La Fourchette…

Une structure bien mal comprise !

Il apparaît que les différentes approches de la compréhension du fonctionnement du pied NU du cheval puisse générer des tensions, puisque chacun ayant SA vision des choses.

Deux grandes familles de personnes s’opposent, ceux qui suivent des idées théoriques et ceux qui suivent ce que nous enseigne le cheval.

Récemment un stagiaire m’envoyait une copie d’écran d’une discussion sur FB où « encore une fois » on s’en prenait à moi et à la PEL, mais par derrière et sans vraiment me nommer ! Qu’elle hypocrisie de la part de personnes que j’appréciais encore il y a quelques années puisque nous partagions la même formation chez KC Lapierre!

Je comprends que des professionnels soient énervés quand des propriétaires de chevaux viennent commenter leur travail. Le souci c’est quand ce sont les propriétaires qui ont raisons… On ne voit que ce que l’on connait. C’est donc par l’éducation que les propriétaires peuvent commencer à voir de plus en plus de choses. La bonne démarche, plutôt que de se dire « quels bandes de connards! « , c’est de se demander pourquoi ils disent ça et si par hasard, il n’y a aurait pas une vérité cachée quelque part. C’est dur d’admettre que des techniques que tu n’utilises pas puissent fonctionner… C’est encore plus dur d’admettre qu’elles puissent mieux fonctionner.

Soit tu restes buter borné dans tes croyances, soit tu réfléchis et analyses calmement les choses et pourquoi pas, testes des nouvelles techniques qui te permettent de progresser.

Oui la PEL dérange… parce qu’elle fonctionne !  La PEL dérange les MF parce qu’elle remet en cause l’utilisation du ferrage systématique et explique les conséquences désastreuses de la rigidité de la prothèse métallique. La PEL dérange certains vétos puisse qu’elle vient remettre en cause les enseignements qu’ils ont reçu à l’école. La PEL dérange les praticiens Strasser puisqu’elle prouve par A+B qu’il est inutile et surtout criminel de faire saigner les pieds des chevaux en mutilant leurs structures de protections. La PEL dérange les praticiens Lapierre puisqu’elle remet en cause leurs gestes de mutilation de la fourchette, de gestion du plan de pince qui vient amincir la sole périphérique mais aussi leurs façons de gérer les talons à plat, donc sans tenir compte de la position du point d’impact.

En fait, la PEL dérange tout le monde… sauf les propriétaires ravit de pouvoir enfin se soustraire de toutes ces écoles rigides et brevetés ou tout simplement des traditions passéistes du ferrage systématique.

La PEL n’a pas pour but de créer des professionnels de la gestion du pied, elle a pour but l’éducation des curieux, professionnels ou non, qui veulent mieux comprendre le fonctionnement du pied nu du cheval et avoir des connaissance pour mieux comprendre les problèmes qui peuvent arriver quand on ne fait pas ce qu’il convient AU CHEVAL. De cette façon, on pourra faire appel à une équipe de professionnels des soins qui viendront rétablir les déséquilibres à l’origine des problèmes de pieds.

La grande force de la PEL c’est sa GLOBALITÉ. Tout est lié et j’ai dû rassembler les approches, les conseils et les recherches de centaines de personnes différentes pour trouver quelque chose qui ne posait plus de problèmes… ou vraiment de moins en moins de problèmes…

Mon préféré et celui qui m’aura vraiment permis d’ouvrir mon esprit pour les problèmes de parage, c’est Pete Ramey :

http://www.hoofrehab.com/HeelHeight.html

« Pourquoi est-ce que chaque fois que le cheval m’apprend quelque chose sur la gestion des sabots, c’est toujours par ce que je devrais arrêter de faire? Quand j’ai cessé de baisser les talons au SOC (à la sole ndlr), les talons sont devenus plus bas que je n’aurais jamais osé les couper et la performance et la réhabilitation des problèmes se sont amélioré de façon spectaculaire. Quand j’ai cessé de créer(creuser) de la concavité dans la sole et dans les barres, la sole est devenue plus concave ; Les barres plus saines et plus fonctionnelles que je n’aurais jamais rêvé. Quand j’ai arrêté de couper régulièrement les fourchettes et permis à leurs callosités de devenir plus dures et plus épaisses, j’ai arrêté de voir des infections et la performance est montée encore d’un cran. Cet article est encore une autre leçon dans laquelle le cheval m’a appris à faire machine arrière. »

Tout est dit.

