L’article de The HORSE sur le sujet m’a fait réagir et j’ai fais un petit post sur le sujet sur ma page FB pro (lien).

Une autre publication vient me faire saigner les yeux… (lien)

J’avais encore pas parlé DU sujet, celui qui arrive juste après la fourbure…

« Good mechanics for navicular and recovering deep digital flexor tear. »
« Une bonne mécanique pour le naviculaire et la récupération des déchirures profondes des fléchisseurs » (OMG)
 
De « Innovative Equine Podiatry and Veterinary Services » , je ne sais pas trop ce qui peut être innovant là dedans…
 
Je ne sais pas pourquoi je vois encore un cas de traitement inadapté du syndrome naviculaire… cela fait sans doute suite à l’article de The Horse…
 
Tout est basé sur des théories (these therapies are mainly empirically based and lack conclusive scientific evidence/ces thérapies sont principalement empiriques et manquent de preuves scientifiques concluantes (lien)) selon laquelle le fait de surélever les talons soulage le TFP. Cela fait 20 ans que les vétérinaires et MF du monde entier se basent là dessus pour « soigner » les naviculaires…. alors que les propriétaires se sont rendu compte que cela ne fonctionnait pas.
Va falloir savoir de quoi on parle…
Des différents tendons fléchisseur et de l’os sésamoïde distale:
Soit les études ont été faites sur des jambes de cadavres, soit sur des évaluations des angles en flexion et extension, soit sur des marqueurs visuels placés sur la peau ou alors sur un modèle informatique mais il n’a encore jamais été possible de mesurer concrètement les tensions des fléchisseurs sur un cheval vivant.

Nathalie Crevier Denoix a pourtant travaillé sur le sujet et conclue que l’hyper extension des antérieurs ou le mouvement exagéré des genoux sur les chevaux aux talons surélevés était principalement dû à la tension du TFP! (lol) ( « may have consequences upon flexor tendon tension » (lien)) et a même finalement trouvé que surélever les talons augmentait la tension sur le TFS ! (si ça augmente sur UN fléchisseur, ça va pas relâcher les autres… même si le point d’attache est différent, la fonction reste la même)

L’élévation des talons provoque une augmentation de la vitesse des ultrasons, donc de la tension du TFSD, mais également une augmentation de la durée de sa mise en
charge, au cours de l’appui. Les effets sont significatifs chez les quatre chevaux. (lien))
Si la durée de mise en charge augmente…. c’est que le boulet ne descend pas assez vite… et donc, que le sésamoïde distale reste sous tension trop longtemps par rapport aux sésamoïdes du boulet! et BIM ! (notez bien cette phrase pour plus tard)
exemple?
Vous voyez? Pose en pince…. le sabot heurte le sol par la pince, PUIS, se pose à plat, PUIS le cheval s’appuie et il y a un léger décalage entre l’appuie et la descente du boulet. (faut bien regarder)
Le posé en pince est un énorme problème pour le cheval… NON ça n’est pas physiologique! (Malheureusement, beaucoup de professionnels restent « bloqué » sur cette croyance!)
Il existe beaucoup d’article sur le sujet de la nécessité du « Heel first landing ». (impact talons en 1er) mais certains oublient que le cheval DOIT impacter talons en 1er ET pouvoir baisser son boulet instantanément! C’est la gestion des points d’impact qui sera donc CRUCIAL ainsi que l’absence de soucis (infections, inflammations, seimes etc au niveau de l’arrière du pied)
DONC, surélever les talons est en fait PIRE que de ne rien faire… et les «  »bons » » résultats obtenu reposent sur 2 choses:
 
1)Le changement postural immédiat qui déplace légèrement les contraintes de façon temporaire. (donc amène une position antalgique « temporaire » mais va créer des surfonctions ailleurs donc d’autres lésions…)
 
2)Les infiltrations.
 
