fbpx

 

Cette semaine (du 28 au 30 octobre 2022) j’étais en déplacement à Porto, au Portugal pour aller voir le travail et les chevaux de Ricardo Gil Santos (dit « Gil »), cavalier pro 1 de CSO, qui se forme à la PEL.

Gil a passé ses chevaux pieds nus l’année dernière sous l’impulsion d’Arnaud Guillermo qui m’a lui même fait venir à Cascais (à l’Estoril Cascais Riding Center) en janvier (2022) pour faire un coaching pro dans les écuries où il avait un de ses chevaux.

J’ai découvert une petite structure, très modeste vue le niveau du cavalier et la qualité des chevaux mais tout est fait pour essayer d’améliorer les soins et la gestion des chevaux de sport.

Nous avons vue pas mal de chevaux, de tous âges et plusieurs disciplines et son travail m’a impressionné!

J’ai rarement vue un cavalier pro s’investir autant dans la gestion GLOBAL des chevaux et donc de leurs pieds!

Des prés! Les chevaux passent le plus souvent entre 4 et 8h par jour dehors, sans compter le boulot.

J’ai dû corriger quand même quelques détails, notamment les barres… puisque Gil n’avait pas trouvé utile d’utiliser une rénette adaptée… !

Arrivée à un certain niveau d’exigence, chaque détail compte!

Gil m’a présenté un poulain de un an qu’il a fait naitre et qu’il suis en podologie.

Quel plaisir de manipuler un poulain sain d’esprit, qui, tout en restant très sensible, connait son job! Les éleveurs de Normandie peuvent en prendre de la graine!  Combien de chevaux sont « perdu » par le simple fait que sans manipulations, un poulain ne sera pas suivit suffisamment dans ses pieds et va donc installer des postures compensatoires appelés « aplombs » par les professionnels du secteur… ?

NON, ce n’est pas « génétique » (confirmé en stage avec Mr Christian Planchon, éleveur et juge national Selle Français)  et quand bien même, un poulain de 3 mois sera suffisamment malléable pour lui corriger une infinité de postures compensatoires!  Attendre que les pieds cassent ou que le poulain soit tordu ou boiteux pour agir, rend les choses soit très difficiles, soit impossible si il est en plus paré à plat et ferré « d’aplomb »! Le parage physiologique d’un poulain, toutes les 7 à 8 semaines jusqu’à son débourrage, lui permettra d’avoir non seulement des pieds « parfaits » mais en plus de réduire au minimum la chance d’avoir des déséquilibres posturaux. Il pourra donc commencer le travail le plus équilibré possible, donc développer une locomotion « sportive » équilibrée… donc avoir de meilleures performances plus facilement et SURTOUT éviter au maximum les pathologies locomotrices liés à des dissymétries importantes…

Les chevaux modernes sont ferrés parce que les poulains ne sont pas « suivis » et qu’on « essaye » de les parer « à l’arrache » (en risquant sa vie…) vers un an ou deux puis le jour de l’arrivée aux écuries pour le débourrage… voir pire, pour « les ventes » où la ferrure est obligatoire pour les poulains! Aberration complète du circuit de vente des chevaux de sport, on ferre des poulains de 2 ans pour une vente aux enchères! Une fois que le « mal est fait » on pourra ainsi dire que « tous les chevaux ne peuvent pas être pieds nus »… lol.

 

C’est vrai que quand on a pas 50 poulains à gérer, c’est plus facile… mais l’objectif n’est il pas de faire de la « qualité »?

Les chevaux de sport correctement géré peuvent être mis en groupe dehors et ne pas présenter de dangers à la manipulation:

L’avantage de parer « assis » c’est qu’on peut recevoir des câlins!

L’environnement variés pourrait choquer mais les chevaux s’amusent beaucoup avec les dénivelés!

L’interview rapide de Gil:

Au final, Gil qui était récitent à l’idée d’enlever les fers, regrette aujourd’hui de ne pas l’avoir fait plus tôt. Il m’a montré des évolutions assez étonnantes pour le peu de temps de soins entre les déferrages (photos) et ce que j’ai pu voir le jour J. Il a plusieurs cas de rétivités ou d’agressivité qui ont été résolu grâce à la PEL, chose qui l’a beaucoup fait réfléchir. J’ai pu voir plusieurs cas de sempiternel hi/lo… qui avaient été classé « irrécupérable » par les vétos qui aujourd’hui sont fonctionnels. Il a bien entendu arrêté aussi les traditionnelles « infiltrations » (bien qu’il n’était pas un utilisateur assidus) preuve que les choses vont dans le bon sens.

Ecuries après écuries, je constates que sans « infiltrations » il ne pourrait pas y avoir de chevaux de sport ferrés… et ça personne n’en parle jamais. Un jour ou l’autre, il faudra bien se poser la question de savoir « pourquoi » on a besoin d’infiltrer les chevaux ferrés et pas ceux qui sont correctement géré « pieds nus » ou plus spécifiquement en PEL, puisque nous pouvons constater, qu’il y a quand même une VRAIE différence entre le fait d’enlever les fers, de parer… ou de mettre en œuvre correctement la PEL.

Gil a rapidement compris qu’il ne pourrait compter sur aucun professionnel (reconnus?) pour gérer les pieds correctement. J’ai prévu d’y retourner pour faire le point dans 6 mois. Plusieurs cavaliers de très haut niveau ont pus faire le même constat en France… Il faudrait également commencer à se poser les bonnes questions.

Pour ma part, j’ai vraiment apprécié d’aller travailler là bas, former des gens passionnés et attentifs est vraiment très motivant.

On a pus voir ensemble la gestion des chevaux dans leurs globalité et ça c’est vraiment intéressant. Mesures, postures adaptés, gestes précis, nourritures, soins, compléments, vermifugations, sorties, aménagements extérieurs… les discutions étaient riches et variés!

J’ai aussi découvert une très belle ville, Porto et reçu plein d’explications sur le vin éponyme que nous avons pus gouter !

Merci à Arnaud Guillermo pour l’organisation de cette formation et à Beatriz et Gil pour leur accueil.

8 Comments on “Coaching à Porto !

  1. Merci, Guillaume de partager vos expériences et si la PEL se généralisé, tant mieux !

  2. Bonjour, vous évoquez les barres, dans un de vos article vous écriviez  » ne pas massacrer les barres  » qu’en est-il ?

    • Les barres doivent être arasées si ces dernières dépassent la moitié dorsale de la fourchette, de manière à ne pas créer des pressions trop importantes au niveau de la 3e phalange. Sur la moitié palmaire de la fourchette, les barres doivent remonter en courbe concave (l’empreinte d’un pousse) jusqu’à la surface d’appui des talons.

  3. Bonjour est ce possible de participer au prochain stage ? Je suis au portugal j’ai déjà une de mes jument pieds nu j’aimerais déferré les 2 autres mais le maréchal me dit minimum 1 an d’arrêt pour la transition . Belle journée à vous
    Valérie
    Hbfarm Faro

  4. Dommage que la vidéo n’ait pas été traduite ou sous titrée en Français, car on ne sais pas ce qu’il en dit du PEL. ….

    • Bonjour,

      Il faut aller dans les paramètres de la vidéo et afficher les sous titres 😉

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :