La vermifugation.

La vermifugation est une question majeure pour le propriétaire d’équidés. On entend tout et n’importe quoi à ce sujet. Il est temps d’essayer de faire un point sur le sujet!

Les articles sur le sujet, mettent souvent l’accent sur « la mort » des chevaux à cause des parasites. Le mot revient souvent et on insiste… on culpabilise, on dramatise et on met en avant LE remède miracle! La molécule qui va sauver votre cheval de la mort! Bien souvent l’article est agrémenté de photos dégueulasses de vers qui sont le commun des articles de parasitologie. Ces articles ont souvent pour origine les firmes qui fabriquent les molécules en question. Je ne dis pas que ces molécules sont inefficaces, bien au contraire, elles le sont en fait trop! Le problème, c’est que ces firmes mettent en avant des situations morbides où la parasitose n’est pas la CAUSE mais la conséquence de problèmes survenus en amont. Stress, sur-pâturages, carences, alimentation industrielle trop sucrée sont autant de facteurs qui vont amener le sur- parasitisme, exacerbé par un affaiblissement du système immunitaire. On comprend que la solution ne sera pas uniquement le vermifuge MAIS des changements au niveau de l’environnement de vie des animaux! Le « vermifuge » (vermicide en fait) ne venant que régler temporairement le nombre de parasites.

Les recherches récentes sur la résistance des parasites soulèvent des questions sur les habitudes de vermifugations conventionnelles. Il s’avère que l’élimination complète des parasites des chevaux n’est ni bénéfique ni souhaitable. En effet, il est prouvé que la présence vermineuse permet au système immunitaire d’équilibrer ses anticorps. Par exemple, en médecine humaine, l’helminthothérapie permet de guérir ou d’améliorer les symptômes de la maladie de Crohn. (  >voir article Effervéscience n°74 <)

La préoccupation la plus inquiétante est la production possible de super-parasites. La résistance à chaque classe majeure de vermifuge a été identifié. Dans le cas du parasite le plus commun du cheval, les strongles, les oeufs sont éliminés dans les crottins, ils ne sont pas infectieux pour le cheval. Ils doivent éclore et se développer en larves de stade 3 (L3), un processus qui dépend des conditions météorologiques. Ils ne se développent pas en dessous  de 8°c ou au-dessus de 37.8°c , ce qui rend de Avril à Novembre privilégié pour le développement du parasite.

Les programmes de rotation de molécules pour le déparasitage n’ont pas empêché la résistance chez les parasites équins, mais ont plutôt créé des « super-Parasites » véritables mutants qui sont maintenant résistants à certains types de molécules. La résistance apparaît quand la fréquence des administrations augmente. Plus la fréquence d’utilisation d’un antiparasitaire est élevée, plus la pression de sélection est importante. Les traitements répétés 5 ou 6 fois dans l’année permettent une sélection rapide d’autant plus que la plupart des helminthiques n’éliminent en général que 95 à 99% des nématodes présents. Parmi les survivants, certains disposent vraisemblablement de moyens d’échapper, ils formeront ainsi la base génétique de la résistance qui sera ensuite transmise à la postérité. (source: ÉPIDÉMIOLOGIE DES PARASITOSES INTESTINALES ÉQUINES, thèse de Hélène Grosjean.)

Historiquement, les animaux et leurs parasites ont évolué ensemble.  Ils sont parvenus à un «accord» . Le système immunitaire de l’animal garde les parasites sous contrôle et le parasite s’engage à ne pas tuer l’hôte dont il dépend. En éliminant tous les parasites, le système immunitaire peut mettre les bouchées doubles, en fin de compte cela prédispose le cheval à développer des allergies et des maladies auto-immunes éventuellement.

Si le système immunitaire faiblit, c’est le parasite qui va prendre le contrôle et commencer à affaiblir l’animal et se développer en surnombre.