Seulement, le GROS problème, c’est que le fait de relever les talons ne provoque PAS le soulagement du TFP sur un cheval « vivant » et encore moins en dynamique. Il provoque en plus une surtension du fléchisseur, déplace le COP (le centre du gravité du pied et le point d’application des forces d’appuies de la colonne osseuse), modifie la cinématique articulaire et le moment de la descente du boulet….. ce qui est « précisément » la cause biomécanique des lésions de l’articulation interphalangienne distale… du TFSD et  TFPD…. ! ! !
DONC, au final, Le principale problème c’est la mise en charge au mauvais moment. C’est pas toute ces conneries de « tensions »…. les MF ont leurs « aplombs imaginaires » et les vétos leurs « tensions imaginaires »… Ce qui leurs permet de pomper…
La réalité que les professionnels ont pas encore pris en compte à priori, c’est que au delà de toutes les techniques, les ferrures, les imageries, les produits, les concepts, les croyances ou fameuses « z’études scientifiques »…. c’est que le cheval reste un être vivant dans toute sa complexité et notamment… sa ? perception sensorielle!
Le cheval possède un ressenti comme toute les structures vivantes, il est donc « sensible ». La sensibilité n’est pas un problème, c’est le mécanisme par lequel on peut éviter de se blesser. (à répéter 50 fois)
« La structure vivante est un système relationnel pris dans le constant dilemme d’échanger avec l’extérieur pour conserver la sensation d’exister, tout en maintenant une séparation pour préserver son identité. »
On peut donc mettre un ressort au bout d’un tendon sur une jambe de cadavre et mesurer ce qui se passe si on appuie dessus, ça ne saurait être que le reflet d’une réalité artificielle et donc possiblement assez éloigné de la réalité biologique du vivant.
Le schéma date de 2018, année de mon article sur la fourbure… qui parlait également de la tension du TFP… parce que là aussi, faut relever les talons! (LOL)
La « tension » serait la CAUSE des problèmes…. d’où l’idée de COUPER le tendon pour régler le problème… C’est la ténotomie… où comment MUTILER un animal qui n’a rien demandé, en pur perte… car le problème est ailleurs.
Je ne sais pas comment expliquer que la TENSION d’un TENDON vient de la tension qu’exerce sur lui un MUSCLE. C’est sans doute du niveau 3e de collège? La fonction du muscle, les tendons? Les tendons servent à relier les muscles aux os et ainsi permettre le mouvement généré par la contraction musculaire autour d’un axe de rotation qui s’appel l’articulation. Tout le monde suit?
Du coup, accuser le TENDON n’a vraiment, mais vraiment aucun sens! Le tendon est une structure totalement passive dans le mouvement!
Oui, y a des lésions sur les tendons… oui… mais où? sous les protections par exemple? (HAhaha… j’ai déjà parlé des dégâts causé par l’élévation de la température des fibres qui provoquait leurs destructions ou de l’utilisation des AINS qui les détruisaient également… ça commence à faire beaucoup pour un petit cheval tout ça…).

Du coup, QUI contrôle le muscle qui tire sur le tendon?

