La Sensibilité… vaste sujet.

Sensibilité:

Définitions Web:
  1. On désigne par résistance en biologie le phénomène par lequel des organismes parviennent à supporter un agent qui leur est normalement défavorable, ou éventuellement conçu pour les tuer ou les inhiber.

Larousse: 

  • Aptitude d’un organisme à réagir à des excitations externes ou internes.

Neurologie: Fonction du système nerveux lui permettant de recevoir et d’analyser des informations.

Wikipédia: 

  • Sensibilité générale, ou somesthésie, ensemble des sensations conscientes liées à la stimulation du corps, par opposition aux autres sens ;
  • en physiologie, propriété d’un être vivant de capter un stimulus et d’y répondre ;
  • en électronique et en télécommunication désigne le niveau minimum de signal détectable par un récepteur ;

En lisant ces définitions on comprends que aucunes d’entres elles ne font mentions d’un problème ou d’un aspect négatif. Il est donc étonnant de tout le temps l’appréhender comme un problème chez le cheval !

De quoi parlons nous?

La sensibilité chez le cheval peut être abordé sous plusieurs angles suivant la spécialité de « l’expert » qui parle…

Sensibilité sensorielle: sensibilité au bruits, au formes, aux odeurs… le cheval pourra fuir, paniquer dans certaines situations ou faces à certains objets connus ou inconnus ce qui pourra jouer des tours aux personnes qui montent, tiennent ou gardent le cheval. Le cheval comme animal de proie (herbivore, donc en bas de la chaîne alimentaire) a beaucoup de « sensibilité » sensorielle pour repérer ce qui ne va pas.

Dans un monde domestique moderne, cela va poser des problèmes, notamment de stress….

Sensibilité physiologique: Sensibilité aux produits chimiques (non physiologiques) aux agents biologiques externes… Le cheval sera aussi « sensible » aux changements brusques de sa physiologie. Le cheval n’est pas un animal très « adaptable » car il est assez « adapté » donc il ne supporte pas trop les variations des conditions pour lesquels il est prévu…. ou plutôt par et pour lesquelles il a lentement évolué depuis environ 55 millions d’années.

Sensibilité émotionnelle: le cheval en temps que proie, se pose beaucoup de questions et craint pour sa vie de façon innée. On rejoint la sensibilité sensorielle, prévu pour détecter les problèmes à distance, mais une fois les problèmes assez proche, il va bien falloir réagir.

Les réactions des êtres vivants se recoupent assez souvent en 3 comportements:

FLIGHT – FIGHT – FREEZE (les 3 F) Concepts d’éthologie développé par Coran Lorenz (entre autres).

Se sauver – Combattre – se figer.

Les proies ont tendances à fuir à la moindre alertes. Les prédateurs à combattre. Le fait de se figer témoigne de l’absence de solution et de l’abandon de soi. Cela peut faire aussi partie d’une stratégie de camouflage.

Quoi qu’il en soit, ces comportements demandent une sensibilité et si par hasards ou malheurs il n’est pas possible de les mettre en place, un grand stress va s’installer.

Chaque réactions amènent un stress… une production d’hormones qui vont pousser l’organisme à réagir promptement. Mais il a été prouvé que le fait d’empêcher une réaction instinctive ou non, occasionne un stress encore plus intense et surtout très destructeur. Henri Laborit l’a particulièrement bien démontré avec son inhibition de l’action. Marthe Kiley Worthington parle de résignation acquise. Robert M. Sapolsky* parle des différences d’effets du stress exogène ou iatrogène.

Le cheval est particulièrement sensible au stress par sa constitution de proie herbivore mais aussi parce qu’on le mets dans des situations qu’il n’a jamais appris à gérer et pour lesquelles il n’a souvent pas de réponses ou qu’on ne lui permet pas d’exprimer ses réponses …

Sensibilité cutané?