Donc, en réalité, un faible niveau de parasitisme fonctionne comme un « optimiseur immunitaire » pour l’animal.

Le système immunitaire du cheval peut s’en sortir!

Une des réactions d’immunité de l’hôte est l’inhibition de la ponte des vers femelles, de sorte que le nombre d’oeufs pondus par chaque vers diminue proportionnellement à l’augmentation de la résistance de l’hôte. Dans certains cas, il se produit un arrêt total de la ponte. (thèse de Hélène Grojean)

Ce cas de figure n’est possible QUE dans des conditions de vie adaptées! Pâturages suffisamment grands pour éviter une recontamination massive. Diversité alimentaire, absence de stress, besoin en oligo- éléments couvert.

(Les larves peuvent se déplacer sur environ 30 à 40 cm sur le sol. Le cheval devra donc pouvoir éviter de brouter à côté de son crottin pendant au moins 3 mois… ce qui implique de la place ou de ramasser les crottins! )

Si les pâturages peuvent être mis au repos pendant 2 – 4 semaines consécutives. Les champs peuvent être hersés pour éparpiller les crottins. Sur une période de 2 à 4 semaines (plus court à des températures supérieures 21°c, ou plus longtemps à plus de 21°c) les œufs de strongles vont éclore , et les larves L3 infestantes émerger. Après une période de temps qui varie suivant les auteurs de 3 mois à un an, si elles ne sont pas ingérées par un hôte réceptif (les chevaux),les larves meurent, laissant le pré sans strongle. (mais pas sans ascaris… qui eux peuvent rester 20 ans et sont plus dangereux que les strongles…)

Les poules paraissent être une très bonne solution alternative car en écartant les crottins elles exposent les larves au soleil qui les fait mourir rapidement.

Comment savoir si mon cheval est en SUR PARASITISME?

Certains parlent de coprologie et de coproculture:

On peut lire que le nombre d’œufs fécaux de 0-800 (par gramme de crottin) reflète un faible niveau de parasitisme, ce qui est optimal pour le cheval, mais peu susceptible de causer des affections parasitaires connexes.

Plus de 800 œufs indiquent une infestation qui PEUT causer la maladie, mais peut aussi être totalement normale pour le cheval à cet instant là dans les conditions du moment. Les coprologies sont des comptages statistique d’œufs dans un gramme de crottin.

Le souci, c’est que:
Ce sont des statistiques. Le protocole est long et fastidieux, l’identification des œufs et le comptage par lui même sont sources d’erreurs. Ce n’est qu’un instantané. Il ne traduit que la présence d’œufs mais pas des larves ou des individus stériles, ni celui des vers plats. C’est un outil, mais attention à l’endroit où il est pratiqué, le laboratoire devra être spécialisé en parasitologie vétérinaire.

La coproculture suit généralement la coprologie pour identifier les espèces trouvées, en faisant éclore les œufs récoltés.

L’état général:

On peut suspecter le sur-parasitisme quand le cheval présente des signes corporels ou comportementaux significatifs, on pourra surveiller les points suivants:

Pertes de poiles, poiles ternes, croutes, pellicules, couleurs des muqueuses, vitalité, regard, crottins, urines, odeurs dans les naseaux ou la bouche, masses grasses ou au contraire vides.

Les principaux signes sont souvent une perte de poids rapide, une léthargie inhabituelle, et des démangeaisons avec pertes de poils dues aux migrations dans différents secteurs. ( grassets, base du coup, fesses)

Les coliques et les diarrhées sont aussi des signes de sur-parasitismes. Les signes sont surtout visibles au printemps et à l’automne.

Il est à noter que les gastérophiles en remplissant l’estomac peuvent faire perdre l’appétit à un cheval! Il est donc très utile d’enlever les œufs qui sont collés aux poils en été!

L’ivermectine est TOXIQUE pour l’environnement.