Le cerveau! Bien joué! (Vous êtes à priori plus futé qu’un professeur de médecine vétérinaire spécialisé en locomotion équine!).
Donc, le cerveau contrôle la position du corps dans l’espace et donne des ordres pour assurer la statique et la locomotion. (On est bon?)
En cas de problème, genre un put1 de caillou dans votre godasse, le pied envoie un message au cerveau = put1 de caillou, s’enfonce dans la peau, commence à léser les tissus, demande arrêt d’urgence.
Le cerveau répond au pied = démerde toi, j’ai du boulot!
Le pied demande à la jambe = Puissiez vous s’il vous plait essayer de me foutre un peu moins de poids sur la gueule car y a un put1 de rocher qui est en train de me défoncer là !
La jambe répond = Bon ok, ça va, on va charger l’autre jambe… mais le dos va nous faire chier…
Très rapidement, le dos commence à se demander pourquoi il doit gérer des tensions de merde de travers… il commence à se plaindre lui aussi!
Rapidement, le cerveau comprend et vous pouvez retirer ce put1 de gravier de votre godasse… si vous en avez l’autorisation… parce que si ça se trouve, votre put1 de chef voudra pas! Vous devrez donc attendre d’avoir le pied en sang pour agir… (ou si vous êtes un cheval vous devrez attendre que vos radios montrent des put1 de lésions visibles dans vos structures osseuses, ce qui démontre que vous avez souffert pendant des mois… voir des années, puisque les lésions osseuses sont les dernières à montrer leurs lésions…)
Là, le véto a la solution! Il vous coupe le pied! Comme ça plus d’emmerdes de pieds… Ou, moins radicale, il vous propose des chaussures orthopédiques qui vous pousseront sur les orteils et vous soulageront ce put1 de caillou qui s’enfonce dans votre talon… Il pourra aussi vous proposer de vous anesthésier le pied, comme ça, le caillou vous empêchera plus de bosser… ou votre patron pourra vous accuser de mentir et vous latter la gueule pour que vous bossier quand même.
Reste que toute ces solutions miraculeuses aussi compliqué soit elles, ne règlent pas la CAUSE du problème, qui n’est NI la chaussure, ni le pied, ni la génétique, ni la forme de la jambe, ni la douleur, ni le travail… mais bien ce put1 de gravier!
Mettez « pourriture profonde de fourchette », « mauvaise gestion des points d’impacts » ou « encastelure » à la place de gravillon et vous aurez compris la « maladie naviculaire »… et ses traitements vétérinaires.
La compréhension du problème passe encore par la compréhension des fonctions et des structures. (la pensée ostéopathique de Sutherland).
Pete Ramey dans son bouquin « Making Natural Hoof Care Work for You », en 2003, parlait déjà du naviculaire et du fait qu’il réhabilitait les chevaux « condamnés » assez facilement. Un peu comme ce qui peux se faire à la Rockley Farm en Angleterre.
D’ailleurs, leur vidéo est assez parlante, regardez donc ce qu’est une locomotion dite « physiologique »:
Les chevaux marchent il en pince? Les épaules contractés? Les boulets bloqués?
NON! et voilà la clef…
Le syndrome naviculaire est en podologie ce qu’on appel le « hi/lo » syndrome.
La description vétérinaire posturale du syndrome podotrochléaire (si vous voulez épater vos amis cavaliers) est en tout point identique à la description posturale du hi/lo syndrome. (lien) Le manuel d’orthopédie vétérinaire (lien) en ma possession le prouve et le document officiel de référence des véto équin également.
Je rajouterais qu’il faut bien comprendre que hi/lo ne veut pas forcément dire un cheval qui se tient en ciseau tout le temps… car ça peut être très subtile (il suffit de mesurer les lacunes) et il faut aussi comprendre que finalement, tous les chevaux sont légèrement hi/lo puisque quasiment tous diagonalisés (ils ont tous un diagonal préférentiel) le but de l’équitation étant de rendre le cheval ambidextre ET de lui apprendre à nous porter sans se casser le dos. (puisqu’il n’est pas fait pour).
Les naviculaires sont donc TOUS hi/lo mais les hi/lo ne sont pas tous naviculaire… mais en phase de le devenir par contre, de façon certaines (c’est biomécanique).
Bien comprendre aussi que les vétos se servent souvent du « naviculaire » comme d’un fourre tout diagnostic… Il suffit qu’un cheval présente un début d’inflammation sur les structures de l’arrière du pied et HOP il sera naviculaire. L’article de THE HORSE explique en détail comment s’établie sérieusement le diagnostique. Au final, beaucoup de cheval hi/lo en déséquilibre (donc un peu en souffrance mais sans lésions catastrophiques) sont catalogué naviculaire pour rien et subissent les traitements qui vont les condamner…
On a donc fait le tour du problème là?
La posture antalgique du hi/lo n’a rien à voir avec la génétique (plutôt l’épigénétique) et ce que les MF appellent le « pied bot » n’est en fait que le pied HAUT du hi/lo (car unilatérale et d’origine posturale [fonctionnel ou traumatique] et non tendineuse/croissance comme sur un foal). C’est le pied en surfonction de la pince CAR sous le membre à l’épaule dysfonctionnel. Ce pied sera souvent le pied à la PPF (lien) et donc le pied atteins par des problèmes au niveau de l’art. inter. distale.
POURQUOI?
Les 2 articulations importantes sont métacarpiens/P1 (boulet) et P2/P3 (art. int. dist.) et chacune possédant ses ligaments et ses ou son sésamoïde (poulie).
Il faut toujours penser en « dynamique » car c’est là où il y a le plus d’énergie à gérer. (E=MC² ou E=1/2 MV²)
