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Les discutions au sujet des pieds nus tournent TOUJOURS autour de quelques idées préconçus qui reviennent en boucle. On peut faire le point sur ces « marronniers » comme on dit dans la presse.

« On a toujours fait comme ça »

Si vous tapez cette phrase dans google, vous tomberez sur « la phrase la plus dangereuse du monde » !

Les 2 ou 3 1ers articles racontent comment on peut effectivement se planter ou faire des trucs absurdes avec cette idée. ( comme ne pas couper sa salade avec son couteau… lol ).

Les causes sont toujours les mêmes, et on les retrouve partout :

– Force d’inertie des croyances collectives

– Résistance au changement et zone de confort

– Absence de prise de risques si faibles soient-ils

– Pas de temps consacré à l’optimisation sous prétexte d’être trop occupés par les tâches quotidiennes

– Manque de réflexion proactive sur les besoins qui changent constamment

– Manque de mesure de l’efficacité des procédés actuellement utilisés…. ?!

Et oui, l’humain est feignant, traditionaliste et surtout conformiste! Les gens qui ont leurs chevaux pieds nus ne le sont pas puisque ils bravent les jugements, les insultes, les moqueries, les « bons conseils » ou l’exclusion pur et simple malgré tout.

Donc l’excuse du « on a toujours fait comme ça » pour la ferrure ne tient pas…

On a pas toujours fait comme ça. Xenophon ou Alexandre Le Grand n’avaient pas de chevaux ferrés. Gengis Khan non plus. Donc quand on vous dit qu’on ferre les chevaux depuis « l’antiquité » c’est faux. Le 1er traité de maréchalerie dite « moderne » est de 1550. On peut donc dater la ferrure avec certitude au moyen âge. Certains auteurs parlent de ferrures celtiques donc ça donnerait une date situé aux alentours du 2e siècle. Quoi qu’il en soit, on a domestiqué le cheval y a environ 6 à 8000 ans… et la ferrure est arrivé tardivement tout simplement parce qu’on avait pas la technologie. L’apogée de la technique c’est le 19e siècle avec les omnibus et les chevaux de guerre.

On utilise plus ni la cavalerie militaire ni les omnibus… et on a surtout découvert des trucs depuis! Il existe PLEINS de témoignages de chevaux utilisés et non ferrés notamment dans « les colonies » ou par les travaux de Bracy Clark. Donc, non, on n’a pas toujours fait comme ça.

« Parce que mon/son cheval travaille »!

Cette excuse revient souvent dans la bouche des MF. Ils sont souvent stupéfait de voir l’usure des fers qu’ils changent. Cette usure parait « surnaturelle » et justifie pleinement leurs travail car « sans fers » ce pauvre sabot n’aurait pas résisté, quitte à user la corne à sang, provoquant moultes boiteries ou maladies !

Cette excuse est en lien avec l’aspect historique de la 1ere excuse, le fait que « on a toujours fait comme ça » pour des chevaux qui « travaillent » revient à pouvoir se légitimer sur le nombre et les années. Le soucis c’est que c’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tord, qu’ils ont raison.

On peut se tromper longtemps… et on peut se tromper à plusieurs. C’est d’ailleurs un biais cognitif car le conformisme, validé par l’expérience de Asch montre qu’il suffit que 5 personnes disent « blanc » pour que la 6e disent « blanc » juste pour pas être exclue… Donc il suffit que des milliers de personnes vous disent qu’il faut ferrer les chevaux qui travaillent… et ça suffit à vous conditionner.

Historiquement les chevaux qui « travaillaient », donc utilisé pour l’agriculture, l’armée, les transports, étaient ferrés, oui. Ils bossaient tous les jours comme des « bagnoles », choses qu’ils étaient! Les chevaux étaient la force motrice de l’humanité. Il est logique que sans traitements particuliers et de toute façon ferrés à 4 ans… la ferrure était obligatoire. L’idée c’était de pouvoir faire le maximum de distance en fonction des possibilité physique des bestioles et l’usure des sabots étaient une limitation qu’une ferrure pouvait rendre extensible. Faut comprendre que à l’époque (19e) on « utilisait » les chevaux… et les documents véto de l’époque qui montrent un peu l’état des chevaux en disent long sur les conditions de vie des bestioles! (lien)

Oui, les chevaux « bossaient »… « ferrés »… oui, c’est parfaitement VRAI, mais à quel prix??? 