Malheureusement, les produits destinés à la vermifugation animale sont mauvais (mortels) pour les insectes et les animaux qui vont les manger.

Les pâtes orales pour chevaux contenant de l’ivermectine entraînent un pic d’élimination fécale précoce (un jour) et des concentrations fécales très faibles dès le troisième jour après l’administration.

Les crottins émis pendant vingt et un jours après l’administration d’une pâte orale à base d’ivermectine à des chevaux sont toxiques pour les larves du diptère Neomya cornicina. Les diptères sont globalement plus sensibles que les coléoptères coprophages. (source: le point vétérinaire)

« Les bouses bio sont bien plus riches en insectes que les autres. Les vermifuges administrés au bétail pour éliminer leurs parasites internes font des ravages sur les insectes coprophages, car leur action est rémanente*. L’ensemble du crottin émis par un seul cheval traité au dichlorvos peut tuer plusieurs milliers de scarabées pendant les 10 jours qui suivent le traitement. Les effets de l’ivermectine, eux, durent 40 jours ! Les animaux qui se nourrissent de coprophages sont menacés d’intoxication ou de famine. En Angleterre, la disparition de l’Alouette des champs, Alauda arvensis, a été attribuée en grande partie à l’ivermectine. Chez les chauves-souris, les Rhinolophes amateurs d’Aphodies, ou, chez les rapaces nocturnes la Chevêche d’Athéna, Athene noctua, sont concernés directement. Hélas, les éleveurs concernés le constatent : les vétérinaires et les pharmaciens n’ont généralement pas conscience du problème, car cela ne fait pas partie de leur formation. Certains le traitent même avec une indifférence amusée : un dialogue est nécessaire. » ( voir article « Safari dans la bouse, de Marc Giraud » sur les insectes coprophage)

Il est donc préférable de traiter les chevaux avec des produits naturels, sans effet secondaire et respectueux de l’animal et de la faune/flore avec lesquelles il évolue.

info: http://www.roc.asso.fr/protection-espace/ivermectine.html l’ivermectine et ESB: http://www.ecosociosystemes.fr/encephalopathie_spongiforme_bovine.html

Il est intéressant de noter que l’Agence européenne des médicaments annonce dans une de ses publications sur l’Ivermectine que:

12. No data on the effects of ivermectin of the human gut flora or micro-organisms used in food processing were available. However, such data were not considered necessary for this class of compound.

Traduction: Aucune donnée sur les effets de l’ivermectine sur la flore intestinale humaine ou sur les micro-organismes utilisés dans la transformation des aliments étaient disponibles. Toutefois, ces données n’ont pas été considérées comme nécessaires pour cette classe de composés. DONC, l’agence des médicaments autorise l’utilisation d’une molécule sans trouver intéressant de connaitre ses effets sur la flore intestinale ou les micros organismes présents dans les aliments ( fromages, ferments, levures etc) !!! On croit rêver!

Quitte à utiliser une molécule chimique, la plupart des auteurs conseillent la moxidectine qui semble moins toxique pour l’environnement.

Les pâtes orales pour chevaux contenant de l’ivermectine entraînent un pic d’élimination fécale précoce (un jour) et des concentrations fécales très faibles dès le troisième jour après l’administration.

Liste de vermifuge naturel:

Les vermifuges alternatifs sont des régulateurs de la présence vermineuse, dont le premier avantage est d’éviter l’utilisation banalisée de molécules très toxiques qui détruisent l’équilibre des écosystèmes internes et externes.

Cette présence vermineuse est donc considérée comme physiologique, et même symbiotique, si l’immunité du cheval est correcte, et il ne faut plus s’attendre à des éradications massives. Ce qui doit être observé, entretenu et amélioré, c’est l’état de santé global du cheval, et non un nombre de « parasites » dont l’idéal serait de tendre vers zéro. En cas de déséquilibre, optimiser l’immunité est plus fondamental que de détruire systématiquement ce qui la sollicite.