Le boulet est une plus grosse articulation que celle du pied.
Lors de la foulée, il y a 5 phases:
a > b = impact
b > c = appuie
c > e = mise en charge
e > f = bascule
f > a = soutient
Lors de la mise en charge, le cheval à l’autre jambe en l’air et pose donc toute sa masse sur le membre au sol. La « mise en charge » voit donc la pression passer de la masse du cheval à son poids en fonction de la vitesse générant une énergie  influencé par la dureté du sol. (Il est dit par exemple qu’en réception d’un obstacle la pression subit par les antérieurs est de 3 à 5 tonnes…)
Là, soit le système fonctionne bien et ça passe, soit il est en déséquilibre et ça ne passe plus.
La flèche verte indique la tension exercé par les muscles et la flèche noir la pression exercé par le poids du cheval.
Il y a le point d’insertion du TFP, situé sous P3, à la verticale de l’insertion de l’extenseur.
2 « changements d’angles » (les articulations) où vont s’exercer des forces dont la direction est modélisé par des vecteurs, les flèches rouges.
La pression exercé sur les sésamoïdes est représenté par des +.
La descente du boulet permet donc de « tendre » tout le système des fléchisseurs (muscles compris) jusqu’au épineuses des vertèbres, la scapula etc (l’épaule) et va pouvoir se servir de ce système de « ressort » comme soutien à la locomotion. (c’est pour ça que les chevaux préfèrent monter les côtes au trot plutôt qu’au pas, car ils bénéficient plus de l’effet de rebond).
MAIS, la descente du boulet permet de SOULAGER la pression qui s’exerce (vecteur) sur le naviculaire à la mise en charge pour charger les sésamoïdes du boulet qui sont 2, plus gros et dans une capsule articulaire plus solide. (forme, structure, fonction).
DONC, si votre cheval marche en pince et/ou a des talons trop haut ou des put1 de fers compensés sur les antérieurs, il va de façon CERTAINES se niquer le TFP, les ligaments accessoires, le naviculaire, les suspenseurs du boulet et la bride carpienne. Vous aurez des boiteries intermittentes au début, puis des gonfles… puis le cheval deviendra colérique, capricieux, sur l’oeil… qui sont des signes de douleurs chez le cheval qui n’a pas vraiment d’autres moyens d’exprimer son ressenti.
Ces chevaux sont « testé » à la pince, à la planche ou sur des cercles à la kon sur le dur… avec des pieds déformés, affaiblis, effondrés, encastelés, des soles et des fourchettes mutilés, des talons fuyants… puis commence le cinéma des AINS, des infiltrations, du tildren, des condroprotecteurs, de l’acide hyaluronique, des infiltrations, des ondes de chocs, de l’IRAP, des cellules souches…. et des fers à 350 balles… pour au final bousiller le cheval et le déclarer « inapte »…
Il existe des cas de tendinopathies dû à des talons trop bas et ou à des pinces trop longues également parce que la pression verticale qui sera exercé sur la surface articulaire de P3/sésamoïde par P2 ne sera encore une fois pas géré au bon moment ou au bon endroit. C’est pour ça que les chevaux hi/lo qui présente une forte dissymétrie des 2 antérieurs avec un pied haut et un pied écrasé, plat (sur-fonctionnel) sont finalement TRÈS handicapés.
Les barres peuvent également être un problème quand elles sont à la fois trop longues et trop hautes… et cela donne raison (en partie!) à Strasser qui décrivait ce problème de barres y a longtemps et que j’ai toujours démenti.
Le fait est que dès que les barres dépassent la moitié de la fourchette, elles envahissent le sommet de l’arche interne et deviennent un point d’appuie sur lequel le naviculaire peut venir s’écraser à la mise en charge.
C’est une cause de petites fractures des extrémités du naviculaire. (source Bowker et Savoldi)
Cela ne veut pas dire qu’il faille mutiler les barres comme le font les « pareurs stresser » ! La barre comme toutes les structures a sa fonction… mais doit avoir sa forme… ( PEL power! )
Si les talons sont fuyants, ils vont déplacer les PI vers les processus palmaires et ainsi créer un bras de levier plus important qui ralentira la descente du boulet… et créera des forces importantes sur les dits processus, structures osseuses non déformables contrairement à la partie palmaire des cartilages collatéraux… ce qui provoquera de la douleurs, des bleimes (corns in Inglish) et amènera le cheval à poser en pince etc etc etc…
On peut aussi avoir des problèmes vasculaire et des problèmes d’adhérences entre le naviculaire et le TFPD qui peuvent aller jusqu’à la liaison complète du tendon au sésamoïde et là il est évident que le cheval sera très gêné et ce pendant longtemps.
Il existe des interactions et des « détails » encore plus poussés pour expliquer les boiteries et les lésions et qui sont tous facilement « évitable » par un parage anatomiquement adapté, c’est à dire qui réparti les efforts sur les bonnes structures … et respecte l’équilibre des forces.  C’est tout l’enjeux des formations, arriver à faire les liens entre les différentes pièces du puzzle en commençant par la base. Au fur et à mesure de la connaissance des structures du pied, puis du sabot, puis de l’appareil locomoteur du cheval on peut commencer à savoir d’où viennent les problèmes et donc les éviter… Remettre le cheval dans SON équilibre physiologique et laisser faire son homéostasie ce qui est beaucoup plus efficace que de chercher à le contraindre à bosser en déséquilibre sous anesthésie.