Le cheval a une très forte concentration de cellules réceptrices sous sa peau. Sa peau est plus sensible que la notre! (une étude Australienne l’a démontré cette année)

Sensibilité ….. des Pieds?

Voilà… on y arrive. Les pieds sensibles…. Il marche sur des oeufs…

marcher sur des oeufs

Expression débile au possible qui a le don de m’énerver…

marcher sur des oeufs2

« marcher sur des oeufs & avancer sur des oeufs » loc.

Être prudent, faire attention, agir avec beaucoup de précautions ; avancer avec précautions, progresser avec prudence (sujet sensible) > être calme ; marcher en sautillant, de qqun qui une démarche très empruntée ;

Les chevaux sont donc « prudent » et font preuve de « sensibilité » sous divers aspect de leurs comportements, de leurs sens très aiguisés mais aussi de leurs pieds…

La sensibilité est peut être ce qui pourrait caractériser un être vivant.

Le bourreau ne fait pas preuve de sensibilité… le sociopathe non plus et c’est bien par ce trait de leurs personnalité qu’on les identifie.

Tout être vivant fait preuve de sensibilité. Les plantes sont aussi sensibles. Elles peuvent mettre en place des comportements de réactions face à l’agression.

Les mollusques, les crustacés*, les poissons*, les mammifères…. on est tous sensible.

Les esprits tatillons pourraient venir nous enquiquiner avec les mollusques… mais n’avez vous pas tous appris à reconnaître une huître morte ou malade (donc non consommable) d’une vivante ?

Comment fait on? Et bien on la pique avec la pointe du couteau… et elle se rétracte… preuve assez flagrante de sa sensibilité… Quand aux crevettes, on leurs a badigeonné les antennes avec du vinaigre et elles se sont frénétiquement mis à se frotter les antennes… chose que ne faisaient pas leurs collègues d’expérience qu’on avait laissé tranquille.

Sans sensibilité, tu ne peux ressentir l’agression, le stress, la blessure, la brûlure, la chaleur, le froid, l’émotion…. la douleur… donc tu meurs.

La douleur fait malheureusement partie de nos existence de mortels… Les dieux eux, ne la ressentiraient pas?

On peut donc avoir plusieurs seuils de douleurs et surtout plusieurs façon de l’exprimer. La plante, le crabe ou le cheval ne vont pas exprimer la douleur, donc une réaction face à une sensation désagréable, de la même façon.

Ce qui caractérise la sensibilité, c’est la réaction qu’elle entraîne, quelle qu’elle soit.

Pour autant, sensibilité et réaction face à une situation, un comportement ou une sensation ne seront pas égale suivant les individus.

Les arbres réagissent à l’agression mais peuvent aussi communiquer entre eux pour se prévenir de la présence de l’agresseur! Le spécialiste en la matière est Francis Hallé*. J’ai trouvé un blog qui détaillait pas mal de concept sur la sensibilité des arbres. (lien*)

Le cheval, lui, toujours en temps que proie ne communiquera pas vraiment sa douleur ou sa sensibilité de manière très évidente…. puisque dans la nature, le prédateur s’attaquera forcément au plus faibles du troupeau. (jeunes, vieux, malades, blessés)

Un cheval va donc cacher sa douleur.

Certaines douleurs seront par contre très visible… pour certains, invisibles pour d’autres…

Quoi qu’il en soit, il est effarant de constater les différences de prises en compte de la douleur chez le cheval et surtout de qualifier leurs origines.

Le sujet qui nous intéresse est la douleur du pied.

Le cheval pourra supporter la sensation d’un sabot serré dans un fer, aux pinçons et aux clous fortement rivetés mais ne supportera pas le moindre graviers sur la route pied nu?

Il supportera les coups de mailloche au ferrage mais pas  de marcher pieds nus au pas sur un parking?

Le cheval va boiter à « patte cassé » pour un petit abcès… mais pourra marcher avec une descente distale de 2 cm.

Le même cheval pourra enchaîner 1m30 sur un parcours, ferré et ne pas pouvoir mettre un pied devant l’autre, la semaine d’après… pieds nus.

