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Déposé à l’INPI en 2015, la podologie équine a su devenir la méthode numéro un pour la gestion des chevaux de sports et avant cela de tous les chevaux des propriétaires consciencieux et curieux. On trouve aujourd’hui des gens qui se réclament de la PEL alors que c’est faux.

J’ai commencé le « parage » en 2006 pour des raisons économique et parce que notre maréchal de l’époque Denis Gruffat voulait arrêter de suivre notre cavalerie de club, préférant se concentrer sur les chevaux de sports.

A l’époque, je faisais encore ferrer les chevaux sans penser qu’on pouvait faire autrement. (D’où l’idée que m’accuser moi de manque d’ouverture d’esprit est juste ridicule)

Les chevaux étaient ferrés ou « au pré ».

Le temps a passé et j’ai pris conscience des conséquences de l’application d’un morceau de métal sous le sabot du cheval. Faute de professionnels « du pied nu » dans mon secteur et qu’il fallait bien se débrouiller (d’abord avec l’aide de Denis, puis sans lui), j’ai déferré les chevaux puis je les ai parés… au pif.

Planète cheval au naturel… le blog de Yvonne Welz qui était à l’époque LA source d’info sur le sujet du pied nu. Strasser, Jaime Jackson…  J’avais à l’époque rempli mon dossier pour la formation longue à l’institut équin chez Christoph Gehrmann.  Fin 2007, Xavier Meal m’appel et me dit que KC Lapierre vient faire son 1er stage en France en mars 2008. Bingo !

La suite c’est les stages Lapierre dont un en Floride et le passage du Level 1 IAEP.

Je commence à bosser en 2010 « pour de vrais » et ce n’est pas facile mais je commence à me faire de la clientèle.

Je déménage ensuite dans le 56 (en venant du 29) et je dois me refaire une clientèle et cela me laisse du temps pour commencer à réfléchir sur le sujet du pied nu qui s’appelle désormais « Podologie équine ».

Je commence à me rendre compte que la méthode « magique » Lapierre ne fonctionne pas…  (J’ai attendu 11 ans pour écrire cette phrase publiquement). Je ne m’étendrais pas sur ses pratiques commerciales vis-à-vis de ses stagiaires etc sujets qui m’ont valu d’être radié de la liste des DEAP dans l’année de mon diplôme.

Toujours est-il que j’ai commencé à lire sur les autres méthodes vers 2011… et que j’ai compris qu’on pouvait encore faire autrement. Je suis donc passé du ferrage stricte, au ferrage des antérieurs, puis aux pieds nus autodidacte, au parage Lapierre, puis au parage Ramey… pour enfin arriver à la PEL en plusieurs étapes, essaies/erreurs… et finir par une structuration qui permet de répondre à quasiment tous les cas de figures.  (Si vous avez des cas désespérés ça m’intéresse car je ne trouve plus de pistes de recherches à l’heure actuelle)

La rencontre avec mon ami Eric Ancelet en 2011 y a été pour beaucoup. Patrice Franchet d’Esperey a été aussi un bon guide pour réfléchir sur l’équitation à l’époque et ma correspondance avec lui, ses idées, son ouvrage « la main du maitre » et ses colloques m’ont amené beaucoup de réflexions. C’est avec Andy Booth que j’ai commencé à m’ouvrir à une vision différente du cheval (j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec lui à cœur ouvert lors d’une ballade à la plage parce qu’il avait raté son TGV après le stage !). Mes échanges de mails avec Pete Ramey m’ont aussi bcp fait avancer.

J’ai mis la liste de mes lectures de l’époque qui ont été très inspirantes. Je passais plus de temps à lire et moins de temps sur FB… C’est là que je me rends compte que l’aliénation de FB est réel et surtout désastreuse pour la productivité et la créativité.

J’ai mis en place la PEL progressivement. Pourquoi PEL ? Pour m’opposer frontalement à la PEA.

La podologie équine appliquée était beaucoup trop restrictive et secrète pour moi et j’ai voulu démocratiser le sujet avec mon blog car à l’époque on ne trouvait pas d’info en Français sur le sujet.

La podologie équine libre est donc à la base une crise de rébellion, une crise d’égo et puis la naissance d’un mouvement, d’un cadre évolutif, d’un concept novateur de gestion des pieds du cheval domestique et enfin d’une méthode pédagogique unique au monde.

Aujourd’hui la PEL est la 1ere méthode à gérer des chevaux de CSI 5* entièrement pieds nus. (Moneta met des PHW sur les épreuves…)

Le plus fou, c’est que cette méthode de gestion est réalisable par le cavalier lui-même et/ou son/ses groom(s) !