Certains chevaux – peu – refusent catégoriquement certains produits.

En général, ces chevaux manifestent clairement par cette aversion une absence de besoin, et ne seront donc plus vermifugés, ou moins, et ou peut-être avec un autre produit, de composition différente. En tout cas, ne forcez surtout pas, il serait peu cohérent de rendre rétif un cheval qui manifeste aussi clairement son besoin ! A l’inverse, d’autres chevaux absorbent ce produit avec avidité, alors qu’il s’agit des mêmes huiles essentielles ! Cette « appétence » est un bon signe du besoin de régulation saisonnière.

Vermifuger en alternatif c’est d’abord arrêter d’intoxiquer, ensuite proposer régulièrement au cheval d’harmoniser sa relation avec ses hôtes, si cela est nécessaire.

La santé s’observe, et ne se mesure pas par la seule présence, ou un comptage de vers.

AJC Nature :
http://www.equiboutique.com/?p=productsMore&iProduct=93

Celui d’Herbo Vital:
http://www.herbo-vital.com/boutique?product_id=261&page=shop.product_details&category_id=10&flypage=flypage.tpl
Vermiphyt:

http://www.everyoneweb.fr/fleurdekachou/
http://phyto-aroma-luxe.com/boutique/complements-soins-internes/2-equiverm-reequilibrant-purifiant-desinfectant-intestinal-.html

top vern injecteur

http://www.herbo-vital.com/boutique?page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&product_id=267&category_id=10

Et bien sûr les produits d’Eric Ancelet sur son site :
http://www.ohm-bioalternatives.com/

http://verm-x.com/horses.html
http://www.ultrateck.net/frchevalvermifuge.html

http://www.vitalherbs.be/index_fr.php

http://www.aux-petits-soins-des-animaux.com/horse-freeverm-hygiene-intestinale-article-75.html?osCsid=d6eb1b415c5d8dc64fbddcc8c74fb437

On peut donc se passer de vermicides chimique quand on maitrise à peu près les conditions de vie de son cheval. Les vermifuges naturels présentent l’avantage de ne pas être toxiques pour le cheval ni pour l’environnement. On peut donc les utiliser plus souvent si besoin, et pour aider un organisme vivant dans de mauvaises conditions, et moins souvent pour un individu vivant dans de bonnes conditions.

Le chimique ne servant qu’en cas de problème, ce qui aura tendance à améliorer son efficacité.

Les produits d’origine végétale comme les huiles essentielles sont composés de plusieurs centaines de composés actifs, ce qui rend quasiment impossible la possibilité de résistance par les parasites.

Il semble important de souligner que passer au « naturel » ne fasse pas tout et oblige malgré tout à vermifuger. La présence vermineuse étant nécessaire mais les conditions de vie modernes en exacerbant l’impact, il convient d’en limiter les effets par une aide extérieur qui se voudra la plus respectueuse possible.

Les périodes pour vermifuger:

Elles dépendent du type de produit utilisé et des conditions de vie. Il est indéniable que les périodes- clés sont fin septembre début octobre et février/Mars.

Certains produits sont à donner toute l’année, une fois par mois, ou encore à la dose, 2, 3 ou 4 fois par an suivant les besoins.

D’autres produits sont à donner sur le calendrier lunaire.

Personnellement, je connais maintenant très bien les produits de OHM-biolaternatives et je peux donc parler des 3 produits qu’ils distribuent:

Je dirais par ordre de «  »puissance » »:

Algoverm:

C’est une poudre à distribuer 5 jours par mois (en remplacement de l’algohm).

Le top vern injecteur:

C’est une pâte en seringue. 60 ml à donner en 2x à 8 jours d’intervalle. De 2 à 4 fois par an. ( par exemple, Fevrier, mai, aout, Novembre, au environ du 8 du mois ou à la pleine lune.)