A l’époque on se posait pas vraiment la question de savoir si on pouvait faire autrement parce qu’on ne pouvait pas… et que les vieilles carcasses passaient directement des brancards de l’attelage au couteau du boucher ou à l’équarrissage qui est né du fait qu’on avait justement pleins de chevaux à abattre et à découper en ville aux yeux de tous…

Le travail des chevaux d’aujourd’hui n’a donc strictement rien à voir avec le « travail » des chevaux ferrés du 19e.

Aujourd’hui, il n’y a plus une seule discipline sportive où des chevaux ne sont pas pieds nus… et j’ai des exemples d’à peut près tout ce qui peut se faire avec un cheval de manière professionnel dans les stagiaires PEL … attelage, tourisme équestre, centre équestres urbain, débardage, CSO international, vigne… WHAT ELSE? Un cheval sans fers ça fonctionne pour peut qu’on le veuille!

Quid de l’usure des fers alors?

L’usure des matériaux est une science: la tribologie

Cette science amène des calculs et des concepts très complexes car les « variables » sont presque infini.

Il n’empêche que dans le cadre d’une usure par friction, chose qu’on observe sur les fers ou les sabots… « la surface la plus tendre raie celle plus dure », et que dans une étude sur l’usure des bennes de camions de chantiers en aluminium, l’auteur indique également « le matériau le plus dur s’use plus rapidement « . Dans une autre étude sur l’usure des lames de rasoirs, on apprends que « les poiles usent les lames en acier »… ! Je pourrais en trouver plein des comme ça…

Le fait est que plus un matériaux est « dur » plus il est cassant et donc apte à ne pas gérer l’énergie cinétique des impacts qui vont provoquer des éclats, des fissures, qui provoqueront des amorces de ruptures localisés. Répété quotidiennement, ces traumatismes vont « l’user » beaucoup plus qu’un matériaux « mou » qui va se déformer au lieu de casser… et amortir l’énergie cinétique sans perte notable de matière… donc d’usure….

Le sabot du cheval étant plus mou que le sol, va moins souffrir du sol que l’acier… et sa croissance continue va lui permettre de se renouveler là où le fer va perdre sa forme de façon définitive.

L’autre facteur déterminant dans l’usure c’est la façon dont le contact s’établie (on le voit avec les lames de rasoirs). Un frottement lent et bien à plat de deux surfaces lisses, n’aura pas le même effet qu’un choc brutale d’une lame sur un rocher par exemple. Il suffit de couper un caillou avec sa pince à parer pour s’en rendre compte…

Du coup, dans le cadre de la locomotion, le cheval SAIN va poser talons en 1er car toutes ses structures d’amortissements sont situés à l’arrière de son pied ( d’où le nom de structures palmaires ou caudales).

Comme ça:

Le cheval « malade » , gêné, qui a mal à l’arrière de son pied car encastelé ou avec une PPF ou des PI migrés, ou tout simplement paré « normalement », va poser en pince:

pince2

On peut par un parage adapté, redonner la forme de talons permettant un posé correct si le cheval n’a pas encore de pathologie, car ce n’est pas QUE une question de pathologie mais aussi de forme!

On voit bien que le poser en pince va générer un impact d’une surface « pointu » et « dur » sur une surface plus ou moins absorbante…

C’est bien le posé en pince qui va user de manière exagéré les fers en aciers! (et par la suite les articulations…).

LEs Américains utilisent des semelles ou des chaussons souples collés pour l’endurance depuis 20 ans avec les succès qu’on connait.

Posé talons en 1er !

L’usure des fers n’est pas un argument valable au 21e siècle pour justifier la ferrure puisque le sabot nu, qui pose en talon s’usera carrément moins. On peut également comparer l’usure des semelles souples à coller qui peuvent resservir sur plusieurs courses d’endurance ou être remis par le MF 4 ou 5 fois d’affilés sur des cycles de 5 à 6 semaines.

