Co écrit avec ma compagne Gwennan Melscoet.

On entend souvent que « tous les chevaux ne peuvent pas être pieds nus », «dans certains cas, les problèmes de pieds ne sont pas « tous » solubles sans fers». Il y a aussi beaucoup d’exemples autour de chacun des propriétaires qui ont déferré et qui ont vécu une expérience catastrophique les amenant à referrer en urgence. Il est donc temps de rétablir un fait : le pied nu convient à tous les chevaux, et cela, sans aucune exception.

Les échecs sont bien souvent causés par des parages ne respectant pas les structures internes mais pas seulement. Car le parage n’est pas le seul facteur pour réussir le déferrage. C’est un petit bout de la partie émergé de l’iceberg MAIS qui est quand même à placer en début de chaîne. Le propriétaire a aussi un rôle à jouer, et sans cela, il est courant que le cheval ne retrouve pas de pieds nus fonctionnels. Cet article n’a pas vocation à culpabiliser les propriétaires, chacun fait comme il peut (son temps disponible, son budget, son entourage), en fonction des connaissances qu’il a à sa disposition (d’où ce blog !) et des professionnels qui l’entourent.

LE PIED NU NE CONVIENT PAS A TOUS LES PROPRIETAIRES

Le pied du cheval est par nature destiné à fonctionner sans fers. C’est 50 millions d’années d’évolution qui l’ont forgé. Je pense que la question fers contre pieds nus ne se pose même plus. Aujourd’hui, en 2018, nous avons plus de 20 ans de recul sur la pratique qui se voulait être « une mode passagère », une lubie de « bobo en quête de retour à la nature » ou une « arnaque de gourou »…

Donc, oui, TOUS les chevaux DOIVENT être pieds nus. C’est aussi clair que chaque être humain doit pouvoir respirer de l’air… On ne va pas chercher à savoir si un humain « peut » respirer. Un cheval doit être pieds nus. La question étant plutôt si un cheval « peut » être ferré et pourquoi. Un humain peut tout à fait ne pas respirer, le record d’apnée statique étant de presque ¼ d’heure… il peut aussi respirer à l’aide d’appareils respiratoire si ça va mal ou si les conditions le nécessitent (en plongée ou dans un incendie par exemple).

Le facteur limitant si je puis dire, c’est donc la personne qui gère la vie du cheval. C’est lui qui va prendre les décisions. La gestion du cheval implique de lui assurer des conditions de vie qui puissent répondre aux impératifs biologiques de son espèce comme le précise le code rural. On pourrait donc dire qui répond à ses besoins vitaux, puis fondamentaux. Le cheval est un herbivore strict, monogastrique, grégaire. Il a la particularité d’avoir un système digestif long, non ruminant, qui nécessite du mouvement pour assurer la motilité intestinale. Le mouvement, participera à la vascularisation et au système lymphatique (il n’y a pas de petites économies) grâce au fonctionnement des pieds. Éric Ancelet* dit que le cheval « marche pour manger, et mange pour marcher » c’est très bien résumé.

On peut donc dire que les besoins fondamentaux du cheval sont :

contacts sociaux, fibres, mouvements.

(Grégaire, alimentation pauvre en sucres rapides donc fibres à digestion bactériennes et lignine pour le transit, marche, locomotion, déplacements… mais aussi mouvements des pieds, déformations correctes des structures)

Quelles conclusions tirer d’un hébergement en boxe H24, nourrit aux céréales, sans contacts sociaux (et ferré) ? Que cela ne répond pas aux impératifs biologiques de l’espèce…

DONC, oui, c’est le cavalier ou le propriétaire qui va décider SI il place toutes les chances de son côté pour avoir un cheval qui puisse fonctionner ou non.

« Oui mais les chevaux de concours vont très bien et pourtant, ils ne sont ni pieds nus, ni dehors, ni au foin »

Alors, cette phrase est bizarre parce qu’en effet, vue de très loin, on « pourrait penser » que TOUT VA BIEN. On a des animaux « gros » et « musclés » qui ont parfois des résultats en compétition. Ils arrivent à se déplacer du box à la carrière. Une fois dans la carrière à sauter des barres ou même faire des courses d’endurance de 160kms.

Ça fonctionne? Mais à quel prix? Avez vous vu les pieds de ces chevaux « dans le détail »? Regardé « vraiment » leurs locomotions? Additionné le nombre de soins nécessaires à leurs « survies » ? Nager à contre courant est pénible…

Le problème, c’est « la perte » que cela occasionne chez les chevaux pour arriver à ça. Les chiffres du CIRAL montrent que les pathologies locomotrices sont présentes chez 80% des chevaux de sport. Les ulcères chez 90%. La colique et la fourbure sont les principales causes d’euthanasies, donc de mortalité du cheval domestique. Les troubles du comportement chez 90%… La lecture du livre « Sommes-nous cruels avec les chevaux » est éclairante.

Le CA des cliniques équines est réalisé principalement à partir des pathologies locomotrices, de la chirurgie et de la repro… (Faut renouveler souvent le cheptel).

Le tableau est donc VRAIMENT très éloigné de la situation idyllique du champion en pleine santé… Disons qu’entre deux boiteries et deux coliques certains peuvent arriver à faires des résultats… Ce qui nous amène à penser qu’un très bon cheval de sport est avant tout un cheval capable de résister à l’ignorance humaine et au non respect de ses besoins assez longtemps après la fin de sa croissance. Je trouve ça affolant.