Certains chevaux avec des pieds peu développés et même des infections pourront aller se balader sans problème, ferré ou non…. alors que leurs collègues, aux pieds visuellement sains, beaux et bien proportionnés pourront refuser de marcher 10 min en main.

Tout cela peut paraître assez étonnant. C’est en effet très étonnant, voir complètement déroutant !

Je réfléchis à cette question presque depuis le début… Depuis le 1er stage avec KC Lapierre… où j’ai pris conscience des grosses problématiques causé par la ferrure.

Pour certains, tout parait simple.

Le cheval marche sur son ongle et la sole ne doit pas être en contact avec le terrain.

Pour d’autre, c’est la sole qui doit être en contacte avec le terrain, mais pas l’ongle.

Certains, prennent la voie du milieu… D’autres, creusent la sole pour éviter qu’elle ne touche le terrain… d’autres, coupent l’ongle pour éviter qu’il ne touche… D’autres encore, collent ou clouent des protections sur l’ongle pour le protéger du terrain… D’autres collent des protections pour protéger la sole et coupent l’ongle…

Au milieu de ce gros bordel, le cheval boite, marche en pince, pose en talon, à plat, se soulage, compense et ses pieds se déforment ou se développent…

Au final, on ne sait pas encore VRAIMENT qui a raison.

Seul le cheval le sait… mais comme il reste muet comme une carpe, on est pas plus avancé.

Alors il faut faire preuve d’imagination, de compassion et surtout d’observation.

Qu’est-ce qui fonctionne? 

Le fer? Il fonctionne pour l’utilisation du cheval pour les travaux forcés. Mais très vite, les « effets secondaires » se font ressentir.

Le parage? Il fonctionne pour l’utilisation « raisonnée » du cheval. Reste a savoir quel type de parage et pour quel type d’utilisation raisonnée.

Parage avec paroi porteuse? On suit la logique du ferrage (qui porte principalement sur la paroi) et on soulage la sole en chargeant la paroi. (l’ongle) Les effets positifs sont un cheval qui parait plus à l’aise sur sols durs et irréguliers. Le soucis, c’est que la descente distale lié à la charge périphérique ne tardera pas… sans compter les évasements et autres seimes directement liés aux efforts (inappropriés) exercé sur l’ongle. On triche… donc on paye la note.

Parage avec paroi porteuse et mutilation de la sole? Dérivé de la première méthode, une savante vétérinaire a eu la géniale idée de creuser la sole qui pouvait être « plate » pour créer artificiellement une forme de sole correctement développée. Je passerais sur les détails des angles imaginaires imposé de force et sans tenir compte des structures internes…. Bref. c’est juste un GROS scandale et tout cela relève du mauvais traitement… (une variante de cette méthode a été imaginé par une « savante Suisse » qui elle, pour bien se démarquer de ses anciens collègues, creuse la sole périphérique au lieu de la sole primaire… ce qui affaibli la liaison paroi/sole et ne tient pas non plus compte des structures internes… bref… vue les résultats sur le terrain, on a du mal à comprendre pourquoi ça perdure… )

Parage avec paroi porteuse mais avec quand même un peu de sole périphérique qui porte après que l’ongle se soit déformé… Là, ça devient subtile… et très complexe… L’inventeur de cette technique aime a dire qu’il a tout inventé… et que tout est très compliqué… donc faut faire pleins de stages et ne pas hésiter a largement investir de son argent pour comprendre…  BREF, on laisse la paroi encaisser l’énergie et on laisse la sole en arrière plan pour finir le job. C’est une bonne idée! Mais ça reste de la paroi porteuse, moins porteuse que si on avait mutilé la sole mais porteuse quand même et les conséquences ne tardent pas à se faire sentir…. évasements, notamment au niveaux des talons, séparations de parois… mais ce qui sera gênant c’est qu’il sera impossible de régler quoi que se soit avec cette technique. ( talons fuyants, fourbure, descente distale, bascule, séparations….. ) bref. ça peut fonctionner si vous parez toujours au plus juste, très régulièrement et que le cheval est « droit », sain et qu’il travail très régulièrement…. Typiquement le cheval de course ou de sport, prit jeune… et suivit au quotient…