Pete Ramey n’a jamais voulu créer de « méthode de parage » et il n’adhère donc à aucune structure rigide. C’est là sa grande force. Intuitif de génie, il n’a fait qu’expérimenter des choses et sélectionner ce qui fonctionnait ou pas… Je n’ai fait que suivre son chemin !

« Les autres » ont cru bon vouloir breveter leurs découvertes ou redécouvertes… pour protéger leur travail afin d’être le seul à l’enseigner… Grave erreur ! Autant le brevet d’une pièce mécanique peut paraître judicieux… autant vouloir breveter des idées sur le vivant est complètement idiot ! Le vivant évolue en permanence ! Le génome cellulaire évolue… Le génome bactérien également… L’évolution et l’adaptation sont les principes même de la vie !

C’est donc ridicule de penser pouvoir rigidifier une méthode de soin du vivant ! On a des lois, mais le reste n’est que variables environnementales et personnelles.

Les choses évoluent en permanence et notre vision du monde également. Avant l’invention de l’imprimerie, le partage du savoir était limité à un cercle de personnes très restreint. Seuls les érudits se partageaient le savoir.  L’imprimerie a été une révolution. On pouvait s’échanger des bouquins produit à grande échelle. Internet a été la méga révolution du partage du savoir. Les choses peuvent donc évoluer à des vitesses encore jamais imaginé.

Les soins et la gestion du cheval n’y échappent pas.

Papy KC et Mamie Strasser ont commencé leur boulot sans internet… Le bouquin était donc leurs seules possibilités de partager leurs travaux… (Ou publications dans des revues spécialisées). On n’est pas loin du marbre… une fois que le bouquin est sorti, c’est terminé. Aujourd’hui, tu peux diffuses tes recherches en direct… à des millions de personnes.

Moi-même, je peux publier des ajouts et modifier mes articles en fonction de mes découvertes ! C’est en évolution permanente !

Tout ça pour dire que la rigidité de l’enseignement est complètement obsolète…

J’ai donc trouvé des questions de la part de professionnels du pied et je vais y répondre, peut-être cela leurs permettra d’avancer dans leurs réflexions.

Qu’est-ce que la fourchette ?

Un tissu corné de protection du coussinet digital et de l’insertion du tendon fléchisseur profond. Elle sert également de protection à la partie la plus fine de la sole, les lacunes collatérales qui sont le point faible de la partie solaire du sabot.

A quoi serre-t-elle ?

La fourchette est donc avant tout une protection des tissus sensibles et vascularisés de la face solaire du pied. Elle sert également d’interface entre le terrain et le pied. Sa principale fonction de protection demandera donc une forme physiologique et une épaisseur importante pour assurer pleinement son rôle. Sa fonction d’interface entre le terrain et le pied, permet d’assurer un support au coussinet, une fonction sensitive, une fonction d’adhérence pour le frein ou la propulsion, de participer à la gestion de l’énergie. Je pense que la fourchette a également un rôle à jouer dans le processus émonctoriel. Le corps produit des déchets (différents acides) qui nécessitent d’être évacué. La peau, les muqueuses et les cellules kératinisées participent à l’évacuation des bactéries et des acides par le processus d’exfoliation créé par le renouvellement cellulaire.  Le corps évacue donc des déchets par la production et surtout l’exfoliation des tissus relié à l’extérieur.

A quelles structures correspond-elle tant en interne qu’en externe ?

La fourchette est une structure externe, cornée, non vascularisé. Elle n’est donc pas une pompe. Elle est produite par le chorion de la fourchette qui lui est un ensemble de cellules vascularisé et innervées, qui produira le tissu cornée que constitue la fourchette.

La fourchette cornée protège le coussinet plantaire et l’insertion du TFP sous P3, elle est donc principalement en lien avec ces structures internes.

Quelle est l’effet rechercher en la parant ?

Les réponses donné par les différents courants ne sont pas les mêmes…

Les MF coupent les fourchettes pour ne pas qu’elles « s’échauffent » terme assez ancien qui désigne les hématomes survenant à leurs surfaces quand elles sont blessés ou qu’elles rendent les chevaux sensibles quand elles touchent le sol chez les chevaux ferrés.