Vous allez me dire que je dramatise… que j’exagère…. et que je généralise… oui mais non. Je peux dire ces choses parce que je les ai constaté aux 4 coins de la France, en Belgique et en Suisse. J’y ai même participé activement, puisque moi aussi j’ai ferré, nourris aux céréales des chevaux de clubs ou de concours… en pensant bien faire. C’est vrai que cela n’allait « pas trop mal » objectivement. Cela n’a pas empêché d’avoir des accidents, des décès, d’aller à la clinique à minuit le soir du réveillon… d’avoir des problèmes qui à l’époque paraissaient insolubles… ou de ne jamais m’être posé la question sur « pourquoi on faisait ferrer nos chevaux » ! Ma pratique de podologue m’a fait rencontrer des centaines de chevaux et de personnes extraordinaires (ou non) sur plusieurs années et j’ai pu commencer à mettre tout ça un peu plus au clair dans ma tête.

On peut vouloir que son cheval soit ferré par tradition, par ignorance, par praticité, par l’utilisation hyper intensive qu’on lui fait subir et parce qu’on n’a pas envie de chercher de solutions alternatives ou de prendre en compte ses besoins, c’est vrai. Le cheval paré à « plat » ne pourra jamais travailler pieds nus (Non pas par absence de fers, mais bien parce qu’il a eu les pieds mutilés). C’est pour cette raison qu’il faudra toujours des maréchaux ferrants pour répondre à cette demande du marché. C’est un état de fait qui a son importance. Ce n’est pas parce qu’on ferre ses chevaux qu’on est un criminel… (Je l’ai fait) mais il faut juste arriver à admettre sereinement qu’on a le choix de ne pas le faire et qu’une autre alternative est possible et désormais confirmée par des milliers de propriétaires !

Le 1er facteur est d’être bien entouré.

Que ce soit par les cavaliers que l’on fréquente ou par les professionnels. Combien de fois nous a-t-on rapporté que certains étaient blâmés, accusés de maltraitance, culpabilisés, mis à l’écart car ils passaient leurs chevaux pieds nus. Dans ce contexte, il est très difficile de passer la transition. Changer ses habitudes ou s’écarter des traditions, demande des efforts pour aller débroussailler des sentiers inexistants. Si on vous harasse de critiques, on vous culpabilise, on vous fait douter… L’épreuve sera trop pénible intérieurement. Seules de très fortes personnalités pourront s’en sortir, la majorité baissera les bras. C’est pour cela que j’ai créé la communauté PEL qui sert à mettre en lien des gens qui ont décidé d’aller créer des sentiers… ce qui permet aux suivants de progresser plus facilement, surtout si ils sont isolés. Le but n’étant pas de ME suivre mais de suivre une communauté de gens forcément différents qui auront une base de connaissances communes et des expériences diverses.

Il y aura malgré tout des endroits où la mise pieds nus va soulever tellement de colères et de remises en question qu’il sera impossible de le gérer sereinement. J’ai fuie ces endroits et je vous invite à le faire également. Et, quelque part, on peut tous le comprendre. C’est une énorme claque que de mettre par terre ce qu’on a appris et pratiqué pendant 10, 20, 30 voir 40 ans ! Je l’ai vécu, ça a été dur mais tellement enrichissant ! Il existe aujourd’hui des professionnels de nouvelle génération qui vous accueilleront à bras ouverts et pourront même vous accompagner dans l’ouverture de nouveaux sentiers.

Un environnement « serein » et bienveillant pour la réhabilitation sera obligatoire.

Car oui le cheval va passer quelques temps à se reposer pour laisser à ses pieds le temps de se reformer. Oui le cheval peut avoir mal aux pieds quand un abcès sortira et qu’on ne recommande pas de creuser dans le pied alors qu’un simple protocole d’accélération de sortie facilite ce passage difficile.

Certains vont referrer à cause d’une seime ou d’une sensibilité. Il est pourtant presque « facile » de venir à bout d’une seime quand on comprend que c’est la paroi porteuse qui est en cause. L’ongle du pied ne porte pas les quelques centaines de kgs du cheval. Ce serait aberrant d’un point de vue purement physique. Une seime apparaît quand il y a trop de pression. Cela va donc casser ou se déformer… Quand vous supprimez l’appui en paroi, la seime disparaît. D’où l’intérêt de former les propriétaires pour qu’ils puissent entretenir une paroi courte entre deux passages du podologue professionnel…

D’autres (ou les mêmes !) vont referrer à cause d’une fourbure. Alors que c’est justement le contraire dont le cheval a besoin. La fourbure est la descente de P3 dans la boîte cornée avec une pression extrême sur le bourrelet coronal (observable à l’œil nu avec une vague au niveau de la couronne ou une déformation dans les lacunes). Un cheval couché pour cause de fourbure va remarcher immédiatement après un raccourcissement de la paroi et la mise au contact de la sole dans la plupart des cas (avec l’aide de mousses si besoin). Et les propriétaires sont toujours ravis de voir leurs chevaux trotter ou galoper à nouveau alors qu’ils ne le faisaient plus depuis des années parfois…

Le referrage peut aussi être préconisé dans le cas de boiteries, de tendinites, de desmites, d’entorses… Mais elles peuvent être dues à tellement de facteurs : une pourriture profonde de fourchette (non connue par beaucoup de professionnels), des points de bascules ou d’impacts non respectés, une sole fine, des talons déséquilibrés, une acidose, une inflammation chronique, la sellerie… Le fer n’est pas une solution curative puisqu’il empêche le bon fonctionnement du pied. Il n’y a que la fracture de P3 qui nécessite l’immobilité de la ferrure. La guérison se fait dans le mouvement.

LE PIED NU CONVIENT A TOUS LES CHEVAUX

Le pied nu ne conviendrait pas à tous les chevaux ? Je suis toujours choqué quand j’entends cela dans la bouche de podologues ou pareurs. Il serait plus honnête de dire « je ne sait pas encore comment gérer tous les pieds ». On trouve toujours une solution pourtant avec la podologie équine et toutes les notions qu’elle accompagne.