Parage avec sole porteuse? On allège l’ongle. On supprime tous les effets secondaires lié à la charge périphérique. On amène la sole à s’épaissir, à se densifier. Côté négatif, si le cheval à une arche interne effondré, une sole fine, des structures caudales atrophiés…  ouille ouille… La solution reste les boots et une activité qui convienne… donc qui n’occasionne pas de lésions. Le côté positif, c’est que les résultats seront là pour tout ceux qui seront patients… mais le cheval pourra présenter des « sensibilités » …. et l’inventeur de la méthode ne fait que compter sur « mère nature » pour réparer la casse… Tous ceux qui n’ont pas un environnement TOP auront vraiment du mal.

Parage avec sole porteuse et paroi en second plan? On allège l’ongle en le chanfreinant afin de répartir la pression et on charge la sole sans jamais y toucher. C’est un peu les avantages de tout le monde sans leurs inconvénients… mais les sensibilités lié à l’exposition de la sole seront fatalement là. On peut tricher un peu avec la paroi…. On peut mettre des boots…. On peut adapter son travail… donc tout cela reste assez ouvert et surtout très adaptable.

AU FINAL:

On voit se dessiner que plus on charge l’ongle et moins on a de sensibilité flagrante apparente… mais plus on a de problèmes et plus on charge la sole et plus on a de sensibilité flagrante apparente mais sans avoir de problèmes.

La raison est à la fois simple et complexe. Le pied essaye de protéger P3 avec un ongle… qui ne serait qu’une espèce de « griffe » spécialisé pour la locomotion du cheval « monodactyle ».

Tout fonctionne en synergie et la griffe (l’ongle) est moins innervé que le pied qui la soutient… une griffe ça s’use, ça s’arrache, ça se cogne… Par contre la semelle et le coussinet eux, sont très innervés et donc très sensible. Ils gèrent le neurologique, la proprioception, le ressenti du terrain, les glissades, les aspérités qui peuvent blesser… et les cellules qui peuvent alerter face aux traumatismes ne sont pas devant mais derrière et dessous… donc toute les méthodes qui favorisent le REfonctionnement de la sole, provoqueront fatalement la mise en alertes des capteurs.

Pour ce qui est du plus gros problème a gérer sur un pied, la fourbure avec descente distale ET bascule… On ne pourra le gérer QUE on chargeant la sole et en déchargeant complètement la paroi.

C’est pour moi, la plus grosse preuve que c’est ce qui convient le mieux au pied. On peut penser que si un pied ultra pathologique peut retrouver la santé en déchargeant la paroi, alors c’est ce qui lui permet de fonctionner au mieux en fonction de ses besoins.

Tout cela reste simple, parce que je n’aborde pas l’aspect vasculaire, bioénergétique, ostéopathique et biomécanique… car se serait beaucoup trop long et que j’en ai déjà longuement parlé dans d’autres articles. ( un mind mapping des interrelations occasionnés par la sensibilité LIEN*)

Je ferais le parallèle avec l’alimentation vivante…. qui permet a n’importe qui de régler n’importe quel problème… cela prouve que c’est l’alimentation qui convient le mieux. Le débat est tranché… reste après les contingences gustatives, sociales, familiales, financières, pratiques…. mais c’est autre chose!

Une technique qui permet de rendre un fonctionnement optimal en permettant la régénération est une technique adaptée.

Une technique qui permet seulement une utilisation parfois abusive tout en provoquant des dégradations parfois importante des structures ne peut pas être considéré comme adaptée.

Il n’y a donc pas de « guerres de chapelles »…. il n’y a que la reconnaissance ou non de techniques adaptées AUX CHEVAUX ou non.