La ferrure par sa rigidité ne permet pas une bonne gestion de l’énergie cinétique qui sera donc mal dissipé et pourra donc créer des problèmes dans les tissus qui viendront impacter le sol. La fourchette par sa position centrale sous le coussinet, sera coincée comme dans un étau entre P2 et le terrain… Si le coussinet en étant atrophié ne peut pas jouer son rôle et que la fourchette en étant affaiblie, ne le peut pas non plus…Il est évident que sur un pied ferré, elle risque de souffrir si elle exposé en 1ere ligne…

Certains MF ne vont pas si loin et la coupent par pur considération esthétique. Certains la coupent par habitude… ou parce que le client demande à ce que le pied soit « propre » !

Corn

Certains MF ou pareurs, coupent la fourchette surtout dans sa partie arrière (palmaire) pour permettre l’ouverture des talons ! L’opening cut. C’est complètement débile… puisque c’est par la prise de masse (volume et structure) du coussinet plantaire et des cartilages que les talons vont s’écarter (inversion de l’encastelure).

Certains pareurs la coupe pour assurer l’hygiène du pied ! En effet, la fourchette est reliée à son chorion qui est lui-même composé d’un riche réseau vasculaire terminal dans le doigt du cheval. Ce système vasculaire est soumis à une très forte pression hydrostatique de part la masse de sang et de liquide importante dans l’organisme du cheval. Forte pression = processus osmotique ou perfusion.  En gros, les produits contenus dans les liquides corporels peuvent passer à travers les tissus et ressortir de l’autre côté…

« SI » les chevaux mangent des nourritures inadaptés à leurs système digestif, alors des déchets métaboliques seront produits en très grande quantité…. Déchets qui voyageront… au gré de la circulation… pour fatalement passer par les pieds ! Le système vasculaire très complexe de la dernière phalange du doigt du cheval (le pied !) étant ce qu’il est, les déchets vont sortir par les tissus cornés… déjà à cause du renouvellement cellulaire et aussi à cause de la pression. Vous pourrez donc voir « du noir » et sentir cette fameuse odeur très caractéristique ! Au niveau des fourchettes, cette présence de déchets et d’acidité va permettre la prolifération de microbes nettoyeurs qui viendront manger les tissus contaminés. C’est une bonne nouvelle puisque ce petit monde va favoriser le renouvellement de la couche cornée chargé de toxines.

Et c’est là que la différence de vision vient s’entrechoquer !

Les pareurs tailleurs de fourchettes pensent que les microbes sont là « par hasard »… ce n’est pas de chance… « Il a de mauvais pieds »… « Il a une infection de la fourchette »… « Hô le pauvre ! » … vite ! Par la plus tranchante des rénettes, je vais de ce pas lui ôter tous ces miasmes et le sauver d’une mort certaine ! (ça fera 80€ ma bonne dame !)

Ça pue, c’est noir ? On coupe ! On fait disparaître le coupable ! Les microbes infectieux qui viennent (les vilains) manger le cheval par les pieds ! Plus on coupe et plus on soigne ! Logique ! Comme un membre gangrené… on coupe et ça sauve. Sauf que les microbes ne sont pas là « par hasard »… Les microbes viennent manger des tissus contaminés. Le problème n’est donc PAS les microbes… mais la contamination ! Donc, l’alimentation….

Mutiler les fourchettes pour soigner une infection a autant de sens que couper des cheveux pour soigner les pellicules…  Pire, les cheveux ne sont pas un organe qui doit gérer des centaines de kilos sur des cailloux… Le cheval produit des tissus cornés pour protéger ses organes très sensibles comme son tendon fléchisseur ou son coussinet, lui enlever cette protection en pensant l’aider est débile !