On entend ici et là : « mon cheval marchait sur des œufs », « mon cheval est resté couché », « mon cheval ne pouvait pas travailler »… mais tous ces problèmes ne sont pas dû au pied nu, ils sont dû à la ferrure (ou a des parages invasifs) et à ses conséquences désastreuses. Le plus dramatique est que les pieds sont sous-développés car la ferrure a bloqué la croissance homogène et fonctionnelle des différentes structures (arrière) du pied. Si un cheval a été ferré à 4 ans, ses pieds auront manqué de 3 ans de croissance, puisque mâtures à 7 ans. On pense trop au développement des structures osseuses mais pas assez à la maturation des structures dynamiques comme le coussinet plantaire et les cartilages collatéraux ainsi que le très complexe système vasculaire du pied. Si les pieds ne sont pas mâtures, ils ne pourront gérer correctement l’énergie cinétique de la locomotion. On pense « usure » mais pas gestion de l’énergie. Le pied « mâture » est un formidable organe à gérer l’énergie ! Un pied ferré, non. La rigidité de l’acier et du fer, simplement par sa conception ne répondra pas aux impératifs de déformations du pied, cela aura des conséquences néfastes.

Elles ont déjà été établies sur ce blog :

– les pieds sont contractés et sous pression permanente car le fer changé tous les 1 à 2 mois contient la pousse constante de la paroi. Le sabot est un cône, donc il augmente de diamètre avec la croissance alors que le diamètre du fer est fixe. Les clous sont apposés alors que le sabot n’est pas en charge donc légèrement « contracté ». Sous charge, l’expansion est donc forcément contrariée. La distorsion des talons n’est pas permise par la rigidité des branches.

– les pinces migrent et entraînent donc des difficultés de locomotion (il faut laisser de la place pour clouer le fer).

– l’apparition durable de seimes (les maréchaux et certains pareurs pensent que l’ongle du pied porte le cheval alors que laisser trop de paroi va générer trop de pression et donc des contraintes, des déformations, puis la casse).

– l’affaiblissement de la sole (inutilisé à cause des fers et meurtrie à chaque parage, la sole n’étant pas dans sa fonction, elle ne peut pas se développer comme il faut).

– la descente distale (le bourrelet coronal va supporter trop de pression à cause d’une paroi en appuie et va donc permettre à P3 de glisser dans la boite cornée),

– l’atrophie des structures internes (les structures internes n’étant pas stimulées par ferrage, elles vont naturellement s’atrophier progressivement),

– une mauvaise vascularisation (nu, la mise en charge du pied permet la vascularisation de toutes les structures du pied, hors le ferrage va là aussi fortement diminuer cette mise en charge)

– l’annulation de la distorsion naturelle (le pied est prévu pour s’adapter aux différents terrains et mouvements du cheval, sans cela, tout le corps va en être victime, d’où l’apparition de compensations musculaires et structurelles)

– etc…

Quand on voit tous ces effets secondaires du ferrage, on peut comprendre que le cheval ai un peu de mal à s’en remettre ! C’est donc bien le ferrage et non le pied nu qui entraînent des difficultés au déferrage. On parle bien là de symptômes ayant pour cause le ferrage. Le pied nu n’étant pas la cause des symptômes… mais juste la condition « normale » (dite physiologique) des pieds d’un cheval.

Mais ce n’est pas une fatalité ! Il existe des solutions pour limiter au maximum en intensité et en durée la transition. Le parage PEL de centaines de stagiaires, permet aux chevaux de voir leurs pieds évoluer de façon presque bluffante ! En un parage, un cavalier de CSO va constater sous la selle, une amélioration notable de la locomotion de sa jument. Un stagiaire va partager la grande transformation des pieds en seulement 2 mois. Le poney fourbu va galoper. Ces exemples sont tellement nombreux au sein des stagiaires PEL ! La plupart partagent leur bonheur de voir leurs chevaux enfin à l’aise dans leurs pieds et de partager à nouveau des activités sportives avec eux, après des années de ferrage ou de mauvais parages dans la souffrance.

 

Alors de quoi a besoin un propriétaire, une fois décidé à passer son cheval pieds nus ?

Voici une check-list des essentiels pour permettre à chacun de voir s’il est en capacité d’assumer ce choix et de se donner toutes les chances de réussir :

– cheval au pré (au minimum la moitié du temps) pour permettre le mouvement essentiel à la stimulation, elle-même essentielle à la vie de tout organe ou tissu.

– alimentation naturelle, sans céréales, complémentée en oligos éléments bioassimilables et à disposition (le cheval est un herbivore strict qui mange 16h par jour en moyenne, tout ce qui déroge à ce principe physiologique va avoir des conséquences sur le transit, puis sur les pieds qui ont un rôle d’émonctoires pour évacuer ce que le corps produit comme déchets)

– pas (ou peu) de vaccins et de vermifuges chimiques (ou alors soyez prêts à assumer les abcès d’évacuations, les boiteries et autres réactions dans les jours et semaines qui suivent), des solutions naturelles fonctionnent pour des milliers de chevaux.

– vie en troupeau, ou au moins à deux (le cheval est un animal grégaire, vivre seul est stressant et peut donc entraîner toute une série de pathologies lié au cortisol)

– le respect de ses capacités physiques (le ferrage permet au cavalier de dépasser les capacités du cheval car les pieds sont comme anesthésiés), il faudra donc adapter AUX PIEDS, ce que vous lui demandez. C’est une nouvelle vision de l’entrainement du cheval, mais qui permet d’éviter quasiment tous les problèmes. Ce qui n’empêche pas de mettre des hipposandales quand on veut faire de l’endurance ou quand le cheval a des pieds temporairement trop faibles pour vous porter !

– être entouré d’une équipe de professionnels qui prennent en compte les spécificités des pieds nus, pour prendre en charge le cheval dans sa globalité : podologue, maréchal déferrant, ostéopathe, dentiste, praticien shiatsu, saddle fitter…

– parer régulièrement par un podologue formé au parage physiologique (càd qui ne pratique pas un parage invasif) qui se base sur des repères internes. Le parage « à plat » étant réservé à la ferrure.