Une technique pourra être adaptée pour gagner de l’argent, pour vendre du service, pour vendre des soins, pour vendre de la technique, pour entretenir une dépendance, pour permettre telle ou telle utilisations….. mais au final, sera t’elle adaptée au principale intéressé?

Il n’y a pas de guerre de chapelle, il n’y a que des guerres d’utilisateurs et de vendeurs de techniques… de services…. cela s’appelle une guerre commerciale et ce n’est que le reflet d’une société où on veut vous faire croire que tout se vend et tout s’achète au détriment de la connaissance et de la logique.

La sensibilité est donc pour moi salvatrice.

Elle fait partie du jeu et nous montre où on en est…. Je suis sensible quand je marche pieds nus…. Je n’ai pas mal… j’aurais mal si je marchais sur une capsule de bière… Donc, je mets mes « Fivefinger » et je peux marcher librement, sans apporter de contraintes à mes pieds et sans risquer de me blesser connement.

five finger

Je respectes leurs « besoins physiologiques » et cela me permet pour la première fois de ma vie, donc à bientôt 40 ans… de retrouver de la voûte plantaire! Accessoirement, de pouvoir courir en ayant des sensations fabuleuses… car avec un posé par l’avant du pied et non plus par le talon.

Cela m’a demandé de m’adapter et m’a occasionné des courbatures…. voir des douleurs si je voulais faire n’importe quoi.

Je bois des jus… nourriture vivante au possible…. et vient de comprendre l’origine de ma fatigue chronique…. je revis après des dizaines d’années de galère. Pas de maladie… mais de galère car c’est vraiment chiant de se lever plus fatigué que quand tu t’es couché.

J’ai testé dans mon corps tout ces changements subtiles qui peuvent être VRAIMENT désagréable au début… mais pour se sentir BEAUCOUP mieux ensuite.

Pas l’effet d’un efferalgan… pas cet effet immédiat, qui peut être salvateur mais forcément passager. Un effet durable et beaucoup plus profond car agissant sur plusieurs niveaux.

Oui, la sortie de l’acide urique des articulations fait mal… Oui, ça brûle quand sa sort…. J’ai des crises de douleurs en fonction de ce que j’entreprends pour aller mieux!

Irène Grosjean nous prévient « je vais vous rendre malade pour vous guérir » s’amuse cette grande dame de 85 ans qui a consacré sa vie à améliorer la santé de tous les gens qui ont assez de courage pour venir la voir… Elle a juste 50 ans d’expérience et des milliers de cas à présenter.

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C’est pour ça que j’ai finis par comprendre que déferrer un cheval pouvait faire mal…. que faire sortir des années d’acides (granulés, céréales, boxe, et chimie en tout genres) ça pouvait et ça allait forcément faire mal…. et provoquer des sensibilités.

Ce genre de sensibilités, n’a rien à voir avec une blessure, un coup ou le fait de mutiler la sole…. c’est un processus régénératif qui passe forcément par un nettoyage… parce qu’on ne peut rien construire de bon sur un terrain sale.

Vous pourrez manger (ou faire manger) ou faire tout ce que vous voulez… si vous ne nettoyez pas le terrain AVANT, il n’y aura pas de résultats.

Le nettoyage des pieds passera par des abcès (qui ne sont que des phénomènes exudatifs locaux aseptiques et parfaitement adaptés), par des croûtes, des lymphangites, des inflammations… plus le milieu intérieur sera encrassé, nécrosé et mal vascularisé et plus se sera long et pénible pour nettoyer et régénérer. (et surtout pas « d’anti-vie » et « d’anti-guérison » qui ne font que masquer les alertes et surtout empêcher la régénération)

[Je ne parle pas des abcès traumatiques, type « clous de rue », des bleimes issu de blessures, ou des enclouures ou piqûres des chevaux ferrés. ndlr]

Oui, le cheval ne pourra peut être pas sauter, pas dresser, pas randonner…. mais il pourra se régénérer!

