aient forcément conscience de l’origine de ce lien. »

        Voilà. Donc, je répètes, si vous ne voulez pas que votre vidéo soit « intégré » il faut modifier les paramètres de cette vidéo ou la supprimer et la republier…

        Je suis désolé si votre égo est écorché… mais bon dieu de merde, vous voulez pas reconnaître votre erreur!

        Votre parage est « merdique » ! (pour parler clairement) Vous voulez donner des conseils aux gens? Alors montrez leurs des trucs bien!

        Pour ce qui concerne le « parage naturel » et ce que vous décrivez, n’est dus qu’a l’usure particulière d’UN terrain en fonction de LA saison! Prenez un cheval des iles d’abaco (ou un camargue) et ils n’auront pas du tout de mustang roll… Prenez un mustang des rocheuses en hiver et regardez ses pieds… il seront carré! Pourtant, leurs usures de pied sera on ne peux plus naturelle! Le Parage naturel ne veux donc rien dire… C’est une dénomination commerciale tiré de l’expression Anglaise « Natural hoof care » qui voulait plus parler de SOINS NATUREL des sabots… en opposition au ferrages ou aux soins conventionnels plutôt classiques ou allopathiques, donc à prendre au sens large.

        Je ne passes pas beaucoup de temps à critiquer, puisque si vous aviez lu les 120 articles du blog, seulement 2 ou 3 se permettent de faire des comparaisons ou de dénoncer des aberrations. Pour savoir ce qui est juste, faut déjà savoir ce qu’il ne n’est pas… Aujourd’hui, le « pied nu » est en plein boom et malheureusement, son explosion devient sa faiblesse puisque de plus en plus de monde commence à se prendre pour des pros… à donner des conseils ou carrément à monter des groupes, des assos et même à vendre des formations.

        On assiste à une véritable foire d’empoigne où tout se mélange et où on peut entendre tout et son contraire!

        Il faut faire du tri! Parce que sinon, on passe pour des charlots. (excusez moi l’expression) La profession DOIT se professionnaliser et se structurer.

        Ce que vous faites peut paraître super à œil non averti… mais c’est en fait très mauvais, surtout pour un novice qui va acheter une râpe pourrit à bricoTruc, une rénette à vache à GRAMvert et qui va se mettre à taillader les pieds de son cheval parce qu’il vous aura vue faire sur vos vidéos de « chuchoteur » qui draine plus de monde que le pied nu…

        Donner des « recettes » est la PIRE des choses à faire!

        Pourquoi? Parce que CHAQUE cheval est différents, CHAQUE pied est différent et il va encore changer en fonction de la saison, du travail, de l’alimentation et du stade de développement… C’est pour ça que c’est un « métier ».

        DONC montrer UN parage, pour UN cheval est une erreur… c’est pourtant ce que TOUT LE MONDE demande… Parce que les gens pensent que c’est facile, simple et que 3 coups de râpes suffisent… MAIS c’est faux!

        On est habitué aux « mode d’emploies » aux « recettes de cuisines », aux manuels ou aux directives… c’est le système éducatif qui veux ça. Il n’encourage pas la créativité, l’intuition, ni l’intelligence, il formate des individus à apprendre des règles par coeur et à les ressortir telles quelles. C’est de la Perrocketisation.

        Du coup, c’est la demande: Donner (parce que payer non…) nous des vidéos où on pourra VOIR ce qu’on doit refaire sans réfléchir… Sans comprendre… sans apprendre à s’adapter… sans savoir POURQUOI …

        Votre vidéo, je l’ai choisis en connaissance de cause. Elle représente ce qu’on doit FUIR. L’apparente simplicité de gestes fait n’importe comment, sans protections, ni connaissances précises.

        Au mieux, ça fonctionne pas trop mal, au pire, vous avez une personne qui va se bloquer le dos, faire boiter son chevale et se blesser avec la rénette… Super résultat non? C’est ça que vous voulez?

        Quand a pouvoir dire que je ne donne PEU OU PAS d’informations…. C’est juste une mauvaise foi énorme… Avez vous lu les 120 articles??? NOn… Vous êtres trop bloqué dans vos certitudes!

        Avez vous été sur FB? non plus… Avez vous été sur le forum Azur Cheval Nature? non… Mon pseudo: KER… Vous pourrez compter le nombres de posts… Idem sur le forum CA ou 1cheval… bref… Passons.