L’Arohm6:

C’est un mélange d’HE sur une base d’huile végétale. 6ml matin et soir dans la bouche pendant 5 jours centrés sur la pleine lune, 1 fois par trimestre.

On peut aussi utiliser l’algoverm est donner un arohm6 au printemps… l’arohm6 étant un mélange d’HE, il reste le plus puissant mais un peu plus cher. (il agit aussi sur les parasites externes)

Pour conclure:

Vous trouverez ci dessous 2 thèses sur les parasites reprenant les types de vers et leurs cycles reproductifs, si ça vous intéresse.

parasitose cheval  et  parasitismes

Les conditions de vie moderne imposent d’accompagner les chevaux car nos environnements de vie ne sont plus adaptés.

En plus d’essayer de ne plus empoisonner les chevaux avec du sucre et de les complémenter en oligos, il est important de surveiller le sur-parasitisme dont les effets peuvent être ennuyeux et ainsi contrôler la population vermineuse.

Éviter le sur- pâturages à tout prix, et surtout ramasser les crottins permet de juguler presque complètement les risques! Laisser les prés libres plus de 3 mois ou une année permet de tuer pas mal de larves. (faute d’hôtes à coloniser).

La vermifugation chimique trouve vite ses limites et ne saurait remplacer un environnement sain… car plus on vermifuge et plus on voit la ré- infestation se faire massivement, tout simplement parce que le système immunitaire des chevaux ne s’adapte plus.

On peux passer du chimique au vermifuge naturel avec une alimentation adaptée et une complémentation en oligos (d’origine végétal) sans problème.

Les analyses coproscopiques ne sont pas une panacée mais permettent de confirmer un symptôme externe.

20 réflexions sur “La vermifugation.

  1. Bonjour je rebondis sur votre article et surtout sur le parallèle avec la maladie de crohn et l’effervescience, auriez-vous d’autres lien sur cette thérapie? suis moi même crohneuse et fatiguée de prendre des immunosuppresseurs au quotidien…..

  2. Bonjour, je trouves votre site vraiment extra. Je suis du Québec et je m’intéresses de près au soins holistique et naturels. Je suis Aromatherapeute certifiée et je suis présentement en formation de maréchalerie. Plus spécifiquement en parage naturel. je veux vous faire part de la possibilité de pouvoir traiter les vers chez les chevaux avec des huiles essentielles. Je suis présentement en étude sur mes chevaux pour connaître les meilleurs. Simple naturel, et les chevaux apprécie beaucoup. On mélange le tout a la moulée. Quelques gouttes par jour durant quelques jours et le tour est jouer.

  3. Très intéressant Ferhaunia,j’aimerais en savoir plus sur ces fameuses huiles essentielles,pouvez vous nous tenir au courant? Merci d’avance

  4. Bonjour
    Que préconiseriez vous pour vermifuger ce mois-ci en sachant que je suis de haute normandie et qu’on ne peut pas dire qu’il y ai eu un hiver… Là on commence tout juste a voir un peu de gelée le matin mais les températures sont vraiment restés positives tout l’hiver….
    Mon cheval ne supporte plus le vermifuge chimique, cela lui déclenche de l’eczéma, mal de ventre, poil terne et piqué. Seulement je n’y connais strictement rien en vermifuge naturel, et sachant qu’il est en surpaturage en ce moment je pense qu’il en faut un bien complet.
    Merci d’avance

    • Bonjour,

      faire une cure de Vitabiol de sortie d’hiver : 50ml matin et soir dans l’aliment pdt 10 jours (soit 1 litre / cheval / cure)

      AlgOhm II : une cuil. à café / jour dans l’aliment en continu toute l’année

      vermifugations alternatives avec ArOhm 6 en février, mai, août et novembre
      pour ce mois-ci, administrer 1,5ml matin et soir dans la bouche jusqu’au 13 mars, puis 6ml matin et soir du 14 au 18 mars, puis de nouveau 1,5ml matin et soir (donc 125ml en tout)

      si insuffisant (immunodépression), envisager plus tard PhytOhm Immunité : 15ml matin et soir dans l’aliment, 10 jours / mois