Ce qui fait que ça fonctionne mieux, c’est la souplesse!

Regardez à quoi ressemble un fer souple après 160 Km de course:

Il est comme neuf… ou presque… ! Là où des MF peuvent retirer des fers en acier de 8 mm d’épaisseur usé à mort par « KIKI » qui fait des ballades 2x la semaines… ! Cherchez l’erreur!

Reste que nos chers « collègues » (oui, parce que « il n’y a qu’un seul métier! 😉 ) ne veulent pas comprendre ces phénomènes et continuent malgré toutes les preuves factuelles à penser qu’il FAUT protéger les pieds des chevaux … « parce qu’ils travaillent »…

« oui, mais… moi mon cheval… »

Argument personnel tout à fait irrecevable car basé sur une expérience unique biaisé!

UN cheval ne saurait être un échantillon suffisant pour établir une règle. Certains essayent donc de se justifier en prétendant que LEUR cheval serait ceci ou cela… une exception.

Le raisonnement étant qu’il faut « rester ouvert » et qu’on doit « s’adapter » aux spécificités du cheval, du terrain, du cavaliers… tout ce merdier étant la preuve du travail d’un excellent professionnel!

Chaque cheval est différent… les terrains sont calcaires… y a des silex… il est fourbu… il a été fourbu… il a la sole plate… il a la sole sensible… il est cagneux… il est panard… il est long-jointé… Il a une mauvaise corne… il a mal au dos… il a une tendinite… il est naviculaire… il a eut une fracture quand il avait 5 ans… il a les talons serrés… J’en oublie???

Tout ça, ferait que CE cheval, ne pourrait PAS, JAMAIS, être pieds nus. Les gens ne se rendent pas compte que LEUR cheval est en fait un individu d’une grande famille de chevaux qui présentent tous les mêmes profiles… les mêmes pathologies… les mêmes problèmes… qui reviennent encore et encore… tout le temps et partout. POURQUOI?

Parce que les CAUSES sont identiques… parce que la TRADITION, le corporatisme et le conformisme (saupoudré d’une dose d’ignorance) amène à peut près toujours les mêmes résultats.

Les chevaux sont tous à peut près mal sevré, trop tôt et/ou à l’arrache, débourré trop tôt… puis ferré dans la foulée… (parce que…. on connait la chanson…) puis monté « de travers »… par des mains plus ou moins expertes… avec un matos plus ou moins adaptés… Ils sont logés en boxes… nourrit avec des croquettes industriels dégueulasses… et privés de contacts sociaux… On peut voir quelques variables avec des prés, des prés boxes, des paddock boxes… du foin en plus ou moins grandes quantités… des polluants administrés plus ou moins fréquemment (vermifuges chimiques, vaks1s, AINS, antibios… hormones… stéroïdes … ) et des gestions de pieds variant de ferré toutes les 5 semaines par un crack à ferré quand le 3e fers tombe… par le charlot du coin… ou paré nickel au millimètre par le proprio et checké toutes les semaines à paré une fois par an par le charlot de la région… certains allant jusqu’à confier leurs chevaux à des bouchers qui feront saigner les pieds à chaque visite… ! (stupéfiant!). Les chevaux au nord de la Loire seront dans la boue 6 mois de l’année, ceux au sud de la Loire seront dans la poussière 6 mois de l’année… Ostéo, dentiste, shiatsu passeront … ou pas… et l’activité des chevaux sera variable de intense toutes les semaines à rien du tout à l’année.

Le tableau est posé et au final, des grands schémas de pathologies « chroniques » se dessinent en dehors des « accidents » qui peuvent laisser des traces assez indélébiles.

Donc, non, y a rien de bien sorcier et la majorité des problèmes de santé des chevaux sont créé de toutes pièces par leurs conditions de vie plus ou moins inadaptées.

Pour ce qui concerne spécifiquement les pieds, 80% des problèmes locomoteurs sont généré par les ferrures métalliques ET les parages dit « d’aplomb et au degrés voulu » (base technique de l’enseignement en école de maréchalerie).