Autre fait, la fourchette est composé de cellules qui vont s’oxyder et se kératiniser, se compacter au fur et à mesure de leurs éloignement de leurs point de production. Grâce à sa fonction de support, la fourchette va se compacter… et elle pourra assurer sa fonction grâce à sa structure compact et épaisse… ce qui ne sera possible que si elle a une forme correcte… donc physiologique ! La fourchette n’aura sa forme physiologique que si on la laisse de développer…  (Qui est-on pour décider à la place du cheval de quelle forme doit être sa fourchette ?) ET qu’elle peut assurer ses fonctions, donc se compacter ! La croûte de protection qui se forme à la surface de la fourchette sera comme une écorce, une couche « morte » qui peut s’exfolier en fonction des besoins et donc assurer en même temps, protection et évacuation des déchets par le renouvellement cellulaire.

Un cheval mal nourrit, aura les pieds pourrit… et exposer l’intérieur de la fourchette non maturés exposera des tissus fragilisés, beaucoup plus sensibles aux agressions !

Arrive les pareurs Lapierre !

KC, dans son obsession de comprendre la gestion de l’énergie à beaucoup théorisé. Cela a amené beaucoup de belles choses. En ce qui concerne la fourchette, il était formaté par son passé de MF. Il a dû mettre en place une théorie pour justifier la coupe de la fourchette ! (pour ne pas simplement faire comme ses anciens collègues et rendre utile un geste inutile)

Son discourt est le suivant : Il faut créer des surfaces de stimulation pour rediriger l’énergie de la locomotion (les pressions du terrain) vers le centre du pied et aider la stimulation (donc le développement) du coussinet. Ces surfaces ainsi crées (les côtés de la fourchette taillés) sont d’après lui le miroir des barres. Donc, en coupant la fourchette on a des barres droites…

J’ai déjà expliqué que pour moi (et d’autres) la stimulation du coussinet était essentiellement dû, à l’appui de P2 en fin de course lors de la descente du boulet et à la distorsion. La bonne santé du coussinet est donc AVANT TOUT permise par des facteurs INTERNES. Logique, les chevaux féraux n’ont pas attendu Lapierre pour avoir des structures saines… C’est donc par une locomotion variés ET un point d’impact correctement placé que le coussinet pourra être stimulé physiologiquement par la mise en pression généré par l’abaissement des structures au-dessus de P3. Son entêtement à ne pas suivre le modèle du cheval férale est une erreur qu’on déjà commise certains vétérinaires et MF avec les conséquences que l’on connait…

Concernant les barres… elles ne sont en RIEN reliées à la forme de la fourchette ! Le chorion de la fourchette est indépendant structurellement des lamelles qui produisent les barres. Même si on suit sa logique de « fondations » il n’y a aucun lien… Si vous regardez 100 pieds, vous constaterez que les barres ne sont pas liées à la fourchette… MAIS AU TALONS !

Les barres ne sont que de la paroi (interne et externe) qui fait le tour des processus palmaire. C’est ce qu’on appelle les « talons ». Structurellement et anatomiquement, les barres et les talons sont la même chose : la protection des processus palmaires. Protection en externe (talon) et en interne (barres) mais fondamentalement, c’est de la paroi qui fait le tour de la fin de P3.

DONC, si vous avez DES points d’impact migrés… vous allez pousser les talons vers l’avant (migration dorsale, talons fuyants) et donc parce qu’elles sont reliés… pousser vos barres vers l’avant… barres migrés…

Tant que vos talons ne sont pas correctement placés et développés, vos barres ne se développeront pas correctement.

Il n’y a rien de magique là-dedans… Je n’ai fait que constater ce fait sur des centaines de pieds… et la correction est d’autant plus facile que les résultats positifs ne se font pas attendre.

La fourchette n’a donc rien à voir avec les barres !

Et comment la parer et pourquoi ?

Il n’y a aucune raison de mutiler la principale structure de protection de support du pied du cheval !

Et les infections sous-jacentes si souvent présentes ?

SI SOUVENT PRÉSENTE ? Sauf sur les chevaux que je vois… MDR ! Les gens qui suivent la PEL n’utilisent plus de produits… à partir du jour où ils se décident à nourrir leurs chevaux de manière physiologique.

On peut même pousser la logique dans la fonction de vascularisation, qui sera facilité par un appuie correcte d’une grosse surface de fourchette ! Donc plus on aura de surface de fourchette en appuie et meilleure sera la gestion de l’énergie, l’évacuation des déchets… et donc le contrôle de la prolifération bactérienne…

J’ai finis par comprendre lors de mes dernières années de PEA, que la vente du silvetrasol était intimement liée à la présence de problèmes chroniques de fourchettes…. JE n’ai pas cherché à vendre plus de silvetrasol… j’ai cherché comment on pouvait arrêter d’en avoir besoin.