        Je ne compterais pas les milliers de mails… puisque ça, c’est privé.

        Les stages? Oui, c’est payant. Désolé, mais je ne suis ni fonctionnaire, ni rentier….

        Et malgré tous les résultats que j’ai « par correspondance » il arrive un moment où justement, la personne doit tenir l’outil (le bon) dans SA main et avoir un pied (mort) dans l’autre pour se rendre compte de ce qu’il ne faut PAS faire… et comprendre ce vers quoi il faut essayer d’aller après s’être fadé une journée complète de théorie… C’est donc le passage obligé pour commencer à prendre conscience de l’importance de chaque geste et de pouvoir répondre « en live » aux interrogations.

        Et sans vouloir me vanter, au vue de tout ce que j’apporte en stage, et aux vues des tarifs pratiqué « ailleurs », je pourrais demander 3 fois plus.

        Sur ce, sans rancune, je suis encore prêts à venir vous détailler tout ça en live avec votre cheval !

      • Je suis en fait très étonné de la position de combat que vous adoptez. L’approche des chevaux est à mon avis bien plus efficace lorsqu’elle se fait dans le calme et la douceur. Convaincre autrui du bien-fondé de sa doctrine (car lorsqu’on est diplômé KC Lapierre, on est plus si libre que cela ;o) ne se fait pas en crachant sur les gens qui nous entourent mais plutôt en mettant en avant le positif de ladite méthode… ce que vous avez très bien su faire dans de nombreux autres articles (je n’ai pas tout lu, mais probablement près d’une centaine, car j’aime prendre les bonnes infos là où elles se trouvent).

        Je ne reviens pas sur le point de droit, ni la courtoisie qui devrait régner sans qu’il faille faire appel à la légalité, peu importe. Votre critique constructive du parage en question (et d’autres, car j’ai rédigé deux ou trois articles à ce sujet) parle d’elle-même : « Votre parage est « merdique » ! »

        Voyez-vous, nous n’avons pas les mêmes objectifs : vous voulez remplacer la corporation monopolistique des maréchaux par une corporation de même acabit des pareurs _ KC Lapierre car il ne faudrait surtout pas qu’une autre approche puisse être considérée. Vous êtes un homme de diplôme et c’est très bien, mais cela ne fait pas tout…
        D’autres, ayant acquis des connaissances par l’expérience et la pratique (je ne parle pas de moi en particulier) ont peut-être aussi des choses intéressantes à dire et à partager.

        Je trouve tout à fait génial que vous me reprochiez des propos que je ne tiens pas pour me conseiller des notions que je partage déjà, cela montre à quel point vous vous êtes documenté pour le coup : vous avez pris cette vidéo, l’avez sortie de son contexte pour pouvoir mieux communiquer sur votre business… ^^
        Pour info, d’autres phrases que vous auriez pu sortir de leur contexte, mais qui vous auraient alors desservies :  » vous ne devez pas vous attendre à des schémas et des formules qui vous guideraient pas à pas jusqu’à obtenir le cheval parfait au pied parfait »,  » elle [la méthode de parage naturelle] nous force à réfléchir et à nous adapter à la nature même de chacun d’entre eux [les sabots] »… j’explique dans cet article _ et au fil des pages de tout le site car ce concept s’applique à toutes nos relations avec les chevaux _ que chaque individu est différent et qu’il faut s’adapter à chacun d’eux.

        Je ne perdrai pas plus de temps là-dessus. Nous avons les mêmes idées concernant le sabot et leur parage, pas en ce qui concerne le partage de la culture. Je suis pour que chacun ait le droit d’agir dans la mesure où la sécurité et le bien-être du cheval restent la première des préoccupations. Mon porte-feuille passe après…

        Je vous laisse donc continuer à ne pas vous vanter ! ^^
        Bonne continuation.

      • Re,

        « Voyez-vous, nous n’avons pas les mêmes objectifs : vous voulez remplacer la corporation monopolistique des maréchaux par une corporation de même acabit des pareurs _ KC Lapierre car il ne faudrait surtout pas qu’une autre approche puisse être considérée. Vous êtes un homme de diplôme et c’est très bien, mais cela ne fait pas tout… »

        Vous vous méprenez!