Les soucis de sensibilité (en majorité) viennent d’une épaisseur insuffisante de sole périphérique que les différents professionnels enlèvent systématiquement. Ils « travaillent » la sole… la « nettoient » … la « toilettent »… moi, je dis qu’ils la « mutilent ».

L’appuie périphérique (paroi porteuse) va générer de la descente distale et un affaissement de l’arche interne… compliquant encore l’épaisseur de la sole périphérique et faisant disparaitre la concavité. C’est un cercle vicieux puisque en enlevant la sole périphérique les professionnels annihilent complètement le fonctionnement de l’arche interne…

La migration des points d’impacts va générer toutes les pathologies liés aux tendons fléchisseurs, profond et superficiel, suspenseurs ainsi que les fractures des processus palmaires, les lésions des sésamoïdes distaux et proximaux ainsi que leurs ligaments associés. Migration des PI et posé en pince sont lié et provoquent les même effets.

Le « parage d’aplomb » va quand à lui provoquer toutes les lésion articulaires et ligamentaires latéraux… ligaments collatéraux… et arthroses…

La rigidité des branches empêchant la distorsion provoquera les mêmes problèmes que « l’aplomb » imaginaire.

La migration du Point de Bascule va provoquer toutes les atteintes (forge) et les ossifications du processus extenseurs… les inflammation de l’attache du TFP. Les lésions des ligaments accessoires…

 

J’ai dressé les « grandes lignes » bien sûr … mais au final la reproduction des méthodes amène la reproductions des pathologies et il suffit de voir les tableaux de pathologies des cliniques équines pour ce rendre compte que les problèmes sont récurrents …

Les lésions des fléchisseurs sous les guêtres par exemple… lié à l’échauffement des tissus… vous pourrez toujours mettre de la glace, faire de l’IRAP ou des corticos… ça ne changera rien au fait que l’activité sportive intense amène la production d’énergie cinétique énorme et que le rôle du membre (et ses structures) et d’évacuer cette énergie sous forme de chaleur… alors que la guêtre va provoquer l’élévation de la température des tendons de manière localisé en empêchant l’échange thermique avec l’extérieur! Dès que ça dépasse 42°… les tissus « cuisent »… au delà de 45° ils crâment… et cassent… Et si votre cheval a de la ferraille aux 4 pieds… l’énergie aura encore plus de mal à se dissiper!

Tout ça pour dire que NON, VOTRE CHEVAL n’est pas un CAS UNIQUE et qu’il a la même anatomie, les même structures que tous ses cousins équins. Il a donc les mêmes besoins fondamentaux, les mêmes caractéristiques biomécaniques et la même anatomie fonctionnelle.

Oui, ses sabots sont sans doute migrés ou avec tel niveau de descente distale… une atrophie particulièrement importante du coussinet digital… et alors? Comme des centaines d’autres en fait!

Il a été fourbu? oui et alors? Il a eut une fracture et alors?

Il a quand même BESOIN d’avoir un pied et un sabot en équilibre dynamique… des PI à leurs places… un PB correctement placé… Il a BESOIN qu’on lui LAISSE sa sole et sa fourchette tranquille … et il a besoin d’avoir un équilibre médial/latéral correct… Il n’a PAS BESOIN de marcher sur sa paroi et d’avoir des clous qui lui fige le volume de son sabot… et du métal qui bloque le mouvement pourtant fondamentale de l’arrière de son pied! NON.

La PEL permet d’avoir une cartographie des repères INTERNES précis de façon à pouvoir rééquilibrer les structures entre elles quelques soit les problèmes annexes qui n’ont pas grand choses à voir avec les pieds OU qui sont des conséquences de mauvaises pratiques qui ne sauraient donc devenir des solutions!

L’inflammation chronique provoqué par le stress, les « polluants » et les 4 maladies du sang vont amener des sensibilités exacerbés… qui n’ont rien à voir avec les pieds nus… mais avec une cause endogène physiologique. Il faudra investiguer… et la ferrure n’y changera rien.

L’excuse du « moi mon cheval » ne tient pas… car les fers ne soignent rien… pire, ils provoquent la majorité des problèmes.