Et la façon dont le cheval se déplace, s’équilibre, stimule et façonne cette fourchette, on s’en fout ?

Tout dépend de comment on conçoit la stimulation de la fourchette et des structures adjacentes ! En quoi le fait d’enlever du volume ou de la surface de contact d’une structure va permettre une meilleure stimulation ?

Le triptyque : STRUCTURE – FORME – FONCTION est une LOI !

Coupez la fourchette revient à l’empêcher d’atteindre sa forme physiologique !

Pas de forme ? Pas de fonction… donc pas de structure…

La locomotion ? Parlons en… Certains n’arrivent même pas à voir un cheval poser en talon !

Et pourtant, la solution du problème vient de KC lui-même ! C’est lui qui le 1er a parlé de la position du point d’impact, qui vient jouer un rôle primordial dans la cinématique articulaire interphalangienne distale ! C’est lui qui nous a montré comment en faisant varier de quelque millimètres le point d’application d’une force verticale vers les processus palmaires, on pouvait voir l’articulation P3/P2 fonctionner ou non, et donc provoquer ou non la descente du boulet…

KC explique la migration des points d’impact mais n’a pas de solution concrètes pour inverser le processus… autres que des mousses à prix d’or et des résines qui glissent et coûtent un rein.

Et oui ! Quel est l’impact des pads ? Si ce n’est que de permettre un appuie franc, talon en premier, tout en reculant les points d’impact ?

Pareils pour les PHW ! Avec la vis juste derrière les processus palmaire… pile poil.

Tout ça est réalisable avec des boots… pour 15 fois moins cher… et surtout par un parage adapté, qui va créer une surface d’appui des talons, pour gérer les phases d’appui et de mise en charge et un point d’impact, qui va gérer le 100e de seconde de l’impact initiale…. mais tout cela ne sera fonctionnel que en dynamique dans la locomotion.

KC insiste beaucoup sur les différents rôles des différents structures en fonction des différentes phases de la locomotion… mais ne propose pas de parage adapté à la phase d’impact initiale!

La nature, elle, l’a fait… et les différentes parties du sabot et du pied sont bien là pour gérer les différentes phases de la foulée !

La fourchette a donc physiologiquement cette forme de « tour Eiffel » avec ses oreilles à la base, pour augmenter sa surface là où il y en a le plus besoin, c’est à dire dans la partie la plus palmaire du pied, là où se passe l’impact initiale…. qui lui seul, permet d’assurer un recul suffisant des contraintes par rapport aux processus palmaires et assurer la descente du boulet sans temps mort. C’est ce qui permet une gestion efficace de l’énergie, de la vascularisation et des différents mécanismes liés aux sésamoïdes.

La locomotion change, les structures changent, la paroi interne des talons se développe, les barres et les talons ne migrent plus… Finit les évasements en talons… Les décollements en quartiers… Le coussinet prend du volume et les infections de fourchette plus qu’un lointain souvenir….

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

La PEL ne s’oppose pas aux différentes méthodes ou courants déjà existant puisqu’elle en découle par simplification!

Les différents pro (MF, vétos ou podologues…) n’ont aucun intérêts à s’opposer à la PEL. On ne leurs demande pas de renier ce qu’ils sont et toute leur expérience!

La PEL vient juste se RAJOUTER à leurs cursus et à leurs connaissances pour venir enrichir leurs compétences!

26 réflexions sur “La Fourchette…

  1. Merci pour vos expliquations !! j’etais justement dans la reflection par rapport a la fourchettes et comment les aider à devenir plus saines et j’en été venue a ne plus rien mettre en pensant qu’après tout la boue « propre » etais peut-etre aussi bien que les produits . Les points d’impact doivent se trouver à la partie la plus large de la fourchettes quitte à faire une « pente » pour suivre le plan de lacunes laterales . J’ai bien compris ?!
    merci encore pour vos articles de bon sens !