C’est là l’idée du « LIBRE » de la PEL… se délivrer de l’emprise du professionnel, assumer ses responsabilités de gardien de l’équidé qui vous accompagne et reprendre le contrôle de la gestion de ses pieds.

Je n’ai jamais eu pour vocation de former des professionnels de la podologie malgré les très nombreuses demandes.

Mes stagiaires ne sont PAS des professionnels… ils sont des « amateurs éclairés ». 😉

    

Certains d’entre eux, par leurs expériences, leurs parcours, leurs recherches, leurs formations, deviennent des professionnels par la force des choses puisque en France il n’y pas (ou trop peu) de professionnels compétents ET reconnus pour la gestion des chevaux pieds nus fonctionnels. Ce passage n’est pas de mon fait… mais du fait de la demande du marché.

Nous arrivons là où je voulais en venir… mes intro sont souvent bien trop longues !

Le succès de la PEL porté par la médiatisation des chevaux de Michel Hécart et de Julien Epaillard fait que certaines personnes n’hésitent pas à usurper la PEL !

C’est bon signe ! Plus on a de succès, plus on est connu et plus on récolte des « haters » et des plagiaires…

Certains « pareurs » se réclament de la PEL parce qu’ils ont lu mon blog.

Certains disent aux clients que je les ai formés alors qu’on ne s’est jamais rencontré !

D’autres, font un stage puis s’installent comme « pro » et font du boulot d’amateur… voir font carrément de la merde car on doit forcément avoir une certaine expérience avant de pouvoir maitriser une technique manuelle quel qu’elle soit.

J’ai même des stagiaires qui refont des stages avec d’autres « pros » de la podologie équine (bonne idée pour enrichir son savoir !) et qui ensuite changent de technique mais se réclament encore de la PEL parce que « ça fait bien sur le CV »… tout en me crachant dessus ouvertement !

Les personnes « sérieuses » en PEL ne me crachent pas dessus tout simplement parce qu’elles ont des très bons résultats… et même si on peut avoir des divergences d’opinions sur plusieurs sujets, ces personnes sont au moins respectueuses de mon travail et de ma personne. Mes croyances et mes défauts (oui, j’en ai pleins !) sont hors sujet et doivent rester dans la sphère privé.

Le plus gros problème est donc l’usurpation du terme « parage PEL » alors que dans la réalité ce n’est PAS un parage PEL qui est effectué.

C’est exactement pour cette raison que je n’ai encore jamais voulu former de « pros » et toujours privilégié la formation des propriétaires !

Si on n’applique pas les repères et qu’on ne mesure pas précisément ce qu’on fait, on ne fait pas de PEL.

Quelqu’un qui ne mesure pas avec son réglet ne fait pas de PEL !

La ligne de chanfrein doit faire tout le tour du sabot et être net et parallèle au sol à la fin.

Le recul des PI aux points d’impacts anatomiques est primordial.

Le positionnement du point de bascule de façon anatomiquement correct est essentiel.

La gestion du type de chanfrein (nous avons 3 types de chanfrein normé en PEL) doit répondre à des explications logiques pour le cheval et l’état des structures.

Toutes les étapes doivent pouvoir être justifié de manière précise et claire. Il n’y a pas de pifomètre ou d’intuition.

Le cheval doit être posé et calme à la fin du parage, preuve qu’il est équilibré et débarrassé de ses gènes lié à des structures trop longues et/ou déséquilibrés.

La base de la PEL est la compréhension de l’anatomie fonctionnelle, l’application des repères qui en découle et la mise en place d’un suivi régulier, précis, ainsi que de soins holistiques adaptés.

Les boiteries post parages persistantes sont LE signe que quelque chose ne va pas et c’est souvent des erreurs de repères et donc la création de déséquilibres biomécaniques ! Une personne non formés ne peut pas connaitre la cartographie PEL et encore moins savoir la justifier !

Si on ne conseille pas de travailler en équipe avec un ostéo compétent (qui regarde les pieds !) on ne fait pas de PEL.

Un particulier (ou un pro !) qui aurait suivi le stage d’une oreille, pas pris de note se retrouvera souvent dans le désarroi face à des pieds abimés par des années de ferrure… Il est donc utile de ne pas juger sur un exemple.

Certains chevaux ont une descente distale un peu plus prononcé que d’autres et l’affaissement de leur arche interne fera que la remise en route du système sera plus longue. Ce n’est pas une excuse pour referrer (puisque le ferrage est la cause du problème) ni pour essayer de dire que la PEL ne fonctionne pas.