– entretenir entre les passages du pro, parce que la gestion du pied nu ne peut se concevoir comme la gestion du pied ferré, càd déléguée à une tierce personne. Le pied nu fonctionnel, l’est parce qu’il a une forme spécifique qui lui permet d’être équilibré. Il pousse H24, donc il faut l’entretenir régulièrement (de tous les jours pour les plus performants à tous les 15 jours !!!) afin de garder des points de repères biomécaniques proches de l’optimal. Sans entretien régulier, les sabots sont tantôt trop courts parce que le pro vient de passer, tantôt trop longs parce qu’il n’est pas encore passé… Ce n’est pas ce qu’a besoin le cheval, surtout si vous espérez de la performance OU une évolution positive, voir la disparition de problèmes éventuels.

Le parage n’est qu’une usure artificielle de l’ongle du cheval, censé remplacer l’usure naturelle qu’aurait un cheval « équilibré » dans un environnement « adapté » (donc abrasif).  C’est donc un acte de soin quotidien banal et obligatoire qui ne dépend pas du type de cheval, de sa santé ou de ses « aplombs » mais QUE de l’anatomie de son pied et de son activité au sein d’un environnement spécifique. Qui mieux que le propriétaire pour connaitre les pieds de SON cheval dans SON environnement ?

 

Tout va bien!

Cela peut sembler une liste inatteignable pour certains. Pas de panique ! Prenez le temps de vous renseigner auprès de personnes qui ont réussi le passage au pieds nus. Informez-vous. Ce blog peut vous maintenir des nuits entières éveillés tellement il contient d’infos sur le sujet ! Les stages PEL sont aussi d’excellentes occasions de bien comprendre le fonctionnement du pied et les conditions de réussite. Ils permettent aussi de faire partie de la communauté PEL, anciens stagiaires qui bénéficient d’outils d’échanges pour se soutenir et s’entraider dans la vrai vie.

Pour certains, les vaccins ou les vermifuges chimiques peuvent être une source d’inquiétude. Eh bien, commencez par un autre bout ! L’idée n’est pas d’être parfait, mais d’avancer et de faire les choses en conscience. Si aujourd’hui, vous vous sentez capables de mettre votre cheval au pré mais de maintenir un vermifuge chimique par an, allez-y par étapes!

Je dirai que le principal est d’être entouré, de bons professionnels ou de propriétaires qui sont déjà passés par là. C’est ce qu’on constate tous les jours sur le groupe Facebook des anciens stagiaires : quand on a un doute sur ce qu’on voit sur un pied, quand on s’inquiète d’un abcès, l’expérience des autres nous donne à la fois la confiance et des solutions pour avancer ou l’impulsion pour consulter un vétérinaire (PEL idéalement !).

Il n’y a pas de méthode miracle ou de recette magique… il n’y a que le respect des besoins DE VOTRE cheval, de son anatomie et de sa physiologie.

37 Comments on “POURQUOI LE PIED NU CONVIENT A TOUS LES CHEVAUX MAIS PAS A TOUS LES PROPRIÉTAIRES ?

  1. Texte rempli de bon sens, c’est une trame pour le passage aux pieds nus pour les non initiés.
    Déculpabilisant, il invite à l’introspection positive concernant nos équidés.
    Ce fut un plaisir à lire 😉, et vive nos licornes 🦄🦄🦄🦄 🤩🤩😂

    • Pour moi cette liste est tout simplement ce dont a besoin un cheval: de l’espace, des fibres, des congénères. Par contre certes un cheval est fait pour être pieds nus. Mais un cheval est aussi fait pour ne pas avoir de propriétaire (ie habiter dans la nature). Lorsqu’on a un cheval et qu’on veut en faire une certaine utilisation, à partir d’un moment oui, il faut compenser. D’ailleurs un humain, a l’origine ne portait pas de chaussures. Aujourd’hui vous pouvez essayer de retirer vos chaussures et avec une période de transition tout se passera très bien. Mais si demain vous voulez courir un marathon, ou être champion de football, ou tout autre discipline sportive, seulement un petit pourcentage d’entre vous sera compétitif contre tous les autres humains chaussés.

  2. Avez-vous un annuaire ou liste des podologues PEL dans le Rhône ? L’Ain et l’Isère ?
    Car j’ai ma jument qui se trouve dans le parc de Miribel Jonage.
    Et j’ai un peu de mal à trouver des podologues.
    Merci beaucoup. Cordialement Frédéric

  3. « le but de cet article n’étant pas de culpabiliser les propriétaires » .. ah bon ? Pourtant j’ai clairement l’impression de maltraiter mon cheval en le ferrant.
    Bien que je sois d’accord sur les grandes lignes de cet article (de propagande pro pieds nus, faut bien qu’on se le dise), il est un grand point que vous me semblez pour autant négliger… pourquoi montez-vous à cheval ? Je veux dire, vous parlez du respect physiologique du cheval, des moeurs de l’espèce (ok), mais depuis quand l’équitation rentre dans tout ça ? à vous lire j’imagine votre cheval parcourant libre les steppes de Mongolie avec ses copains poney. Ce qui, me semble fort peu probable…
    Tout ça pour dire que je ne suis ni pour ni contre, fers pas fers, vaccins pas vaccins, médocs pas médocs… Aucun extrémisme n’est bon. Et ceux qui trinquent sont les chevaux. Il faut savoir trouver un juste milieu, et faire tout un speach sur les terribles conséquences d’un ferrage… non non non… c’est le meilleur moyen de créer une troupe de cavaliers qui font déferrer par culpabilité et qui ne vont pas suivre vos étapes car au final ce sera trop long, coûteux ou contraignant. De la même façon dont on peut voir des cavaliers monter en licol étho et sciant le chanfrein de leur poney en se tenant aux rênes.. Puis bon, comme je l’ai dit, on peut en faire un tout à fait pareil sur le simple fait de monter ou non sur son cheval. Car déjà là, il devrait y avoir polémique. Et pire… QUI respecte le pas plus de 10% (allez jusqu’à 15%) du poids de son cheval ? si vous tenez tant au respect de votre cheval, pourquoi le débourrer ? Pourquoi le sevrer plus ou moins brutalement ? Pourquoi vouloir à tout prix monter sur son dos ? Vous avez de bonnes idées, sincèrement. Mais vous oubliez trop de choses, vous prenez que ce qui vous arrange désolée et vous faites se faire de fausses idées à beaucoup de monde.