  2. Bonjour Mr Parisot
    Super votre article fourchette
    Ça fait plaisir de voir que la parole de Pete Ramey se répand grâce à vous
    En cherchant une solution interne à la pourriture profonde des fourchettes je suis tombée sur un article de Mr Ramey qui parle de importance de minéraux dans la qualité de la corne notamment le ratio zinc/cuivre
    J’ai donc fait des essaies sur mes 5 chevaux avec le produit Audevard : Hoof Biotine pas tant pour la Biotine que pour la quantité de zinc et cuivre qu’il contient
    Les résultats sont impressionnants
    Comme vous dites le régime compte énormément
    Depuis 4 ans maintenant mes chevaux sont pieds nus, vivent dehors toute l’année,foin simple à volonté (pas de luzerne pas de ray-grass ) pulpe de bettrave + son+ hoof Biotine + huile de colza bio+ sel tous les jours (10grms de gros sel pour 100kgs)
    Je mets 2x le poids sec de pulpe pour 1x de son pour respecter le ratio phospho/calcic… La pulpe trempée dans 6x son volume d’eau
    Pour les chevaux qui ont tendance à être slim je rajoute orge applati
    Pour le sel vous trouverez une mine d’informations et de solutions sur le site Calmhealthyhorses …site néo-zélandais (incontournable)
    Je ne laisse pas le crottin sur les prés et piste (track system) les sabots sont donc dans une boue « propre » à certains endroits en hiver et sont impeccables
    Je les entretiens moi-même dépendant de la saison et du cheval méthode Ramey
    J’ai des tas de photos avant apres si ca vous intéresse
    Vos articles vont aider à changer le monde
    Félicitations pour votre ténacité et courage
    Eveline

  3. Et pour les ânes comment ça se passe ? Connaissez-vous un adepte de la PELdans les Pyrénées Atlantiques qui pourrait examiner mon âne ?

  4. Bonjour,
    je lis avec grand intérés le savoir qui vous partager avec vos lecteurs, Merci! Je cherche depuis un an un pareur qui s’occupe de mes chevaux (5), je ne trouve pas, alors je fait les pieds de mes chevaux, je ne suis pas assurée, c’est pas mon metier…connaissez vous quelq’un en Bourgogne (71)
    qui pouvait faire mes chevaux? Je vous serais très reconnaissante!
    amicalement
    U. Korner

  5. J’ai une jument ardenaise elle a 5ans et fait une tonne, deux jusqu’à présent c’est le maréchal ferant qui a parer les sabots de mon cheval.

  6. Bonjour, Mr Thierry Malvaux exerce en Bourgogne. Il est aussi ostéopathe équin et dentiste équin. Il vient de passer voir mon cheval en pieds nus depuis un mois et demi seulement après 8 ans de ferrage et lui a fait son premier parrage physio. C’est quelqu’un de très intéressant dans son approche (approche globale depuis l’alimentation jusqu’au bout du pied). Il suit des chevaux de sports également.
    Contactez-moi par retour de mail si vous souhaitez obtenir ses coordonées.

  7. Merci Guillaume pour vos articles toujours très riches en enseignements. Une question cependant : Pete Ramey, dans la citation, précise « Quand j’ai cessé de baisser les talons au SOC ». N’est-ce pas un des points de repère (avec la fourchette) indiqué dans votre article sur la prise des points de repère ou ai-je mal compris ? S’il ne faut pas descendre les talons au Soc, quel point de repère devons nous prendre ? Je vous remercie par avance pour les précisions que vous pourrez apporter à ce sujet.

    • Bonsoir,

      Un cheval qui travail aura besoin de pouvoir s’user les sabot…. donc l’ongle… donc, on pourra laisser quelques millimètres d’avalure au dessus du SOC en fonction du programme et du terrain.

      Plus le cheval travaille et plus il est gros et plus on devra laisser de la matière au dessus du SOC pour assurer de la protection et avoir une marge d’usure.

  8. Bonjour, merci pour cet article. Donc si je résume, pas besoin de toucher aux talons, à la sole, à la fourchette… il suffit d’enlever la paroi et de chanfreiner? Est ce valable aussi pour des chevaux ayant des problèmes de conformation ? Ma jument est panard depuis petite, les maréchaux m’ont toujours dit « y a rien à faire ma petite dame », puis je suis tombée sur un Strasser qui en 2 ans n’a rien fait évolué du tout (d’ailleurs merci pour votre article là dessus) ! Donc depuis je fais moi même, et j’agis pour l’instant que sur la hauteur des talons (car vu qu’elle appuie beaucoup en externe, ils ne sont pas la même hauteur), la paroi, je chanfreine et je corrige les évasements par dessus… est ce suffisant (en théorie, car sans voir le cheval je sais bien que c’est compliqué de répondre)?