On le sait aujourd’hui de manière certaines avec la baisse des frais vétérinaires des grosses écuries internationales qui ont mis en place la PEL ou encore l’expérience de la police monté de Houston.

« OUI MAIS… j’ai essayé et ça n’a pas marché! »

On est dans la lignée de l’excuse précédente… mais là, c’est un combo entre « un cheval unique au monde » et une technique qui ne fonctionnerait pas… quoi qu’il arrive.

Autant les gens qui utilisent l’excuse d’avant ne veulent pas essayer, JAMAIS!

Autant certaines personnes ont quand même « essayé »… Bien souvent ils ont été « convaincu » (à moitié) par un proche, une copine, un article… et puis se sont dit « oui, pourquoi pas »…

Alors là, y a effectivement plus de taff.

Y a des centaines de raisons pour que « le pieds nus » ne fonctionnent pas… càd que le cheval va rester en dessous des capacités qu’il a ou qu’il aurait avec des fers. La logique et la réalité, c’est que un cheval bien géré, sans fers est plus performant en TOUT POINTS qu’un cheval ferré. Les courses le savent… les études l’ont démontrés et le déferrage des PS a été interdit car considéré comme du dopage technologique! La raison en est que l’énergie cinétique est mieux géré… encore… Le poids des fers n’a rien à voir là dedans.

Donc, « j’ai essayé », ça veux dire: 

J’ai demandé à mon MF d’enlever les fers. Deux possibilités: il est OK ou pas.

Le gars est OK, il va faire un parage à plat comme appris à l’école et le cheval sera boiteux.

Le gars est pas OK parce qu’il trouve ça débile et que de toute façon ça le saoule de parer parce que le pieds nus, c’est pour les bobos écolos et les fumeurs d’herbes ou les tondeuses à gazons… Ce gars risque de sabrer les pieds juste pour prouver que le cheval est MIEUX avec des fers que sans…

BON OK… y a effectivement la 3e voie, le MF est OK et en plus il sait que faut pas mutiler la sole et la fourchette si on veux que ça marche… reste que le problème de l’aplomb… ça passe ou ça casse mais ça fait encore une raison d’échec…

J’ai demandé à une copine de parer mon cheval. 

Soit ça passe nickel… soit c’est la cata… Le soucis est que la copine va pas prendre en charge ad vitam le canasson et qu’un jour ou l’autre se sera retour au début de l’histoire… ça fait encore 2 causes d’échecs possible.

J’ai demandé à un « pareur ». 

Alors y a tout… pareur naturel autodidacte, pareur formé aux USA, pareur formé en UK… tout dépendra de l’expérience et de la formation du dit « pareur » ET des problèmes éventuels à gérer chez le cheval. Plus le pareur aura d’expérience et plus il saura gérer les problèmes… mais des fois, c’est pas valable parce que le pareur se base sur des trucs tellement débiles que peu importe son expérience, le risque de « foirage » sera énorme… (on appel ça un « foireur » du coup lol).

Si votre cheval a des pieds et un environnement de vie plutôt proche de l’idéal, on est bon. Si t’as un SF ou holsteiner (Hi/lo ! lol) qui vit à Paris, c’est mort…

Les « Podologues équins ». 

Cette catégorie est à part puisque ils ne font pas de « parage naturel ». Leurs repères ne sont pas les pieds des mustangs.  Plusieurs écoles proposent des visions différentes du fonctionnement du pied du cheval et donc des gestions différentes des problèmes et de la santé…

Strasser, Biernat, SOS sabot et toutes les méthodes germaniques qu’on peux trouver en Suisse alémanique et en Autriche…. (souvent appelé « orthopédistes »)

FUYEZ !

Après on a l’EPAUK, l’IAEP, le Balance F, la swedish Hoof school, les écoles Américaines, Une Allemande, la formation universitaire Australienne… En France, mise à par des DAEP, vous ne trouverez pas ces pros içi. Je suis DAEP moi aussi… mais j’ai arrêté parce que justement j’avais trop de soucis… J’ai créé par « essaie/erreur » la PEL qui est basé uniquement sur de l’anatomie fonctionnelle. C’est fiable et reproductible.