    • Bonsoir Sarah,

      Vous avez l’impression de ne pas respecter les besoins des pieds de votre cheval en le ferrant? Sachez que vous trouverez surement un moyen d’y remédier!

      « pourquoi montez-vous à cheval ? » > Je ne montes plus depuis 10/12 ans…

      « depuis quand l’équitation rentre dans tout ça ? » > Depuis que c’est la principale cause du ferrage moderne vue que les omnibus n’existent plus.

      « Aucun extrémisme n’est bon » > Non, c’est certains. Avoir une opinion et l’expliquer avec des arguments solide, n’est pas extrémiste, c’est juste être cohérent.

      « QUI respecte le pas plus de 15% du poids de son cheval ? > Les cavaliers pros… ? Ceux qui pensent à leurs chevaux? Y en a … si, si!

      « si vous tenez tant au respect de votre cheval, pourquoi le débourrer ? » > Parce que l’éducation est synonyme de respect mutuel, de communication et donc d’une bonne relation!

      « Pourquoi le sevrer plus ou moins brutalement ? » > Savez vous qu’on peut sevrer un cheval non brutalement? si, si! Avec un des congénères… en prenant son temps… ça se fait comme une lettre à la poste.

      « Pourquoi vouloir à tout prix monter sur son dos ? » > C’est une bonne question! Savez vous que de plus en plus de monde ne montent plus leurs chevaux? Pire, prennent du plaisir à partager une ballade en main, du travail à pied, des longues rênes, du débardage ou même de l’attelage soyons fou !

      « vous oubliez trop de choses » > Non, vous n’avez pas encore lu tout le blog, voilà tout! 😉

      • Non, je n’ai pas l’impression de ne pas respecter mon cheval en le ferrant. Je dis qu’à vous entendre, je le maltraite.

        Ok sur le fait que vous ne montiez plus.

        Pour moi oui, le ferrage est une adaptation à l’équitation et non l’inverse. Tout comme le pied nu convenait parfaitement au cheval sauvage.
        Ce que je trouve d’ironique dans tout ça, c’est que l’on demande au cheval d’adapter sa physio à notre équitation, alors que nous, premiers hommes, refusons de marcher pieds nus sans même parfois faire de grands marathons… le parallèle est gros, je l’accorde, mais au fond c’est justement le manque de cohérence dans tout ça qui me fait tiquer. Le problème étant que des ignorants ne vont prendre que les grandes lignes…

        Oui l’éducation est synonyme d’une bonne relation, mais la nuance existe entre éduquer et débourrer.. mais là n’est pas le fond de l’histoire
        Pour le sevrage doux, oui je sais comment ça marche… c’était seulement pour souligner le manque de cohérence que non pas vous, mais que certains auront… Un cheval pied nus en licol top nature mais qui aura été isolé dans un box pendant 1 semaine, et qui n’aura pas été éduqué mais dressé. Mais dans le respect de l’espèce y’aura au moins le pieds-nus quoi..

        Oui il n’y a pas que la monte pure, merci je sais… Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que votre article idéalise le pied nu alors 75% des propriétaires font déjà suffisamment de conneries pour leur confier en plus, le parage (même entre deux passages d’un pro) de leur cheval. Ou les pousser à mettre leur cheval pieds-nus alors qu’ils ne suivront pas les différentes étapes d’adaptation ou n’adapteront pas le travail etc..

        Je ne mets absolument pas en doute votre professionnalisme, au contraire j’y retrouve de bonnes idées. Seulement que cet avis trop tranché va induire en erreur des gens, dont celui qui prendra sera la cheval. Tout comme le travail éthologique que je valide, mais que je vois trop souvent mal effectué…
        Ceci dit, vous croyez et défendez vos valeurs. Mais selon moi, vous n’employez pas la bonne méthode.

    • Bonjour, si l’on suis votre raisonnement, autant remettre tout nos chevaux en liberté….
      Mais vous comme moi, vous savez très bien que l’homme veut tout contrôler et donc il aura tellement peur, que ça fasse comme les chiens abandonné qui ont dû réapprendre à devenir sauvage et qui n’avaient pas peur de l’homme ont attaqués les humains.
      Et si avec un peu de chance, ils ne sont pas abattus, ils peuvent être mis en captivité dans des maisons ou ils seront peut-être encore plus maltraité.

      • Je ne suis pas d’accord, Guillaume évoque simplement la manière idéale de maintenir des chevaux en captivité, mais en tenant compte de leur besoins fondamentaux naturels.
        Votre commentaire est un exemple de ce qu’il explique : le plus compliqué à realiser : le changement d’état d’esprit du propriétaire.

      • Bonjour,

        La domestication du cheval est un fait désormais. On peut le regretter mais c’est comme ça…
        Par contre, il est possible d’adapter le lieu de vie du cheval domestiqué pour répondre à ses besoins et lui offrir une belle vie.
        Et l’activité fait partie de l’adaptation car le cheval a besoin d’exercice, de parcourir, d’apprendre, de découvrir.
        Ca peut être très intéressant de voir jusqu’où on peut adapter la vie de son cheval dans le respect de ses besoins, selon nos propres possibilités bien sûr…

        Gwenn.