    • Bonsoir,

      Vous commencez à comprendre… c’est très simple!

      OUI, le parage, c’est la gestion intelligente du chanfrein, point. Positionner « anatomiquement » les points d’impacts et le point de bascule.

      Il suffit de mesurer la profondeur des lacunes (au plus profond) et vous aurez de quoi « équilibrer » vos talons….

      Pour les « aplombs » c’est par le SHIATSU qu’il faudra passer.

  9. Moi aussi cela m’intéresse beaucoup! Je n’ai jamais compris pourquoi, mais mon poney a toujours été ferré aux antérieurs uniquement. Les postérieurs ont toujours été des pieds libres. Cela fait un moment qu’il n’a plus de fers, et presque huit mois que j’ai commencé à le parer moi même. Je vous avoue que je ne suis pas une « spécialiste », ce n’est pas mon métier, mais je dois dire que la différence est vraiment positive..Je pense que pour un bon parage il faut énormément d’observation, beaucoup de lecture (et ce blog m’a beaucoup aidé), de remise en question, et de préférence un travail « minimaliste ». J’ai aussi vu beaucoup de mauvais conseils sur internet! En ce qui concerne la fourchette, c’est simple, au début je n’osais pas la couper (je n’ose toujours pas, ou peu). Alors que mon maréchal lui, la coupait justement pour qu’elle soit lisse et propre.. Depuis que j’ai repris en main ses pieds je vois ses fourchettes pousser, grandir, et c’est là qu’on voit comment elles sont vraiment. C’est un soulagement pour mon poney. Et c’est seulement maintenant que je découvre ça. Moi j’ajouterai aussi à cet article qu’il faut apprendre à écouter le cheval. Au moindre petit signe. Oui oui, car lors d’un parage mon poney communique avec moi. Quand il remettait le pied brusquement ça voulait dire que quelque chose ne lui plaisait pas trop, par exemple. Cela peut paraître simple de dire ça, mais je trouve que c’est très vrai. Et puis, ce ne sont pas nos pieds, donc il faut toujours être à l’écoute. Merci pour vos articles, parfois un peu trop précis, mais très intéressants.

  10. Donc, je ne coupe plus la fourchette? Même lorsqu’elle s’élargit et recouvre les lacunes latérales?
    Je vais tester… Ou plutôt, laisser ce que mon cheval me propose!

    Merci pour cet article…!

  11. Bonjour,
    Ben je ne comprends pas bien pourquoi mon cheval pieds nus depuis… 5 ans a de la pourriture de fourchette chronique. Traitement à la liqueur de Vilatte, pas de grains et stab. Serait-ce une combinaison d’autres facteurs? Malgré une grande place sèche, ma stab a quelques endroits boueux et difficile de traiter un cheval qu’on ne peut pas enfermer dans un box, avec les pieds dans la boue. De plus, il s’agit du pied où il s’est cassé l’os naviculaire étant jeune, une corélation? Par contre ferré, on ne m’a jamais rendu attentif sur cet état, (peut-être n’y était il pas encore sensible)…
    Est-ce inévitable si nos cocos vivent les pieds dans l’humidité?
    Comme toujours, merci pour ces précisions, précieuses!

    • Essayez de curer les pieds régulièrement, et traiter par du vinaigre de cidre ou du Sivestrasol, puis appliquez du Field paste. C’est magique, ma jument qui avait continuellement une pourriture de la lacune médiane superficielle commence à être niquel. Ajoutez aussi des CMV à son alimentation. Sa pourriture est aux 4 pieds? à quelle niveau de profondeur? Sur toute la fourchette ou juste les lacunes? Pour les éventuelles « crevasses » profondes qui peuvent se former, vous pouvez mettre du Hoofstuf ou du field paste avec du coton et l’enfoncer avec un petit tournevis plat.