  5. Bonjour,

    J’ai trois chevaux de 13, 4 et 1 an. Deux sont nés chez moi, le troisième je l’ai eu à 2 ans. Ils sont au près toute l’année. Je n’ai jamais vermifugé malgré les nombreuses remarques négatifs des autres cavaliers, ai-je tors ? Pourtant ils sont en bonne santé, avec un beau poil, vifs et pas d’œufs dans le crottin.

    De plus, jusqu’à présent ils ne rencontraient pas d’autres chevaux mais aujourd’hui je souhaite faire de la randonnée en groupe. Vaut-il mieux les vermifuger ? Ou vaut-il mieux laisser leur système immunitaire faire leur travail puisqu’ils sont habitués comme ça ?

    Merci pour votre réponse !

    Cordialement,

    Charline

    • Bonsoir,

      Les vers se reproduisent par le crottin qui devient un vecteur de dissémination des oeufs ou des larves.

      « Rencontrer » d’autres chevaux ne les contaminera pas.

      Aller dans une pâture contaminé, beaucoup plus… SAUF que si ils ont un système immunitaire fonctionnel, et une faune symbiote « en équilibre » la place sera déjà prise… donc sans possibilité de « sur-infestation ». (les vers sont pas cons non plus…)

      Il arrive parfois que les vers se multiplient chez un individu « faible » et carencé… donc « encrassé » donc amenant beaucoup de travaille à sa faune symbiote.

      Si le système immunitaire est faible, les vers ne seront pas régulé naturellement.

      Si le cheval est vermifugé « chimiquement » le système immunitaire perdra sa capacité de production d’anticorps spécifique à la régulation de sa faune symbiote.

      C’est ce qui arrive aux chevaux vermifugé chimiquement, qui bouffent des granulés et qui sont immuno déprimés…

      Par ailleurs, on peux « aider » l’organisme en donnant des plantes et des huiles essentiels qui vont rendre le milieu de vie des vers peu propice, pour qu’ils se barrent.

      On aide donc l’organisme sans tuer les vers… donc en permettant quand même son système de défense.

      Il est POSSIBLE de se passer complètement de vermifuges même naturelle, SI les chevaux vivent dans un endroits où la nourriture « naturelle » (la flore) sera suffisamment variés ET qu’il y ai suffisamment d’espace pour ne pas manger les refus potentiellement pleins d’œufs et de larves.

      Une population « normale » de vers est physiologique pour le cheval.

      Trop = problèmes
      Pas assez = problèmes

  6. Bonjour, j’ai un trotteur français depuis 1 ans (elle a bientôt 4ans) elle a été vermifugé une fois en automne dernier (Pamoate de Pyrantel), elle vit au pré, a de nouveaux congénères (qui sont vermifugés 3 fois par an au vermifuge chimique). Elle est en très bonne santé mais j’imagine que les trotteurs français ont été, depuis des générations, vermifugés chimiquement. Peut-elle être plus sensible ou faible face aux vers ? dois-je obligatoirement la vermifuger ? (les produits naturels sont tellement nombreux que je m’y perds !) si oui quel type de vermifuge naturel ? (je lui donne régulièrement de l’ail en poudre, d’ailleurs j’ai un sac de 5kg ouvert depuis 2 mois, je me demande s’il est encore bon ?…) cela fait beaucoup de question mais c’est rare de trouver un site aussi intéressant … ! merci !!

    • Bonjour,

      Le trotteur français avant d’être un « trotteur » est un cheval, donc un mammifère quadrupèdes, herbivore stricte appelé « Equus cabalus ». Il est le fruit de 50 MILLIONS d’années d’évolution.