C’est pareil pour l’environnement de vie du cheval…

Tout cela pour vous dire de faire attention.

Attention à ces gens qui viendront vous proposer des « parages PEL ».

Assurez-vous qu’ils sont compétents auprès de nombreuses personnes par le bouche à oreilles.

Même si j’ai déposé la marque Podologie Equine Libre, et tous mes contenus pédagogiques, logo et cigle je ne peux pas surveiller tout le net.

Certaines personnes que j’ai formées sont devenues d’excellents podologues et ils sont dignes de confiance mais il y a quelques brebis galeuses qu’il faut éviter.  On n’est jamais mieux servi que par soit même. Les vrais PEL font partie de la communauté et respectent cette idée. Ils vous proposeront d’aller vous former… de devenir indépendant. Certains proposent même des initiations.

Les charlots vous proposeront toujours le contraire… de surtout bien rester ignorant pour leur laisser le pouvoir.

En se formant, les vrais PEL seront contents de pouvoir échanger sur les mêmes bases, alors que les autres savent que vous pourrez vous rendre compte qu’ils font de la merde (ou pas mais un truc différent tout du moins)

Se former ne veux pas dire devenir seul… mais au contraire rentrer dans la communauté PEL.

Le réseau PEL permet de trouver d’autres proprios PEL, des pros, des MF, des vétos, des ostéos ou des moniteurs d’équitation PEL.

Formez-vous, faites des stages, ne pensez pas tout savoir en un stage de 2 jours… moi j’ai mis 13 ans à comprendre ce que je vous transmets… (Plus le fait que je suis né dans une écurie quasiment). Revenez en stage ! On ne peut pas avoir tout assimilé d’un coup…

J’aimerais mettre en place une formation en ligne parce que le GROS contenus théorique serait plus facilement intégrable à distance, à votre rythme et surtout sanctionné par des évaluations.

Je cherche donc une personne ou 2, compétentes en LMS (idéalement sur SPOT LMS) et digitalisation des contenus pédagogique qui seraient prête à échanger du savoir contre mon savoir. (Il est important que ces personnes aient des chevaux pour mieux cerner les enjeux).

Le mariage du distanciel et du présentiel permet de gagner du temps et de mieux profiter du présentiel !

@+ take care!

14 Comments on “PEL, 3 lettres qui sont en train de rentrer dans le langage courant du cheval.

  1. Super Guillaume, hâte de pouvoir faire les formations avec toi ! Petit à petit la PEL fera effectivement son trou et sera reconnue à sa juste valeur c’est à dire comme une manière physiologique de gérer les pieds des chevaux de sport et de loisir. Une méthode qui permet de réfléchir au sujet du cheval dans son ensemble !

  2. Ton texte tombe à point nommé, je manquais de confiance en moi et de temps pour bien revoir mes notes de formation
    Résultats :j’ai fait appel à quelqu’un qui était soit disant « professionnel » mais qui n’a jamais voulu me dire très clairement de quel « courant » elle était, bref, cheval mutilé et ultra douloureux depuis son intervention. Et bien entendu aucune remise en question de sa part…

    Une formation continue avec des exercices pour être sûr de nos acquis serait merveilleux.

    J’espère que tu trouveras quelqu’un qui pourra d’aider à mettre tout ça en place car cela serait un super outil.

    Tiens nous au courant 😊

  3. Ton texte tombe à point nommé, je manquais de confiance en moi et de temps pour bien revoir mes notes de formation
    Résultats :j’ai fait appel à quelqu’un qui était soit disant « professionnel » mais qui n’a jamais voulu me dire très clairement de quel « courant » elle était, bref, cheval mutilé et ultra douloureux depuis son intervention. Et bien entendu aucune remise en question de sa part…

    Une formation continue avec des exercices pour être sûr de nos acquis serait merveilleux.

    J’espère que tu trouveras quelqu’un qui pourra d’aider à mettre tout ça en place car cela serait un super outil.

    Tiens nous au courant 😊

  4. Génial,j’adhère de suite à ton idée et je serais sur les rangs pour une formation,ou plusieurs en plus du stage fait en octobre!
    Cécile cantele

  5. L’égo n’est pas un problème quand il est mis au profit du projet. Quand le projet est mis au profit de l’éqo c’est là qu’il y a un souci.

  6. Sur la photo de parage que tu as mise la paroi paraît trop longue à gauche.

    • Bonjour Seb,
      C’est ma gestion de l’avalure en quartier, tout est normal.