  4. Moi je trouve cet article plein de bon sens. Et n’en déplaise à certains qui vont se sentir attaqués… Si vous ressentez un article distribué pour INFORMER comme CULPABILISANT, c’est pas l’article qui l’est, mais juste votre perception de l’article…

    Personne n’est parfait. Si on ne prend pas position et qu’on ne cesse de répéter tout le temps « c’est une question d’équilibre », les gens ne savent pas plus trouver un équilibre que partir dans un extrême. On ne demande pas aux gens de suivre des instructions aveuglément, au contraire, c’est juste de l’information, pour combattre la désinformation qui oppresse le monde du cheval. On demande aux gens de s’informer et de prendre des décisions, de faire des choix, conséquences des informations auxquelles ils ont accès.

    Chacun peut faire ses choix en son âme et conscience. Personne n’est parfait.
    Réfléchir et faire de son mieux, c’est le plus important. Et des cavaliers qui se jettent sur la première mode, faisant trinquer le cheval… Ben ils ne s’informent pas. Comme quoi, obtenir des permis de détention d’équidés pourrait ne pas être si mauvais, au fond…

    • Alors je conçois que ma perception de l’article ait été faussée…

      Pour le reste, je suis 100% d’accord avec vous !

  5. Encore une fois, une publication précise et réaliste, je l’ai publiée sur Facebook pour tenter d’atteindre encore plus de consciences ! Car oui, il faut faire ouvrir les yeux des humains pour qu’ils réalisent ce qu’ils font subir à leur chevaux, enfermés au box, ferrés et trop peu fourragés….
    Merci à votre compagne aussi (on remarque une petite correction orthographique de sa part ?! Hihihi)

    Plus sérieusement, cher Guillaume, concernant la liste des conditions à offrir au cheval pour qu’il soit à l’aise pied nus et developpe sa sole périphérique, je pense qu’il faudrait rajouter une donnée qui est pour moi hyper importante : faire évoluer le cheval au quotidien sur des sols irréguliers (paddock en graviers, sol en cailloux de différentes granulométrie ) pour stimuler mécaniquement le pied.

    C’est pour moi, de ma petite expérience de  » jeune  » propriétaire une condition impérative si on veut qu’un cheval améliore la qualité de sa corne lors de la transition et aussi importante au quotidien en entretien du pied (surtout si on n’a pas le temps de promener son cheval en main sur des cailloux, alors on amène les cailloux au cheval !). Bien entendu, modérer « l’usage  » de son cheval en parallèle à son adaptation, va de soi.
    Un cheval évoluant uniquement sur de la  » moquette  » (pré, box) a beaucoup moins de stimulation qu’un cheval qui marche au quotidien sur des petits graviers lors de ses déplacements pour se nourrir et s’abreuver, et sa corne réagira forcément moins rapidement pour créer de la « protection » sur la sole, qu’en pensez-vous ?

    De même, je vois partout des propriétaires pieds nus mais qui finalement n’assument pas des dizaines d’années de ferrage ou les remarques des autres personnes, comme vous l’avez si bien écrit plus haut, du coup, ces personnes  » se rassurent  » en protégeant à tout prix le sabot d’une hipposandale, mais n’est ce pas là encore un moyen de non stimulation de la sole ? Qui va du coup retarder l’adaptation du pied ?

    Si la sole passe du box, au pré, à l’hipposandale dès que le cheval est monté, comment peut elle être stimulée pour se fortifier ?

    Que pensez-vous de cette réflexion ?

    (Je pare moi même mes chevaux depuis quelques années, puis j’ai fait un stage avec un podologue PEL qui a été pour moi la confirmation des faits que j’observe depuis mon enfance sur les chevaux et leur mode de maintien en captivité. J’ai mis au point un paddock stabiliseen cailloux, et depuis cette période, mes chevaux passent de l’herbe, aux cailloux, sans réaction aucune. Pire, quel bourreau que je suis, je peux facilement galoper sur un chemin de petits cailloux…. laissant derrière moi mes collègues de randonnée ferrés « qui restent au pas pour éviter de déferrer  » !)

    Désolée pour le pavé, trop emportée à l’idée de partager sur ce sujet qui me tient vraiment à coeur !
    Merci pour votre patience !
    Bonne journée !

    • Bonjour Lydie,

      Dans les grandes lignes on est d’accord. Il faut juste penser aux gens qui débutent… et ne pas leurs montrer le sommet de la montagne, mais plutôt le sentier qui permet de l’atteindre.

      Un cheval évoluant dans l’herbe pourra être sortie très régulièrement (et très progressivement) sur des sols durs pour améliorer la résistance de ses pieds et la qualité de la corne de ses sabots. Point trop n’en faut non plus… car mettre un cheval fraîchement déferré dans un paddock paradise « trop dur » sera très pénible et parfois source de problèmes…

      Plutôt que de parler de « graviers » qui sont une véritable « plaie » pour les sabots peu entraînés… Je préfères parler de « routes » ou de sols durs, ou de « graviers roulés de rivière » qui est un outil de réhabilitation très performant.

      L’hipposandale a été critiqué par Lapierre parce qu’il vend des PHW… Les DAEP qui suivent bien la ligne du partie, font de même… les autres conseillent et vendent des boots! Il ne faut pas voir la stimulation que par la friction ou le contact de la corne avec les cailloux… mais plutôt comme le résultât d’un fonctionnement optimal de l’appareil locomoteur. La stimulation est donc AVANT TOUT interne au sabot, DANS le pied… dans la vascularisation de ses vaisseaux… la mise sous pression du coussinet et des cartilages par P2… et bien entendu de la mise en fonction de la sole périphérique… mais elle le sera dans une boots… et le gain de confort permettra une locomotion souple, talon en 1er, seule gage de l’évolution des pieds!