  12. Bonjour,
    Et encore merci pour vos articles qui ont fait énormément évoluer ma vision des pieds des chevaux puis du parage.
    Je suis quasiment autonome désormais pour parer les pieds de mon propre cheval (mais les siens seulement) et il a toujours eu des barres couchées malgré un parage fait par une podologue de formation KC Lapierre (qui a fait évoluer les pieds de mon cheval dans le bon sens globalement). Depuis que j’ose m’attaquer un peu plus aux talons et au point d’impact j’ai remarqué un début de changement dans les barres et je commençais à voir germer dans mon esprit ces réflexions entre la relation talons/barres, et tous les autres petits défauts encore présents sur ses pieds sont en train de se résoudre. Les évasements en talon, trop souvent laissés en l’état, ont des conséquences bien plus en avant sur la paroi, d’après mes maigres observations (un seul cheval), même quand le reste des évasements est corrigé.
    De plus, mon cheval a présenté de la pourriture de fourchette et depuis que je corrige les talons de façon plus volontaire, les glomes et les fourchettes se reconstituent depuis la base et regagnent en masse alors que les pieds sont toujours dans la boue et qu’on est en hiver. Je n’ai mis aucun produit dessus. Comme quoi, c’est effectivement les structures internes qui prédominent sur les conditions extérieures (bien que je ne voudrais pas que mon cheval traine les pieds dans le crottins et l’urine à longueur de journée, à un certain stade, ça affectera forcément l’état de la corne, mais l’humidité « propre » n’est pas si dramatique finalement).
    Votre article vient juste de confirmer mes impressions et je suis maintenant étonnée que ça n’ait pas été une évidence plus tôt et que ça ne l’est toujours pas pour beaucoup d’autres professionnels des pieds…
    Donc merci encore et j’attends un autre article avec impatience !

    • Bonjour,

      Votre témoignage me fait plaisir. Il vient valider par l’expérience, ENCORE une fois, que nous allons dans le bon sens!

      Pourquoi les pros ne veulent pas changer? A cause de l’égo… des habitudes et des automatismes… et la curiosité naturelle qui n’est pas la même suivant les individus.

      J’ai par contre la foi pour les particuliers, curieux et conscients qui eux, veulent faire toujours mieux… et OSENT évoluer pour voir que ça fonctionne.

      Seuls les résultats comptent.

  13. mariongilo, merci du conseil uniquement un pied, sur les lacunes mais au moins 1 cm. Avec le sec et le traitement, cela s’améliore considérablement. J’ai aussi pu assénir une partie du chemin de passage qui aide pas mal.

  14. J’ai une question qui concerne la taille de la fourchette . Lorsqu’on pare un cheval qui a une belle fourchette , bonne callosité mais qu’une fois la muraille taillée au niveau de la sole , la fourchette se retrouve à dépasser . J’ai toujours entendu dire que la fourchette doit être passive i.e qu’elle ne doit pas être plus haute que la muraille sinon ça fait comme un effet de caillou dans son soulier . Donc qu’est ce qu’on fait ? On la laisse plus haute que la muraille et le cheval se retrouve avec trop de pression sur celle-ci ou on la taille pour qu’elle soit égale avec la muraille de façon à ce qu’elle fasse son boulot pareil mais en ayant pas cette pression excessive tout en perdant sa callosité ?

    • Bonsoir,

      NON la fourchette DOIT être active! Le problème se pose surtout quand elle est sous développée…. car il ne faut pas baisser les talons en mangeant de la sole, au risque de rendre le cheval trop sensible pour rien.

      Les points de pressions sous P3 viennent des barres qu’on laissent migrer au delà de la moitié de la fourchette.

  15. Bonjour Monsieur Parisot,

    Je lis votre site depuis plusieurs semaines maintenant car je rencontre de grosses difficultés avec mon cheval pied nu. Malheureusement vivant à l’étranger, je n’ai pas de professionnel vers qui me tourner.
    Accepteriez-vous de me conseiller à distance svp? Merci d’avance

  16. Bonsoir,
    Est ce qu’il y a un annuaire des professionnels qui applique votre approche? Ou est ce que ça serait possible d’avoir des coordonnées en message privé pour un pareur de qualité pret a partager son savoir dans l’île de France .
    Bonne continuation
    Noumira

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