        Je suis CONTRE la doctrine LAPIERRE ! J’ai fais mon auto critique et j’ai cherché comment améliorer mes connaissances et ma pratique.

        Je suis contre un diplôme Américain en France!

        Ce que je demandes, c’est une formation Française de podologie équine!

        La podologie équine devrait être enseigné en fac de médecine vétérinaire. ( « ils » pensent que c’est déjà le cas mais c’est faux )

        Le modèle du BEVA en Angletterre pour la dentisterie fonctionne à merveilles, pourquoi ne pas faire pareil en France? (pour la dentisterie mais aussi pour la podologie)

        Vos explications sont très bien… mais la démonstration, non. Or, ce que retienne une majorité de gens, c’est la vidéo.

        Je suis parfaitement d’accord avec vous sur beaucoup de points!

        C’est juste que sur cette vidéo, c’est pas bon… C’est le moment de rebondir et d’accumuler de l’expérience et de la pratique! 😉

      • Bonsoir Guillaume,

        Content de lire que nous nous retrouvons finalement…

        Vous dites être contre la formation KC Lapierre, mais si je soulevais ce point c’est parce que vous mettez votre diplôme en avant sur votre site internet (http://www.paragesetdebourrages.fr/), n’est-ce pas contradictoire ?

        Quoiqu’il en soit, votre démarche d’intégrer cela dans la médecine vétérinaire est tout à fait intéressante, mais là encore élitiste. A mon sens, tout propriétaire de cheval devrait pouvoir avoir accès à ces connaissances et DEVRAIT étudier et apprendre. Je ne dis pas que tous doivent ensuite manier la râpe, mais ceux qui le souhaitent devraient pouvoir accéder à cette pratique (encore une fois, je le répète, en gardant le bien-être du cheval en priorité numéro une) sans se faire attaquer par la corporation ou démonter par ceux qui pensent tout savoir sur tout (je ne parle pas de vous en l’occurence, j’ai un autre exemple en tête, mais peu importe).

        Enfin, je pense effectivement avoir relativement bien intégré la théorie, car _ sans vouloir raconter ma vie _ j’ai passé des dizaines, voire des centaines d’heures à étudier la méthode de « natural trimming » (on évitera ainsi les mauvaises traductions), en particulier celle de Pete Ramey qui me semble la plus intéressante, car la moins invasive (je parle plutôt de la série de DVD, car le livre _ par lequel j’ai commencé _ avait effectivement tendance à vouloir trop enlever dans la fourchette _ défaut d’ex-maréchal selon ses propres mots).
        Quant à la pratique, vous avez raison bien sûr : j’ai besoin de plus d’expérience et de pratiquer plus et mieux. Il faut toutefois noter que cette vidéo a été publiée en juin de l’année dernière et tournée deux mois et demi plus tôt. Croyez bien que je n’en suis pas resté là et que je compte continuer. Je compte aussi continuer à partager tout en mettant en garde, car je reste persuadé que le partage et l’instruction sont les meilleurs outils à notre disposition pour convaincre à mieux faire !

        Peut-être aurons-nous l’occasion de nous rencontrer autour d’un sabot ?

        Ronan

  18. J’ai encore une question (des questions en fait…) : mon pareur ne fait pas de chanfrein (mustang roll) et mon loulou a l’air de bien s’en porter. En quoi cette action est-elle importante et nécessaire ? Est-ce « grave » si on ne la pratique pas ? Pourquoi, si elle est importante, n’est-elle pas enseignée dans toutes les méthodes ?
    Merci 1000 fois pour votre (vos) réponse(s) 😉

  19. snif… j’ai voulu m’inscrire pour votre prochain cours en Suisse et il est déjà complet… (j’habite près de Genève). Comment faire pour vous rencontrer, dans ce cas ? C’est loin, la Bretagne (bien que ce soit une région que nous adorons, ma famille et moi pour y être allés très souvent !)

  20. Bonjour,suite à vos interactions et échanges d’informations Ronan et Guillaume ,qui mon touchée , tant d’énergie entre vous deux au sein d’un système si peu ouvert à vos réflexions .Très belles actions réciproquent qui suppose l’entrée en contact de vous deux,je suis ravie de vous lire vous êtes passionnés ,une vocation appelée à être partagée! A d’autres moments,cordialement.

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