      La boots est donc à la fois un outil de réhabilitation mais aussi d’utilisation du cheval domestique, qui respect les besoins de ses pieds, contrairement à la ferrure métallique…

    • Je valide votre précision.

      Dans certains cas la transition peut être, selon moi, assez complexe selon la région où l’on habite et la qualité des sols que ce soit des pâtures ou des chemins, surtout si les sols sont denses et les chemins composés uniquement de cisace (je pense que c’est un nom vulgaire pour qualifier les sols en caillasse très abrasifs).. en cela, apporter des précisions sur la difficulté que peut représenter une transition selon les conditions de vie du cheval ferré (et je ne parle pas forcément du cliché du cheval ferré au box, sol meuble, nourriture faible en fibres bla bla) mais aussi du cas du cheval ferré, au pré toute l’année, rustique, avec une alimentation à volonté herbe, foin voire les deux… et par conséquent, le temps que ce changement peut représenter… ainsi que ce que va ressentir le cheval pendant les premiers temps de la transition (paramètre selon moi non négligeable)… ?

      Je pense qu’il serait vraiment bien de parler de cela afin que chaque propriétaires puisse avoir les tenants et les aboutissants de la phase de transition.. 🙂

      • Bonsoir, je veux bien parler de mon expérience.
        En décembre 2016, j’ai acheté une belle jument franche montagne.
        Elle possèdait 4 pieds magnifiques ovalisés, par des fers N2 2 pinçons, bon certes elle avait fait une fourbure, avec l’ancien propriétaire.

      • Bonsoir, je veux bien parler de mon expérience.
        En décembre 2016, j’ai acheté une belle jument franche montagne.
        Elle possèdait 4 pieds magnifiques ovalisés, par des fers N2 2 pinçons, bon certes elle avait fait une fourbure, avec l’ancien propriétaire. Lorsque je l’ai emmener ers chez-moi, je lui avais pris un mf conseillé par une connaissance.
        Il m’a mis ma jument à l’avant fer de 3 à g 1 pinçon et fer de 4 1 pinçon à D.
        Elle a viré son fer D. Dont lors d’une com animal, elle sait plaint du pied droit plus lourd. A chaque parage, la ligne blanche était noir et très écartée. Depuis qu’elle est déférée, elle a repris des pieds semblable.
        Parcontre j’ai eu pour diverses raisons des difficultés à trouver un podologue.
        Avec les informations trouver sur ce blogspot, j’ai essayé de faire de mon mieux malgré mon inexpérience.
        J’ai passé plus de 3 mois de galère à me battre pendant une heure, pour la faire sortir du pré. Marcher sur plusieurs types de sols.
        Finalement, moi qui pensais ne plus la monter ni l’atteler jusqu’en mars avril, elle a repris un pas impeccable, elle choisit encore ses passages, mais je lui impose de prendre certains endroits pour lui faire travailler ses pieds.
        Mais je suis très reconnaissant des progrès que nous avons fait tous les 2, moi en assurance et elle dans ses déplacements.

  6. moi petite cavalière de rando je vient de prendre la décision de déferrer ma jument une trait : je l’avais fait ferrer car elle avait les pieds sensibles elle marchait sur des œufs et elle boitait par intermittence après le passage de l’osthéo qui a en partit réglé le problème de boiterie 3 séances, elle était toujours sensible et ressortait régulièrement un abcès sur un antérieur, à chaque ferrage on aurait dit qu’on lui avait mis des escarpins et semblait un peu mieux en fin de ferrage. Alors j’ai décidé dans un premier temps de la passer aux hyposandales et pour ça j’ai fait venir une podologue qui m’a confirmé que le parage n’était pas bien fait que la sole et la fourchette n’étaient pas terrible et m’a donné un traitement à base de vinaigre et de thea three ( super efficace) .J’essaie les chaussures ce week end

    • Bonjour Nathalie, Tu es d’où et tu as fais venir qui ?
      Merci et meilleurs vœux à tous.

      [edit modération] Pas de nom en publique, merci! 😉

  7. Votre article m a beaucoup interessé, mais j ai une question …. sur un cheval qui a été blessé, sur un postérieur et qui a tellement compensé sur l autre que ses ferrures le font souffrir car effectivement ses aplombs se sont modifiés.
    Prendriez vous le risque de déferrer ????

    • Bonsoir,

      Aujourd’hui, avec les outils modernes, il n’y aucun risque à déferrer.

      Boots, pads, bandes de résines, semelles à collés…. Il y aura toujours des solutions.

  8. Bonjour.
    Vous parlez essentiellement du deferrage. Mais je suppose qu’ un cheval pour lequel un propriétaire (et éventuellement son cavalier) prévoit de ne jamais ferrer son cheval ou tout équidé, la trame exposée ici prend encore mieux son sens? Je ne suis ni prop. ni cavalier, mais je suis plutôt admiratif de ces belles et magnifiques bêtes. J’habite en Normandie, région plutôt bien gâtée dans ce domaine et lorsque j’en croise un sur la plage ou au détour d’un sentier, je rêve aussi d’en avoir un et et des sa jeunesse (fin de sevrage et d’éducation de la mère: pour connaître son histoire et aussi avoir la possibilité de suivre des conseils comme ceux de ce blog, et donc d’éviter des erreurs= comme les 7 premières années dont vous parlez concernant le ferrage), mais mon habitat actuel m’en empêche absolument (avez vous déjà envisagé un cheval dans un appartement? Non, hein!? Moi non plus et avec moi, ca ne risque pas d’arriver). Je termine simplement en disant: continuez d’aimer vos animaux. Ils nous le rendent tellement.

    • Bonjour, moi également je suis en appartement, donc j’ai la chance d’avoir un balcon de 10m2.
      Non, j’ai pris une pension dans un pré.
      En Normandie, vous devriez trouver plus facilement qu’à Lyon.
      Je rêve un jour d’aller galoper sur un plage, mais en méditerranée, il paraît que c’est interdit.