Vie au pré, ballades en main, travail en liberté, travail à pied… ballades au pas… etc

C’est la moindre des choses qu’on puisse faire pour lui après tout ce qu’il vous a apporté.

Dites vous bien que tout cela va payer… parce que c’est comme ça que ça fonctionne.

15 réflexions sur “La Sensibilité… vaste sujet.

  1. J’apprécie… vraiment. Malgré que tout ne soit pas encore digéré ! Les restes de mauvaises images ou idées à nettoyer (aussi !)… MERCI

  2. merci pour cet article , car ma jument est « sensible » (a tout point de vue :c’est dans sa nature je crois ) et donc aussi des pieds (même quand elle etait encore ferrée !
    Par contre ça fait « longtemps  » que j’essaie de trouver le parage « ideale » pour l’aider et j’en suis venue a vos conclusions . Je pare les parois au plus court (qqs mm au dessus de la sole puis pour sortir du pré sur les cailloux (surtout monté) je mets des boots avec ptite semelle pour qu’elle soit a l’aise pour bouger . Pourtant je trouve son pied « joli »
    Et parfois c’est ‘frustrant » de voir des pieds « pourris » qui marchent « partout …..

  3. L’effet des vibram agit sur la réflexion personnelle pour toi aussi on dirait 😉
    Un bon moyen de se mettre dans leurs sabots qui son nos pieds et non nos chaussures que son leur fers. Perso qd je cours avec mes basket à amorti dites de maintien pour les chocs en talons, tout mon corps est répercuté (douleurs genoux, dos et mm tête) sans trop de courbature; les efforts sont ou plutôt étaient articulaire et osseux mais maintenant avec les vibram plus d’amortie en talon puisque je pose naturellement en pointe et me permet une foulée plus légère et non traumatisante. C’est fou comme un talon trop haut peut, que sa soit pour l’homme ou le cheval, modifier toute la locomotion et en contraindre le corps!
    En effet les courbatures ce sont faites sentir avec une démarche pieds nus le temps de musclé le corps dans le bon sens et redonner vie à ma voûte plantaire mais quel soulagement pour les articulations… J’imagine que pour les chevaux c’est pareil au deferage, sauf qu’on observe que leur aspect extérieur de la sensibilité et non leur ressenti qu’ils s’expriment pas. Ils souffrent plus du manque de patience ou d’observation de l’homme que de leurs pieds nus!
    Souvent on me dit que je devrais courir pieds nu sur les cailloux pour voir que ça fait mal, histoire de me fr comprendre qu’un cheval doit être ferré pour y parvenir sans dommages. Mais mtnt je sais que ça gène au début mais qu’à force d’y courir sur ces cailloux avec mes vibram, j’adopte naturellement une foulée adaptée et plus réfléchie sans douleurs! Je peut enfin répondre avec certitude que le cheval non ferré peut marcher sur tous les types de sols avec une foulée adaptée et réfléchie, son seul soucis et non des moindre, c’est que l’homme croit pouvoir réfléchir pour lui et l’induiten échec

  4. Petites remarques :
    Les définitions et leurs histoires : le mot est issus du mot sens, apparu en 1080 dans la Chanson de Roland, issus du latin sensus, pour l’action de sentir, de percevoir. Mais sens est également (vers 1160) issus d’un mot germanique, sinno, la direction et l’idée de « bonne direction, raison, intelligence ». Sensibilité apparaît en 1314, comme un emprunt au dérivé bas latin « sensibilitas », sens, signification et sentiment. Dès ses premiers emplois il désigne aussi la propriété qu’a un être vivant d’être excité par le milieu extèrieur. etc etc…
    Je m’arrête là, on voit bien que la notion est vaste mais plus que positive.