      Pensez vous qu’on ai pus lui changer son fonctionnement intérieur en 60 ans d’élevage moderne?

      Les chevaux DEVIENNENT sensible aux vers en étant vermifugé chimiquement! ( à noter en rouge )

      Oui, on peux contrôler la FAUNE SYMBIOTE d’un cheval par le biais de produits naturelles: ail, gingembre, graisse ou eau de coco, peau de noix verte… et bien sûr huiles essentielles.

      Je conseils ceux dont j’ai vue l’efficacité, c’est à dire: Le top vern injecteur, l’algoverm et l’arohm 6.

      Vous aurez plus de renseignement en appelant Jérémie au 09 62 17 55 87. (le matin)

  7. Bonjour Guillaume,

    Tu avais parlé de décoction de peau de noix verte pour vermifuger les chevaux. Pourrais tu nous expliquer comment préparer cette décoction s’il te plait ?

    Anaïs et Perrine

  8. Article interessant, mais peut-etre qu’une mise à jour est possible au vu des nouvelles recherches.

    Selon la dernière étude de l’université de Zürich :
    http://www.paras.uzh.ch/diagnostics/veterinary/merkblatt/Helminthenprophylaxe_Pferd_Version_Tierhalter_Mai_2014.pdf

    La coprologie est un indicateur fiable sur la durée. Si comme ils le recommandent on ne vermifuge que les individus en sur parasitisme, ils préconisent de faire au moins 3-4 analyses par an.

    Les analyses de groupes ne servent à rien (mélanger les échantillons de plusieurs individus) dans un troupeau certain individus peuvent etre négatifs plusieurs années de suite et d’autres peuvent etre infestés.

    • Bonsoir,

      Fiable? SI…. c’est bien fait! Mais FIABLE sur quelle base? A partir de quelles données? Qui définis la quantité de strongles?

      A t’on définis le rôle des hôtes symbiotes?

      Pourquoi le sur-parasitisme? Qu’est-ce que le sur-parasitisme?

      Quand faire les analyses? Tiennent ils comptes des conditions de vie? Du terrain du cheval?

      Bref… je ne suis toujours pas convaincu.

      2 vermifuges par an, en naturelle… et surveillance de l’état.

      Si problème, protocole long (faible quantité donné sur la durée) et apport externe.

      EMa, oligos, eau de mer, algohm, plantes, HE…..

      • Bonjour Guillaume,

        Merci pour cette réponse très très rapide.

        Fiable car prélevé au gant et non ramassé.

        Une valeur négative ou une valeur haute 1x c’est possiblement lié à un état ponctuel, 2-3 ans d’analyses avec des valeurs stables, en augmentation ou en baisse c’est déjà plus explicite.

        Si le rôle des hôtes est définit je ne sais pas, mais l’objectif n’est pas 0 vers, mais une quantité acceptable de vers pour l’individu.

        La quantité est définie selon le cheval, âge, état, conditions de vie,… entre 300 et 800 oeuf par gramme environ sauf erreur (faudrait que je vérifie). Ces valeurs ont été déterminées suite à plusieurs années de monitoring de troupeaux et non sur quelques animaux détenus en box, mais peut être que je devais demander pourquoi 800 et pas 900 ou 1000 !

        Les dates de prélévement sont définies selon un protocole précis. Toujours un échantillon / analyse de contrôle après traitement pour confirmer l’action.

        Par contre je suis d’accord pas de vermifuge chimique, Un vermifuge naturel sera bien mieux. Mais a quoi bon vermifuger 2x par an si le cheval n’a rien.
        1x l’hiver si le cheval a eu des oeufs sur les jambes me semble suffisant.

  9. Bonjour,
    Vous parler de complémenter en oligos éléments, seulement je ne sais pas où me tourner pour savoir ce donc ma jument à besoin, et d’autre part, où acheter les oligos éléments, pouvez vous m’aider ?