Du coup, ben on peut dire que suivant le type ou la nana sur laquelle vous allez miser, les résultats seront aléatoires. Certaines écoles de podologie recommandent même de referrer en cas de soucis! C’est plus « politique » que « physiologique » car comme on l’a vue précédemment, Il est illusoire de penser régler le problème avec la cause du problème…

Du coup, le « j’ai essayé » n’a rien à voir avec « le pied nu » mais plutôt avec la personne ou la formation de cette personne. (et dans beaucoup de cas, c’est QUE la formation car la personne fait de son mieux).

Après, on a le « j’ai essayé » mais 5min… puis j’ai vite referré. Là, peut importe la personne ou l’école, le propriétaire n’avait ni l’envie, ni la patience d’attendre que le cheval se stabilise. D’où l’idée de ne pas vouloir « sauver tous les chevaux » car au final, « TOUS LES CHEVAUX PEUVENT ETRE PIEDS NUS MAIS PAS TOUS LEURS PROPRIETAIRES! »

Si parer correctement un cheval de 5 ans ne présente logiquement aucune difficulté pour le maintenir à son plus haut niveau de performance, le cheval ferré de 17 ans, hi/lo… sera un beaucoup plus gros challenge… SURTOUT si il a le malheur de vivre en prison… et de ne pas travailler tous les jours.

Les fers bloquent tellement de processus biologiques que quand on les enlèvent, certains spécialistes parlent du même phénomène que lorsqu’on enlève un garrot !

Au delà des aspects vasculaires, neurologiques, posturale, articulaires, énergétiques… la resymétrisassions des structures internes et externes sur des paramètres différents « du parage d’aplomb » va provoquer (ça peut, mais c’est souvent le cas) une séparation entre le sabot et le pied au niveau des zones de tensions trop importantes. C’est un peu ce qui se passe lors d’un abcès émonctoriel ou d’une fourbure avec bascule… (keraphyle et podophyle se séparent) Sauf que là, le pied se replace comme il faut dans la chaussure! C’est pour ça qu’on peut observer une disparation des cercles de croissances, des déséquilibres, des déformations du bourrelet coronal, des longueurs de quartiers. On libère des tensions mais ça occasionne des « douleurs » d’adaptions. D’où l’idée de chanfreiner souvent au début pour relâcher au max les tensions sur la paroi.

Dans l’autre sens, on peut assister à un « recollement » entre le pied et le sabot grâce à la remise en équilibre… et le fait que P3 remonte dans la boite (hauteur d’arche interne qui augmente) le sabot va changer d’apparence complètement! Ça aussi, ça peut occasionner des gènes passagères!

Bref, on ne refait pas un système vasculaire et nerveux détruit par des années de ferrage en quelques semaines! On ne recolle pas une boite cornée en 3 mois… Faut un peu de temps pour les cas les plus « tordus » mais l’idée directrice est que ça doit aller dans le bon sens. Correctement géré, ça va de toute façon dans le bon sens… Des milliers d’exemples le prouvent aujourd’hui.

Faut donc trouver la bonne personne ET être patient ET impliqué. (mais ne pas attendre de miracle si votre cheval se couche 2 semaines après chaque passage du « pareur » ! Dans ces cas là, fuyez!).

Les gens qui disent « j’ai essayé » ne voulaient généralement pas déferrer… car une personne motivé ou convaincu va tout mettre en œuvre jusqu’à ce que ça fonctionne.

« Vous portez bien des chaussures vous! »

C’est sans doute la plus bidon… mais elle revient souvent!

Du coup, je proposes souvent la même réponse:

Mon article sur les chaussures détaille bien l’absurdité de cette excuse… et on peut reboucler avec les 2 excuses du début.

Sa chaussure, le cheval, c’est son sabot konnard! (mdr)

Donc si on arrête de lui mutiler, ça va tout seul !

Vous tapez « farrier horse » dans Youtube… vous aurez 50 exemples de parages qui mutilent…

Les mecs enlèvent TOUTES les structures de protections du pied…. et après, on vient nous expliquer que faut « protéger le pied » ! Sans déconner?