    Les pieds de nos chevaux dans tout cela ? Ils exigent de notre part une juste sensibilité. Ils demandent aux propriétaires d’apprendre à écouter leur cheval. Pete Ramey a souvent dit qu’un bon parage doit laisser le cheval plus confortable. Sinon il y a erreur. Quelle erreur ? Naturellement l’erreur de vouloir monter avec un cheval qui souffre. Erreur de parage ? Ou bien situation transitoire qui nécessite, du temps pour solliciter et restaurer des structures internes fonctionnelles, et en attendant, des boots, pour pouvoir monter ?
    Françoise

  5. petite précision sur la sensibilité au niveau du pied.
    Vous parlez de la sole uniquement alors que ce n’est pas elle qui supporte le poids du cheval mais la fourchette et les glomes. La proprioception est le propre de la paroi et de la vibration des poils du sabots.
    Le plus simple, quelques soient les circonstances, est de laisser l’arrière du pied au contact, de ne pas laisser la paroi au contact, la sole fera le reste.
    La sensibilité au déferrage est due à la remise en place du coussinet plantaire et de la revascularisation.
    Par contre bien d’accord avec le fait que l’élimination des déchets prend souvent un temps fou.

    • Bonjour Olivier,

      La Sole est porteuse!

      Elle forme une arche (un tronc de sphère) qui se combine aux autres structures pour donner un ensemble cohérent et fonctionnel.

      Mike Salvoldi a démontré pas mal de chose sur la sole et notamment comment P3 peut s’enfoncer dedans en cas de déséquilibres important.

      Biomécaniquement, les vecteurs de forces qui s’appliquent dans l’axe de la colonne osseuse ne portent pas que sur l’arrière du pied.

      Vous devriez arrêtez de répéter les idées de Pierre E. et vous faire vos propres idées… 😉

      • Bonjour Guillaume,

        je suis un peu provocateur moi aussi et il est bien évident que la sole est en partie porteuse.
        En ce qui concerne mes propres idées, cela fait 2 ans que je pare mes chevaux de la façon qui pour moi est la plus simple possible et ce que je remarque c’est que quelque soit la concavité naturelle de la sole on ne peut pas y changer grand chose, à moins peut-être de les récupérer foal ou yearling. ( attention je ne parle pas des chevaux anciennement ferrés ou laissés à l’abandon avec un parage naturel, ou avec une pourriture de la fourchette ).
        J’ai réussi, avec mes propres idées ( puisque Pierre E. n’en parle pas) à récupérer un antérieur « pied de banc » dans la limite de ce qui était faisable ( travail commencé à 4 ans et qui a duré 1 an, il en a maintenant 6). J’ai une quarter horse avec une sole relativement plate, du fait de son aplomb plutôt bas jointé et une autre qui maintenant a une concavité raisonnable alors qu’avant elle était plutôt droit jointé et avec une forte concavité.
        Je me suis intéressé à la théorie de l’arche interne de Kc. Lapierre, je trouve l’approche scientifique de Pierre E. pour moi plus convaincante.
        L’important est que l’on aille vers un fonctionnement en harmonie des structures internes et aussi externes au pied, car ma maigre expérience d’ostéo m’a amené à penser que si les structures ligamentaires en particulier les fléchisseurs sont dans une certaine position, la boite cornée suit.
        En tout cas merci de votre réponse et de votre dévouement envers les chevaux.

  6. Bonjour,

    petite question qui n’a rien à voir avec l’article publié (très intéressant, au passage …), j’ai cherché dans tous les coins du blog un article sur les techniques de manipulation lors du parage, et je n’ai pas trouvé. Si je suis passée à coté pouvez vous me dire dans quelle rubrique chercher ?

    Je fais l’entretien des pieds de mes deux juments, et pour cela votre blog est une mine d’informations INESTIMABLE, mais à chaque fois je vois bien que je n’ai très probablement pas une bonne position de travail (pour le cheval, pour la précision, pour mon dos, pour la sécurité …). *
    Auriez vous des conseils / photos / astuces pour travailler de la manière la plus adaptée ?
    un grand merci d’avance !

    et un autre grand merci pour les infos et réflexions partagées sur ce blog !