Conclusion.

Les traitements conventionnels de la fourbure sont une catastrophe…

Les traitements conventionnels de la maladie naviculaire sont une catastrophe…

La GRANDE majorité des pathologies locomotrice sont généré par un mauvais équilibrage médial/latéral (basé sur le canon ou le paturon et non P3), l’absence de distorsion des ferrures rigides, des points d’impacts et de bascule non positionné anatomiquement et dans une moindre mesure la paroi porteuse et la mutilation de la sole et de la fourchette. (donc, la « ferrure classique » comme apprise un peu partout au final…). Les chevaux tolérants plus ou moins bien et/ou longtemps les erreurs plus ou moins importantes des différents pros qui ont tous leurs « tours de main », leurs « oeil » ou leurs « astuces » donc qui pourront donner des résultats différents…

Ce qui sauve les chevaux ferrés c’est le sable ou la terre qui vient « soutenir » la voûte plantaire (l’arche interne) en remplissant l’intérieur du sabot/fer.

Comment penser « soigner » des pathologies créé par la ferrure avec des ferrures, je ne sais pas. Toute la compréhension du fonctionnement du pied est a revoir en France en fait…

Le fait ai que en changeant la forme, on change la fonction, donc on peut déplacer les contraintes légèrement pour soulager temporairement et ainsi détruire différentes zones anatomique, ce qui permet de faire durer le plaisir.

Les AINS et les infiltrations sont la panacée pour « cacher la misère » et donner l’illusion que « ça va mieux ». On peux donc continuer à détruire son cheval tout en ayant l’impression qu’il est « soigné »… Cet état de fait me fait bondir à chaque fois…

Tout cela explique pourquoi les chevaux ferraux peuvent théoriquement vivre 40 ans sans problèmes (donc sans élevages, vaccins stérilisateurs ou zones de confinements complètement inadaptés car c’est aujourd’hui la réalité des chevaux ferraux…) et les chevaux dit de « sports » sont fracassés à 10/12 ans et en retraite à 16.

On ne parlera pas des compensations qui viendront immanquablement avoir des conséquences sur le dos à cause des dissymétries musculaires et des contractures… Il faut savoir que lors d’un accident de voiture, les fractures des vertèbres sont généralement dû aux contractions des muscles dorsaux… La grande majorité des lésions ostéopathique ne sont que « musculaire » car le système se verrouille en cas de choc ou de traumatismes émotionnel.

Le système viscérale sera lui aussi impacté car la posture implique la mise en tension de chaines musculaires importante et sollicite des « ceintures » : scapulaire, abdominale. Des diaphragmes, méningé, thoracique, pelvien… et que tout cela entoure des organes digestifs, pulmonaires, vasculaires… et que par conséquences les « contractions » ou « tensions » ou « dissymétries posturales » (les aplombs) vont contraindre les organes… leurs « appuyer dessus » ou limiter leur vascularisation…. et donc leurs fonction… et comme tout est lié, le système nerveux est impacté, donc le système endocrinien… et fatalement le système digestif… et microbien.

On comprend donc que les chevaux dit « de sport » en plus d’être des put1 d’athlètes sont des WARRIORS pour supporter toutes les misères qu’on leurs fait subir.

Beaucoup échouent… et c’est bien normal car un être vivant n’est au final pas fait pour souffrir.

Qui aujourd’hui imaginerait Ronaldo (ou autre) jouer ses saisons internationales sans massages, sans récup, sans suivit, sans un régime alimentaire tip-top, sans loisirs? Comme si à la fin du match on lui disait de rester chez lui dans sa chambre et il n’aurait le droit de sortir que pour « jouer au foot dans le jardin » et hop, chambre. C’est juste risible… mais le quotidien des chevaux de sport. Certains chevaux de particuliers quand à eux souffrent de ne rien faire, de ne servir à rien… or il est important pour tout être vivant d’avoir des trucs à faire… Laisser son cheval dans un pré carré grand comme un Q à rien branler n’est pas une vie…

Je penses que la suite, c’est d’arriver à faire comprendre aux cavaliers de sport, comme je l’ai fait il y 10 ans pour les particuliers, que NON, il ne suffit pas d’enlever les fers… ça, on sait, ça ne fonctionne pas.