« FAUT SAVOIR S’ADAPTER! PAs être extrémiste! »

ou « il en faut pour tout le monde »… ou « chacun est libre de choisir le mieux pour son cheval »… et toutes les variantes possible à la kon.

On a un peu fait le tour de tous les argument avec les réponses précédentes en fait…

Au final, les gens qui ignorent TOUT du fonctionnement du pied du cheval pensent naïvement qu’on pourrait « choisir » entre des eggbarrs, des boots ou des pieds nus exactement comme si on choisissait entres des tongs, des basquettes ou des chaussures de randos… !

Ce mode de pensée nous ramène en fait un peu à toutes les excuses en une seule car plutôt que d’essayer d’emprunter la voie difficile mais glorifiante de l’argumentation historique ou technique, ces gens là préfèrent se la jouer « technique marketing positive » et bienveillance.

Je ne m’oppose à rien, je te respecte mais MOUA je veux avoir le choua de ferrer ou pas!

Derrière cette idée, on a … du rien. Y a pas d’arguments. Y a juste un vide de connaissances qui amène une posture de « liberté d’opinion » bancale.

C’est l’argument qui est finalement le plus pernicieux car on a pas vraiment de prise… car en argumentant on se pose en « extrémiste » qui refuse le choix à l’autre! Bien joué!

Du coup, le simple fait de penser que ferrer ou pas n’est qu’un « choix » prouve la non prise en compte de TOUT ce que ça implique derrière… On oublie la vascularisation, l’innervation, le système lymphatique, les leviers sur les structures osseuses, ligamentaires et tendineuses… les réflexes posturaux… la gestion de l’énergie cinétique… les points ting… la croissance et la maturation des structures internes et externes… l’équilibre dynamique… C’est KOOL ! On ale choix!

On a le choix! on est pas extrémiste!

Yes, j’ai le choix d’aller monter le mont blanc en tongues! Super, qu’est-ce que tu viens me faire chier?

J’ai le choix, je vais passer mes vacances en tente dans le désert de Gobi!

J’ai le choix de bouffer des fraises tagada toute la journée! J’ai le choix de fumer 4 paquets par jour… Tu es qui pour me dire que c’est pas bon?

Choisir sa couleur de tapis de selle, c’est différent que de choisir entre une gestion complètement inadapté des pieds avec une multitudes de conséquences et une gestion adapté au mieux dans l’état actuelle des connaissances! 

Tu peux choisir pleins de choses pour ton cheval, c’est vrai… mais certaines sont considéré comme de la maltraitance… La frontière est mouvante et subjective… l’éthique?

Choisir de couper l’oreille de son cheval est il éthique? On le pratiquait couramment au 19e siècle et c’est ça qui a donné l’idée ensuite aux éleveurs de chiens! On coupait aussi les queues… avec les vertèbres… on coupait les 1ere paupières… ? A l’époque, ceux qui faisaient ça pouvaient sortir la même excuse « j’ai le choix de couper ou pas les oreilles de mon cheval » ! Fumiers d’extrémistes qui voulez pas me laisser choisir! … et? C’est juste une histoire de prise de conscience…

Quand on comprend que vue que l’arrière du pied du cheval est SOUPLE, et le fer RIGIDE, ben ça ne peut tout simplement pas fonctionner… On peut aussi comprendre que le cheval ne marche PAS sur sa paroi… parce que aucun animal sur terre ne fait ça! Il n’y a aucun ongle dans l’univers qui porte le poids de sa créature… (AMHA)… parce que la FONCTION de l’ongle, de la griffe… n’est PAS de porter le poids… C’est pas une histoire d’opinion ou de choix, c’est la réalité.

« LA suite »

J’ai pas le temps…

Je sais pas faire…

J’ai pas de pareur…

J’ai mal au dos…

J’aime les grands prix sur herbes…

ça glisse…

ça glisse pas assez…

J’en oublie?

Ne tiennent pas plus la route…

Au final, on comprends qu’il est illusoire de penser que TOUS les chevaux seront pieds nus, pour la même raison qu’il est illusoire de penser que tous les êtres humains seront heureux et en bonne santé.