  7. Quelle joie de tomber ici sur des Fivefinger et Irène Grosjean !!!
    Moi même je me bat le plus possible contre la ferraille dans le monde du cheval et c’est tout récemment et naturellement qu’avec mon ami nous nous dirigeons de plus en plus en vers l’alimentation vivante et la course minimaliste (d’ailleurs mes fivefinger doivent être dans ma boite aux lettres) alors je suis ravie de lire ce nouvel article où tu abordes ces sujets !
    Si tu ne l’as pas déjà lu, je pense que mon ami pourra de conseiller  »eat & run » de Scott Jurek !
    Beaucoup de passages de ce bouquin m’ont rappelé le fonctionnement du pied du cheval, alors qu’il n’est question dans ce livre que de nos pieds ! 🙂

  8. Vraiment instructif comme article, on en apprend des choses! La sensibilité d’un pied ferré est moins forte que celle d’un pied non ferré. Or cette sensibilité renseigne le cheval sur la nature et l’état des terrains sur lesquels il évolue.

  9. Passionnée de pieds nus ,je me trouve cependant devant un problème récurrent à savoir que ma petite islandaise marche par moment en pince ce qui donne à ses antérieurs un aspect  » court devant  » quand on la regarde de face car la paroi en pince est rabotée mais pas la sole qui ne se modifie pas. Pourtant elle n’est pas particulièrement sensible sauf à certains moments ou je me pose la question au vu de sa façon étriquée de se déplacer. Elle tolte mal et peut être même super inconfortable ! Parfois elle a ce comportement qui m’agace au plus au point : je lui demande une allure,étant très sensible à la jambe,elle s’élance énergiquement qq foulées . …et se remet au pas ! Parfois au cours d’une même balade,elle vole comme un avion ( le bonheur !!!) , qq minutes plus tard,elle marche comme si elle était  » plombée » ou « tricote »et je dois alors la stimuler sinon elle s’arrêterait et resterait là indéfiniment !
    Elle n’a jamais boité. Je fais très attention au terrain et même s’il est mauvais ,elle garde son pas rapide alors que dans une belle prairie elle peut être « plombée » et avoir un galop où j’ai l’impression qu’elle a dur d’avancer !( on dirait qu’on a oublié de désserer le frein à main )
    Tout cela est très subtil car ceux qui m’accompagne ne remarque rien si ce n’est que qqfois elle transpire fort de la tête ,ce que je n’aime pas du tout .
    Elle est plutôt du genre a faire ramer les autres derrière elle !
    Elle a horreur des sols trop mous .
    J’ai essayé différentes selles et doit encore aller chez une dame spécialisée qui en vend ( islandais et selle )
    Je la pare moi-même depuis que je l’ai (3 ans) , elle en a 10 .
    Elle a de beaux pieds très sains à part cette usure exagérée en pince .
    Début difficile quand je l’ai achetée : herbe trop différente (plus riche ) , prise de poids très importante , 3fois je l’ai retrouvée incapable de poser son antérieur g alors que 1h avant il n’y avait rien ! Mais un traitement ostéo ,des huiles essentielles et une grande restriction alimentaire ont tout remis en ordre très rapidement et elle n’a plus jamais présenté de symptômes .
    Bref,je suis perplexe et dans l’incompréhension .Je ne supporte pas que mon cheval soit dans un mal-être de qq sorte que ce soit ! Je n’aime la monter que quand elle est gaie et en avant sinon mon moral en prend un coup et mon énergie en chute libre !
    Auriez vous un avis sur la question ?
    A quel point dois je particulièrement faire attention lors du parage ?
    Comment l’empêcher de marcher ainsi en pince ?
    Un grand merci pour votre réponse ,j’aimerais tant y voir clair !

  10. Pingback: Stage de Podologie Equine Libre (PEL) avec Guillaume Parisot – D'un Cheval L'autre

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