    Ma jument est en condition de sur pâturage ( plus assez de prés ) elle est pour l’instant à deux vermifuges chimiques par an, cela fait un petit moment que j’aimerais me tourner vers les vermifuges naturels, mais j’avais effectivement entendu que c’était pas top en conditions de sur pâturage. Que faire ? Alterner ? Continuez sur du naturel du tant que je vois que tout va bien ? ( les autres chevaux sont traités, elle serait la seule au naturel )

    Bonne soirée. 🙂

  10. Bonjour

    Auparavant mon cheval et mon poney étaient vermifugés chimiquement tous les 3 mois.
    Depuis le mois de mars 2016 ils sont vermifugés naturellement avec Verm-X.
    Ils ont reçu en mars une double dose de Verm-x pour leur première administration puis 3 mois après en juin leur second Verm-X. Le vermifuge est a donner sur 5 jours, je commence le jour de la pleine lune.

    Ils sont en forme et en bonne état mais depuis une quinzaine de jour ils ont commencé tous les deux (en même temps) a se gratter la queue. Les vers, les piqûres d’insectes ?
    J’ai préférais faire une parasitologie analysé au laboratoire Franck DUNCOMBE pour en avoir le cœur net ! Je n’ai pu faire qu’un prélèvement sur mon poney car mon cheval n’a pas voulu faire de crottin.
    Par contre je n’ai pas pensé en faisant mon prélèvement, je l’ai fais le jour de la pleine lune, période où les vers sont les plus actifs (normalement).
    Est-ce que cela n’augmente pas le nombre de vers ?
    Ce qui me gène aussi c’est que quand j’ai commencé le Verm-x mes chevaux n’étaient que 3 dans leur champ de 4 hectares, puis il y a eu plein de chevaux qui ont tourné dans notre champ. Nouveaux arrivés, poneys en vacances ect, et des chevaux pas toujours en bonne état, étaient-ils vermifugés ??? j’en doute !
    Nous avons maintenant changé de pension et les pâtures sont bien gérées !

    Voilà les résultats de mon prélèvement fait le 20 juillet, jour de la pleine lune : 300 œufs de cyathostoma.

    Je ne sais pas quoi faire, beaucoup me dise que c’est grave, que ces vers évolue très vite qu’il ne faut pas attendre !
    Ici je vois que en dessous de 800 c’est acceptable.

    Pouvez-vous m’éclairer ?

  11. Les cyathostoma sont les petits strongles si je ne me trompe pas.
    Mon écurie fait partie d’une étude universitaire visant à réduire les résistances et les chevaux sont traités à partir de 250 oeuf par gr. Selon le cheval c’est un seuil relativement bas. En ayant parlé avec d’autres vétos je pense que 400-500 est acceptable (à vérifier avec un pro).

    Beaucoup de chevaux en ont et ce n’as de loin pas les plus dangereux. Il ne faut pas forcément les éliminer, il faut seulement que la population soit stable. A mon avis si ça augmente (surtout de façon rapide) il faut traiter, si ça diminue autant laisser le système immunitaire du cheval gérer le problème.

    Est-ce que tu fais des contrôles réguliers ?
    Une analyse ponctuelle est pas très utile puisque selon le stade les vers ne pondent pas d’oeufs.
    Il est recommandé de faire 4 coprologie la première année de mai-juin jusqu’à novembre (période de pâturage) afin d’avoir un bon aperçu. Et ensuite 2-3-4 analyses selon les résultats trouvés.

    Si les chevaux se grattent la queue, il s’agit peut-être de vers qui pondent sur l’anus (me souviens plus du nom). Pour les détecter il faut demander à ton véto du matériel adapté (sorte de feuille autocollante à coller et décoller sur la peau autour de l’anus) pour voir si il y a une éventuelle infestation.

    En lien un institut spécialisé avec des recommandations moderne pour la gestion des parasites intestinaux http://www.healthbalance.ch

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