Qu’il ne suffit pas non plus d’avoir un parage parfait… OUI, ça fait gagner des points et oui ça permet d’éviter tous les effets iatrogènes de la ferrure (et de son parage inadapté) MAIS il est possible de gagner encore des points en ayant une vision plus globale, une vision à plus long terme et SURTOUT une vision HOLISTIQUE qui englobe la prévention, car il coûte beaucoup moins cher d’agir AVANT la lésion, que de réagir après…

En laissant les chevaux dans leurs merdes, dans leurs contractions, dans leurs lésions (mémoire de la lésion aussi), dans leurs dissymétries, dans leurs douleurs de dos, d’ovaires, de nuques, de muscles, de manque de vascularisation, d’émonctoires saturés, de dysbioses, de peau… dans leurs douleurs psychique aussi de privation de contacts sociaux ou d’enfermement, de manque d’activité ou de sur alimentation on va créer des problèmes qui auront un impact sur la locomotion.

Dans le cadre de déferrage sur des pieds très abîmés, l’homéostasie du cheval ne pourra gérer la régénération des pieds si il existe trop de lésions partout ailleurs dans l’organisme… Le vivant est une merveille mais a aussi ses limites. Les fonctions vitales sont prioritaires. Les pieds sont pris en charge pour aller manger de l’herbe pas loin, au delà, c’est quand tout va bien qu’il s’en occupe…

Cela explique pourquoi (entre autre) beaucoup échouent à déferrer.

6 Comments on “Pas naviculaire mais presque!

  1. Autant déferrer un cheval naviculaire et le laisser 6 mois en pâturage sans rien faire, c’est plus efficace que de poser des talonnettes…
    Il n’y a pas longtemps, un gars m’a ressorti la théorie de la fourbure due à la force du fléchisseur qui tire et bascule P3 dans la boîte cornée. Jusqu’à preuve du contraire, la tension de l’extenseur devrait compenser ça, sinon à chaque fois que le cheval lève le pied du sol, ses glômes viendraient brutalement claquer contre le boulet… Quand on cure les pieds ou les pare, si les muscles sont détendus, ça n’arrive jamais! Lorsque le cheval se déplace, non plus!
    J’ai essayé de lui expliquer de manière ultra simpliste qu’en cas de fourbure, c’est la boîte cornée, dont les lamelles sont déchirées, qui se fait la malle vers l’avant à cause des forces d’appui, et que les talons montent en compensation pour éviter le sabot qui s’enroule vers le haut et des contraintes sur le fléchisseur de par ce fait. Mais ça rentre pas. Tant pis.
    Un jeune maréchal de 20 ans à la sortie de sa formation, quel dommage…

    • Bonjour,

      Votre remarque est très judicieuse et très parlante !

      La tension est bien entendu posturale en réponse aux talons trop haut ! Ainsi que la douleur de l’arrachement des lamelles exactement.

      Le lavage de cerveau lors des formations est un énorme problème….

  2. Et dire qu’il y à quelques années j’ai vu une jument partir pour une euthanasie car « naviculaire » des 2 antérieurs, tellement mal que marcher devenait une torture pour elle, « spécialiste » de cette pathologie qu’il disait… infiltrations, proposition de névrectomie refusée par la propriétaire, j’étais petite et ne connaissais même pas les pieds nus, après lecture de cette article je suis dégoutée d’avoir vu une jument de 10 ans à peine, pleine d’énergie qui a été condamnée à cause de la bêtise humaine….
    Article ultra interessant qui nous fait nous poser des question, merci 🙂

  3. Bonjour, je récupère une jument diagnostiqué naviculaire sur l’antérieur droit en mai 2020 (infiltration faite peu après). Je souhaite la déférer, c’est ma vision du cheval, mais j’ai peur de mal m’y prendre! J’aimerai trouver quelqu’un de disponible pour m’aiguiller ou simplement une oreille attentive. Vous pouvez me faire un mail a lea.manghera(AT)gmail.com merci

  4. Bonjour, je récupère une jument diagnostiqué naviculaire sur l’antérieur droit en mai 2020 (infiltration faite peu après). Je souhaite la déférer, c’est ma vision du cheval, mais j’ai peur de mal m’y prendre! J’aimerai trouver quelqu’un de disponible pour m’aiguiller ou simplement une oreille attentive. Vous pouvez me faire un mail a lea.manghera(AT)gmail.com merci

  5. Trou du cul retourne à l école et arrête de raconter des conneries
    Les seules affirmations juste sont tirées d article de Marechalerie et vétérinaire récente
    Vous cautionnez la maltraitance des chevaux
    C est une honte

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