      • Bonjour,
        En effet, je pourrait, mais je préfère quand même avoir un œil (et le bon), histoire de voir qu’il n’a besoin de rien… et pouvoir ne pas argumenter que je suis en ville et que j’ai de la route à faire… et blablas, bref, je préfèrerait évier toutes mauvaises excuses. Au moins, en étant complètement sur place, j’aurait le vrai plaisir de « vivre » à ses côté.
        Hélas, tant que ça ne sera pas possible (maison avec un vrai terrain, c’est à dire pour qu’il puisse s’ébattre en toute liberté et avec sa propre « maison » pour qu’il dorme en sécurité et au chaud (l’hiver, surtout).

  9. Bonjour,
    Après lecture de cet article je souhaiterais savoir ce que vous pensez de laisser pieds nu un cheval avec un problème d’ossification des processus palmaires ? Il a 5 ans en 2018 et a été ferré des antérieurs l’an dernier soit à 4 ans après que le vétérinaire et le maréchal ferrant aient dit que c’était nécessaire avec ce problème.
    Merci d’avance pour votre réponse
    Mlle VIRANTIN Tamara

  10. Et voilà, bravo : à deux, c’est mieux ! Bien mieux…Bonne année 2018 sur la lancée

  11. Bonjour,
    Que penser des races sélectionnées sur certains critères au détriment de la qualité des pieds? Ces chevaux ne partent pas avec un bon « capital pied », sont-ils récupérables? Ce critère de bonne corne pour être juste est trop souvent négligé.

    • Bonjour, pour le moment, ma jument est déférée de neuf, + de 6 mois, avec 3 mois de grosses galères, 4 sabots blanc, en plein été, avec terre compacte, cailloux et autres, corne qui ne pousse pas beaucoup. L’ancien propriétaire, m’indiquait, qu’elle ne pouvait pas rester déféré. J’ai la podologue, qui viens le 1/2/18, donc j’en serai plus bientôt, mais j’adore 💕 comment elle se déplace maintenant. Ce n’est pas encore la perfection, mais moi qui pensait que je ne pourrais pas remonter ou bien attelé ma juju avant mars avril et bien je peut dire que je me suis énormément et agréablement trompé. Je suis reparti avec elle depuis à peu près 3 mois, mais ça a été peut-être dû jour au lendemain que l’évolution a été magique.
      Je pensais acheter des hipposandales, je verrai bien en fonction de la pousse et de l’usure de ses pieds !

    • Bonjour,

      Les conditions d’élevages ne sont pas terrible question « pieds » dans ces « boites à champions ».

      Le capital pied comme vous dites est dépendant non pas de la génétique (un peu) mais SURTOUT des conditions de vie et de gestions des chevaux et encore plus pendant leurs 1ere années de vies.

      Penser que ces chevaux dit « de sport » auraient besoin de fers pour des raisons génétiques c’est oublier que:

      Le fer est néfaste de base.
      La corne n’est pas vraiment un critère, c’est le pied qui est important, puisque c’est le pied qui produit la corne.
      Le pied se développe en fonction des conditions de vie et pas de la génétique.

  12. Merci pour votre article dans lequel je me retrouve totalement…. J ai essayé de deferrer mon loulou et le maréchal l avait mal paré… il était très gene et marchait sur des oeufs du coup paniquée je l ai referree…. la monitrice aussi avait très mal accueilli ma décision de passer pieds nus dans une région caillouteuse…. J ai un nouveau pareur très calé en pieds nus j y pense à nouveau….

  13. De toute manière, il y a un temps d’adaptation.
    J’ai du faire marcher ma jument pendant presque 3 moi, pour qu’elle soit à peu près à l’aise partout. 11 mois plus tard, les cailloux c’est encore gênant pour elle.
    Mais si vous la déférée, et qu’il y a beaucoup de cailloux, peut-être devrez vous lui prendre des hipposandales.

  14. Super article, j’ai moi même fait deux fois l’expérience des bienfaits des pieds nus, sur un naviculaire, pour lequel on m’a, comme il est dit dans l’article, traitée de maltraitant de chevaux car je faisais travailler un cheval naviculaire pieds nus, mais ce cheval, une fois la transition passée, n’a plus jamais boité, ni eu de problèmes liés à son naviculaire.
    Ensuite, une jument de CSO qui avait une qualité de corne plus que médiocre, le pied s’effritait. Ayant des problèmes de santé, la jument est arrêtée et mise au pré, donc déferrée, je me disais que cela allait être la misère à gérer avec ses pieds pourris!! Les premiers temps cela a demandé bcp de surveillance mais cela s’est assez facilement stabilisé et au final, globalement, je trouve que cela s’est plutôt très bien passé. Aujourd’hui elle est pieds nus, elle n’a jamais boité des ses pieds nus.
    Par contre en la déferrant je me suis aperçu d’une chose, c’st du cache misère que faisait les maréchaux, en effet, cette jument m’a été vendue super saine, sans aucun problème de santé, pour assez rapidement m’apercevoir de l’ampleur des dégâts et que cette jument avait eu une fracture du pied, et de graves problèmes tendineux et ligamentaires qui avaient nécessité des infiltrations, bref ce n’est pas le sujet, mais en la déferrant je me suis aperçu que les pieds de la jument n’avaient pas du tout la même forme que ferrés. En la déferrant les pieds ont repris leur forme physiologique ou plutôt la forme que ses pieds ont besoin en fonction de ses problèmes, de ses aplombs naturels. En fait en la ferrant le maréchal façonnait les pieds comme il voulait qu’ils soient et non comme la jument avait besoin qu’ils soient.
    En tout cas je suis convaincu que les pieds nus sont bénéfiques, merci pour votre article

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