  7. bonjour Guillaume,
    si tu veux un cas désespéré, passe faire tes stages dans l’oise. j’ai failli t’apporter mon « Billy » en bretagne !!! tellement j’en ai marre de sa fourchette pourrie profonde…j’ai appliqué à la lettre tout ce que tu dis…même avec les mois de sécheresse de l’an dernier ….
    il es paré par mon fils et mon ami que tu as eu tous deux en stage…
    tu peux avec toutes les commodités qu’on te réserve, venir faire un stage chez nous, il y a suffisamment de monde pour remplir le stage…il suffit de répondre à nos messages, je sais bien que tu es débordé…mais j’aimerais vraiment que tu vois mon Billy.

    Oise 60190 moyvillers

  8. Bonjour Guillaume,
    tu dis vouloir rencontrer un cas dédespéré, j’en ai un ! j’ai même failli t’apporter mon Billy en bretagne tellement j’en ai ras le bol de sa fourchette pourrie profonde. j’ai fait tout ce que tu préconises, même avec les mois de sécheresse de l’an dernier…il est paré par mon fils et un de mes amis que tu as tous deux formés, donc viens le voir dans l’Oise, tu pourras y faire un stage avec toutes les commodités que nous te réservons, la clientèle est déjà là !…il te suffit de répondre à nos messages (oui, je sais tu es débordé 🙂 ) mais pitié viens voir mon Billy !

    Oise, 60190 Moyvillers

  9. Très bonne idée une formation a distance peut être pourrez vous même développer vos formations et idées au au-delà des frontières . En me formant jusqu’à pouvoir guérir les nombreux chevaux a probables du club, ou j’ai une pension , peut être même que les pro de cso international de ce meme club de Tanger pourraient suivre le mouvement . Mais vraiment j aimerais pouvoir faire partie de vos élèves car le sujet me passionne et l envie d aider les chevaux de ce club me tient à coeur.

  10. Merci de m’avoir mise en contact avec une podologue qui vous connais bien et qui à faire la route pour venir jusqu’à ma jument pour son premier parage PEL et qui en plus n’a pas compté son temps pour me donner plein d’information hyper utile. 🙂 Je viendrai faire un stage avec vous prochainement.
    Laura Bour

  11. Bonjour Guillaume, merci pour cet article.
    Avez vous trouvé la ou les personnes susceptibles de vous aider dans la réalisation de votre projet formation en ligne?

  12. Bonjour,
    je viens de lire votre blog sur l’abcès: très intéressant et ça me parle. je ne sais pas si je peux vous soumettre le cas de ma jument de 28 ans , parée méthode strasser depuis 2007 et qui fait aujourd’hui une fourbure (version veto) et prépare un abcès à la couronne (version podologue). Elle a développé depuis mai /juin 2020 un problème de peau sur cet antérieur: dessechement, pas de pousse de poil, peau ressemblant à celle d’un éléphant, très légères fissures . Le veto a fait analyser des prélèvements de peau , de poil + biopsie : il n’a rien trouvé si ce n’est une rencontre ancienne avec la maladie de lyme. J’ai mis de temps en temps une crème grasse de chez animaderm, et la crème du veto avec antibio. Le poil a un peu repoussé et pas trop d’engorgement. Et puis à présent je vois que tout le sabot est entrain de changer : il ne pousse plus dans l’axe , il n’a plus de concavité, la corne est très épaisse et le 16 avril elle déclenche une boiterie et tout le membre est enflé jusqu’au genou inclus. … le veto a fait une radio où l’on voit que la 3me phalange ne suit pas l’axe de la paroi antérieure et n’est pas parallèle à la sole… la bascule est légère . je les envoie dès qu’il me les fournit. Il m’a prescrit du previcox pour 20jours + alimentation exclusivement au foin mouillé (moins de sucre). Pour moi ça ne règle pas le problème de fond ; le décrochage de la phalange est liée à ce problème de peau que personne ne sait régler ; le podologue se contente de dire : elle essaie d’éliminer quelque chose mais n’y arrive pas par le sabot ; l’abcès ne sort pas . J’hésite donc à prendre les choses en main : cataplasme de lin , bain de bicarbonate, homeo … mais j’aimerais comprendre : donc si c’est un cas que vous avez rencontré et réussi à gérer , je serais au 7eme ciel !!
    Je suis dans la région de Strasbourg et le podologue allemand ne passe plus la frontière ; je suis formée à la méthode strasser (formation sur 1 an) mais j’ai 64 ans et mes os trouvent que je déconne sec à vouloir continuer à parer …

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