Certaines humains résisteront jusqu’au bout… par pur égo… folie… esprit de contraction… avarice… ignorance… fermeture d’esprit… conformisme… manque de moyens… ou de motivations.

Il faut lâcher prise.

C’est quand même marrant de démonter les arguments parce que au final, il n’y a plus aucun arguments qui puissent justifier la ferrure en 2021.

Le seul argument est le facteur HUMAIN. Le cheval lui, souffre des fers et les vieux le savaient très bien puisqu’ils avaient un dicton qui disait: « la ferrure est un mal nécessaire »… à une époque où effectivement il n’y avait pas de solution.

 

 

9 Comments on “Réponses à tout !

  1. Merci pour cet article, bien expliqué, il n’y a rien à redire. Je suis entièrement d’accord avec vous.

  2. Je suis en Italie. Ma fille ne veut déferrer QUE si c’est Guillaume Parisot qui vient.
    Pied compliqué. Seime ancienne.

    Nos autres chevaux sont pieds nus.
    Une de nos juments, fourbue (?), a été referrée CONTRE mon gré : je n’avais PERSONNE pour faire le job. Elle attend… moi aussi . . .On devrait redéferrer bientôt . . . (je prie saint Parisot!)

    Je suis prof de grammaire… ma compétence de PEL « live » est équivalente à la vôtre dans ma matière (de votre propre aveu). Et pourtant je lis tout ce que vous publiez depuis longtemps, j’ai soutenu votre voyage au USA, j’ai envoyé mes 2 filles à un de vos stages… Mais cela ne fait pas de moi une pareuse !

    HELP! Venez former des parisot et parisottes ici …
    Je bassine mes amis et ma famille (et notre pauvre maréchal-pareur-ferrant) depuis des années avec la PEL et Guillaume Parisot.
    Bien contente que l’on vous écoute de plus en plus…
    Bien déçue que vous soyez si loin.
    Bien marrie d’être moi-même si « bête »…

    • moi de même !
      j’ai envoyé mon fils avec un ami faire le stage de formation de Guillaume, dans l’espoir secret de venir en aide à mon cheval qui marche depuis sur des œufs,
      Néanmoins le passage du saint Parisot vénéré par nous tous me serait d’un grand secours, enfin surtout à mon cheval !
      Quand passes tu donc dans l’Oise Guillaume ???
      le pb de mon Loulou est insoluble ! pitié pour lui ! arrive !!!..

  3. Bravo Guillaume, une belle démonstration, argumentée, qui, je l’espère, est à même de convaincre tous ceux qui sont suffisamment curieux, ouverts, prêts à se poser les bonnes questions et se remettre en question pour le bien (mieux)-être de leurs chevaux. Pour les autres, ils se rallieront à la majorité quand elle aura changé de camp, comme d’hab. Ça finira par arriver, car la vérité finit toujours par triompher. En tous cas, j’invite tous ceux qui le peuvent à faire un stage PEL pour être autonome, parce que ça marche.

  4. Merci Guillaume , j’ai fait le stage PEL automne 2020 encore plus convaincu pour le bien être de mon cheval, 5 mois pied nu maintenant et des super résultats dans ses déplacements (plus de billarde, ne but plus,etc..)pour info cheval AQPS de 13 ans et hi-lo. Oui le PEL ça fonctionne juste avoir de la volonté et ne pas se découragé avec les petits bobos. Continue Guillaume tu es super !

  5. Merci Guillaume , ma jument , Bella, vous l’avez, sauvée, en 2017-2018 et depuis, David que vous avez formé et me l’avez proposer comme pareur , vient tous les 2 mois, et ses pieds vont bien , aucun problème, alors, OUI on a besoin de vous ! partout , SVP , continuez votre combat, formez des jeunes et continuez à étaler vos résultats sur les réseaux. Grâce à cela, les proprios arriverons à voir et comprendre et avec un peu d’intelligence à changer les choses pour le bien de leurs chevaux. France EGLI

  6. Merci Guillaume , c’est malheureusement du vécu !! j’apprécie votre véhémence ; ça va être chouette le stage …. :))

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